PCF en congrès: La lutte des classes, une réalité pour 83 % des Français

PCF. Les adhérents tiennent de vendredi 7 avril au lundi 10 avril leur 39 e congrès à Marseille, en pleine bataille des retraites. Perception du communisme, image du parti et adhésion aux valeurs qui y sont associées, popularité de Fabien Roussel… Notre sondage Ifop exclusif.

Pour le porte-parole du PCF, Ian Brossat, « la grande question que nous devons affronter, c’est comment nous réussissons demain à constituer une majorité politique ».

Ce n’est pas encore une révolution, mais l’image du PCF bouge et ses idées marquent des points dans l’opinion. À l’heure, pour les communistes, d’écrire une nouvelle page lors de leur 39 e congrès qu’ils tiennent jusqu’à lundi 10 avril à Marseille, le sondage Ifop que nous publions montre que « derrière les oripeaux historiques qui demeurent repoussoir, les idées, elles, restent d’actualité, surtout dans un contexte social très fort », souligne Frédéric Dabi, le directeur général de l’institut.

Comment reconquérir les classes populaires, les abstentionnistes, les électeurs RN ?

Un contexte de mobilisation historique contre la réforme des retraites dont les quelque 700 délégués attendus dès ce vendredi dans la cité phocéenne comptent se saisir. Les presque 5 000 amendements remontés des fédérations de la formation brasseront de nombreuses questions.

« Mais la grande question que nous devons affronter, c’est comment, en s’appuyant sur ce qui a grandi dans la société avec ce mouvement social, nous réussissons demain à constituer une majorité politique », résume le porte-parole du PCF, Ian Brossat. Continuer la lecture de PCF en congrès: La lutte des classes, une réalité pour 83 % des Français

Réforme des retraites : 6 avril, journée de manifestations et de grèves! in DDM

Une nouvelle journée de mobilisation sera organisée le 13 avril, veille de la décision du Conseil constitutionnel

15 000 manifestants à Toulouse selon la police.
15 000 manifestants à Toulouse selon la police. DDM F. Charmeux

 

Suivez, ce jeudi 6 avril, la 11e journée d’action contre la réforme des retraites consacré aux manifestations et actions menées à l’appel des syndicats et de plusieurs partis politiques, toute la journée sur ladepeche.fr.

Pour la 11e fois depuis le début du mouvement de contestation de la réforme des retraites, des centaines de milliers de Français vont se retrouver ce jeudi 6 avril un peu partout en France pour faire entendre leur opposition au projet de loi. Ce qu’il faut retenir ce jeudi à la mi-journée :

  • Moins de manifestants : 4 à 10 000 personnes ont défilé à Tarbes, 5000 à Montauban selon les syndicats, 1900 à 2500 à Agen, 3000 à 5000 à Castres.
  • Plusieurs actions ont eu lieu dès l’aube : à Toulouse des actions de blocage ont été menées au rond-point d’Atanta, aux Minimes ou à la barrière de Paris ; péage bloqué à Tarbes ; entrées de Pamiers bloquées.
  • 8 % des enseignants sont en grève, selon le ministère de l’Education Nationale
  • Des blocages de lycées et de sites universitaires ont à nouveau eu lieu jeudi matin à Lyon, Rennes, Lille ou Paris
  • De nouveaux défilés cet après-midi : des cortèges sont prévus à 14h à Cahors, Rodez et Foix, 14h30 à Toulouse, Carcassonne et Narbonne, Albi, 15h à Saint-Gaudens ou 15h30 à Villeneuve-sur-Lot.

Une nouvelle journée de mobilisation sera organisée le 13 avril

Selon les informations deBFMTV, les syndicats prévoient une douzième journée de mobilisation jeudi 13 avril, à la veille de la décision très attendue du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites.

Des affrontements entre manifestants et policiers, place Saint-Cyprien à Toulouse

L’intersyndicale claque la porte d’Élisabeth Borne

Face au refus de la première ministre d’abroger la réforme des retraites, les syndicats ont coupé court à leur réunion. Le gouvernement s’enfonce dans une stratégie « violente » et « irresponsable », dénoncent-ils.

