En grève pour tenter de réanimer l’hôpital public

Santé Les agents de la fonction publique hospitalière se retrouvent ce mardi dans la rue. Ils alertent sur leurs conditions de travail et le manque de personnel. Ils exigent en outre l’arrêt des fermetures de lits et attendent toujours une réelle revalorisation salariale.

En juillet 2020, Olivier Véran clamait que le Ségur de la santé allait devenir « un accélérateur qui a vocation à engager rapidement les transformations dont notre système de santé a besoin ». Trois ans plus tard, ce nouveau monde promis par l’ancien ministre de la Santé n’est pas advenu. Si bien que les personnels de la fonction publique hospitalière se retrouvent dans la rue, ce mardi 20 juin, à l’occasion d’une journée de grève à l’appel des syndicats CGT, FO, SUD et Unsa.

Dans son communiqué revendicatif, l’intersyndicale exige « l’arrêt de toutes les fermetures de lits et la réouverture des services fermés, des embauches de personnel formé et qualifié ou encore une revalorisation des salaires par l’augmentation du point d’indice au moins égale à l’inflation, et le rattrapage de ce qui a été perdu depuis 2010 ». Cette nouvelle mobilisation nationale fait suite à celle de septembre 2022, qui avait déjà pour but de dénoncer l’épuisement des agents et de pointer les insuffisances du Ségur de la santé. Continuer la lecture de En grève pour tenter de réanimer l’hôpital public

Santé : « Il faut sortir le médicament de la logique de marché », selon Laurence Cohen

La sénatrice PCF Laurence Cohen appelle à la création d’un pôle public du médicament et à la reconquête de l’appareil industriel sanitaire français, au moment où Emmanuel Macron annonce, ce mardi, à l’occasion d’une visite en Ardèche, la relocation d’une « cinquantaine de médicaments essentiels » dont la moitié dans « les semaines à venir ».

Un laboratoire.

Un laboratoire. AFP

Du paracétamol à l’amo­xi­cilline cet hiver, ou plus récemment le misoprostol, molécule des pilules abortives, la raréfaction des stocks de produits pharmaceutiques inquiète. La pénurie fait peser de graves dangers sur la santé des Français. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel­ Macron s’est rendu, mardi 13 juin, au laboratoire Aguettant (Ardèche) pour présenter un plan de « reconquête sanitaire ».

Parmi les annonces du chef de l’Etat figure la relocalisation d’une première « cinquantaine de médicaments essentiels pour lesquels notre dépendance aux importations extra-européennes est avérée », dont la moitié « verront leur production relocalisée ou augmentée significativement (…) dans les semaines à venir ».  Une liste « unique » et « évolutive » de 450 médicaments a également été évoquée par le président afin d’atteindre « l’objectif de sécurisation des chaînes d’approvisionnement de ces molécules au niveau français et européen ». « Un plan blanc du médicament sera développé », a-t-il ajouté, sans plus de détail sur ce dispositif déjà annoncé précédemment par le ministre de la Santé. Continuer la lecture de Santé : « Il faut sortir le médicament de la logique de marché », selon Laurence Cohen

Rapport de la CIIVISE : « Il est urgent d’agir contre les violences sexuelles sur mineur·es ! »

Créée en 2021 dans la suite de « Mee Too inceste », dirigée par le juge des enfants Edouard Durand et Nathalie Mathieu – directrice générale de l’association Docteurs Bru, la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants (CIIVISE)  sensibilise, dresse un état des lieux et établit des préconisations en matière de détection, prévention et protection.

Edouard Durand travaille aussi aux côtés d’Ernestine Ronai. Ils ont publié ensemble en 2021 : « Violences sexuelles, en finir avec l’impunité ».

Chaque année en France, 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles. 5,5 millions d’adultes ont été victimes dans leur enfance. Ces violences ont le plus souvent lieu dans le cadre familial. Ces chiffres permettent de sortir d’un déni collectif. Continuer la lecture de Rapport de la CIIVISE : « Il est urgent d’agir contre les violences sexuelles sur mineur·es ! »

Observatoire des inégalités : « La pauvreté scolaire » in Caf. Péda.

Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

900 pour la police, 3 000 pour l’intersyndicale… La vérité se situe entre ces deux pôles. La 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites a montré que la contestation restait forte.

Sans atteindre les sommets de quelques manifestations mémorables, la 14e journée de lutte contre la réforme des retraites (si l’on compte le 1er mai), a rallié beaucoup de monde hier matin au départ de l’esplanade des Fontaines à Montauban. Malgré la promulgation précipitée de la loi et des décrets qui vont avec.

900 manifestants selon la police, 3 000 à en croire les représentants de l’intersyndicale, chacun a fait ses comptages avec un strabisme divergent de bon aloi. Mais les « meilleurs » étaient là selon la formule consacrée. Continuer la lecture de Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

Réforme des retraites : Jour 14

Aujourd’hui, c’est la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Une date choisie pour sa proximité le 8 juin, jour d’examen à l’Assemblée Nationale d’une proposition du groupe LIOT visant à annuler le recul de départ de l’âge de la retraite. Dans les écoles, collèges et lycées, peu de perturbations prévues. Pour autant, cela ne signifie en rien un renoncement selon les syndicats. « Nous sommes conscients qu’il y aura moins de monde mais restons déterminés à continuer sur le long terme » confie Benoît Teste de la FSU. « On est confiants » confirme la CGT Educ’ Action.

Une image contenant habits, bâtiment, personne, chaussures Description générée automatiquement « Ce qui est important, c’est le nombre de manifestants » selon Benoît Teste, secrétaire générale de la FSU. « Pour les professeurs, c’est devenu compliqué de faire grève. Certains collègue sont perdu quatre jours de salaire sur la paie du mois de mai ». Autre élément d’explication de la faible mobilisation avancé par le responsable syndical : « le mur que représente ce gouvernement qui n’entend rien ». « À court terme, les collègues ne voient pas de perspective immédiate, ce n’est pas mobilisateur ». Continuer la lecture de Réforme des retraites : Jour 14

Quand la Macronie déclare sa flamme au RN

Les semaines passent, et les déclarations de respect voire d’amour du gouvernement ou de députés de la majorité envers le parti de Marine Le Pen s’intensifient. Jeudi, plusieurs responsables macronistes ont dressé des louanges aux députés d’extrême droite dans un article du Figaro.

Aux côtés de Marine Le Pen, le député Jean-Philippe Tanguy incarne cette « normalisation » du parti d'extrême droite. © AFP / LUDOVIC MARIN

Aux côtés de Marine Le Pen, le député Jean-Philippe Tanguy incarne cette « normalisation » du parti d’extrême droite. © AFP / LUDOVIC MARIN

La lucidité d’Élisabeth Borne n’aura été qu’un mirage. Sa sortie qualifiant le Rassemblement national d’ « héritier de Pétain », véhiculant une « idéologie dangereuse » – tout en renvoyant dos à dos l’extrême droite et la gauche -, dimanche sur Radio J, n’aura pas caché longtemps la complaisance du camp macroniste avec celui de Marine Le Pen.

Dès mardi, Emmanuel Macron a frontalement critiqué cette phrase en Conseil des ministres. Un recadrage sec : «  ce n’est pas comme cela que le combat contre l’extrême droite doit se mener, il ne passe plus par des arguments moraux » évoquant des « mots des années 90 qui ne fonctionnent plus ». Surtout, ne pas rappeler d’où vient le RN et quel est son ADN au prétexte que cela ne paie pas électoralement… Continuer la lecture de Quand la Macronie déclare sa flamme au RN

En campagne permanente pour les jours heureux…

« Nous sommes en campagne permanente toute l’année au parti communiste, sans relâche », a lancé d’emblée Ian Brossat lors de son discours à la fête de l’Humanité à Toulouse le weekend dernier. Des mots qui résument bien la stratégie du PCF depuis la campagne des « Jours Heureux » de Fabien Roussel aux élections présidentielles.

Et le désespoir est grand dans le pays. Comme ici dans notre département où plus d’un tiers de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté. Jadis synonyme de bien-vivre, le travail aujourd’hui permet souvent de survivre juste un peu mieux que ceux qui n’en ont pas. La vie est chère et les difficultés nombreuses. La startup nation promise par Macron s’est avérée un véritable cauchemar. Le parti communiste doit participer à rebâtir un horizon d’espoir pour le monde du travail. Il y a urgence !

Des pans entiers de populations du Tarn et Garonne sont en déshérence économique, sociale et politique. L’extrême-droite y trouve un terrain fertile pour propager ses idées et tenter de se faire le réceptacle de la colère. Plus que jamais la question du travail, accessible à tous et bien payé, doit être au centre du débat public. De même que l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux.

Cela passera par une prise de conscience du plus grand nombre. C’est tout le sens d’une campagne permanente pour de « Nouveaux Jours Heureux ». La bataille pour les retraites l’a clairement démontré, l’antagonisme qui règne dans ce pays dépasse les questions de partis politiques. C’est l’opposition frontale entre ceux qui ne vivent que de leur travail et ceux qui vivent du travail des autres. Cela porte un nom : la lutte des classes. Elle est permanente elle aussi, car comme le disait Ambroise Croizat « le patronat ne désarme jamais ».

J.S.

Mobilisations contre le pacte

Les enseignants et enseignantes sont appelés à se mobiliser aujourd’hui, lors du CSA-MEN (Comité social d’administration du ministère de l’éducation nationale). Pas vraiment une grève, mais plutôt des rassemblements militants devant les rectorats et le ministère, pour rappeler l’opposition de tous les syndicats au pacte.

Une image contenant texte, plein air, écriture manuscrite, bannière Description générée automatiquement Au sein du CSA ministériel, les textes sont présentés uniquement à titre informatif et ne sont pas soumis au vote. Cette situation est dénoncée par l’ensemble des syndicats. « Cela reflète la nouvelle définition du dialogue social imposée par la loi de transformation de la fonction publique« , explique Elisabeth Allain-Moreno, nouvelle secrétaire générale du SE-UNSA. « Cependant, cette même loi indique que toutes les mesures qui affectent les conditions de travail doivent être votées. Continuer la lecture de Mobilisations contre le pacte

L’Écho des cocos: numéro 3 spécial « Jours Heureux »

Et bientôt sur les marchés….

Retrouvez le 3ème numéro de L’Echo des Cocos, le journal des communistes de l’ouest du Tarn et Garonne. Un numéro spécial en 4 page consacré au programme du parti communiste: les Jours Heureux !

L’édito de ce 3ème numéro:

Toutes les «  réformes  » du chef de l’État s’efforcent de défaire méthodiquement le programme du CNR. Et pourtant, le  » président des riches  » se verrait bien «  en même temps  » incarner le successeur des résistants. On mesure aujourd’hui le fossé immense qui sépare les hommes de la Libération, attelés dans la nuit la plus noire à relever la nation autour d’un même idéal de justice, et l’entreprise de démolition d’un président minoritaire dont le «  CNR  » de pacotille n’a trompé personne.

Tandis que le programme des «  jours heureux  » résonne toujours de façon incroyablement moderne aujourd’hui, Emmanuel Macron et son gouvernement s’évertuent à détruire ce qu’il en reste. Retraites, assurance-chômage, sécurité sociale solidaire, les attaques sont multiples pour établir le règne des grandes fortunes et des actionnaires. Pourtant, les ressources, plus abondantes en 2023 qu’en 1945 rendent les «  jours heureux  » à portée de main. Mais comme à l’époque, ils n’adviendront qu’avec le courage de femmes et d’hommes prêts à surmonter leurs désaccords pour ouvrir une perspective de progrès au peuple français.