HK : « Je suis palestinien »

Arrestation, dimanche, d'un Palestinien sur l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est. © Stringer/Anadolu Agency/AFP

Arrestation, dimanche, d’un Palestinien sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est. © Stringer/Anadolu Agency/AFP

Des voix pour la paix Des personnalités s’élèvent contre la colonisation et affirment leur solidarité avec le peuple palestinien. L’Humanité les accueille dans ses colonnes. Aujourd’hui : HK, auteur et interprète.

« De mon point de vue, les choses sont claires : je suis palestinien, parce que je suis français. Je défends la cause palestinienne, parce qu’enfant à l’école de notre République, on m’a enseigné que “les êtres humains naissaient libres et égaux en dignité et en droits”. Et mes professeurs insistaient souvent pour que l’on comprenne, mes camarades et moi, combien cette déclaration universelle des droits humains était importante aux yeux de la France, de son histoire et des valeurs qu’elle voulait incarner.

On y a cru, et moi je voudrais y croire encore… Je défends la vie des enfants et des civils quels qu’ils soient, partout sur cette Terre, parce que ma conscience me dit qu’il n’y a pas une vie qui peut valoir moins qu’une autre. Mon cœur est meurtri quand un enfant perd la vie suite à un bombardement ou une attaque militaire ou terroriste, quel que soit l’endroit sur cette Terre où cela arrive. Continuer la lecture de HK : « Je suis palestinien »

Infographie. La « deuxième ligne », 17 métiers essentiels… et mal lotis

Caissière, un travail "essentiel", mais toujours aussi mal payé. Photo d'illustration Pascal Guyot / AFP

Caissière, un travail « essentiel », mais toujours aussi mal payé. Photo d’illustration Pascal Guyot / AFP

Enseignants, agriculteurs, chauffeurs, manutentionnaires, caissières, éboueurs, aides ménagères, personnels de nettoyage… Tous ces travailleurs au front depuis le début de la crise sanitaire sont aussi les moins bien traités. Ils souffrent, selon la dernière étude de la Darès (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques) de conditions d’exercice plus dégradées, mais aussi d’un écart de rémunération significatif par rapport aux autres salariés du privé. La preuve.

A. Tricottet, candidate: Il n’est pas question d’oubli pour nous (Allocution)

Célébration de la victoire sur le Nazisme (Devant le monument de Castelsarrasin)

 

C’est avec du retard que nous célébrons aujourd’hui la défaite de l’Allemagne nazie en Europe.

Ce retard est du aux difficiles conditions sanitaires que nous vivons et à ce qu’elles recouvrent et masquent : l’inquiétude grandissante quant à l’avenir, incertitude et difficultés économiques, troubles politiques internationaux, menaces de guerre…

Ce n’est donc pas parce que nous sommes oublieux : ni du sacrifice fait par nos 75 000 fusillés, ni des victimes de la Shoah, ni des 21 millions de soviétiques morts pour libérer l’Europe, ni bien sûr de la jeunesse des plages de Normandie et des pilotes de la RAF.

Il n’est pas question d’oubli pour nous, comme il n’est pas question de falsification de l’histoire. Les manuels scolaires actuels présentent une Résistance « qui n’aurait servi à rien », la fable des « vichysso-résistants », des Étasuniens auxquels nous devrions notre libération… Face à ces mensonges, reprenons le flambeau de la mémoire que nous ont transmis les résistants « rouges » et « métèques » et ceux qui se sont associés à eux pour libérer l’Europe.

Prenons définitivement à notre compte l’appel de Berthold Brecht : “Hommes, veillez, car il est encore fécond le ventre dont a surgi la Bête immonde”.

Appel auquel je me permettrai d’ajouter : méfiez-vous car une extrême droite peut en cacher une autre ! Le fascisme est historiquement la roue de secours du Capital, mais comme disait le barbu, « l’histoire ne repasse pas les plats » et il n’est pas certain que cette roue de secours utilisée dans un proche avenir porte les stigmates habituels : une moustache ridicule ou un œil de verre.

