Les feux de la guerre jusque dans les assiettes par Patrick Le Hyaric

Fabien Roussel dans En toute franchise : guerre, énergie, salaires… ses propositions pour la France

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, était l’invité de En toute franchise sur LCI.

Au programme de cette émission :

  • guerre au Moyen-Orient, tensions avec l’Iran,
  • rôle des États-Unis, choc pétrolier, hausse des carburants, pouvoir d’achat, énergie,
  • salaires, nationalisation de Total,
  • présidentielle 2027 et stratégie de la gauche.

Dans cet échange, Fabien Roussel défend une diplomatie française et européenne indépendante, alerte sur les conséquences de la guerre pour les peuples et pour les Français, et avance des propositions concrètes pour protéger le pouvoir d’achat :

  • blocage des prix de l’énergie
  • baisse des taxes sur les carburants
  • baisse du prix de l’électricité
  • création d’un pôle public de l’énergie
  • indexation des salaires et des retraites sur l’inflation

Il revient aussi sur l’avenir de la gauche, les débats autour de 2027 et la nécessité de remettre le projet au centre.

  1. 00:00 – Introduction et questions rapides
  2. 02:00 – Guerre au Moyen-Orient : une “diplomatie choc” face à Trump
  3. 13:30 – Carburants, énergie, inflation : les propositions pour protéger les Français
  4. 26:10 – Présidentielle 2027 et gauche : quel chemin ?

Fabien Roussel: « Merci aux militantes et militants du PCF » + grand entretien sur France Inter + adhésion

Je voulais tout simplement vous dire quelques mots d’introduction pour saluer et remercier, en notre nom à tous, l’ensemble des militantes et des militants du Parti communiste français qui, depuis des mois, ont mené une bataille politique formidable sur le terrain, au plus près des habitants, pour présenter des projets, convaincre et argumenter. C’est leur mobilisation, partout sur le territoire, dans toutes les fédérations, dans nos petits villages comme dans nos grandes villes, qui a permis de donner de la force et de l’énergie à nos campagnes municipales. Et c’est aussi grâce à eux, grâce à elles, que les listes de large rassemblement ont pu gagner dans toute la France.

Bien sûr, nous avons subi quelques revers difficiles à avaler. Mais partout, nos camarades se sont battus avec sincérité et honnêteté pour défendre des programmes au service des habitants, de l’être humain, du pouvoir d’achat, des services publics et du climat, au service des belles valeurs de la République.

Je vous propose que, tous ensemble, nous les remercions et que nous applaudissions chaleureusement et fraternellement toutes les belles, et très belles, victoires de nos camarades à Nîmes, mais aussi à Martigues, Échirolles, en Île-de-France, à Montreuil, Vitry, Bagneux, Villejuif, Gennevilliers, Noisy, Mitry, et dans plus de 400 communes de France métropolitaine. On peut les applaudir chaleureusement.

Ces centaines de maires communistes et apparentés, à travers tout le pays, constituent un point d’appui fondamental, direct et concret pour l’avenir de notre pays. Grâce aux milliers d’élus de notre sensibilité qui siègent désormais sur les bancs des majorités comme de l’opposition, dans des centaines de conseils municipaux, le Parti communiste français demeure la seconde force à gauche, riche et fier de son implantation.

Alors, mes camarades, bravo à toutes et à tous, et tous nos encouragements et nos meilleurs vœux pour votre mandat.

Intervention du secrétaire national en ouverture du CN

Le Grand Entretien sur France Inter

Je rejoins le PCF, je veux prendre ma place dans les combats d’aujourd’hui et de demain… 

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Fabien Roussel…. Pouvoir d’achat : bloquer le prix de l’essence, est-ce possible ? (video)

Si la situation internationale joue un rôle (conflits, tensions géopolitiques, sanctions énergétiques) elle n’explique pas tout. En France aussi, des choix politiques aggravent la facture :

  • l’augmentation des certificats d’économie d’énergie, désormais payée par les consommateurs
  • un niveau de taxation parmi les plus élevés sur l’essence et l’électricité

👉 Résultat : ce sont les salariés, les ménages, les entreprises et les collectivités qui paient. Dans cette intervention, Fabien Roussel porte les propositions que nous défendons au Parti communiste français :

✔️ bloquer les prix du gaz et des carburants

✔️ encadrer les marges des grands groupes pétroliers

✔️ agir contre la spéculation

✔️ protéger concrètement le pouvoir d’achat

📊 Pendant que les factures explosent, les profits des grands groupes pétroliers ont fortement augmenté ces dernières années. L’argent existe : nous voulons qu’il serve à protéger la population, pas à enrichir quelques-uns.

