Au titre de la « continuité de l’État », la ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a présenté la rentrée 2024 avec une forme de détachement assez incongrue. Les syndicats ont annoncé, eux, un premier préavis de grève pour le 10 septembre.

La différence entre la rentrée scolaire et la guerre de Troie, c’est que la première aura bien lieu, même avec une ministre démissionnaire et un gouvernement censé se contenter d’expédier les « affaires courantes ». « Les sonneries des salles de classe ne se calent pas sur celles du Palais-Bourbon » a ainsi lancé Nicole Belloubet pour ouvrir la traditionnelle conférence de presse de rentrée, rappelant que les 12 millions d’élèves, leurs familles, et les 1,2 million de personnels, seront quoiqu’il arrive au rendez-vous du 2 septembre. Malgré tout on a senti, à certaines nuances de son discours, que son temps rue de Grenelle touchait probablement à sa fin. Continuer la lecture de Éducation : l’étrange rentrée de Nicole Belloubet

Guislaine David, Nicolas Wallet, Blandine Türki, les co-secrétaires nationaux ont tenu leur conférence de presse lundi 26 août 2024 à Malakoff à l’école maternelle Jean Jaurès. Et elle s’avère combattive pour le Snuipp qui annonce une journée de grève le 10 septembre et appelle à faire front pour l’École. Le syndicat a exposé lors de sa conférence de presse les urgences et les mesures pour la rentrée.
On en sait un peu plus sur la ventilation des fameuses briques du pacte de 2023 pour le 2nd degré. La note de la DEPP parue en cette veille de rentrée est sans appel. Les enseignants du privé sous contrat ont davantage signé le pacte que ceux du public : 48% des professeurs des établissements privés sous contrats ont signé le pacte, contre 23% dans le secteur public. Au total, on compte 130 974 signataires du pacte dont 43 915 professeurs des établissements privés sous contrat. Comment expliquer et que dit cette surreprésentation ?