Comme l’écrivent dans une tribune au soir de leur vie les derniers Résistants FTP-F ou FTP MOI, dont l’inoxydable camarade rouge Léon Landini, : « LES VRAIES “VALEURS ACTUELLES” CONSISTENT À SERVIR LE PEUPLE ET LA PATRIE, EN REFUSANT À LA FOIS L’EURO-ATLANTISME ET LES TENTATIONS FASCISANTES, car ce sont elles qui pourront reconstituer la souveraineté nationale et populaire pour reprendre la route du progrès social sans peur d’affronter ce capitalisme destructeur qui est l’ennemi principal. »

Enfin, souvenons-nous que la résistance intérieure a été avant tout celle des sans grades et des sans dents et, les têtes d’affiches, certes valeureuses, ne cachent ni le nombre, ni le courage des fusillés du Mont Valérien et de Chateaubriant, ni les torturés de Lyon, de Toulouse ou d’ailleurs. Pour ce qui est de notre département, il n’est qu’à lire l’ouvrage sur la résistance en Tarn et Garonne pour s’en rendre compte. Louis Sabatié, pour citer un visage connu de tous, n’est pas seulement un jeune courageux aimant le rugby, c’était avant tout un militant communiste, cheville ouvrière de son organisation et de son implantation.

Et l’ennemi de classe ne s’y trompe pas qui voue aux gémonies le « judéo-bolchévique » d’hier et le communisme aujourd’hui.

Pour conclure, je citerai les dernières phrases du très beau et très éclairant texte de Vladimir Jankélevitch « dans l’honneur et la dignité » écrit en 1948 (que je vous conseille vivement de lire):

« Bien des printemps se trament encore dans les sillons et dans les arbres ; à nous de savoir les préparer à travers de nouvelles luttes et de nouvelles épreuves. »

 

Merci et maintenant je propose une minute de silence pour nous souvenir

Alexandra Tricottet

 


J’apporte mon soutien individuel ou au nom d’une organisation/association politique ( à préciser) aux seuls candidats de la gauche présents dans le canton de Castelsarrasin: Alexandra Tricottet, Maximilien Reynès-Dupleix, Marie-Line Cavaillé, Pierre Mayanobe). Je rejoins les premiers signataires (plus de 70 à ce jour) dont la liste sera publiée bientôt!

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Rassemblement de soutien à Gaza et au peuple palestinien + vidéo

vendredi 21 mai

18h préfecture Montauban

 

La violence d’Israël contre la population de Gaza doit cesser

La France doit arrêter son soutien à Israël

L’agression israélienne contre la population palestinienne de Gaza est d’une violence inouïe. Depuis le 10 mai, 221 Palestiniens ont été tués, dont au moins 63 enfants, et plus de 1500 blessés. Les bombes sont d’une puissance inégalée et les bombardements, continuels, n’épargnent aucun secteur de la Bande de Gaza. La population terrorisée n’a aucun endroit pour s’abriter. Les destructions d’immeubles, de maisons, de centres de santé, de routes…. sont considérables. Déjà éprouvée par quatorze ans de blocus et trois autres agressions militaires, la population palestinienne de Gaza n’en peut plus et les enfants sont particulièrement traumatisés. Rien ne peut justifier ces crimes de guerre qui visent à terroriser toute une population et à lui rendre durablement la vie impossible.

Face à ces crimes, les déclarations de la France et son soutien à Israël sont scandaleux. Le président de la République doit condamner sans plus attendre les bombardements israéliens et affirmer avec la plus grande fermeté que la population palestinienne doit être protégée, que ce soit à Gaza, à Jérusalem, en Cisjordanie et en Israël. Il faut prendre enfin des sanctions contre Israël tant que cet État commet ces crimes de guerre et continue de bafouer le droit international.

 

A l’appel de l’Association France Palestine Solidarité 82

et de CGT, Solidaires, PCF 82, NPA, FI


Paris : rassemblement à République en soutien au peuple palestinien

Nadège Magnon, membre de l’AFPS, nous explique les raisons de sa présence et pourquoi la France doit agir pour stopper cette répression sur Gaza.