Nous avons déposé une proposition de loi pour permettre un blocage des prix et garantir l’accès à l’énergie pour toutes et tous.

➡️ Notre objectif est clair : défendre le pouvoir d’achat, soutenir l’économie, et permettre à chacun de vivre dignement.

✊ C’est possible. À condition de le décider politiquement.

Les années quatre-vingt et la « vertu » incarnée par Lionel Jospin avec le tournant de la « rigueur » et l’atlantisme, démonstration… par Danielle Bleitrach

 

Lionel Jospin est mon contemporain et quand j’ai vu que l’on ressortait à la télévision le débat qui l’avait opposé à Georges Marchais cela m’a paru dans la logique d’une situation qui continue à peser sur la France, la fin du parti communiste et son remplacement par diverses formes de social démocratie. Nous étions le 29 avril 1980. Alors que les socialistes et les communistes ne se parlent plus depuis trois ans après la rupture du Programme commun de gouvernement, Lionel Jospin, alors n°2 du PS et Georges Marchais, secrétaire général du PCF, se retrouvent à la télévision dans l’émission « Les Dossiers de l’écran », à l’occasion des 60 ans du congrès de Tours. Lionel Jospin jusque-là inconnu y pratique une technique qui est celle de l’OCI, des débats pugnaces déstabilisateurs dans lequel il lance « cela fait soixante ans que vous n’êtes plus ouvrier. Moi ce matin je travaillais en faisant mon métier d’enseignant ». Ce qui est la négation du léninisme, d’un parti de la classe ouvrière constituant son propre personnel d’Etat face à la bourgeoisie et le retour à un parti dominé par ceux qui ont du temps et un savoir acquis dans les institutions bourgeoises sans la possibilité de leur propre formation. Cette domination supposée des couches moyennes, le retour des notables avec le primat des élections pour financer les postes de responsables du parti et une presse qui n’est plus partisane se dévoile dans cet affrontement. C’est la démocratie des préaux et la fin de celle de la dictature du prolétariat ou la démocratie élargie à toute la population, dont les travailleurs, les ouvriers ne sont pas exclus. C’est la désaffection d’aujourd’hui, l’abstention et le vote pour le RN, les divisions exacerbées à l’intérieur du monde du travail.

C’est déjà Mélenchon disant à ce qu’il reste du PCF, « vous êtes le néant » et s’acharnant hors toute vraisemblance lui et ses sbires sur tout ce qui relève la tête et rappelle ce que fut le communisme. Continuer la lecture de Les années quatre-vingt et la « vertu » incarnée par Lionel Jospin avec le tournant de la « rigueur » et l’atlantisme, démonstration… par Danielle Bleitrach

Guerre en Iran : la flambée des engrais bloqués dans le détroit d’Ormuz menace l’agriculture française

Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné une forte hausse du prix des fertilisants azotés, utilisés pour les cultures de céréales. L’inflation et le risque de pénurie mettent en lumière la forte dépendance des paysans français à ces intrants chimiques importés et hautement polluants, et interrogent sur la nécessité d’un système agricole plus résilient.

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles.
© REMY GABALDA / AFP

Les agriculteurs payent décidément cher le prix de la guerre au Moyen-Orient. Déjà acculée par la hausse du prix du gazole non routier (GNR), dont le litre s’achetait le 19 mars 1,728 euro contre 1,202 euro à la veille de l’éclatement du conflit en février, une partie des paysans doit désormais faire face aux difficultés d’approvisionnement en engrais minéraux.

En effet, la déstabilisation du détroit d’Ormuz n’a pas eu qu’un impact sur le gaz et le carburant, elle perturbe également le commerce de matières premières entrant dans la composition de fertilisants utilisés dans les grandes cultures conventionnelles, comme l’urée. Environ un tiers de ce composé chimique transite en effet par le golfe Persique.

