De la nécessité d’un journal communiste comme organisateur collectif dans la guerre de classe en cours. + Dates

Il manque incontestablement le pôle que constituait l’Humanité en tant que journal communiste. Le produit hybride d’aujourd’hui n’est pas à la hauteur de « la guerre de classe » qui fait rage et on peut estimer que celle-ci va encore connaître des niveaux plus durs qui exigeront une force collective et ses « armes ». Il évident que quelques soient les initiatives actuelles y compris Histoireetsociete, sur le plan international et Théorique, il n’y a pas l’équivalent de ce qu’était l’Humanité, tout au plus la manifestation de possibles. Et il faudra du temps pour reconstituer une direction et une équipe crédible, ce que dit l’intervention de Fabienne Lefebvre qui participera probablement à l’aventure d’Histoireetsociete 3, nouvelle formule, les « amis d’Histoireetsociete » c’est qu »au moins à l’occasion du 40 e Congrès des voix se font entendre et pas pour refermer l’Humanité, mais pour en faire un facteur d’unité et de rassemblement. Ce que devra être le PCF ou il n’aurait aucune raison d’être. (note de DB pour histoireetsociete)

 40e congrès 2026 | Une contribution de Fabienne Lefebvre

Face à l’offensive des forces du capital qui préparent une nouvelle fois la guerre menée par l’impérialisme états-unien, et ses bras armés que sont l’OTAN et le dollar, il y a urgence à la riposte ! Le capital, irréformable, poursuit donc son hégémonie et s’exonère même de pratiques dites démocratiques, dont il n’a plus besoin pour s’accumuler. Il acte de fait, qu’il ne peut y avoir de choix des peuples contraire aux intérêts de la bourgeoisie, c’est-à-dire ceux de la classe dominante. Prédation impérialiste, refus démocratique, montée du fascisme et choix de la guerre s’organisent donc implacablement contre la classe du travail qui produit les richesses.

Ainsi, les économies occidentales se réarment à un niveau sans précédent depuis la Guerre froide, avec des dépenses militaires prévues à 5% du PIB d’ici 2035, faisant payer aux travailleurs européens, le poids de leur guerre. L’accord-cadre, brisant la souveraineté de la France, passé entre l’Union Européenne et les États-Unis en juillet 2025, rentre dans cette logique guerrière avec l’obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures et d’armements US. Aujourd’hui, ce système de domination prédateur et parasitaire est de plus en plus contesté par de nombreux peuples qui font le choix des BRICS+, c’est-à-dire celui de la dédollarisation, de la souveraineté, de la coopération et de la protection de la planète. Dans ce monde devenu multipolaire un chemin se dessine donc, afin de faire communauté de destin pour l’humanité, une voie pour la transition révolutionnaire s’ouvre et celle d’un socialisme contemporain devient possible !

Le bilan du système capitaliste est sans appel. Il survit uniquement grâce à une protection sans faille de la bourgeoisie et à la collaboration de classe des sociaux-démocrates. L’idéologie qui domine est donc bien celle de la classe dirigeante dont les idées sont portées à un niveau de propagande exacerbée par quasi l’ensemble de tous les médias qu’elle possède.

En effet, l’emprise du capital sur les médias se caractérise par une concentration croissante entre quelques-uns et des mécanismes d’influence qui vont au-delà du simple contrôle de propriété. La difficulté est qu’aujourd’hui les communistes ne disposent plus d’outils pour contrebalancer cette hégémonie culturelle. Ainsi en France, la majorité des médias nationaux est détenue par de grands groupes industriels et des milliardaires empêchant toute pensée alternative au système. Voici un aperçu des principaux acteurs et de leurs actifs :

Quotidiens nationaux

Principaux propriétaires/actionnaires : Bernard Arnault (LVMH), Famille Dassault, Famille Amaury, Xavier Niel / Daniel Křetínský (via fonds).
Médias détenus : Les Échos, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Paris Match ; Le Figaro ; L’Équipe ; Le Monde, La Croix (partiellement).

Télévisions (audience nationale)

Principaux propriétaires/actionnaires : Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé (CMA-CGM), Famille Bouygues, Famille Mohn (Bertelsmann).
Médias détenus : Canal+, CNews, C8 ; BFM TV, RMC ; TF1, LCI, TMC ; M6, RTL, W9.

Autres médias (presse, radio)

Principaux propriétaires/actionnaires : Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé, Iskander Safa (héritiers), François Pinault
Médias détenus : Le Journal du Dimanche, Europe 1, RFM ; La Provence ; Valeurs Actuelles ; Le Point

En outre, cette concentration s’accélère : des groupes comme Bolloré (Lagardère, Prisma Media) ou Saadé (Altice Media, La Tribune) ont réalisé de nombreuses acquisitions récentes et l’influence de ces propriétaires ne se limite pas à leur présence au capital. Elle s’exerce par plusieurs canaux, plus ou moins directs.

Pression directe et ingérence éditoriale : Nomination stratégique des dirigeants (ex : Geoffroy Lejeune ex-Valeurs Actuelles à la tête du JDD par Bolloré) ; Affaiblissement des contre-pouvoirs internes (chez Bolloré, Paris Match, JDD, CNews, les Sociétés De Journalistes garantes traditionnelles de l’indépendance rédactionnelle se sont dissoutes) ; Auto-censure…

Cet accaparement de l’espace médiatique, culturel…à des fins de propagande idéologique accompagne et renforce la pédagogie du renoncement au profit de l’accumulation durable du capital, en diffusant une vision du monde qui naturalise l’exploitation. C’est une victoire idéologique de ladite démocratie bourgeoise et parlementaire réunie sous le concept de la fin de l’histoire ! Prétentieux mais efficace !

Dans ce contexte de guerre de classe, un journal communiste, s’appuyant sur une solide méthodologie (historique, philosophique…) et sur l’expérience militante du Parti serait donc un outil indispensable pour briser ce monopole idéologique. L’analyse communiste (matérialiste) ne peut, en effet, se dissoudre comme un courant parmi d’autres d’une « gauche » (idéaliste) cherchant à rendre le capitalisme plus juste. Le journal communiste doit au contraire développer son influence pour permettre aux travailleurs et aux progressistes de trouver les appuis pour rendre concrète la nécessité de renverser les rapports sociaux, et notamment les rapports de propriété.

C’est pourquoi, l’abandon de notre « organe central », outil officiel pour diffuser les positions et décisions du parti en 1994 lors de son 28ᵉ Congrès, fut une erreur.

Elle a eu pour effet d’accompagner la déshérence idéologique du Parti et de plonger les travailleurs dans le désarroi face à la broyeuse du capital, leur laissant le champ libre pour la mise en place de leur système civilisationnel. Cette situation devient très problématique voire dangereuse dans la période actuelle de guerre de classe.

Néanmoins, le Parti conscient de ce manque a développé, depuis quelques années, son site pcf.fr et sa rubrique actualité. Cette dernière sans hiérarchisation éditoriale, sans un travail de contextualisation journalistique ne peut atteindre largement les travailleurs et /ou ceux qui s’interrogent sur les positions des communistes. Le développement de cette rubrique illustre le besoin d’un organe central, mais ne répond nullement à ce besoin.

Il convient donc de retrouver les fondements théoriques et politiques pour :

Un journal qui soit le porte-voix unifié du Parti, garantissant que tous les membres, des dirigeants aux cellules agissent et s’expriment à partir d’une analyse et d’une ligne commune, c’est à dire celles décidées et votées au Congrès dans le respect du vote des communistes et de leur souveraineté. Car l’unité du Parti n’est pas mécanique, elle est idéologique. Le journal est donc l’outil pour la forger et la préserver.

Un journal qui transmet les décisions et les analyses stratégiques à l’ensemble du Parti et au monde du travail et qui relaye les expériences, les luttes et les initiatives venues du terrain. Un journal qui également partage les analyses d’autres Partis communistes et forces progressistes pour mieux comprendre le mouvement du monde, ce qui nous manque pour appréhender notamment des conflits comme en Ukraine.

Un journal qui participe à la formation théorique des adhérents mais aussi des sympathisants dans le cadre de la praxis, en la mettant en perspective avec la situation nationale et internationale, afin d’éviter que la conscience reste morcelée et empirique.

Mais aussi un journal, qui au-delà de la diffusion d’idée, organise et coordonne les luttes locales en leur donnant un sens national. Sa diffusion doit permette également de renforcer le Parti et contribuer à forger une conscience collective du monde du travail. Il s’agit donc, ici, d’aider à élever la conscience de classe en reliant les luttes quotidiennes à une analyse systémique du capitalisme et de l’État, tout en décryptant les discours médiatiques et politiques de la classe dominante.

Le journal permet aussi d’éviter l’isolement des travailleurs, afin de construire des convergences. Ainsi en donnant la parole aux travailleurs eux-mêmes (témoignages, reportages sur les luttes, stratégie industrielle, bouleversement du monde, culture, environnement…), il renforce le sentiment de légitimité et de puissance collective.

Un journal communiste doit également et surtout permettre de faire germer la nécessité d’un changement révolutionnaire, c’est-à-dire l’exigence d’une rupture avec le capital. Cette volonté d’être utile au quotidien est essentielle et se retrouve par exemple dans le journal numérique « Liberté Actus » alimenté par des militants communistes.

La fonction première du journal, permette le passage de la conscience immédiate à la conscience historique.

C’est par ce travail patient de propagande, de mise en mouvement et d’organisation que le journal contribue à transformer la « classe en soi » (objective) en une « classe pour soi » (consciente et mobilisée pour ses intérêts historiques). Il décode le vécu des travailleurs qui vivent l’exploitation au quotidien (répressions, management agressif, discriminations, bas salaires, précarité, licenciements). Alors que la presse bourgeoise isole ces faits (« l’entreprise est mal dirigée… ») ou les naturalise (« la concurrence est rude, déloyale… »), en utilisant abondamment la « novlangue » pour dénaturer la réalité. Quand ce n’est pas pour criminaliser les luttes !

Le journal communiste, lui, ne montre pas seulement comment un licenciement est lié aux choix d’un actionnaire, à une loi sur le travail, aux délocalisations permises par les traités internationaux, notamment européens. D’une part, il généralise en transformant une souffrance individuelle en un phénomène de classe, révélant le système qui produit structurellement ces effets. D’autre part, il ne se contente pas de commenter ou d’interpréter l’actualité, il la recadre au prisme de la lutte des classes, de l’exploitation de la plus-value, du rôle de l’État comme « comité exécutif de la bourgeoisie » (un conflit dans un hôpital devient l’illustration de la marchandisation de la santé ; La délocalisation de la production de l’acier une atteinte à notre souveraineté nationale…)

Le journal construit aussi une culture autonome (littérature, cinéma, sciences…), première étape de formation, en l’arrachant à l’idéalisme bourgeois pour en proposer une lecture matérialiste et de classe.

Le journal comme organe central est donc le laboratoire et le champ de bataille de la conscience de classe. Il transforme une expérience vécue par les travailleurs en un moment d’une histoire collective, et donc d’actions, dont ils peuvent devenir les acteurs. Pour le Parti, il est l’incarnation matérielle de son projet et le ciment de son unité. Le journal communiste assume ainsi publiquement son appartenance au Parti et fait vivre son lien avec celui-ci, ce qui constitue la racine la plus solide de son ancrage de classe.

C’est en ce sens que Lénine affirmait que « le journal est pour nous non seulement un propagandiste collectif et un agitateur collectif, mais aussi un organisateur collectif », l’organisation commençant par celles des idées. Sans un journal produisant un travail idéologique constant et massif, le Parti n’est donc qu’une organisation de combat de plus. Sa lecture, son achat puis son abonnement sont également des étapes qui peuvent amener vers l’adhésion et donc au renforcement du Parti. Dans la guerre de classe en cours, il est donc grand temps de nous doter, de nouveau, de cet outil essentiel si l’on souhaite peser sur le mouvement du monde, les communistes lors de notre 40e Congrès peuvent collectivement le décider !

Fabienne LEFEBVRE
Membre du Conseil national, Fédération du Val-de-Marne


Les communistes de Castelsarrasin ouvrent le débat

Ils accueilleront les camarades et au delà lors d’apéro-congrès pour débattre aux dates suivantes tout au long du mois de mai, dés 18H30:

  • mercredi 13
  • lundi 18
  • vendredi 22
  • mardi 26
  • vendredi 29

Les inscriptions sont ouvertes:

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Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai

 

Publié le 11 mai 2026

Nous sommes maintenant à un peu moins de deux mois de notre Congrès et à moins d’un mois du vote des 40 000 militantes et militants du PCF sur le projet de Base commune.

3 textes alternatifs proposent une autre orientation à cette base commune.

Parallèlement, plus de 600 contributions ont été déposées pour nourrir le débat. C’est le signe de la vitalité démocratique de notre parti et d’une volonté des militants de participer au débat général.

La situation internationale n’a jamais été aussi préoccupante, gravissime. Ce n’est pas mieux en France. Les forces d’extrême droite sont à l’offensive partout en Europe. Tout cela rend nos débats d’autant plus importants pour analyser le plus finement possible la situation, trouver les meilleures réponses. Et disons-le avec humilité, ce n’est pas simple. Continuer la lecture de Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai

Fabien Roussel sur TF1: Prix des carburants, taxation des géants pétroliers, nationalisation (video)

⛽️ Prix des carburants, taxation des géants pétroliers, nationalisation : ce matin sur TF1, Fabien Roussel a appelé le gouvernement à prendre des mesures fortes face à l’explosion des prix à la pompe et au choc énergétique.

Le secrétaire national du PCF annonce avoir écrit au Premier ministre pour exiger des réponses immédiates et concrètes en faveur des travailleurs, des ménages, des entreprises et de tous ceux qui subissent l’explosion des prix.

🚩 Blocage des prix de l’essence, taxation des superprofits des groupes pétroliers, hausse des salaires, réponse publique forte face au chantage de Total : des solutions existent pour protéger le pouvoir d’achat et reprendre la main sur notre souveraineté énergétique.

TotalEnergies, profiteur de guerre, fait du chantage pour ne pas être taxé

Le PDG de TotalEnergies menace les automobilistes de revenir sur le plafonnement des prix à la pompe si jamais le gouvernement cherchait à taxer les profits de guerre réalisés par la multinationale. De quoi susciter une indignation dans une partie de la classe politique.

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, rencontrait l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, le 23 avril 2026.
© IMAGO / APAimages

Oubliez le profiteur de crise, dont l’entreprise engrange des milliards de dollars depuis le début de la guerre en Iran : en réalité, le patron de TotalEnergies est un bienfaiteur de l’humanité, dont le sens du dévouement n’a d’égal que l’attachement à notre souveraineté. C’est (à peine caricaturé) l’improbable récit opposé par le PDG du pétrolier à ceux qui voudraient lui demander des comptes.

« Quand les raffineries perdent de l’argent, personne ne vient proposer de nous les subventionner, alors même qu’elles contribuent directement à la souveraineté énergétique nationale », répond le PDG, interrogé sur les 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) de résultat net au premier trimestre, en hausse de 51 % par rapport à la même période l’année précédente. Continuer la lecture de TotalEnergies, profiteur de guerre, fait du chantage pour ne pas être taxé

 » Nos vies valent plus que leurs profits » : les syndicats ne chôment pas pour la fête du travail in DDM

Le rassemblement et le défilé du 1er mai ont été une réussite avec plus de 500 personnes dans la rue, syndicalistes, politiques et quidams mêlés.

 par Éric Théron

Une météo au beau fixe, des menaces sur la pérennité du 1er mai férié et des revendications longues comme un discours de Sébastien Turon, leader de l’UD CGT, la mobilisation était au rendez-vous hier matin devant la Maison du peuple où 500 personnes se sont rassemblées pour la fête du travail. Exclu de l’intersyndicale l’an dernier, Force Ouvrière a fait son retour en catimini avec ses drapeaux mais sans prise de parole.

En préambule, le chef de file de la CGT a annoncé une bonne nouvelle à l’assistance : la grève à la crèche Babilou a pris fin jeudi soir après des négociations couronnées de succès entre la direction, l’Unsa et la CGT, pas invitée à débattre mais très présente dans les faits. « Les salariées se sont opposées à une direction qui a fini par écouter après une semaine de grève. L’exemple de Babilou doit être reproduit ailleurs », a souligné Sébastien Turon, qui a également évoqué le sort des 23 salariés de Quercy Interventions Services menacés de licenciement « malgré l’argent public investi ».

« Nos vies valent plus que leurs profits »

Mobilisation, lutte et blocage, le secrétaire de l’UD CGT s’est ensuite montré plus offensif. « La CGT sera toujours là pour mener le combat de la classe ouvrière, de ceux qui produisent mais à qui on refuse tout. Le capital s’enrichit alors que nos vies se dégradent, maos nos vies valent plus que leurs profits. Rien n’est donné, tout est arraché par la lutte. »

Guillaume Mangenot (FSU), après avoir déploré les attaques frontales du gouvernement sur le 1er mai, « faisant le lit de l’extrême droite », a réaffirmé au nom de son syndicat un message de paix. « En soutien aux Ukrainiens, aux Palestiniens, aux Iraniens et aux Libanais. » Et de conclure avec les présidentielles dans le viseur. « Nous avons un an pour créer une alternative. »

Les guerres, le pouvoir d’achat, l’avancée de l’extrême droite, le représentant de Solidaires 82, Bernard Garcès a repris à son compte les grands thèmes de ce 1er mai 2026. Enfin, le collectif « Nous Toutes » a porté la parole des femmes. « Il n’y a pas de justice sociale sans justice féminine. Elles sont les plus touchées par la précarité et sont victimes de violences dans tous les espaces, au travail comme chez elles. » Et de demander « plus de prévention, un renforcement de la formation sur les violences sexuelles et sexistes et plus de places d’hébergement. »

Le cortège, bigarré et coloré, a conclu sa matinée revendicative par une randonnée urbaine en passant devant le tribunal, l’hôtel de ville et le MIB.

Sophie Binet : égalité des salaires, 1er mai… « Encore une fois, le gouvernement capitule devant le Medef »

En marge de la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et des travailleurs, Sophie Binet dénonce les attaques contre le 1er mai et l’inaction de l’exécutif dans la transposition de la directive européenne sur l’égalité salariale. Quatre-vingt-dix ans après la victoire du Front populaire, la secrétaire générale de la CGT fustige les rapprochements entre le patronat et le RN.

« Tout ne s’achète pas. Le 1er-Mai n’est pas une journée à  »fort potentiel commercial »», martèle Sophie Binet.  © Ayoub Benkarroum pour l’Humanité

Un 1er-Mai inédit dans un contexte pas moins inédit. Ce vendredi, les numéros un de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa, de Solidaires et de la FSU sont attendus en tête du cortège parisien, alors que la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et des travailleurs est dans le viseur des libéraux. Continuer la lecture de Sophie Binet : égalité des salaires, 1er mai… « Encore une fois, le gouvernement capitule devant le Medef »

Nouvelle France ou nouvelle République ? Léaument (LFI) face à Roubaud-Quashie (PCF) + tribune de F. Roussel

Nouvelle France ou nouvelle république ? Le concept de « Nouvelle France », est une idée développée par la France insoumise, dont on a particulièrement parlé lors des dernières municipales dans la foulée de l’élection de maires « racisés ». Quant au concept de « Nouvelle République », c’est l’idée qu’oppose le secrétaire du Parti communiste, Fabien Roussel, dans une tribune publiée dans Le Monde (voir plus bas)

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Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires

Gérard Le Puill

Le président Macron et son gouvernement donnent actuellement la priorité aux dépenses militaires au détriment du pouvoir d’achat des ménages. Du coup, les distributeurs font croître les importations de produits alimentaires afin de faire baisser les prix agricoles et comprimer les marges d’un nombre croissant d’entreprises agroalimentaires, ce qui fait reculer notre souveraineté alimentaire. Continuer la lecture de Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires

De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs : une question de dignité, de pouvoir, d’avenir

La tentative du gouvernement de remettre en cause le caractère chômé du 1er Mai, notamment pour les commerces, n’était pas anodine. Elle dit une chose simple : jusqu’aux conquêtes les plus symboliques du monde du travail peuvent être remises en cause. Dans ce contexte, rester dans la seule résistance ne suffit pas.

Car l’impasse est là. Économique, sociale, politique.

Les logiques du capital financiarisé, tournées vers la rentabilité immédiate, désorganisent la production, dégradent le travail et vident la démocratie de son contenu. Cependant cette crise révèle aussi des contradictions qui ouvrent des possibles. Continuer la lecture de De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs : une question de dignité, de pouvoir, d’avenir

On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal