Jean Paul Legrand Prof, formateur, ex-élu PC (3 mandats dont 1 de maire-adjoint de Creil), retraité dans le Tarn.
Catégorie : Education
Professeur d’EPS : des conditions d’exercice détériorées
Claude Lelièvre : « Halte à la morgue des ‘’forces de l’écrit’’ ! »
Éducation: À l’ombre des JO 2024, comment le sport scolaire est laissé à l’abandon
Installations vétustes, manque d’enseignants, formation dégradée, recul de la pratique : à moins d’un an de l’ouverture des jeux Olympiques de Paris, le sport scolaire se débat pour garder sa place… que lorgne le secteur privé, avec l’appui du gouvernement.

© Julie Sebadelha/ABACAPRESS
C’est comme si on avait deux réalités parallèles. Celle d’une France qui se réjouit d’accueillir, dans dix mois, les jeux Olympiques, la flamme, la clameur des stades, les cérémonies, la fraternité, les joies et les larmes… Et celle de jeunes Français qui, de l’école au lycée, tentent de faire du sport dans la grisaille de gymnases glacés et décrépits, dans des stades lointains ou des piscines au planning surchargé.
Pendant ce temps, fidèle au cliché du coq qui chante, les ergots plantés dans la fiente, le gouvernement vante les mérites de sa politique de sport scolaire à coups de slogans, « trente minutes de sport par jour » en primaire, « deux heures de sport » supplémentaires au collège… et pousse « en même temps » les pratiques sportives des jeunes vers le secteur marchand, avec ce que cela implique d’inégalités. Continuer la lecture de Éducation: À l’ombre des JO 2024, comment le sport scolaire est laissé à l’abandon
Sous-investissement, enseignements déséquilibrés… Une nouvelle étude accable le système scolaire français
Sous-financement du primaire, professeurs parmi les plus mal rémunérés, déséquilibre des enseignements au profit des « fondamentaux » : l’étude annuelle de l’OCDE montre un système éducatif français inégalitaire et sous-financé.

© MARTIN BUREAU / AFP
Des dépenses un peu au-dessus de la moyenne pour des résultats qui restent inégalitaires, des enseignants toujours sous-payés. Pas grand-chose de nouveau sous le soleil de la France scolaire, est-on tenté d’écrire après la présentation, mardi 12 septembre, de la grande enquête annuelle de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), « Regards sur l’éducation ».
Pourtant, avec la promotion tous azimuts de l’apprentissage et la réforme du lycée professionnel, notre pays fait figure de bon élève d’une organisation idéologiquement marquée, puisque née – rappel – au sortir de la Seconde Guerre mondiale pour veiller à la mise en œuvre du plan Marshall en Europe.
Il faut le savoir pour décrypter Regards sur l’éducation, qui demeure malgré tout une précieuse source de données sur les systèmes scolaires des pays membres de l’OCDE, dont le nôtre. À commencer par la mesure de l’investissement dans l’éducation. Ainsi, quand l’étude relève que plus les pays sont riches, plus leurs dépenses éducatives sont élevées, elle n’enfonce pas, malgré les apparences, une porte ouverte. Continuer la lecture de Sous-investissement, enseignements déséquilibrés… Une nouvelle étude accable le système scolaire français
Fabien Roussel: inventons les jours heureux (Discours à la Fête de l’Huma)
Attractivité du métier d’enseignant : le dossier des salaires est clos pour le Ministre
Contre la guerre, la hausse des prix et l’austérité, les communistes mobilisés pour gagner ! (PCF)

Réunis en Conseil national, les communistes appellent les citoyennes et les citoyens, les forces syndicales et associatives, et toutes les forces de gauche à investir pleinement la Fête de l’Humanité qui se déroulera les 15, 16 et 17 septembre prochains. Elle sera l’occasion de partager un grand moment festif et culturel, de soutenir et de développer le journal l’Humanité et de participer à des centaines de débats pour contribuer à construire l’alternative aux politiques capitalistes en France, en Europe et dans le monde.
Agir pour la paix et la solidarité
Les communistes appellent à faire du jeudi 21 septembre une grande journée de mobilisation pour la paix, l’arrêt de la militarisation et la fin des conflits armés, partout dans le monde. Continuer la lecture de Contre la guerre, la hausse des prix et l’austérité, les communistes mobilisés pour gagner ! (PCF)
Fabien Roussel face aux lecteurs de l’Huma : « Rassemblons-nous devant les préfectures »
L’Humanité a reçu le secrétaire national du PCF pour un dialogue a bâtons rompus avec plusieurs citoyens qui s’inquiètent de l’inflation, de la casse des services publics, de l’accès au logement, de l’ubérisation du monde du travail et d’un horizon bouché pour les étudiants comme les retraités, avec l’envie de trouver des solutions.
Autour de la table de conférence de rédaction, lundi, dans les locaux de l’Humanité, le dirigeant du PCF Fabien Roussel s’assoit aux côtés d’Andrée, Nathalie, Kader et Estelle. Et un débat démarre pendant une heure trente sur l’état du pays et la réalité des vies au quotidien. Compte rendu.
Andrée, retraitée et militante à la Confédération nationale du logement : En racontant que j’allais rencontrer Fabien Roussel, on m’a dit : « Dis-lui que nous ne pouvons plus manger de viande ou de poisson à cause de l’inflation. » Aux permanences de la Confédération nationale du logement (CNL), nous recevons des personnes dont les revenus ne suffisent plus pour vivre. Même moi, qui ai une retraite de 1 400 euros, je ne peux plus partir en vacances, je dois faire attention à tout. Que proposez-vous pour sortir de cette situation ?
Le constat que vous faites est partagé par des millions de Françaises et de Français. Quand on a une inflation à 20 % sur l’alimentation, 30 % sur l’électricité, l’essence à plus de 2 euros le litre, alors que les salaires et les pensions n’augmentent pas, c’est tout simplement intenable. La France est un pays riche et nous avons dans notre pays environ 10 millions de personnes en situation de pauvreté. C’est l’injustice de ce système. Continuer la lecture de Fabien Roussel face aux lecteurs de l’Huma : « Rassemblons-nous devant les préfectures »
Pour une jeunesse plus sportive, il faut investir fortement dans l’EPS, « en faire un axe prioritaire des politiques éducatives et reconnaitre cet enseignement sur l’ensemble du parcours scolaire des élèves ». « Pour l’heure, il manque un engagement politique à la hauteur des enjeux qui sont face à nous » selon Coralie Benech.
C’est décidé et écrit noir sur blanc puisque c’est paru par écrit dans la tribune que le nouveau ministre de l’Éducation nationale a écrit pour « Le Monde » de ce 15 septembre. Gabriel Attal n’a même pas attendu son baptême d’immersion de trois jours dans un lycée. Il sait et il décide par écrit sans autre forme de procès ou de processus, dans la presse.
Reçues par le Ministre mercredi 13 septembre dans le cadre d’une concertation sur l’attractivité du métier, les organisations syndicales ont au préalable tenu à rappeler collectivement les maux dont souffre l’École. Près de 3 000 postes non pourvus, manque de AESH, de CPE, de PsyEN, d’AED, de personnels de santé… dégradent les conditions de travail de toutes et tous ont-elles déclaré. « Monsieur le ministre, vous prenez vos fonctions dans un contexte très particulier pour l’Éducation nationale : pénurie de personnels alors même que les besoins de recrutements à court et moyen terme sont importants – 329 000 enseignants à recruter d’ici 2030 selon la DARES, fossé grandissant entre la réalité que les personnels vivent et les déclarations ministérielles, présidentielles, ce qui alimente une défiance grandissante envers la parole politique… L’Éducation nationale ne peut se gouverner sans ou contre les personnels et leurs représentants ».

« De nombreux pays de l’OCDE sont en proie à des pénuries d’enseignants » écrit l’OCDE dans le dernier numéro de regards sur éducation. La France, avec 3100 postes non pourvus aux concours et les difficultés qu’elle rencontre pour recruter des contractuels, est l’un de ces pays. Pour l’OCDE, attirer des candidats et pérenniser les enseignants en poste passe par une bonne rémunération. Ce n’est pas la revalorisation salariale, qui peine à couvrir les effets de l’inflation, qui changera les choses en France semble-t-il. L’OCDE évoque aussi d’autres facteurs qui entrent en « ligne de compte ». Pour la France, on a une petite idée. Les enseignants français dispensent beaucoup plus d’heures que leurs collègues de l’OCDE, près de 2 000 de plus dans le premier degré par rapport à leurs voisins outre Rhin. Le nombre d’élèves par classe ? Là encore, la France fait partie des championnes en matière de taux élèves par enseignant. « La maigre revalorisation enregistrée dans l’enseignement explique en partie le différentiel salarial entre les enseignants et les autres diplômés de l’enseignement tertiaire. Le salaire statutaire des enseignants en poste dans le premier cycle de l’enseignement secondaire a augmenté de moins de 1 % par an en valeur réelle depuis 2015 dans tous les pays de l’OCDE sauf six. Pire encore, il a diminué en valeur réelle dans plus de la moitié des pays de l’OCDE dont les données sont disponibles, et ce, après la croissance faible, voire négative enregistrée au lendemain de la crise financière de 2008 dans de nombreux pays. ». Et ce ne sont pas les syndicats qui le disent, c’est l’OCDE…