Conséquence directe de ce blocage, les prix des engrais azotés, largement utilisés dans les champs européens et français, flambent. La tonne de solution azotée s’échangeait ainsi, le 19 mars, plus de 419 euros, soit 43 euros de plus qu’avant le conflit, une hausse de plus de 11 % en quelques semaines à peine.

Éleveurs et céréaliers sur la sellette

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles. « Certains ont pu faire des stocks d’engrais azotés, mais tous n’ont pas été capables, financièrement, de s’approvisionner. On ne sait pas encore ce qu’il se passera pour ceux-là », redoute Pierre Thomas, responsable de la commission grande culture du Modef. Privés d’engrais azotés, certains producteurs de céréales non bio pourraient accuser une baisse de rendement – et potentiellement de revenus – de 50 % à moyen terme, estime-t-il.

« La quantité de biomasse qu’on produit est déterminée par trois paramètres, le rayonnement solaire, la disponibilité en eau et la disponibilité en azote », confirme en effet Pierre-Marie Aubert, directeur du programme agriculture et alimentation à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Selon le chercheur, une réduction de l’azote disponible entraînerait également un « problème de gouvernance ». « La question qui va se poser est celle de comment allouer cette biomasse, qui est en large majorité aujourd’hui destinée à l’alimentation animale. Les éleveurs pourraient ainsi être les plus durement touchés par la situation. »

Ce blocage à Ormuz de l’urée met en tout cas en lumière la lourde dépendance de la France en ce qui concerne l’importation d’intrants chimiques destinés à l’agriculture. Malgré la volonté affichée du gouvernement d’ériger la souveraineté alimentaire en priorité, le pays est très peu résilient face aux chocs géopolitiques. Selon un rapport gouvernemental publié en mars 2024, « en 2022, la France importait plus de 80 % de ses engrais, dont une large part provient de pays en dehors de l’Union européenne, créant une double dépendance : aux pays tiers et aux énergies fossiles (qui servent à fabriquer les engrais minéraux) ».

Les légumineuses, pourvoyeuses d’azote gratuit

Plusieurs solutions existent pourtant pour, une fois cette crise passée, éviter que d’autres se succèdent. La première pourrait être de relocaliser en Europe les capacités de production d’intrants chimiques. L’Europe planche d’ailleurs sur ce sujet avec un projet de production d’engrais à base d’hydrogène et une taxe carbone (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) appliquée aux engrais importés. Cette dernière a toutefois été suspendue au début de l’année 2026.

Une autre possibilité pourrait tout bonnement être de se passer d’engrais azotés chimiques pour les productions et d’engager la transition du modèle agricole français vers l’agroécologie. En plus d’affecter la souveraineté européenne, ces intrants sont effet extrêmement délétères pour l’environnement. Selon un rapport des Amis de la Terre, « en France, les engrais azotés, y compris leur production et leur transport, représentent près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ».

Il existe pourtant des manières de réintroduire de l’azote naturellement dans les sols, sans en appeler à l’industrie pétrochimique, rappelle l’agronome Pierre-Marie Aubert. « Les légumineuses sont capables d’utiliser l’azote atmosphérique pour enrichir les sols. Il serait utile de relocaliser l’alimentation animale, aujourd’hui surtout importée des Amériques, en plantant dans nos champs des pois, féveroles, ou de la luzerne. » Encore faut-il toutefois, pour que cette situation fonctionne, que ces nouvelles cultures à destination de l’élevage soient plus compétitives que le soja brésilien ; ce que la multiplication d’accords de libre-échange ne permet pas aujourd’hui.

Afrique Menaces sur les importations d’engrais

Comme pour les produits agricoles, notamment au début de la guerre en Ukraine, les pays africains sont les plus vulnérables aux perturbations du commerce mondial en matière d’engrais. Même si tous ne sont pas logés à la même enseigne pour la dépendance aux importations issues des pays du Golfe, cette proportion monte entre 30 % et 50 % en moyenne, mais des pays comme le Malawi ou le Burundi importent leurs engrais depuis le Golfe à hauteur respective de 62 % et 75 %. A contrario, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie ou le Maroc (grâce aux phosphates du territoire occupé du Sahara occidental) sont des gros exportateurs, y compris en Europe. Mais toute l’Afrique est concernée, puisque la production de fertilisants nécessite l’importation d’autres produits, comme le soufre et l’ammoniac.

