Queers, LGBT+ : où en est l’égalité dans le travail ?

Depuis les émeutes de Stonewall, aux États-Unis, en 1969, les personnes queers se mobilisent chaque année au mois de juin pour défendre leurs droits. Face à l’extrême droite et au patronat, des collectifs LGBT+ et syndicats s’allient en surpassant leurs divergences historiques pour mener le combat commun contre les discriminations.

Comment conjuguer action contre les discriminations et lutte des classes ? La première, parfois réduite à un combat individualiste, a pu être considérée par certaines organisations syndicales comme le cheval de Troie du néolibéralisme. À l’inverse, de nombreuses personnes queers se sont longtemps tenues éloignées des syndicats – ou, pour y être acceptées, ont dû user de subterfuges qui dissimulaient leur identité.

La perspective de l’élection présidentielle, en 2027, et les attaques constantes du patronat contre les droits des travailleurs poussent aujourd’hui collectifs queers et syndicats à se retrouver. Trois acteurs de terrain réfléchissent aux manières de tisser des alliances.

Plusieurs études soulignent que le monde du travail est l’une des sphères les plus hostiles pour les personnes queers. À quelles discriminations font-elles face ? Continuer la lecture de Queers, LGBT+ : où en est l’égalité dans le travail ?

Les milliardaires du monde entier, y compris ceux du secteur de l’énergie, ont multiplié leur fortune pendant la guerre contre l’Iran.

Cette bande du G7 avec Macron en tête sont simplement à vomir et plus encore quand ce dernier joue l’indépendance française avec le patrimoine de ce qui fut jadis sa souveraineté et qui aujourd’hui est utilisé et détruit par une bande d’aventuriers sans la moindre dignité.Cette description reprise par les Cubains des altermondialiste est généreuse mais on se demande qui va pouvoir attacher un grelot au cou du chat, la lutte qui est engagée a besoin de cette montée de la colère mais le combat se joue également à un autre niveau et il est celui du monde multipolaire avec comme leader la Chine socialiste qui ne lâche rien et endigue, utilise chaque faute de ce monde en crise profonde. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Illustration : Des membres du gouvernement et des milliardaires ont côtoyé Donald Trump lors de sa récente visite officielle en Chine. Photo : AFP.

 

Les grandes entreprises énergétiques ont vu leurs profits se multiplier depuis le début de la guerre en Iran, contrairement aux réductions de l’aide au développement opérées par d’autres pays, a déclaré Oxfam Intermón lundi, en marge du sommet du G7 qui se tient à Évian-les-Bains, en France, jusqu’à mercredi, dans un contexte de tensions géopolitiques. Continuer la lecture de Les milliardaires du monde entier, y compris ceux du secteur de l’énergie, ont multiplié leur fortune pendant la guerre contre l’Iran.

VSS: dans l’éducation nationale, les syndicats dénoncent un dispositif de signalement insuffisant et des personnels en manque de formation

Édouard Geffray s’est à nouveau félicité, dimanche 14 juin, du fait que l’éducation nationale ait effectué 80 000 signalements auprès de la justice. Un satisfecit qui laisse les enseignants dubitatifs face au manque de formation et de moyens.

Les syndicats alertent sur le besoin urgent de formation et d’accompagnement des personnels.

L’éducation nationale n’a rien à voir avec le drame de Lyhanna, et sa politique de signalement à la justice est à la hauteur des enjeux. C’est en substance l’exercice d’autosatisfaction auquel s’est livré Édouard Geffray sur France Inter, dimanche 14 juin, faisant tousser quelques personnels. Continuer la lecture de VSS: dans l’éducation nationale, les syndicats dénoncent un dispositif de signalement insuffisant et des personnels en manque de formation

Fabien Roussel : l’IA sera « avec nous » si elle est « à nous » ! + video

Le secrétaire national du Parti communiste à Pechbonnieu (31)

Le sommet « IA avec nous » s’ouvre à Lille sous l’égide du président de la République. Les enjeux sont immenses. Je partage l’alerte de nombreux scientifiques, intellectuels, citoyennes et citoyens sur les défis de l’intelligence artificielle et fais miens les mots du pape Léon XIV soulignant que nous ne pouvons pas laisser l’IA nuire à ce que notre « magnifique Humanité » a en commun : la vérité, la dignité du travail et la liberté. Ni laisser s’épanouir ses usages guerriers. J’y ajoute la nécessité de maîtriser l’impact écologique de cette technologie. Alors que l’ONU estime que l’IA devrait faire doubler la consommation d’énergie et d’eau des centres de données d’ici 2030, le défi à relever est immense.

Ma conviction est que l’IA sera « avec nous » si et seulement si elle est « à nous ». L’IA pose en grand les questions de la planification de la révolution numérique et de l’appropriation publique et sociale des moyens de production. C’est en répondant à ces enjeux que la France pourra être indépendante, que nous pourrons limiter l’impact écologique, et que l’IA pourra libérer les travailleurs et travailleuses des tâches aliénantes et dégager du temps pour la vie, la création, la délibération collective.

Dans les mains du capital privé, l’IA est une menace. Dans les mains du peuple, elle est un outil au service du progrès social.

Contrairement au récit dominant, l’IA telle qu’elle se déploie aujourd’hui détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, vampirise et uniformise la création et concentre les gains sur une infime minorité de détenteurs de capital. C’est pourquoi je soutiens la proposition portée par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias visant l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle. C’est un premier pas essentiel.

Laissée aux mains du privé, l’IA ne libérera pas l’être humain : elle le surveillera, le remplacera sans partage des gains, l’appauvrira. La menace n’est pas dans la technologie. Elle est dans son usage et son rapport de propriété. C’est cela qu’il faut penser, changer.

L’heure est à planifier et démocratiser l’IA. C’est parce que nous avons su planifier dans les domaines de l’énergie et de la défense que nous conservons aujourd’hui une relative autonomie.

C’est nécessaire aujourd’hui pour l’IA. La France doit construire un pôle public du numérique doté de véritables moyens ; une recherche correctement financée ; une industrie solide pour disposer des matériels et infrastructures ; une maîtrise souveraine de l’intégralité de la chaîne de valeur – de la fonderie des semi-conducteurs jusqu’aux modèles socles ; un droit de regard des salariés sur les usages de l’IA dans chaque entreprise ; et une formation massive de nos enseignants.

Aucune de ces conditions n’est remplie par l’empilement de milliards du CIR avec ceux des cérémonies Choose France ! Pire, nos jeunes mathématiciens, data scientists, chercheurs en IA sont encore obligés de partir à l’étranger pour travailler. Il y a pourtant un gisement d’emplois immense pour nos jeunes dans les métiers du numérique.

En outre, parce que l’IA ne connaît pas les frontières, développer la coopération est essentiel.

Si nous ne pouvons pas accepter d’être dominés, ne cherchons pas non plus à être les dominants. Privilégions la coopération : les effets d’échelle sont si importants que nous devons construire notre souveraineté en coopération avec d’autres peuples, et d’abord avec nos voisins européens, grâce à une gestion respectueuse et intelligente de nos interdépendances.

La France devrait appeler à construire une coopération internationale publique sur la recherche en IA, avec un partage des infrastructures entre pays du Sud et du Nord, et une gouvernance démocratique mondiale de ces technologies, à rebours de la guerre impérialiste actuelle.

Pour conclure, mesurons que si le capitalisme de plateforme peut générer des profits sans précédent dans l’histoire, sa domination tient sur des bases fragiles. De nombreux chercheurs et experts, des patrons mêmes, nous disent que le dépassement de la propriété privée par la mise en commun qu’incarne le logiciel libre est un moyen efficace pour tenir en respect les géants. Et la logique contamine peu à peu le matériel avec les logiques d’architectures ouvertes.

Concernant les infrastructures, nous rappelons que notre Constitution républicaine dit bien que les monopoles doivent être publics. Alors respectons-la !

Faisons de l’IA un outil de notre émancipation et non une nouvelle arme à la main des puissants !

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Quand la chaleur creuse les inégalités scolaires in Caf. Péda.

Alors que les épisodes de chaleur se multiplient, les écoles apparaissent en première ligne face aux conséquences du changement climatique. Malaises, élèves apathiques…

les effets de la chaleur sur les apprentissages restent encore largement sous-estimés. Le réseau Profs en transition met en lumière des données scientifiques préoccupantes mais aussi des initiatives concrètes déjà mises en œuvre dans les établissements. Son cofondateur, Antoine Maldonado plaide pour une meilleure diffusion des connaissances et des expériences de terrain afin de permettre à l’ensemble de la communauté éducative d’agir face à un défi qui n’a plus rien de théorique. « Les enfants sont physiologiquement plus vulnérables à la chaleur que les adultes », rappelle-t-il. Continuer la lecture de Quand la chaleur creuse les inégalités scolaires in Caf. Péda.