Vendredi 21 mai à 18h30: NE NOUS RACONTEZ PLUS D’HISTOIRES !

Elle est française, il est algérien. Toute leur enfance a été bercée par la guerre d’Algérie.
Souvenirs traumatisants d’un départ forcé pour la journaliste, fille de pieds noirs ; récit mythifié d’une indépendance glorieuse pour le réalisateur, militant des droits humains. Chacun a eu droit à sa version de l’Histoire.
Loin de l’historiographie officielle, ils rencontrent des témoins aux discours volontairement oubliés et qui se battent contre la guerre des mémoires pour faire entendre une vérité plus apaisée. Continuer la lecture de Vendredi 21 mai à 18h30: NE NOUS RACONTEZ PLUS D’HISTOIRES !

François Le Ménahèze : A quand des cours d’école qui se mettent au vert ? In Caf. Péda.

Comment retrouver une école dans un village, au cœur d’une ville ? Facile me direz-vous… Dans un village, on cherche la mairie et on trouve l’école. En effet, les premières écoles publiques ont très souvent été construites attenantes aux mairies.

Dans une ville, selon son importance, la tâche semble plus délicate. Mais non, facile là encore ! On cherche les plus hauts grillages, les quelques arbres qui ont singulièrement grandi depuis la naissance des écoles et on la trouve !

Remarquez, les clôtures, les arbres identiques et les surfaces asphaltées, on les repère partout aujourd’hui dans les cours d’école. Il faut dire quand même que ce n’est pas mal ! C’est sûr, c’est sécurisé, c’est aseptisé (encore que!?), les enfants reviennent propres le soir (exceptés quelques pantalons déchirés).

Ah j’oubliais : le carré de sable ! Le fameux bac à sable qui, là aussi, aux sacro-saints noms de l’hygiène et de la sécurité, ont progressivement disparu des cours d’école ! Mais quand va t-on arrêter cela ? Continuer la lecture de François Le Ménahèze : A quand des cours d’école qui se mettent au vert ? In Caf. Péda.

Électricité. La « tarification dynamique » va faire exploser vos factures

Sans le compteur Linky pas de «tarification dynamique». © Guy Bouchet/Photononstop

Sans le compteur Linky pas de «tarification dynamique». © Guy Bouchet/Photononstop
 

« Grâce » aux compteurs Linky et au libéralisme de Bruxelles, des fournisseurs proposent des contrats indexés sur le marché de gros, qui s’envolent en cas de pic de consommation. Comme au Texas en février, où de nombreuses installations électriques avaient été paralysées par un froid extrême, faisant flamber les prix en Bourse. Des consommateurs ont reçu des factures d’électricité mensuelles de plusieurs milliers de dollars. Bientôt chez vous ?

Éditorial Les escrocs de l’électricité

En février dernier, un nouveau fournisseur d’électricité apparaissait en France, avec une offre très particulière. Filiale du groupe finlandais Fortum, l’entreprise Barry nous propose un prix du courant qui varie heure par heure. Le tarif facturé au client suit le cours du kilowattheure sur la Bourse Epex Spot, le marché européen de l’électricité en gros. C’est le compteur communicant Linky qui permet de faire le lien entre notre consommation réelle et les prix du marché.

Fabien Roussel : « reprendre le pouvoir sur la finance est tout à fait réalisable »

« Réformer la fiscalité sur les multinationales, sur le capital, sur les grandes fortunes, sur les transactions boursières », un des projets phares défendus par Fabien Roussel, candidat communiste a à la présidentielle.

 

Fabien Roussel entre pour de bon dans l’arène présidentielle après le vote des adhérents du PCF le 9 mai. Déterminé à être « le candidat du monde du travail, des classes populaires comme des classes moyennes », le député communiste du Nord veut, face aux droites LR, LaREM et à l’extrême droite, imposer les questions sociales, l’humain et la planète au centre des débats.

Vous venez d’être investi pour la présidentielle par les adhérents du PCF. Vous serez le premier candidat communiste depuis quinze ans. Comment comptez-vous peser dans ce scrutin essentiel aux yeux des Français ?

Fabien Roussel D’abord, en mobilisant l’incroyable force que nous représentons toutes et tous. Ceux qui ont participé à ce choix, comme ceux qui ne l’ont pas fait mais qui veulent bousculer ce scénario qu’on veut nous imposer, en 2022, entre le président sortant et l’extrême droite. Au Parti communiste, nous venons de débattre pendant plusieurs mois et nous avons voté trois fois : c’est un exercice démocratique sans précédent dans d’autres forces politiques. Mais nous ne nous arrêterons pas là. Continuer la lecture de Fabien Roussel : « reprendre le pouvoir sur la finance est tout à fait réalisable »

Anti-masques, antivax, anti-confinement : crier au complot sanitaire, un jeu politique viral

Le 17 avril, les membres des Patriotes, le parti de l’ancien numéro deux du Front national Florian Philippot, se rassemblent à Lyon, pour contester toutes les mesures sanitaires.

 

Plusieurs élus, très à droite, mais pas seulement, ont fait de la défiance envers les autorités un véritable business. Quitte à mépriser les faits, la science et à alimenter les pires théories conspirationnistes. Vaccins fourrés à la 5G, covidistes, plandémie, great reset… Quel peut être le débouché politique pour les nouvelles figures du complotisme ?

Florian Philippot et Martine Wonner. D’un côté, l’ex-numéro deux du FN, désormais à la tête de son propre microparti, Les Patriotes. De l’autre, une députée diplômée de médecine psychiatrique, élue en 2017 sous l’étiquette En marche avant d’en être exclue, et qui se définit comme sociale-libérale. Deux figures politiques sur le papier opposées. Pourtant, depuis le début de la crise sanitaire, leurs trajectoires convergent.

VACCIN FOURRÉ À LA 5G. À la croisée des craintes envers deux technologies, cette théorie du complot prétend que des « nanoparticules de 5G » sont contenues dans les doses vaccinales, afin de ficher et tracer la population.

Car Florian Philippot et Martine Wonner font leur beurre sur le même créneau : la lutte contre la « dictature sanitaire ». Autrement dit, la contestation du port des masques, de la vaccination, du confinement et de l’ensemble des contraintes fixées par le gouvernement. Une critique qui, du reste, a tout à fait sa place dans une démocratie. Sauf quand elle s’accompagne d’un discours complotiste, au mépris des faits et de la science. Continuer la lecture de Anti-masques, antivax, anti-confinement : crier au complot sanitaire, un jeu politique viral

Démocratie. Régionales et départementales : les mal-aimées

Les régions et départements ont leur mot à dire en matière de développement économique, d’aides sociales, de transport ou d’insertion professionnelle. Pourtant, les scrutins des 20 et 27 juin risquent d’être boudés par une large partie de l’électorat.

Faut-il s’attendre, les 20 et 27 juin, à un nouveau fiasco démocratique ? L’abstention massive lors des municipales de 2020 (55 % au 1er tour, 59 % au second) fait craindre le pire. Pour cause : les conditions particulières dues à la pandémie de Covid-19, qui ont expliqué pour partie la désertion des urnes, pèsent encore et toujours sur la vie électorale. Pas de meetings, pas de porte-à-porte, peu de contacts, et un manque de visibilité médiatique des enjeux locaux… Autant d’éléments qui ankylosent les campagnes en cours.

À cela s’ajoute le fait que les élections régionales et départementales sont des scrutins qui, en dehors du contexte sanitaire, sont déjà structurellement frappés par une forte démobilisation. Pour les régionales, l’abstention était de 31 % en 1992, 39 % en 2004, avant de battre son record en 2010 (54 % au 1er tour). En 2015, malgré un léger sursaut, un Français sur deux ne s’est pas rendu aux urnes. Pour les départementales (ex-cantonales), c’est la même chose, avec 50 % d’abstention en 2015 et 56 % en 2011, alors que la participation se maintenait entre 60 % et 65 % jusqu’en 2008. Continuer la lecture de Démocratie. Régionales et départementales : les mal-aimées