 

Municipales 2026 : comment ont voté les sympathisants de la CGT, de la CFDT, de FO… ?

Effondrement du bloc macroniste et percée de l’extrême droite chez certains : un sondage permet d’y voir plus clair sur le vote aux municipales des sympathisants des syndicats.

Ce 15 mars 2026, on a assisté à « un très net recul du bloc central (Majorité présidentielle et alliés) chez les salariés syndiqués », note l’institut de sondage. © GAIZKA IROZ / AFP

Vote-t-on davantage pour le RN quand on est proche de la CGT ou de FO ? Les sympathisants de la CFDT se sont-ils détournés du vote macroniste ? Continuer la lecture de Municipales 2026 : comment ont voté les sympathisants de la CGT, de la CFDT, de FO… ?

Pourquoi l’inspectrice d’académie de l’Allier s’acharne sur les élèves de Commentry

Interdiction de chanter « Les Mains d’or » 

Après avoir intimidé des enseignants de primaire pour tenter d’empêcher les élèves de chanter « Les Mains d’or » de Bernard Lavilliers lors d’un concert de l’harmonie municipale organisé en soutien aux salariés de l’usine d’Erasteel, l’inspectrice d’académie de l’Allier a enjoint la principale du collège de Commentry d’interdire à la chorale de son établissement de se produire lors de l’événement.

Au lendemain de la rentrée des vacances d’hiver, les élèves de la chorale du collège Émile‑Mâle de Commentry se sont vu distribuer, par leur professeure de musique, un petit mot à la saveur amère. Celui‑ci, signé par la principale de leur établissement, leur interdisait purement et simplement de participer au concert de l’Harmonie commentryenne, le 28 mars prochain, invoquant « l’obligation de neutralité de l’éducation nationale, le concert étant désormais affiché comme un soutien aux forges de la ville ». Continuer la lecture de Pourquoi l’inspectrice d’académie de l’Allier s’acharne sur les élèves de Commentry

L’or et le pétrole flambent. Les conséquences de la frappe de l’Iran

L’or et le pétrole flambent après les frappes américaines et israéliennes contre l’IranLes analystes mettent en garde contre une hausse durable des marchés mondiaux en cas d’escalade des tensions. Le baril à 130 euros c’est une inflation qui devient d’autant plus insupportable que les ressources du pays sont mobilisées dans l’effort de guerre. Si les USA ont la planche à billet et donc la possibilité de faire payer au reste du monde leur politique démente, ils créent les conditions de la perte de leur instrument hégémonique le dollar qui connait un désaveu dont témoigne la remontée spéculative sur l’or et l’argent. IL y a peu nous avions souligné d’ailleurs l’opinions de la Chine qui estimait que le fait que la baisse relative de ces métaux refuge n’était en rien une tendance mais un simple repli que de proches circonstances arrivées à ce jour remettraient en cause. Nous y voici … (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Par Chi Jingyi

Le cours de l’or au comptant a dépassé les 5 278 dollars l’once, une hausse notable dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient.

Selon les analystes, si la situation dans la région s’aggrave, les prix de l’or pourraient atteindre de nouveaux sommets, tandis que le pétrole brut pourrait se renforcer davantage en raison des craintes de ruptures d’approvisionnement. Ils ajoutent qu’à court terme, il est peu probable que cela ait un impact direct et significatif sur l’offre ou la consommation globale de pétrole de la Chine. Continuer la lecture de L’or et le pétrole flambent. Les conséquences de la frappe de l’Iran

L’appel de la CGT et de la CFDT à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite

À deux semaines des municipales, des responsables associatifs et syndicaux signent une tribune invitant à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite

Par Le HuffPost avec AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).

Des responsables syndicaux et associatifs, en tête desquels les cheffes de la CGT Sophie Binet et de la CFDT Marylise Léon, ont appelé samedi 28 février dans l’hebdomadaire La Tribune Dimanche à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Et pour cause : « La mairie, c’est la première porte de la République », expliquent les signataires du texte. Continuer la lecture de L’appel de la CGT et de la CFDT à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite