Communiqué de la Fédération du Parti Communiste Français du Tarn et Garonne
Saint Porquier, Dieupentale, école Marcel Pagnol … autant de fermetures de classes ou d’école dès la rentrée prochaine dans le Tarn et Garonne. A cela s’ajoute la quasi impossibilité d’assurer correctement la continuité d’enseignement lorsqu’un.e enseignant.e est absent.e en raison d’une brigade de remplacement insuffisante pour pallier à l’ensemble des besoins du territoire. Les moyens manquent cruellement pour assurer les apprentissages dans de bonnes conditions. Nous ne pouvons admettre que classes surchargées, enseignants non remplacés deviennent l’alpha et l’oméga de l’éducation nationale. Continuer la lecture de Ecoles: la casse continue (Communiqué PCF82)
Dans le clair-obscur politique teinté d’approximations qui préside aux destinées de Terres des Confluences, le RN avance ses pions avec habileté sous la houlette d’un M. Lopez orfèvre en matière de dialectique d’extrême droite.
A la tête de la comcom, le président Briois navigue entre la pression « Bayletiste » du conseil départemental et les coups du RN local qui impose à la fois ses idées et son rythme. En effet, à la suite du coup de sang du président Briois en décembre qui remettait en jeu son mandat, les grandes manœuvres n’ont cessé pendant la trêve des confiseurs, maires consultés, conciliabules à 2 ou 3 élus, consultations des oppositions à minima… et au final un retour à l’ordre établi sans vague. Le débat d’orientation financière proposé ce soir est en ce sens un modèle de gestion sans envergure et sans relief. Continuer la lecture de Comcom du 16 février 2023: Le loup est déjà dans la bergerie + les 2 motions
Le 24 février prochain aura lieu le 1er anniversaire de l’attaque de l’armée Russe en Ukraine, appelée par le gouvernement russe “Opération militaire spéciale” et par les puissances occidentales “guerre d’agression contre l’Ukraine”. Le vocabulaire est aussi une arme de guerre, et il faut être très prudent et attentif aux termes utilisés, dès lors qu’on commente des événements militaires. Sans rentrer ici dans le débat, je noterai seulement que ces mêmes pays occidentaux ont eux-même utilisé largement le terme “Opération militaire”, voire parfois “Opération de paix”, lorsqu’ils utilisèrent leurs armées contre des pays souverains, on peut citer entre autres les exemples de la Serbie (“Opération force alliée” en 1999) ou de la Libye (“Opération Harmattan”, nom utilisé pour l’Armée Française en 2011). Continuer la lecture de L’Appel international pour la Paix: contenus et commentaires par Franck Marsal
Pascale Prat dirige cette école depuis 2002.Photo DDM, E.L.
Annoncé à plusieurs reprises par la mairie de Montauban, l’école Marcel-Pagnol est censée fermer ses portes à la fin de l’année scolaire. Mais ni les parents d’élèves ni la directrice de l’établissement ne peuvent s’y résoudre.
« Je n’arrive pas à me faire l’idée », confie Pascale Prat, la directrice, depuis 2002, de l’école Marcel-Pagnol, « comment peut-on envisager sereinement de fermer une école qui vit »?, s’interroge-t-elle. La menace de fermeture de l’établissement scolaire à la rentrée prochaine devient pourtant de plus en plus forte. La maire Brigitte Barèges et ses élus, ont encore une fois affirmé leur désir d’aller jusqu’au bout de ce projet lors du dernier conseil municipal, lundi.
Pour autant, l’enseignante ne s’y résout pas. « Il y a d’abord eu l’argument que l’école avait besoin d’être rénovée mais des travaux ont déjà été réalisés, les fenêtres ont été changées de ce côté-ci, rappelle-t-elle en désignant les ouvertures côté rue, et il ne reste que celles côté cours à changer ». Et de poursuivre : « Des travaux d’entretien réguliers ont été effectués. D’importants travaux d’amélioration ont d’ailleurs été entrepris récemment comme la mise aux normes d’accessibilité aux personnes en situation de handicap ou la fermeture et l’insonorisation du préau », détaille-t-elle.