Louboulbil, la boulangerie pétrie de bonnes intentions: Salaires et congés doublés

Travail

 Semaine de quatre jours, dix semaines de congés payés, salaire minimum à 2 000 euros… Dans la boulangerie du Tarn-et-Garonne, le patron a mis en place une série de mesures qui ont fait leurs preuves. 

  
Un boulanger de la coopérative de panifcation Loulboulbil à Castelgarat, le 10 décembre 2024. PHOTO : Valentine CHAPUIS / AFP
Par Sophie Bourlet

 

Au bout d’un chemin boisé qui sillonne depuis Castelsagrat, petite ville du Tarn-et-Garonne, se cache une boulangerie pas comme les autres. Depuis 20 ans, le patron Jean-Pierre Delboulbe y met en place sa vision de l’entreprise idéale : une semaine de quatre jours, dix semaines de congés payés par an, une rémunération minimum de 2 000 euros. Son mantra ? Plus d’argent, plus de temps libre et plus de tranquillité pour les travailleurs… ainsi que pour les patrons. Continuer la lecture de Louboulbil, la boulangerie pétrie de bonnes intentions: Salaires et congés doublés

Accompagner les lycéens ruraux dans leur orientation : le défi de la mobilité In Caf. Péda.

https://rura.fr/lp-omi-prise-rdv/

En France, près de 10 millions de jeunes grandissent dans des territoires ruraux ou petites villes. Pour eux, l’orientation est souvent influencée par des facteurs concrets : accès à l’information, proximité des établissements, solutions de transport ou encore coûts liés à la poursuite d’études. Pour les équipes éducatives, accompagner ces élèves suppose donc de prendre en compte une contrainte souvent sous-estimée : la mobilité. Continuer la lecture de Accompagner les lycéens ruraux dans leur orientation : le défi de la mobilité In Caf. Péda.

Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?

Depuis 2023, les deux centrales ont entamé un processus de rapprochement visant à la création d’une « maison commune », tout en écartant l’hypothèse d’une fusion. Le 54e congrès confédéral de la CGT doit faire office de point d’étape.

 

« L’union est un combat », écrivait l’ancien directeur de l’Humanité Étienne Fajon. L’histoire du mouvement social est plutôt marquée par la division des centrales. De la seule CGT en 1895, le syndicalisme français dénombre cent trente ans plus tard huit confédérations, de taille et encrage différents. Mais « nos ambitions revendicatives, la transformation sociale que nous portons, font face à une adversité de plus en plus dure, avec l’alliance entre le capital et l’extrême droite », observe Kamel Brahmi, membre de l’exécutif confédéral CGT. Continuer la lecture de Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?

Retraites : Jordan Bardella tombe le masque et drague toujours plus lourdement le patronat

Le président du Rassemblement national a laissé entendre qu’il souhaitait une réforme différente de celle défendue par Marine Le Pen. Il envisage une suppression de l’âge légal de départ et une ouverture à la capitalisation. Une attaque en règle contre le monde du travail, pour donner des gages au patronat.

Dans une interview au journal allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung », Jordan Bardella a laissé échapper le fond de sa pensée sur le sujet des retraites, en décalage avec les déclarations précédentes de Marine Le Pen.
© Bertrand GUAY / AFP

Dire aux Français qu’on veut les obliger à travailler plus longtemps, au péril de leur santé, n’est pas chose aisée. Ce projet, Jordan Bardella a préféré d’abord en faire part aux Allemands. Mi-mai, le président du Rassemblement national (RN) est interrogé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Plaidez-vous pour un âge de départ à la retraite plus élevé ? » « Nous sommes en train d’examiner la question », acquiesce l’intéressé. Continuer la lecture de Retraites : Jordan Bardella tombe le masque et drague toujours plus lourdement le patronat

Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu (Vidéo)

Meeting de Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu, près de Toulouse.

Face à la vie chère, aux logiques de guerre et à la montée de l’extrême droite, faisons entendre la voix du monde du travail, de la paix et de la justice sociale.

📍 Toulouse / Pechbonnieu