Les violences conjugales progressent encore de 20 % en 2023 dans le Tarn-et-Garonne in DDM

Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage
Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage DDM, Max Lagarrigue

Avant le dévoilement des chiffres consolidés des violences faites aux femmes, le procureur de Montauban Bruno Sauvage a confirmé la tendance et ses axes d’action pour réduire ce fléau national.

Année après année, les chiffres des violences conjugales sont en hausse. Au niveau national, un doublement des plaintes est constaté entre 2016 et 2022.

Le département n’est pas épargné par ce fléau confirme le procureur de la République de Montauban qui nous a livré la tendance, avant les chiffres consolidés dévoilés lors de l’audience solennelle judiciaire en janvier. Continuer la lecture de Les violences conjugales progressent encore de 20 % en 2023 dans le Tarn-et-Garonne in DDM

Cop 28 : Étudions Le document du PCF et de la revue Progressiste par G. Le Puill

 

Alors que la Cop 28 se déroule actuellement chez les rois du pétrole à Dubaï et suscite bien des polémique, il convient de rappeler que le Part Communiste Français et la revue Progressiste ont rendu public le 6 novembre un texte commun, conçu pour être soumis au débat de auprès de toutes les personnes souhaitant s’impliquer afin de garder une planète vivable pour les générations futures. Cet article est le premier d’une série de cinq consacrés à l’étude de ce texte. Continuer la lecture de Cop 28 : Étudions Le document du PCF et de la revue Progressiste par G. Le Puill

Le vrai visage de l’extrême droite : le désordre public et la violence

Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

Lorsque l’extrême droite tente de nous faire croire qu’elle est devenue respectable, et même fréquentable, grâce à certains médias engagés dans une croisade d’un autre temps, que constate-t-on en réalité ? Qu’elle s’acharne à semer le poison de la division, à provoquer des violences et à tenter d’engager la nation sur l’autoroute de la guerre civile, pied au plancher.

Ses méthodes ? D’un côté, des forces politiques qui exploitent sans vergogne des faits divers pour faire le lien entre immigration, délinquance et terrorisme. De l’autre côté, des milices, encagoulées, armées de barres de fer, qui passent aux actes, provoquent des révoltes, organisent des « ratonnades », attaquent des policiers, dessinent des croix gammées.

Elles s’en prennent, dans un même élan nauséeux, aux Arabes, aux juifs, aux communistes et aux organisations de défense des droits de l’homme. Les sièges locaux du PCF, à travers la France, ont subi une trentaine d’attaques et de dégradations. Des militants envahissent le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, défilent à Rennes, Laval, Lyon, scandent et menacent : « Un bon musulman est un musulman mort. »

Voilà ce que révèle la terrible séquence que nous venons de vivre, marquée par la mort d’un adolescent de 16 ans, Thomas, qui n’aurait dû entraîner que notre compassion unanime et la colère la plus digne. Au lieu de cela, nous avons assisté, horrifiés, à une campagne de fausses informations, de récupération politique et de haine. Tel est le vrai visage de l’extrême droite, si loin des oripeaux de notabilité qu’elle tente désespérément d’arborer.

Ouvrons plutôt les yeux et tenons-nous-en aux faits. L’extrême droite, une mouvance au service des intérêts du peuple ? Vraiment ? Sur les salaires, elle refuse l’indexation sur l’inflation et la hausse du Smic. Les déserts médicaux ? Elle s’oppose à la régulation de l’installation des médecins, pourtant soutenue par 75 % des Français. La fiscalité ? Elle est contre le retour de l’ISF, plébiscité par 80 % de nos concitoyens. La Sécurité sociale et les retraites ? Le RN propose de supprimer les cotisations sociales. L’avenir de nos agriculteurs ? Le parti de Marine Le Pen ne trouve rien de mieux que de proposer la baisse du budget de la PAC attribué à la France. Et l’on pourrait ainsi décliner un programme que n’auraient pas renié Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Alors, oui, ouvrons les yeux et déjouons les manœuvres de l’extrême droite coordonnées avec ses milices. Rappelons qu’en France, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions. Depuis la loi Gayssot, votée en 1990, ce sont des délits. Il nous revient d’appeler à l’unité de la nation et au respect des valeurs de la République. Et de mobiliser toutes nos énergies pour résoudre la grave crise sociale qui mine autant le moral que le pouvoir d’achat des Français.

Non, la montée de l’extrême droite n’est pas une vague irrésistible. Certes, elle avance, en Italie, en Hongrie ou tout récemment aux Pays-Bas. Mais elle connaît aussi des reflux, comme en Pologne cet automne ou en Espagne avec la victoire de la gauche et des communistes. Il n’y a aucune fatalité dans le désastre annoncé.

 

Inflation : quatre associations interpellent Emmanuel Macron et demandent une « transparence totale » sur les prix alimentaires

Quatre organisations de défense des consommateurs ont adressé, ce mercredi 19 novembre, une lettre au président de la République pour demander une « transparence totale » sur les marges des industriels et distributeurs et sur la construction des prix alimentaires.

Les signataires rappellent que l’inflation alimentaire a atteint plus de 20 %, le prix d’un litre de carburant a régulièrement avoisiné les 2 euros, et celui de l’énergie s’est envolé. Photo by Thibaut Durand/ABACAPRESS.COM

« Ces 2 dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour le budget de nombreux ménages. » Ainsi commence la lettre écrite par les associations Foodwatch, UFC-Que Choisir, Familles Rurale et la CCLV (Consommation Logement Cadre de Vie), et adressée au président de la République.

Les signataires rappellent que l’inflation alimentaire a atteint plus de 20 %, le prix d’un litre de carburant a régulièrement avoisiné, voire dépassé les 2 euros, et celui de l’énergie s’est envolé. Partant de ce constat, et alors que certaines entreprises enregistrent des profits records, les associations exigent que « toute la lumière sur la construction des prix alimentaires » soit faite et de « mettre fin au plus vite aux marges excessives ».

Le 23 novembre, l’Insee publiait son étude annuelle, « France, portrait social », qui détaille les impacts économiques du système socio-fiscal et de l’inflation. Bilan : la hausse du niveau de vie ne permet pas de compenser les dépenses supplémentaires liées à l’inflation. Et évidemment, surtout pour les foyers les plus modestes. Continuer la lecture de Inflation : quatre associations interpellent Emmanuel Macron et demandent une « transparence totale » sur les prix alimentaires

« La Maison du Peuple ne vous appartient pas » : vives tensions au conseil municipal de Montauban autour de l’avenir d’un bâtiment symbole in DDM

Une page s'est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique... ce qui ouvre la voie à sa mise en vente.
Une page s’est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique… ce qui ouvre la voie à sa mise en vente. DDM – ERIC THERON

l’essentiel Le déclassement de la Maison du peuple a cristallisé les débats au conseil municipal de Montauban, ce jeudi soir 30 novembre. L’opposition a voté contre après une salve de réactions hostiles. Une manifestation a même réuni une quarantaine de personnes devant les grilles de l’hôtel de Ville, essentiellement des membres de la CGT.

C’était attendu et on n’a pas été déçu. Alors que quelques représentants de la CGT battaient le pavé sous la pluie devant l’hôtel de ville de Montauban, l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 30 novembre a rapidement évoqué le sort futur de la Maison du Peuple. Fermé depuis le 1er septembre 2020 après le départ des syndicats (CGT, FO, UNSA), le bâtiment a longtemps fait l’objet d’un contentieux entre la mairie et la CGT.

Après avoir réalisé des travaux, notamment un désamiantage pour un coût de 1 à 2 M€ dixit Brigitte Barèges, il était question de faire du site un tiers lieu numérique. Mais devant le coût de la remise en état, la municipalité a renoncé au projet, préférant miser sur une location, vente totale ou partielle du bâtiment. Ce jeudi, il n’était pas encore question de location ou de vente mais de « constater la désaffectation de la Maison du Peuple », qui n’abritera plus de syndicats et de « prononcer son déclassement ».

La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute, considère Jeanine Meignan.

Malgré l’absence de Rodolphe Portoles, l’opposition l’a joué collective pour dénoncer ces décisions. À commencer par Cathy Philippe (Montauban Citoyenne). « Fermer les portes d’un bâtiment aussi symbolique n’est pas une bonne chose. La Maison du Peuple ne vous appartient pas. C’est un bien commun qui a été le poumon de notre démocratie. Vous enlevez à la ville l’un de ses derniers bâtiments publics pour l’offrir au privé. »

A lire aussi : 1er Mai : « On reprendra un jour la Maison du Peuple »

Jeanine Meignan a à son tour pris la balle au bond. « La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute. Ce n’est pas un bâtiment comme les autres. Il a été construit grâce à des dons d’un million de francs de l’époque offert par les habitants de la ville de Paris suite aux crues de 1930 pour créer des activités populaires. C’est pourquoi nous demandons de la conserver dans le bien commun. »

« Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? » demande Arnaud Hilion.

Arnaud Hilion, qui piaffait d’impatience, ne pouvait pas laisser passer ce dossier sans broncher. « C’est avec une certaine tristesse que je vous vois pousser cette logique contre la Maison du Peuple. Tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas. Vous nous dites qu’elle est fermée depuis trois ans. Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? »

De la tristesse, on est passé à la colère dans la bouche d’Olivier Fournet. « La politique, c’est aussi des symboles et la Maison du Peuple représente la résilience de Montauban. C’était un lieu de rencontre et de lutte sociale et c’est là que vous avez fêté votre victoire de 2001… »

« Redonner un nouvel élan à ce bâtiment »

Étonnamment magnanime, Brigitte Barèges a répondu point par point aux allégations de ses opposants. « Je suis attachée au droit syndical, mais nous avons longtemps maintenu une coutume qui consistait à loger des syndicats départementaux alors que ce n’est pas une obligation légale. En 2001, la Ville était très endettée et nous avons dû vendre des bâtiments. Depuis, on a rénové et construit. M. Hilion vous êtes triste, M. Fournet vous êtes en colère, mais il y avait encore pour plusieurs millions de travaux à effectuer. Nous ne nous interdisons rien. Il manque une locomotive en centre-ville, des salles de réunion ou de conférence. Nous voulons donner un nouvel élan à ce bâtiment. Ce ne sera peut-être pas avec des galas de la CGT, mais la Maison du Peuple sera ouverte au public. »

Sans surprise, l’opposition a voté contre à l’unisson. Une page d’histoire locale s’est définitivement tournée ce jeudi soir.


Manifestation devant la mairie de Montauban : « Non à la vente de la Maison du Peuple »

Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie.
Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie. DDM – Hugues de LESTAPIS

l’essentiel Avant la séance du conseil municipal qui devait entériner la désaffectation et le déclassement du bâtiment de la Maison du Peuple, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’hôtel de Ville de Montauban. Pour réclamer que ce bâtiment symbolique reste un bien public.

À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, l’UD CGT 82 en tête, puis relayée par les élus du groupe d’opposition L’alternative pour Montauban, une manifestation a eu lieu ce jeudi soir 30 novembre devant la mairie à 18 heures, à l’amorce du conseil municipal, pour dénoncer « la future vente » de la Maison du Peuple.

A lire aussi : « La Maison du Peuple ne vous appartient pas » : vives tensions au conseil municipal de Montauban autour de l’avenir d’un bâtiment symbole

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, pour dire en substance leur « stupeur » d’avoir appris que dans l’ordre du jour de ce conseil du 30 novembre, « Brigitte Barèges entendait faire voter une délibération lui donnant les pleins pouvoirs pour vendre la Maison du Peuple ». Et de rappeler, à qui l’ignorerait, que ce bâtiment historique a été construit avec les dons de la commune de Paris pour y héberger les organisations syndicales d’ouvriers et les associations venant en aide aux populations.

Un haut lieu de rassemblement

Les conditions qui ont permis la construction de la Maison du Peuple faisaient suite aux terribles inondations de 1930. L’endroit est devenu, « un haut lieu de vie et de rassemblement des Montalbanaises et Montalbanais, et bien au-delà. Depuis 1945, ce bâtiment a vu se dérouler toute l’histoire sociale, politique et associative du département. Un « forum » de construction des luttes syndicales, de manifestations culturelles, humanitaires, associatives, bref elle appartient à tous ! ».

Les drapeaux de la CGT étaient ce jeudi soir les plus visibles. Ce rassemblement a été aussi l’occasion, pour de vieux militants, de se remémorer des souvenirs politiques, dont la victoire de Louis-Jean Delmas à la mairie en 1965. « Lui, en tout cas, il aimait le peuple ».

 

Après l’attaque de néonazis à Romans-sur-Isère, partout en France, des cortèges menaçants se multiplient

NDLR de MAC: La porosité avec les insultes et anathèmes proférées par des responsables locaux du RN et de Reconquête, y compris des élus-es est flagrante comme si l’ensemble de la fachosphère se mettait en mouvement et tentait d’occuper le terrain pour faire oublier l’échec de son populisme. Dernier exemple en date, le tweet de M. Lopez fustigeant les « bobos-ecolos urbains » au prétexte qu’il a été invité à l’AG de la FDSEA82 qui se tenait à Moissac. AG qui s’est prolongé par des dégradations ce matin devant la sous préfecture de Castelsarrasin, sur le pont de l’avenir et à différents rond-points. Les comptes X et Facebook pullulent avec des profils tous plus inquiétants les uns que les autres… il est temps que la République prennent ses responsabilités contre ces gens là.

Depuis l’expédition punitive d’environ 80 néonazis à Romans-sur-Isère, samedi 25 novembre, plusieurs dizaines de nervis ont continué à défiler dans de nombreuses villes de France. Sur leurs réseaux, les appels à « venger » la mort du jeune Thomas à Crépol se multiplient.

À Paris, le 6 mai dernier, des néonazis manifestaient en plein centre ville. © EPA-EFE/STR

L’échec de l’expédition punitive menée à Romans-sur-Isère par environ 80 néonazis, samedi soir, n’a pas refroidi les ardeurs des groupes d’extrême droite violents. Au contraire. « Nous aussi, sortons dans la rue pour défendre les nôtres », appellent les identitaires rennais de L’Oriflamme.

Dans la capitale bretonne comme à Laval, Reims, Valence, Colmar, Aix-en-Provence, Grenoble, des ultranationalistes, le plus souvent cagoulés, parfois munis de fumigènes et de barres de fer, ont défilé dans les rues. À Lyon, lundi 27 novembre au soir, ils étaient près d’une centaine à déambuler au cri de « Justice pour Thomas ! », mais aussi « Islam hors d’Europe ! » et « L’immigration tue ! ».

Des cortèges menaçants qui se multiplient. Cette semaine, les identitaires de La Citadelle prévoient un rassemblement, mercredi 29 novembre au soir, à Lille ; ceux de La Bastide, à Bordeaux, jeudi 30 ; et, à Paris, les Natifs, composé d’anciens de Génération identitaire, organisent un rassemblement, vendredi 1er décembre, devant la Sorbonne. Continuer la lecture de Après l’attaque de néonazis à Romans-sur-Isère, partout en France, des cortèges menaçants se multiplient

Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

Une partie des forces progressistes est accusée d’avoir cédé aux sirènes de cette forme de racisme. Mauvais procès ou signe qu’elles auraient failli dans la défense des concitoyens de confession juive qui se sentent abandonnés ? Des voix demandent à la gauche de se ressaisir, loin des allégations outrancières orchestrées par la droite et l’extrême droite.

À la marche contre l’antisémitisme le 12 novembre à Paris, Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV) et Olivier Faure (PS) © Michel Stoupak / NurPhoto via AFP

La voix, rageuse, s’élève au-dessus des huées : « Collabos ! C’est eux les vrais fachos ! » L’homme vise le groupe d’élus socialistes, communistes et écologistes, venus participer à la marche du 12 novembre, à Paris, contre l’antisémitisme. À quelques centaines de mètres, le cortège d’extrême droite n’est pas autant chahuté. Comment en sommes-nous arrivés à ce monde à l’envers ?

Bien sûr, vingt ans de dédiabolisation de l’extrême droite et des décennies de stigmatisation de la cause pro-palestinienne, suspectée de se nourrir de l’antisémitisme, sont passés par là. Mais plusieurs voix progressistes pointent également, tantôt un « malaise », tantôt une « minimisation », voire un « déni », sur la question de l’antisémitisme, à gauche.

« Ce qui est sûr, c’est qu’un fil s’est rompu, constate Ian Brossat, porte-parole du PCF. Pendant la marche (du 12 novembre – NDLR), une jeune femme franco-israélienne est venue me voir, surprise que des communistes marchent contre l’antisémitisme. Nous ne sommes plus identifiés à ce combat-là, nous devons y travailler. » Continuer la lecture de Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

Autocollants en forme de croix gammée, boîte à lettres arrachée : qui a vandalisé le siège départemental du Parti communiste français à Montauban?

Des autocollants reprenant la forme de la croix gammée... mais où on peut aussi lire le sigle "LFI" ont été apposés sur la plaque de la fédération du PCF 82 à Montauban.
Des autocollants reprenant la forme de la croix gammée… mais où on peut aussi lire le sigle « LFI » ont été apposés sur la plaque de la fédération du PCF 82 à Montauban. Capture Facebook
NDLR de MAC: ces autocollants sont issus de sites néonazis qui en assurent la promotion et la vente. Un précédent avait eu lieu avec des tags sur la vitrine de la section du PCF Castelsarrasin il y a une douzaine d’année….

l’essentiel Dans la nuit de vendredi à samedi, le siège de la fédération départementale du PCF de Tarn-et-Garonne a subi des dégradations. Des tags en forme de croix gammée ont été retrouvés sur la façade, au 68 rue de la République. Une plainte a été déposée au commissariat de Montauban.

« C’est la première fois dans notre département que nous sommes la cible d’actes de vandalisme », constate amèrement la fédération du Parti communiste français de Tarn-et-Garonne.

Ce samedi matin, des dégradations ont été constatées sur la porte d’entrée et la plaque mentionnant la présence du siège du PCF 82 dans cet immeuble du 68, rue de la République, en plein centre de Montauban. Les faits remontent à la nuit de vendredi à samedi.

« Autocollants reprenant la croix gammée, boîte à lettres arrachée et matelas qui possiblement aurait pu servir à enflammer la porte d’entrée, autant de signes qui désignent les façons d’opérer de groupuscules d’extrême droite. Ces actes d’intimidation sont inacceptables », s’insurge le PCF 82 dans un communiqué.

 

La boîte à lettres a été vandalisée.
La boîte à lettres a été vandalisée. Capture Facebook

 

« Bien loin de nous intimider, ces dégradations ne font que renforcer notre engagement en faveur de la démocratie, de la liberté d’expression et de la tolérance. Nous serons toujours de celles et ceux qui combattent les forces réactionnaires qui, plutôt que d’agir à visage découvert, préfèrent avec lâcheté opérer la nuit où le risque de se faire prendre est infime. Une plainte a été déposée et nous savons compter sur les autorités pour qu’elles fassent leur maximum afin de retrouver les auteurs de ces dégradations. »

 

Un matelas a été placé devant la porte de la fédération du PCF: acte d'intimidation ou tentative d'incendie?
Un matelas a été placé devant la porte de la fédération du PCF: acte d’intimidation ou tentative d’incendie? Capture Facebook

 

Le soutien de Valérie Rabault

La députée PS de Tarn-et-Garonne Valérie Rabault a réagi ce samedi soir en exprimant son soutien au PCF 82 et à ses responsables Catherine Philippe, Rodolphe Portoles et Julien Sueres. Elle condamne ces actes de vandalisme et ces croix gammées taguées sur les locaux du PCF, exhortant à « ne rien lâcher face à ceux qui menacent la démocratie ».


Je rejoins le PCF ou je souhaite exprimer ma solidarité contre ces actes odieux!

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#MeToo : « Face aux violences de genre, le discours progresse, pas les politiques »

Six ans après le début du mouvement MeToo, la réaction des pouvoirs publics est loin d’être à la hauteur des attentes du collectif féministe Nous Toutes. L’une de ses coordinatrices, Maëlle Noir, dresse un bilan amer avant la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25 novembre.

Partout en France, des cortèges sont organisés ce samedi 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. À Paris, le rendez-vous est fixé à 14 heures, place de la Nation, pour rejoindre celle de la République.

Cette année, la manifestation du 25 novembre pointe « les violences de genre, sociales et d’État ». Pourquoi ce mot d’ordre ?

Il s’agit de mettre l’accent sur le continuum des violences. Les politiques menées par l’État produisent des violences sociales qui sont souvent genrées. Retraites, RSA, assurance-chômage… depuis un an, les différentes « réformes » qui ont visé notre modèle social ont pénalisé et vulnérabilisé en premier lieu les femmes, les personnes LGBT + et les enfants.

Il y a des liens de causalité entre ces violences économiques et les violences physiques, ou même sexuelles. Ainsi, comment quitter un conjoint violent si les aides sociales sont conjugalisées, ou si on est contrainte de travailler à temps partiel ? Continuer la lecture de #MeToo : « Face aux violences de genre, le discours progresse, pas les politiques »

Liquidation de Fret SNCF : le gouvernement avait-il tout prévu dès 2019 ?

Le gouvernement a présenté un désossage de l’opérateur public, prétextant l’ouverture d’une enquête de Bruxelles sur des aides potentiellement indues. À l’Assemblée nationale, les auditions d’une commission d’enquête laissent présager que cette liquidation était anticipée dès 2019.

En 2019, un plan de discontinuité de Fret SNCF avait été commandé au cabinet McKinsey, par les services du ministère des Transports. « L’étude de McKinsey ne garantissait ni la viabilité ni le report modal », mesure l’ex-directrice générale des activités ferroviaires et multimodales de marchandises de SNCF Logistics, entre 2010 et 2020.© François HENRY/REA

Fret SNCF pris dans une tourmente fatidique ? À la suite de l’ouverture d’une enquête de la Commission européenne le 18 janvier, Bruxelles veut savoir si les aides publiques perçues par Fret SNCF entre 2007 et 2019, d’un montant de 5,3 milliards d’euros, constituent une entrave au droit à la concurrence. Mais plutôt que de défendre l’opérateur public, Clément Beaune a choisi la liquidation. Le ministre délégué chargé des transports a présenté, le 23 mai, un plan de « discontinuité ». Continuer la lecture de Liquidation de Fret SNCF : le gouvernement avait-il tout prévu dès 2019 ?