Départementales : ces résultats encourageants pour le PCF dont personne ne parle par R. Martelli in Regards.fr

Une étude attentive de la distribution cantonale des binômes permet d’affiner les premières analyses et de les corriger en partie. Portrait plus précis d’une élection bien particulière, de ses vérités… et de ses pièges.

Le rapport des forces général

Les premières analyses, dès le lendemain du second tour, se fondaient sur les résultats des binômes tels qu’ils étaient enregistrés officiellement. Les données ci-après sont fondées sur une analyse canton par canton, en tenant compte de l’étiquette politique de chaque membre des binômes vainqueurs.

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Élections régionales et départementales : les faux-semblants

La distribution des sièges reflète le rapport des forces enregistré au premier tour et confirme la stabilité relative du rapport des forces entre droite et gauche sur le plan cantonal. La gauche recueille un gros tiers des sièges et la droite près des deux tiers.

Ce butin départemental en sièges est allé pour l’essentiel dans l’escarcelle des forces déjà localement installées. Le PS, les radicaux et les « divers gauche » sont à la tête d’un peu plus de 1100 sièges de conseillers départementaux (sur 1400 environ pour toute la gauche), les Républicains, l’UDI et les « divers droite » de 2200 sièges (sur 2500 pour toute la droite).

Le RN et les partisans du Président se contentent des miettes, même si le centre se conforte légèrement entre 2015 et 2021. Quant au RN, il diminue par deux son maigre capital précédent. On notera toutefois que, si la mouvance des socialistes et des Républicains se porte bien, ce sont les « divers droite » et « divers gauche » qui bénéficient des mouvements internes aux deux camps. Comme si LR et PS devaient mettre de côté leur étiquette pour maintenir leurs positions respectives.

Quant aux Verts, ils triplent tout de même leur représentation cantonale. Comme aux régionales, ils attendaient sans doute mieux. Mais dans un scrutin a priori peu favorable et où l’écologie politique est très peu implantée, ils ont toutefois montré qu’il fallait compter avec eux. Continuer la lecture de Départementales : ces résultats encourageants pour le PCF dont personne ne parle par R. Martelli in Regards.fr

Près de 300 postes non pourvus aux concours du second degré in Caf. Péda.

Les déclarations sur la revalorisation ne suffisent pas. Cette année encore, l’Education nationale n’a pas réussi à remplir tous les postes proposés aux concours externes de certifiés et de professeurs de lycée professionnel (PLP). Si le nombre de postes non couverts est moins important qu’en 2020, la décrue s’amplifie du coté des candidatures. On a là une dynamique inquiétante.

300 postes restent vacants

2021 ne verra finalement pas une aggravation de la crise du recrutement des certifiés. En ajustant à la baisse l’offre de postes, le ministère réussit à avoir moins de postes vacants qu’en 2020 ou 2019.

Au final, trois disciplines n’arrivent toujours pas à remplir les postes proposés. En lettres classiques seulement 66 postes sont couverts pour 134 postes mis au concours. Il y avait 84 admissibles. C’est donc moins de la moitié des postes proposés qui trouvent preneurs. C’était déjà le cas en 2020 où 145 postes étaient proposés.  En allemand, 222 postes sont proposés et on ne compte que 156 admis. Il y avait 177 admissibles. En 2020 seulement 136 candidats étaient admis pour 242 postes. En maths, on compte 1067 admis pour 1167 postes proposés. Il y avait 1705 admissibles. En 2020 1045 candidats avaient été admis pour 1185 postes. Tous les postes en physique chimie et en lettres modernes sont pourvus ce qui n’était pas le cas en 2019. En lettres modernes, 810 candidats sont admis sur 1293 admissibles… Continuer la lecture de Près de 300 postes non pourvus aux concours du second degré in Caf. Péda.

Éducation. Blanquer signe la fin du bac national

Cette nouvelle révision fait table rase des épreuves communes (ou E3C) de spécialités. Frank Perry/AFP

Cette nouvelle révision fait table rase des épreuves communes (ou E3C) de spécialités. Frank Perry/AFP

 

Prenant prétexte des dysfonctionnements de cet examen, le ministre de l’Éducation nationale fait du contrôle continu l’instrument pour aller vers un diplôme à valeur purement locale.

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. » La pratique de cet adage aura été portée au niveau d’un des beaux-arts par Jean-­Michel Blanquer pour en finir avec le baccalauréat comme droit d’accès universel et républicain aux études supérieures. En présentant au soir du 28 juin ses « ajustements » pour le bac 2022, le ministre apporte en effet la touche finale au mouvement amorcé avec la réforme du bac et Parcoursup. En renforçant le poids du contrôle continu, il acte le passage à un « bac local », dont les effets et la valeur dépendront de l’établissement où il sera préparé plus que du travail de chaque élève.

L’offensive a été savamment orchestrée. Le 16 juin, devant la commission Éducation du Sénat, Pierre Mathiot, maître d’œuvre de la réforme du bac, annonce la couleur : « Les épreuves ponctuelles mettent en péril l’organisation du bac. Il faut aller vers un contrôle continu intégral. » Comme le raconte le journaliste spécialisé François Jarraud sur le site du Café pédagogique, il est venu flanqué de Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa (principal syndicat des personnels de direction). Celui-ci abonde, dévoilant du même coup la stratégie mise en œuvre : « C’est un sujet qui peut maintenant passer… C’est un ­message qui peut être accepté par les enseignants. » Continuer la lecture de Éducation. Blanquer signe la fin du bac national

Le 20 Juin : créer la surprise !

Dans une triangulaire qui oppose une fois encore les 2 têtes de liste des dernières municipales dans un face à face aux accents d’une partition jouée plusieurs fois, les forces citoyennes et communistes ne pouvaient rester en retrait.

Entre un LR soutenu par le RN, aux propositions démagogiques (mélange municipal, départemental et régalien…) et un sortant qui a appliqué durant 6 ans un programme néo-libéral, la gauche de Castelsarrasin se devait de porter une autre vision pour le canton, le département. Les communistes ont pris leurs responsabilités en désignant leurs candidats en toute démocratie.

Alexandra Tricottet, Marie Line Cavaillé et Maximilien Reynès-Dupleix, Pierre Mayanobe (Candidats et Remplaçants sur le canton de Castelsarrasin)

Après plusieurs appels, auxquels une partie de la gauche a répondu favorablement, c’est tout le peuple progressiste qui portant des valeurs humaines, solidaires et écologiques peut chambouler un scénario qui n’est pas écrit d’avance.

Pour nos candidats, avec la force militante qui s’est déployée, pas de shows avec vedettariat, pas de promesses sur papier glacé mais des rencontres quotidiennes, individuelles, de la conviction et l’agréable surprise d’un accueil intéressé et solidaire de nos concitoyens.

Notre candidature n’est pas « de témoignage », elle est étayée par des réalités locales qui nécessitent de redonner du sens à l’intervention citoyenne, à l’exigence de plus de démocratie, de transparence dans la conduite de notre département. Exigeants pour nous même, nous le sommes pour l’avenir de notre canton.

Avec une grande partie de la gauche déjà rassemblée, votez et faites voter le 20 juin 2021 pour ne pas laisser notre canton entre les mains de la droite et de l’extrême droite !

Avec Vous,

Pour un Tarn et Garonne Social, Solidaire et Ecologiste, Per far un Tarn-e-Garòna social, solidari e ecologista,

Soutenu par 


Liste des soutiens: Pourquoi nous, gens de gauche dans leur diversité, soutenons-nous ces candidatures au Conseil départemental ?

Je refuse de laisser mon canton aux mains du RN et de ses acolytes Angles et Beorchia, j’apporte mon soutien à la seule liste de gauche,

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Merci pour votre réponse. ✨

Front national : les raisons d’une ascension, par Jean-Vincent Holeindre

Bien sûr on peut être d’accord avec toutes ces interprétations qui toutes reviennent à l’idée que la gauche ne jouant plus son rôle auprès des classes populaires l’extrême-droite se fait une place. Mais cela ne va pas assez loin pour moi, on reste à la surface. Ce n’est pas un hasard si c’est Mitterrand qui fait monter tactiquement le FN. Non pas à cause de la réalité du personnage mais parce que son élection consacre l’absence de stratégie vers le socialisme, l’alignement sur les USA et l’UE, et donc l’affaiblissement du PCF qui perd sa raison d’être de parti révolutionnaire. Aujourd’hui alors qu’une nouvelle période historique s’ouvre avec une possibilité accrue de guerre, la classe ouvrière, le peuple sait confusément à quel point tout cela ne mène nulle part, l’abstention, le vote RN est une sorte de no future face auquel un “rassemblement” sans contenu ne saurait s’opposer. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

In Histoire et société

Le parti dirigé par Marine Le Pen n’a jamais semblé aussi fort dans l’opinion. Comment expliquer un tel succès ? Le FN a-t-il changé ? 
Des chercheurs en science politique renouvellent le débat.

C’était il y a presque trente ans. Le Front national (FN) réussissait son premier coup d’éclat électoral d’envergure, obtenant près de 11 % des suffrages lors des élections européennes de 1984. Depuis, le parti longtemps dirigé par Jean-Marie Le Pen s’est installé sur la scène politique française. Certes, il n’a jamais gouverné au niveau national, et n’a exercé que rarement le pouvoir au niveau local. Mais il a multiplié les scores à deux chiffres et ses thèmes de prédilection – immigration, chômage, corruption des élites – orientent l’agenda politique. Comment expliquer le succès d’un parti qui s’est toujours situé à la marge du système politique, mais qui entend jouer les premiers rôles dans la compétition électorale ? Continuer la lecture de Front national : les raisons d’une ascension, par Jean-Vincent Holeindre

Banalisation de l’extrême droite : la cote d’alerte est franchie + Appel pour la Marche des Libertés

NDLR de MAC: La meilleure réponse à apporter est un vote massif les 20 et 27 juin pour les candidats présentés par la gauche et/ou des partis progressistes partout en France! En Tarn et Garonne, à Castelsarrasin et Moissac, partout, endiguer dés le premier tour la vague Lepéniste et ses alliés comme Angle et consorts.
Maximilien Reynès-Dupleix candidat aux départementales, « Pour un Tarn et Garonne Social, Solidaire et Ecologiste, Per far un Tarn-e-Garòna social, solidari e ecologista »

La dédiabolisation du Rassemblement national et de la fachosphère a atteint des sommets tels que la gauche est aujourd’hui présentée comme étant plus dangereuse que Marine Le Pen par des intellectuels et des élus. Même les mises en scène macabres sur le Web ne suscitent pas un tollé général.

Marine Le Pen est donnée qualifiée une seconde fois au second tour de l’élection présidentielle. Et beaucoup détournent les yeux. Le Rassemblement national est en passe de remporter la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et beaucoup détournent les yeux. De plus en plus de chaînes télévisées déroulent le tapis rouge à l’extrême droite. Et beaucoup détournent les yeux. Des militaires factieux appellent au coup de main. Et beaucoup détournent les yeux. La Macronie reprend les éléments de langage du RN. Et beaucoup détournent les yeux. Des intellectuels ayant pignon sur rue apportent, l’air de rien, un soutien à Marine Le Pen. Et beaucoup détournent les yeux… mais pas tous. Certaines voix s’élèvent. Mais il faut bien mesurer le niveau d’apathie du pays face à la montée permanente des idées et candidats d’extrême droite dans notre République. Continuer la lecture de Banalisation de l’extrême droite : la cote d’alerte est franchie + Appel pour la Marche des Libertés

« Atteinte à la République » Communiqué des communistes de Castelsarrasin/Moissac/pays de Serres

Atteinte à la République

Communiqué des communistes de Castelsarrasin/Moissac/pays de Serres

Au cri de « Montjoi St Denis », un individu s’en est pris aujourd’hui au président de la République.

Cela survient dans un climat de tensions entretenues par la droite extrême et ses corollaires du Rassemblement National comme nous le voyons chaque jour sur le terrain et sur les réseaux sociaux où leur haine s’étale jusqu’à mimer l’exécution d’un militant de gauche dans une vidéo. Par ailleurs, certains animateurs TV ne sont jamais en reste pour alimenter les propos les plus vils.

Nous condamnons de toutes nos forces cet acte et demandons que les groupuscules royalistes, identitaires et néonazis soient dissout partout où ils sévissent, comme c’est le cas dans nos cantons avec leurs affichages révisionnistes sur Pétain.

Nous condamnons cette atteinte à la République et appelons les citoyens-nes à se rendre au rassemblement du samedi 12 juin à 11h00 à Moissac pour combattre les idées d’extrême droite et dans les isoloirs les 20 et 27 juin prochain pour marquer leur attachement aux valeurs que nous portons Liberté, égalité, solidarité et fraternité.

Pour un Tarn et Garonne Social, Solidaire et Ecologiste, Per far un Tarn-e-Garòna social, solidari e ecologista,

Pour Alexandra Tricottet, Marie Line Cavaillé et Pierre Mayanobe

Maximilien Reynès-Dupleix

Les candidats restent à votre disposition : 82socialsolidaireecologiste@gmail.com

 

Bac 2021. Maintien des épreuves, grand oral… Jean-Michel Blanquer fait le choix du pire

Des élèves mal préparés, dans le « flou total ». L’angoisse monte à l’approche du « grand oral », épreuve phare de la réforme, maintenue coûte que coûte. © SYSPEO/SIPA

Des élèves mal préparés, dans le « flou total ». L’angoisse monte à l’approche du « grand oral », épreuve phare de la réforme, maintenue coûte que coûte. © SYSPEO/SIPA

Fallait-il maintenir certaines épreuves après une année si perturbée ? En méprisant les demandes des élèves et des enseignants, le ministre abîme un peu plus le baccalauréat, au risque de dévaloriser cet examen fondateur. Du côté des profs et des lycéens, le grand oral cristallise toutes les inquiétudes.

Une année folle, avec le bac pour apothéose. Voilà ce qui vient à l’esprit quand on essaie de se représenter cette année scolaire 2020-2021. Jamais, sans doute, une session du bac n’aura été préparée dans des conditions aussi chaotiques. Élèves et enseignants le vivent très mal. Au point que dans plusieurs centaines de lycées, des mouvements et blocages ont eu lieu pour demander l’annulation des épreuves. L’angoisse de ces jeunes n’aura certainement pas été adoucie par les premiers résultats de Parcoursup, publiés le 27 mai, nombre d’entre eux ayant appris que leurs vœux étaient refusés… Continuer la lecture de Bac 2021. Maintien des épreuves, grand oral… Jean-Michel Blanquer fait le choix du pire

Mobilisation. Les AESH refusent d’être les oubliés de l’école inclusive + Com. PCF82

© D. Prezat/Avenir Pictures/Abacapress.com

© D. Prezat/Avenir Pictures/Abacapress.com

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap sont en grève, ce jeudi. Rouages essentiels du dispositif, ces précaires réclament un salaire décent, un vrai statut et une formation. Ils demandent aussi la fin d’une réforme organisationnelle qui dégrade leurs conditions de travail et pénalise les enfants.

« Ce qui a fait déborder le vase, c’est que le gouvernement ne veut pas dialoguer. Au Grenelle de l’éducation, nous n’avons été ni reçus, ni entendus », explique Aurélie, du collectif AESH en action. Comme beaucoup de ses collègues accompagnants d’élèves en situation de handicap, elle sera en grève ce 3 juin pour demander un statut, un salaire décent et la fin de la dégradation de ses conditions de travail.

Éternels précaires

Alors qu’ils représentent un dixième du personnel de l’éducation nationale, les AESH n’ont obtenu du ministre que la vague promesse du versement de 20 euros brut par mois, pour les aider à payer une mutuelle. « Aucune annonce n’a été faite sur la reprise des discussions, aucun calendrier de négociations n’a été donné », dénonce le communiqué de l’intersyndicale appelant à la mobilisation. Continuer la lecture de Mobilisation. Les AESH refusent d’être les oubliés de l’école inclusive + Com. PCF82

Comment le complotisme s’est fait l’ennemi caché de l’anticapitalisme

L’extrême droite surfe sur les indignations. Comme ici, à Paris, lors d’un défilé des « Patriotes », le parti de Florian Philippot, contre les « covidistes ».

Les théories du complot qui ont fleuri pendant la crise sanitaire reposent en partie sur une critique du libéralisme, des multinationales et des pouvoirs politiques néolibéraux. Un dévoiement qui brouille les messages de la gauche et empêche les réflexions construites et constructives.

Bill Gates, vaccins, 5G, nouvel ordre mondial… La crise sanitaire liée au Covid-19 a fait gonfler l’audience de certaines théories du complot et de contrevérités, de plus en plus difficiles à déconstruire, en raison notamment de la confusion scientifique et même politique qui continue d’accompagner l’épidémie.

Des thèses qui se nourrissent d’indignations légitimes, de questionnements nécessaires autour des privations de liberté et d’une gestion autoritaire de la crise, parfois qualifiée de « dictature sanitaire », ou encore du poids de Big Pharma et des autres profiteurs de la crise. Le tout dans un contexte d’accroissement des inégalités sociales. Continuer la lecture de Comment le complotisme s’est fait l’ennemi caché de l’anticapitalisme