La journaliste Barbara OLIVIER-ZANDRONIS ne présentera plus de journal sur RCI Guadeloupe jusqu’à nouvel ordre, à l’antenne de RCI Guadeloupe après avoir interviewé Jordan BARDELLA, président du Rassemblement National ( ex FN), vendredi 8 décembre sur le média radio RCI Guadeloupe.
En tant que fervents défenseurs de la liberté d’expression et du respect pour l’histoire coloniale récente de la Guadeloupe, nous, Guadeloupéens, sommes profondément troublés par la suspension de Barbara OLIVIER-ZANDRONIS.
Large leader avec 50,3% de part d’audience, RCI Guadeloupe est un média de référence, important dans le paysage médiatique de nos îles. Cette suspension sonne comme une menace pour la liberté d’expression et de la presse en France et particulièrement en Guadeloupe. La censure est un problème grave qui touche à l’un des fondements les plus importants de notre démocratie : le droit à la parole libre et sans entrave.
Selon Reporters sans frontières, la France se classait 34ème au monde pour la liberté de presse en 2021. Il est triste que dans un pays qui se targue d’être le berceau des droits de l’homme, nous devons nous battre pour que chaque voix soit entendue, surtout celles qui osent poser des questions difficiles.
En tenant compte du passé colonial récent en Guadeloupe, il est essentiel que nous soutenions les journalistes qui cherchent à donner une voix à tous les aspects politiques et sociaux qui affectent notre communauté.
Pour rappel, de multiples membres du FN ( devenu RN ) ont écopé de condamnations pour incitation à la haine raciale.
Le président de la République a participé jeudi 7 décembre à une cérémonie d’Hanouka, depuis le palais de l’Élysée. Une initiative qui contrevient au principe de laïcité et suscite la polémique.
Emmanuel Macron, le 7 décembre 2023 à l’Élysée, avant d’accueillir Viktor Orban, le premier ministre hongrois. Firas Abdullah/ABACAPRESS.COM
Pour la toute première fois de l’histoire, une cérémonie de la fête juive d’Hanouka a été organisée au Palais de l’Élysée, résidence officielle du président de la République française. Ce jeudi, Emmanuel Macron lui-même a participé à l’événement, en présence du grand rabbin de France Haïm Korsia, qui a allumé sur place la première bougie de cette fête religieuse. L’épisode, qu’Emmanuel Macron a voulu « dans un esprit qui est celui de la République et de la concorde », contrevient pourtant au principe de laïcité, comme l’ont dénoncé de nombreux responsables politiques. Continuer la lecture de Laïcité : Macron crée la polémique en célébrant Hanouka à l’Élysée
Selon des révélations du « Canard enchaîné », le parquet de Valence mène l’enquête sur les fuites au sein de la police, dont des agents auraient livré à des militants d’extrême droite, pressés d’en découdre, la liste détaillée des suspects impliqués dans la mort de Thomas, à Crépol. Des faits qui révèlent la porosité entre police et extrême droite.
De reculade en reculade, on arrive maintenant à la bascule. Ce que propose Gabriel Attal c’est d’enterrer définitivement la démocratisation scolaire. Même si celle-ci avait ses limites, le principe en était affirmé depuis plus d’un siècle. Gabriel Attal prédit maintenant l’échec au brevet et au bac et met en place les procédures de tri des élèves dès la fin de l’école et d’éviction dès la fin du collège. Une systématisation qui est loin d’être neutre socialement. Ce sont les enfants des classes populaires qui vont être éjectés de l’école publique avec toutes les conséquences que l’on peut prédire pour notre société. Est-ce vraiment ce que veut la société ? Est-ce pour cela que les enseignants sont entrés dans ce métier ?
Telles semblent être les forces de progrès en Europe face à la montée de l’extrême droite, de l’Italie à la Finlande, en passant par la Hongrie et les Pays-Bas. Les élections européennes sont présentées comme un raz-de-marée annoncé pour les fascistes européens de tout poil avec, pour projet, la haine de l’étranger, de l’égalité et de la liberté.
En France, le Rassemblement national caracole en tête des sondages et peut se payer le luxe électoral d’être concurrencé par le parti d’Éric Zemmour et sa tête de liste Marion Maréchal-Le Pen. La fatigue démocratique des électeurs qui ont le sentiment d’avoir goûté toutes les nuances électorales, la porosité de la droite version Ciotti et la mise à l’index, par la Macronie, de nouveaux diables de la République à gauche ont transformé le « barrage républicain » en marchepied vers le pouvoir pour l’extrême droite. Continuer la lecture de La peste brune par Philippe Rio
Avant le dévoilement des chiffres consolidés des violences faites aux femmes, le procureur de Montauban Bruno Sauvage a confirmé la tendance et ses axes d’action pour réduire ce fléau national.
Année après année, les chiffres des violences conjugales sont en hausse. Au niveau national, un doublement des plaintes est constaté entre 2016 et 2022.
Alors que la Cop 28 se déroule actuellement chez les rois du pétrole à Dubaï et suscite bien des polémique, il convient de rappeler que le Part Communiste Français et la revue Progressiste ont rendu public le 6 novembre un texte commun, conçu pour être soumis au débat de auprès de toutes les personnes souhaitant s’impliquer afin de garder une planète vivable pour les générations futures. Cet article est le premier d’une série de cinq consacrés à l’étude de ce texte. Continuer la lecture de Cop 28 : Étudions Le document du PCF et de la revue Progressiste par G. Le Puill
Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord
Lorsque l’extrême droite tente de nous faire croire qu’elle est devenue respectable, et même fréquentable, grâce à certains médias engagés dans une croisade d’un autre temps, que constate-t-on en réalité ? Qu’elle s’acharne à semer le poison de la division, à provoquer des violences et à tenter d’engager la nation sur l’autoroute de la guerre civile, pied au plancher.
Ses méthodes ? D’un côté, des forces politiques qui exploitent sans vergogne des faits divers pour faire le lien entre immigration, délinquance et terrorisme. De l’autre côté, des milices, encagoulées, armées de barres de fer, qui passent aux actes, provoquent des révoltes, organisent des « ratonnades », attaquent des policiers, dessinent des croix gammées.
Elles s’en prennent, dans un même élan nauséeux, aux Arabes, aux juifs, aux communistes et aux organisations de défense des droits de l’homme. Les sièges locaux du PCF, à travers la France, ont subi une trentaine d’attaques et de dégradations. Des militants envahissent le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, défilent à Rennes, Laval, Lyon, scandent et menacent : « Un bon musulman est un musulman mort. »
Voilà ce que révèle la terrible séquence que nous venons de vivre, marquée par la mort d’un adolescent de 16 ans, Thomas, qui n’aurait dû entraîner que notre compassion unanime et la colère la plus digne. Au lieu de cela, nous avons assisté, horrifiés, à une campagne de fausses informations, de récupération politique et de haine. Tel est le vrai visage de l’extrême droite, si loin des oripeaux de notabilité qu’elle tente désespérément d’arborer.
Ouvrons plutôt les yeux et tenons-nous-en aux faits. L’extrême droite, une mouvance au service des intérêts du peuple ? Vraiment ? Sur les salaires, elle refuse l’indexation sur l’inflation et la hausse du Smic. Les déserts médicaux ? Elle s’oppose à la régulation de l’installation des médecins, pourtant soutenue par 75 % des Français. La fiscalité ? Elle est contre le retour de l’ISF, plébiscité par 80 % de nos concitoyens. La Sécurité sociale et les retraites ? Le RN propose de supprimer les cotisations sociales. L’avenir de nos agriculteurs ? Le parti de Marine Le Pen ne trouve rien de mieux que de proposer la baisse du budget de la PAC attribué à la France. Et l’on pourrait ainsi décliner un programme que n’auraient pas renié Margaret Thatcher et Ronald Reagan.
Alors, oui, ouvrons les yeux et déjouons les manœuvres de l’extrême droite coordonnées avec ses milices. Rappelons qu’en France, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions. Depuis la loi Gayssot, votée en 1990, ce sont des délits. Il nous revient d’appeler à l’unité de la nation et au respect des valeurs de la République. Et de mobiliser toutes nos énergies pour résoudre la grave crise sociale qui mine autant le moral que le pouvoir d’achat des Français.
Non, la montée de l’extrême droite n’est pas une vague irrésistible. Certes, elle avance, en Italie, en Hongrie ou tout récemment aux Pays-Bas. Mais elle connaît aussi des reflux, comme en Pologne cet automne ou en Espagne avec la victoire de la gauche et des communistes. Il n’y a aucune fatalité dans le désastre annoncé.
Quatre organisations de défense des consommateurs ont adressé, ce mercredi 19 novembre, une lettre au président de la République pour demander une « transparence totale » sur les marges des industriels et distributeurs et sur la construction des prix alimentaires.
Les signataires rappellent que l’inflation alimentaire a atteint plus de 20 %, le prix d’un litre de carburant a régulièrement avoisiné les 2 euros, et celui de l’énergie s’est envolé. Photo by Thibaut Durand/ABACAPRESS.COM
« Ces 2 dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour le budget de nombreux ménages. » Ainsi commence la lettre écrite par les associations Foodwatch, UFC-Que Choisir, Familles Rurale et la CCLV (Consommation Logement Cadre de Vie), et adressée au président de la République.
Les signataires rappellent que l’inflation alimentaire a atteint plus de 20 %, le prix d’un litre de carburant a régulièrement avoisiné, voire dépassé les 2 euros, et celui de l’énergie s’est envolé. Partant de ce constat, et alors que certaines entreprises enregistrent des profits records, les associations exigent que « toute la lumière sur la construction des prix alimentaires » soit faite et de « mettre fin au plus vite aux marges excessives ».
Une page s’est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique… ce qui ouvre la voie à sa mise en vente.DDM – ERIC THERON
l’essentiel Le déclassement de la Maison du peuple a cristallisé les débats au conseil municipal de Montauban, ce jeudi soir 30 novembre. L’opposition a voté contre après une salve de réactions hostiles. Une manifestation a même réuni une quarantaine de personnes devant les grilles de l’hôtel de Ville, essentiellement des membres de la CGT.
C’était attendu et on n’a pas été déçu. Alors que quelques représentants de la CGT battaient le pavé sous la pluie devant l’hôtel de ville de Montauban, l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 30 novembre a rapidement évoqué le sort futur de la Maison du Peuple. Fermé depuis le 1er septembre 2020 après le départ des syndicats (CGT, FO, UNSA), le bâtiment a longtemps fait l’objet d’un contentieux entre la mairie et la CGT.
Après avoir réalisé des travaux, notamment un désamiantage pour un coût de 1 à 2 M€ dixit Brigitte Barèges, il était question de faire du site un tiers lieu numérique. Mais devant le coût de la remise en état, la municipalité a renoncé au projet, préférant miser sur une location, vente totale ou partielle du bâtiment. Ce jeudi, il n’était pas encore question de location ou de vente mais de « constater la désaffectation de la Maison du Peuple », qui n’abritera plus de syndicats et de « prononcer son déclassement ».
La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute, considère Jeanine Meignan.
Malgré l’absence de Rodolphe Portoles, l’opposition l’a joué collective pour dénoncer ces décisions. À commencer par Cathy Philippe (Montauban Citoyenne). « Fermer les portes d’un bâtiment aussi symbolique n’est pas une bonne chose. La Maison du Peuple ne vous appartient pas. C’est un bien commun qui a été le poumon de notre démocratie. Vous enlevez à la ville l’un de ses derniers bâtiments publics pour l’offrir au privé. »
Jeanine Meignan a à son tour pris la balle au bond. « La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute. Ce n’est pas un bâtiment comme les autres. Il a été construit grâce à des dons d’un million de francs de l’époque offert par les habitants de la ville de Paris suite aux crues de 1930 pour créer des activités populaires. C’est pourquoi nous demandons de la conserver dans le bien commun. »
« Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? » demande Arnaud Hilion.
Arnaud Hilion, qui piaffait d’impatience, ne pouvait pas laisser passer ce dossier sans broncher. « C’est avec une certaine tristesse que je vous vois pousser cette logique contre la Maison du Peuple. Tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas. Vous nous dites qu’elle est fermée depuis trois ans. Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? »
De la tristesse, on est passé à la colère dans la bouche d’Olivier Fournet. « La politique, c’est aussi des symboles et la Maison du Peuple représente la résilience de Montauban. C’était un lieu de rencontre et de lutte sociale et c’est là que vous avez fêté votre victoire de 2001… »
« Redonner un nouvel élan à ce bâtiment »
Étonnamment magnanime, Brigitte Barèges a répondu point par point aux allégations de ses opposants. « Je suis attachée au droit syndical, mais nous avons longtemps maintenu une coutume qui consistait à loger des syndicats départementaux alors que ce n’est pas une obligation légale. En 2001, la Ville était très endettée et nous avons dû vendre des bâtiments. Depuis, on a rénové et construit. M. Hilion vous êtes triste, M. Fournet vous êtes en colère, mais il y avait encore pour plusieurs millions de travaux à effectuer. Nous ne nous interdisons rien. Il manque une locomotive en centre-ville, des salles de réunion ou de conférence. Nous voulons donner un nouvel élan à ce bâtiment. Ce ne sera peut-être pas avec des galas de la CGT, mais la Maison du Peuple sera ouverte au public. »
Sans surprise, l’opposition a voté contre à l’unisson. Une page d’histoire locale s’est définitivement tournée ce jeudi soir.
Manifestation devant la mairie de Montauban : « Non à la vente de la Maison du Peuple »
Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie.DDM – Hugues de LESTAPIS
l’essentiel Avant la séance du conseil municipal qui devait entériner la désaffectation et le déclassement du bâtiment de la Maison du Peuple, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’hôtel de Ville de Montauban. Pour réclamer que ce bâtiment symbolique reste un bien public.
À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, l’UD CGT 82 en tête, puis relayée par les élus du groupe d’opposition L’alternative pour Montauban, une manifestation a eu lieu ce jeudi soir 30 novembre devant la mairie à 18 heures, à l’amorce du conseil municipal, pour dénoncer « la future vente » de la Maison du Peuple.
Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, pour dire en substance leur « stupeur » d’avoir appris que dans l’ordre du jour de ce conseil du 30 novembre, « Brigitte Barèges entendait faire voter une délibération lui donnant les pleins pouvoirs pour vendre la Maison du Peuple ». Et de rappeler, à qui l’ignorerait, que ce bâtiment historique a été construit avec les dons de la commune de Paris pour y héberger les organisations syndicales d’ouvriers et les associations venant en aide aux populations.
Un haut lieu de rassemblement
Les conditions qui ont permis la construction de la Maison du Peuple faisaient suite aux terribles inondations de 1930. L’endroit est devenu, « un haut lieu de vie et de rassemblement des Montalbanaises et Montalbanais, et bien au-delà. Depuis 1945, ce bâtiment a vu se dérouler toute l’histoire sociale, politique et associative du département. Un « forum » de construction des luttes syndicales, de manifestations culturelles, humanitaires, associatives, bref elle appartient à tous ! ».
Les drapeaux de la CGT étaient ce jeudi soir les plus visibles. Ce rassemblement a été aussi l’occasion, pour de vieux militants, de se remémorer des souvenirs politiques, dont la victoire de Louis-Jean Delmas à la mairie en 1965. « Lui, en tout cas, il aimait le peuple ».