La brève réunion des syndaicats avec Elisabeth Borne.

La brève réunion des syndaicats avec Elisabeth Borne. Simon Duteil, Co-délegué général du syndicat Solidaires.

Qui aurait pu prédire que la réunion entre Élisabeth Borne et l’intersyndicale, ce mercredi matin, se solderait par un échec ? Les représentants des salariés avaient anticipé l’obstacle, et prévenu avant leur entrée dans la cour de Matignon que tout refus de la part du gouvernement de retirer la réforme des retraites entrainerait la fin de leur rencontre. Le déroulé des évènements n’a pas donné tort à leurs prédictions. « La première ministre nous a opposé une fin de non-recevoir et nous a renvoyé dans la rue », a dénoncé Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, pointant du doigt une « stratégie violence et jusqu’au-boutiste » du gouvernement. Continuer la lecture de L’intersyndicale claque la porte d’Élisabeth Borne

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT : « J’irai à Matignon avec un seul mot d’ordre : le retrait »

La nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a accordé son premier entretien dans les médias à l’Humanité. Elle tire les premières leçons du 53e congrès, qui l’a élue, à Clermont-Ferrand, et dit sa détermination à gagner le combat contre la réforme des retraites. Entretien.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l'Humanité.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l’Humanité.
© Mathieu Cugnot

Âgée d’à peine 41 ans, Sophie Binet est la première femme élue à la tête de la CGT, en cent vingt-huit années d’existence du syndicat. Après avoir fait ses armes dans le syndicalisme étudiant au sein de l’Unef, où elle a pris part au combat victorieux contre le contrat première embauche (CPE) en 2006, la nouvelle secrétaire générale de la CGT a intégré l’éducation nationale comme conseillère principale d’éducation, en poste à Marseille (Bouches-du-Rhône) à partir de 2008, puis au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).

Elle a été élue secrétaire générale de l’Ugict, l’important syndicat des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT, en 2014, responsabilité qu’elle a assumée en codirection avec Marie-José Kotlicki jusqu’en 2022.

Nous avons rencontré Sophie Binet à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), vendredi après-midi, juste après son élection à la tête de la CGT, et alors que se profilent le rendez-vous de l’intersyndicale avec Élisabeth Borne, mercredi 5 avril, et la nouvelle journée d’action interprofessionnelle à l’appel des syndicats contre la réforme des retraites, jeudi 6 avril. Continuer la lecture de Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT : « J’irai à Matignon avec un seul mot d’ordre : le retrait »

Laurent Brun après le congrès : bilan et perspective…

Nous attendons beaucoup de cette nouvelle équipe, telle que la décrit Laurent Brun. Oui c’est vrai que ce Congrès a accompli des avancées qui nous ont surpris et qui prouvent la maturité de ceux qui chacun à leur manière ont su avancer au rythme de ce mouvement social. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Après un peu de repos, bien nécessaire, je remercie tou.tes les camarades qui m’ont envoyé un petit mot. Je ne peux pas répondre à tout le monde mais ça fait chaud au cœur. Je retiens deux choses de la période :

le congrès confédéral a été d’une très haute teneur. Il y a eu des débats vifs, parfois même des affrontements, les délégués ont voulu signifier leur mécontentement en ne validant pas le rapport d’activité, ils ont largement réécrit le document d’orientation en votant leurs amendements, et tout cela donne un message cohérent et puissant : nous voulons le rassemblement de la CGT, sur des bases de luttes, sur un positionnement de classe, en intégrant les enjeux de l’environnement et de la lutte contre toutes les divisions de la société, en particulier les discriminations femmes-hommes, en réaffirmant les fondamentaux de la CGT, son caractère internationaliste, ses syndicats comme orga de base, le rôle de ses UL, le fédéralisme, etc… Il s’est exprimé une énorme aspiration à la démocratie en interne comme dans le pays… bref des orientations de combat, de détermination ! Ça fait du bien et il faudra beaucoup d’efforts pour en être dignes ! Bravo à Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT ! Elle n’a pas été élue parce que c’est une femme, mais bien parce que c’est une dirigeante et qu’elle a su écouter et rassembler l’organisation. Le Bureau Confédéral dont je fais désormais partie sera avec elle pour construire cette CGT forte, ouverte, joyeuse et combattante que nous aimons !

Ensuite je vois les gesticulations du Gouvernement pour passer outre le débat sur la réforme des retraites. Les bassines, la fin de vie, tout est bon pour passer à autre chose. Ne laissons pas faire ! Merci aux partis politiques (PCF, LFI, EELV) qui ont annoncé qu’ils ne rencontreraient pas la Première Ministre Elisabeth Borne sur autre chose que les retraites (elle les avait convoqués sur les futures réformes, toujours dans l’optique de passer à autre chose). La CGT se rendra à la réunion de mercredi pour recevoir l’annonce du retrait de la réforme. Il n’y aura ni discussion d’autres sujets, ni tractation de notre part. Depuis 3 mois, le pays est dans une crise sociale sans précédent, provoqué par le Gouvernement. Il est temps que celui-ci revienne à la raison. Le Gouvernement mise sur la résignation mais la colère monte contre lui dans l’opinion publique et les salariés ne se sont pas autant impliqués pour finalement baisser les bras. Nous devons être MASSIVEMENT mobilisés jeudi 6 avril dans les grèves et dans les manifestations, pour montrer qu’il n’y a pas d’autres issues pour le Gouvernement que de retirer cette réforme inutile et injuste ! La lutte continue !!!

Bon on sera tous jeudi à la manif…

Tous mobilisés pour dire NON aux expulsions et à la loi Kasbarian-Bergé ! CNL82

Montauban le 31 mars

Comme tous les ans, revient avec le printemps, la fin de la trêve hivernale qui s’oppose aux expulsions et aux coupures d’énergie. Dès ce 1er avril, des familles seront à nouveau menacées d’expulsion. Aujourd’hui on dénombre en France 1,2 million de personnes en impayés de loyers ou de charges. Ils sont victimes d’une augmentation exponentielle du coût des énergies, de l’alimentation et de l’essence ; sous le coup de l’inflation la plus élevée depuis 30 ans tandis que leurs salaires ou leurs pensions ne suivent pas. Au dernier trimestre 2022, dans plus de la moitié des organismes sociaux on pointait une hausse de 10% des impayés de loyers qui risque se traduire par une explosion du nombre de femmes, d’hommes, d’enfants expulsées. Continuer la lecture de Tous mobilisés pour dire NON aux expulsions et à la loi Kasbarian-Bergé ! CNL82

CGT : Sophie Binet succède à Philippe Martinez

La conseillère principale d’éducation (CPE) a été élue ce matin secrétaire générale de la confédération. Elle est la première femme à accéder à cette fonction en 128 ans d’existence du syndicat.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l'Humanité.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l’Humanité.
© Mathieu Cugnot

La troisième tentative aura été la bonne. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT), est désormais le nouveau visage de la confédération. Elle succède à Philippe Martinez comme secrétaire générale de la CGT.

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Pourquoi le gouvernement veut-il que l’on passe des manifestations pacifiques au gueules cassées ? + Déclaration PCF

“Le président de la République, droit dans ses bottes, a provoqué les Français, suscité beaucoup de colère”, a accusé Fabien Roussel, interrogé sur RMC, fustigeant la décision de recourir au 49.3 pour faire passer la réforme, et une allocution télévisée “décalée, méprisante, pleine de morgue” mercredi. “Malheureusement ça a suscité une colère violente de la part de quelques-uns. Quand il y a 1.000 individus violents sur 3,5 millions de manifestants eh bien on parle des dégradations et des 1.000 individus”, a regretté le député du Nord. La contestation dans la rue a rassemblé jeudi entre 1,089 million de manifestants (Intérieur) et 3,5 millions (CGT). Les violences, relativement sporadiques dans les précédentes marches, sont montées d’un cran.”Je me demande si ce n’est pas ce que cherche le Président de la République, tout faire pour radicaliser le mouvement, pour susciter tant de colère qu’elle déborde (…) et retourner l’opinion contre les manifestations”, a fustigé M. Roussel. OUI, ON SE LE DEMANDE… POURQUOI LA CHIENLIT C’EST MACRON ?

AU NOM DE QUI ET DE QUOI UNE BANDE MAFIEUSE POUR LES PROFITS D’UNE POIGNÉE A QUI IL DOIT SON ÉLECTION MET-ELLE A FEU ET A SANG LA FRANCE ? Comment juger d’un pouvoir qui applique simplement le calendrier de ceux qui l’ont imposé avec leur puissance de feu médiatique à la tête d’un pouvoir constitutionnellement monarchique dont il use et abuse pour nous diviser, prôner la guerre pour les marchands d’armes, instituer un monopole des traitements pour les trusts pharmaceutiques, ruiner le pays et le mettre au bord de l’explosion, ne connaître que l’arrogance fondée sur un détournement de la loi républicaine vers un far west ? (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

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Ici un article du canard enchaîné qui souligne la toute puissance des cabinets conseil qui ne sont que les représentants des intérêts des monopoles financiarisés à qui l’on brade la France. Continuer la lecture de Pourquoi le gouvernement veut-il que l’on passe des manifestations pacifiques au gueules cassées ? + Déclaration PCF

Laurent Brun : le gouvernement mise sur la peur et le fatalisme

Le Gouvernement mise clairement sur la peur et le fatalisme pour pouvoir passer à autre chose et définitivement acter sa réforme des retraites. Et il cherche à faire diversion pour pouvoir passer à autre chose mais l’essentiel est que le mouvement est proche de gagner et qu’il doit maintenir la pression sur le refus du projet des retraites. “Si nous maintenons la pression, ce gouvernement n’aura plus d’autre choix que de reculer ! Mobilisons nous massivement mardi 28 mars pour montrer qu’il n’y a ni peur ni fatalisme chez nous !Tou.tes en grève et en manifestation !” (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Pour la peur, il a clairement ordonné aux forces de police de franchir un cap. Un cheminot éborgné, un camarade qui a perdu un doigt, des charges à répétitions, un déluge de gaz, des arrestations préventives et mise en garde à vue pour des motifs futiles… tout cela vise à impressionner, à faire peur, à dissuader de continuer à manifester. Les dérives de la BRAV ne sont qu’une interprétation de cette directive, qui conduit certains policiers à penser qu’ils peuvent se défouler sans crainte de sanction, puisque cela va dans le sens de ce que le Gouvernement veut… il ne s’agit pas de dérive individuelle, mais de dérive du pouvoir d’Etat. Continuer la lecture de Laurent Brun : le gouvernement mise sur la peur et le fatalisme

À Clermont, un congrès de la CGT en pleine éruption sociale

Alors que la contestation de la réforme des retraites bat son plein, la confédération tient ses assises jusqu’à vendredi. Philippe Martinez entend passer la main. Le redéploiement de la centrale et son ouverture à la société civile animeront les débats.

Le cortège de la CGT lors de la manifestation contre la réforme des retraites, le 7 février 2023 à Toulouse © Charly TRIBALLEAU / AFP

Le cortège de la CGT lors de la manifestation contre la réforme des retraites, le 7 février 2023 à Toulouse © Charly TRIBALLEAU / AFP

Tenir un congrès confédéral au cœur d’un puissant mouvement social n’est pas une situation inédite à la CGT. En décembre 1995, tandis que le pays était paralysé par la contestation du plan Juppé, la centrale s’était réunie à Montreuil, confirmant à sa tête le secrétaire général sortant, Louis Viannet. Et en adoptant la stratégie du « syndicalisme rassemblé », comme une main tendue aux autres organisations syndicales.

En 2023, les protagonistes ont changé, mais les enjeux ne sont pas moins brûlants, alors que 3,5 millions de personnes se sont mobilisées contre la réforme des retraites jeudi 23 mars, après plus de deux mois de grèves et de manifestations.

« On ne fait pas de théorie sans pratique. L’unité syndicale est-elle utile pour le mouvement social ? Le débat sur la notion de syndicalisme rassemblé traverse la CGT. Je constate que, quand les syndicats sont unis, on bat des records de mobilisation », mesurait Philippe Martinez, dans l’Humanité magazine du 16 mars. Continuer la lecture de À Clermont, un congrès de la CGT en pleine éruption sociale