«Marx avait-il raison ?» s’interroge le grand hebdomadaire allemand Der Spiegel en ce début d’année, mettant à la une l’image, modernisée, du critique du capital et du fondateur du communisme moderne
Nous sommes entrés dans une nouvelle phase qui réorganise les critiques anticapitalistes, féministes, internationalistes autour d’un marxisme écologique.
Alexis Cukier
Philosophe, maître de conférences à l’université de Poitiers
Les retours et détours des théories marxistes ont toujours suivi le mouvement réel de la lutte des classes. Ainsi, le cycle de mouvements sociaux après la crise de 2007-2008 a relancé les analyses marxistes de la financiarisation du capitalisme, et, quelques années plus tard, la nouvelle vague de luttes féministes a suscité puis s’est réapproprié de nouvelles théories féministes et marxistes du patriarcat et de la reproduction sociale. Avec la nouvelle génération de mouvements écologistes des années 2020, c’est aujourd’hui au tour du marxisme écologique de suivre et d’éclairer les stratégies écologistes, mais aussi indissociablement anticapitalistes, féministes, antiracistes et internationalistes. En effet, seul le marxisme peut saisir, par exemple, la pandémie de Covid, les sécheresses et incendies dus au réchauffement climatique, l’inflation, les guerres impérialistes, comme des conséquences ou des adaptations à la crise de la biosphère causée par le mode de production capitaliste. Continuer la lecture de Crises : pourquoi la critique de Marx fait-elle son retour ?
Les représentants de l’intersyndicale étaient bien à la préfecture, mais ils ont boycotté la réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN).DDM – DDM HAZEM ALATRASH
C’est une première depuis 15 ans dans le Tarn-et-Garonne. Syndicats et parents d’élèves ont boycotté ce mardi la réunion du conseil départemental de l’Education Nationale. Faute de quorum, le CDEN a été reporté à vendredi.
Comme annoncé, l’intersyndicale FSU-SNUIPP, UNSA, SGEN CFDT et la FCPE, a pratiqué la politique de la chaise vide à l’occasion de la réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale qui s’est réuni ou devait se réunir à la Préfecture pour définir le profil de la rentrée scolaire 2023. Sur les 30 membres votants (10 élus, 10 parmi le personnel enseignant et autant pour les parents d’élèves), il aurait fallu 16 présents pour que le quorum soit atteint. De fait, le CDEN a été reporté à vendredi. Continuer la lecture de Tarn-et-Garonne. Syndicats et parents d’élèves boycottent la carte scolaire in DDM
Alors que les annonces de fermetures de classes se multiplient, celles d’écoles sont aussi nombreuses. Dans ce dernier cas, les élèves sont bien souvent envoyés dans des écoles de quartiers, de villes ou de villages limitrophes. Fermer une école impacte toute la vie de la cité, l’école primaire étant, depuis sa création, un maillon essentiel de la vie locale. À Montauban, c’est l’école Marcel Pagnol qui fermera définitivement ses portes le 7 juillet. Une situation qui émeut les habitants et habitantes mais aussi les enseignantes de cette école de trois classes. Pascale Prat, la directrice, a écrit une lettre ouverte à Pap Ndiaye. Le Café pédagogique a décidé de la retranscrire intégralement. On lit à travers ces lignes le désarroi d’une directrice (elle n’est pas sans rappeler celle de Christine Renon) et d’une équipe au service des élèves. On y lit aussi le désarroi et l’incompréhensions de celles-ci et de tous les acteurs et actrices de l’école.
Les fermetures de classes et d’écoles sont théoriquement actées par le Dasen – Directeur académique des services de l’éducation nationale. Dans le cas présent, c’est la mairie qui a pris les devants, et le Dasen – qui aurait pu s’y opposer – s’est hâté d’acter la décision selon la FSU SNUipp de Haute-Garonne. « L’école connait une baisse d’effectif, les élèves seront 47 à la prochaine rentrée selon les prévisions » nous explique Sandra Rubio co-secrétaire départementale. « Cela justifie une fermeture de classe, mais pas une fermeture d’école… ». Contactées, la municipalité et la direction académique n’ont pas souhaité commenté.
NDLR de MAC: a l’heure du démantèlement d’une école publique qui est privée de moyens humains et financiers, il est bon de comprendre l’enjeu d’une éducation nationale, le sens d’une instruction publique avec un président qui n’a jamais caché son aversion pour le service public d’éducation .
En France, 1 élève sur 5 en moyenne est scolarisé dans un établissement privé sous contrat, avec de fortes disparités selon les territoires, 1 élève sur 3 à Paris et 1 sur 10 en Guyane. Un phénomène qui accentue la non-mixité à l’école et qui bénéfice d’un financement public à hauteur de 73%.
L’école privée sous contrat est financée à 73% par l’argent public. La France est un pays où l’enseignement privé est étroitement lié au public, du point de vue de la scolarité comme du financement. Dès lors, l’expression-même école « privée » par opposition à l’école « publique » ne prête-t-elle pas à confusion, tout en l’entretenant. Parler d’école « subventionnée » ne serait-il pas plus juste et moins « trompeur » dans la mesure où l’école privée sous contrat est essentiellement financée par l’argent public, par les impôts de l’ensemble de tous les contribuables, sans qu’elle ne soit accessible à tous ? Le financement public n’est à ce jour soumis à aucune condition de mixité sociale ou de carte scolaire.
Les parents d’élèves de l’école primaire publique de Saint Porquier s’inquiètent de la fermeture d’une classe à la rentrée prochaine. Dans l’établissement, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre après l’annonce de la direction académique aux organisations syndicales. « Une proposition de retrait d’emploi va être soumise aux instances, au comité technique et puis au CDEN », confirme Sandra Rubio, représentante du syndicat SNUIPP FSU venue soutenir la mobilisation des parents d’élèves devant l’école vendredi soir. « Les services de l’éducation nationale envisagent de fermer une classe sur les 6, pour nous il en est hors de question et nous allons tout faire pour empêcher cela », prévient Magalie Genibre, déléguée des parents d’élèves de l’école. Continuer la lecture de Saint Porquier. La fermeture d’une classe ne passe pas + Pétition
NDLR de MAC: la casse de l’éducation nationale est « en Marche ». Il s’agit ni plus ni moins que de livrer l’ensemble du système à la spéculation et au libéralisme ambiant.
« Au-delà des améliorations techniques de la réforme de 2019, une refonte plus globale des modes de formation et de recrutement des enseignants est nécessaire », estime la Cour des Comptes dans un nouveau rapport présenté le 1er février. « L’attractivité du métier enseignant ne peut se résumer à une question salariale ». Puisque ce n’est pas un problème de salaire et puisque les concours n’arrivent pas à faire le plein, la solution est vite trouvée : il suffit des les supprimer. Et pour assurer l’attractivité partout, de payer différemment les enseignants selon les académies. Pour les professeurs des écoles, sans aller jusqu’à la réouverture des écoles normales, la Cour des Comptes demande une formation spécifique basée sur une licence professionnelle. Quelques jours après un rapport qui demandait la mise sous contrat des établissements publics, la Cour est toujours dans l’optique d’une gestion privée du service éducatif public.
La masterisation « déstabilisante »
La Cour des Comptes ne l’ignore pas , il y a bien une baisse d’attractivité des concours de l’enseignement que la Cour évalue tout en restant curieusement sur les chiffres de 2021, alors que 2022 a vu près de 4000 postes laissés vacants. Or, pour la Cour, « la qualité du recrutement et de la formation des enseignants est cruciale pour la performance de l’école ». La crise du recrutement amène une baisse de cette qualité selon les académies et les disciplines. Ainsi dans le second degré le nombre de candidats par poste peut atteindre 6 en SVT mais moins de 1 en lettres classiques ou tout juste 1 en allemand. Dans le premier degré, ni Créteil ni Versailles n’arrivent à avoir assez de candidats. Continuer la lecture de Alerte, métier enseignant : La Cour des Comptes opte pour les contractuels in Caf. Péda.