La peste brune par Philippe Rio

 

Des lapins pris dans les phares !

Telles semblent être les forces de progrès en Europe face à la montée de l’extrême droite, de l’Italie à la Finlande, en passant par la Hongrie et les Pays-Bas. Les élections européennes sont présentées comme un raz-de-marée annoncé pour les fascistes européens de tout poil avec, pour projet, la haine de l’étranger, de l’égalité et de la liberté.

En France, le Rassemblement national caracole en tête des sondages et peut se payer le luxe électoral d’être concurrencé par le parti d’Éric Zemmour et sa tête de liste Marion Maréchal-Le Pen. La fatigue démocratique des électeurs qui ont le sentiment d’avoir goûté toutes les nuances électorales, la porosité de la droite version Ciotti et la mise à l’index, par la Macronie, de nouveaux diables de la République à gauche ont transformé le « barrage républicain » en marchepied vers le pouvoir pour l’extrême droite. Continuer la lecture de La peste brune par Philippe Rio

Cathy Philippe, secrétaire départementale du PCF : « Une joie d’accueillir Fabien Roussel dans le Tarn-et-Garonne » In DDM

Cathy Philippe a entamé en avril 2023 un 3e mandat de secrétaire départementale du PCF.
Cathy Philippe a entamé en avril 2023 un 3e mandat de secrétaire départementale du PCF. DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

l’essentiel Le secrétaire national du Parti communiste français est attendu en Tarn-et-Garonne les 12 et 13 décembre. Il visitera la zone logistique de Montbartier et la centrale de Golfech. Fabien Roussel animera aussi une réunion publique, à Montauban, en compagnie de Léon Deffontaines, tête de liste du PCF aux Européennes de 2024.

Huit ans qu’un secrétaire national du PCF n’était pas venu en Tarn-et-Garonne. Catherine Philippe n’était pas encore en poste, en 2015, lorsque Pierre Laurent était venu à la rencontre des militants communistes.

La secrétaire départementale du PCF 82, également membre du conseil national du parti, est donc ravie d’accueillir Fabien Roussel, les 12 et 13 décembre… d’autant que le député du Nord ne sera pas le seul à descendre du train, mardi prochain sur les coups de midi, en gare de Montauban-Villebourbon. « Fabien sera accompagné de Léon Deffontaines, qui vient d’être élu à une très large majorité candidat du PCF pour les Européennes de 2024. »

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Cathy Philippe ne tarit pas d’éloges sur cet Amiénois de 28 ans « qui a fait un formidable travail à son poste de secrétaire national des Jeunesses communistes ». Il n’y a pas de « JC » en Tarn-et-Garonne, « parce qu’il est difficile de recruter des jeunes qui vont poursuivre leurs études en dehors du département », mais la secrétaire départementale aimerait bien quand même en créer une.

L’économie sera au cœur de la visite de Fabien Roussel. Le leader du PCF est attendu mardi en milieu d’après-midi sur la zone logistique de Montbartier où l’accueillera Marie-Claude Nègre, la présidente de la CC Grand Sud Tarn-et-Garonne. Une rencontre avec les salariés d’un entrepôt est prévue.
« Mercredi, Fabien Roussel remettra sa casquette de député du Nord pour visiter la centrale nucléaire de Golfech. L’occasion pour lui de rappeler que le PCF défend le mix énergétique incluant le nucléaire. »

Salut républicain à Montech

Sur l’agenda tarn-et-garonnais de Fabien Roussel, à noter aussi « un salut républicain » à Montech, mardi à 13 h 30. « Pour ce rendez-vous, nous avons invité très largement l’ensemble des élus du département, maires, conseillers départementaux et conseillers régionaux à l’exception du RN », précise Mme Philippe. Mardi soir 12 décembre, à Montauban, Fabien Roussel tiendra une réunion publique à partir de 19 heures, à la salle des fêtes du Fau.

« Ce ne sera pas un meeting avec de longs discours. Fabien Roussel et Léo Deffontaines feront une brève introduction pour laisser un maximum à l’échange avec les personnes qui viendront à leur rencontre », indique la secrétaire départementale du PCF.

Le vrai visage de l’extrême droite : le désordre public et la violence

Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

Lorsque l’extrême droite tente de nous faire croire qu’elle est devenue respectable, et même fréquentable, grâce à certains médias engagés dans une croisade d’un autre temps, que constate-t-on en réalité ? Qu’elle s’acharne à semer le poison de la division, à provoquer des violences et à tenter d’engager la nation sur l’autoroute de la guerre civile, pied au plancher.

Ses méthodes ? D’un côté, des forces politiques qui exploitent sans vergogne des faits divers pour faire le lien entre immigration, délinquance et terrorisme. De l’autre côté, des milices, encagoulées, armées de barres de fer, qui passent aux actes, provoquent des révoltes, organisent des « ratonnades », attaquent des policiers, dessinent des croix gammées.

Elles s’en prennent, dans un même élan nauséeux, aux Arabes, aux juifs, aux communistes et aux organisations de défense des droits de l’homme. Les sièges locaux du PCF, à travers la France, ont subi une trentaine d’attaques et de dégradations. Des militants envahissent le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, défilent à Rennes, Laval, Lyon, scandent et menacent : « Un bon musulman est un musulman mort. »

Voilà ce que révèle la terrible séquence que nous venons de vivre, marquée par la mort d’un adolescent de 16 ans, Thomas, qui n’aurait dû entraîner que notre compassion unanime et la colère la plus digne. Au lieu de cela, nous avons assisté, horrifiés, à une campagne de fausses informations, de récupération politique et de haine. Tel est le vrai visage de l’extrême droite, si loin des oripeaux de notabilité qu’elle tente désespérément d’arborer.

Ouvrons plutôt les yeux et tenons-nous-en aux faits. L’extrême droite, une mouvance au service des intérêts du peuple ? Vraiment ? Sur les salaires, elle refuse l’indexation sur l’inflation et la hausse du Smic. Les déserts médicaux ? Elle s’oppose à la régulation de l’installation des médecins, pourtant soutenue par 75 % des Français. La fiscalité ? Elle est contre le retour de l’ISF, plébiscité par 80 % de nos concitoyens. La Sécurité sociale et les retraites ? Le RN propose de supprimer les cotisations sociales. L’avenir de nos agriculteurs ? Le parti de Marine Le Pen ne trouve rien de mieux que de proposer la baisse du budget de la PAC attribué à la France. Et l’on pourrait ainsi décliner un programme que n’auraient pas renié Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Alors, oui, ouvrons les yeux et déjouons les manœuvres de l’extrême droite coordonnées avec ses milices. Rappelons qu’en France, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions. Depuis la loi Gayssot, votée en 1990, ce sont des délits. Il nous revient d’appeler à l’unité de la nation et au respect des valeurs de la République. Et de mobiliser toutes nos énergies pour résoudre la grave crise sociale qui mine autant le moral que le pouvoir d’achat des Français.

Non, la montée de l’extrême droite n’est pas une vague irrésistible. Certes, elle avance, en Italie, en Hongrie ou tout récemment aux Pays-Bas. Mais elle connaît aussi des reflux, comme en Pologne cet automne ou en Espagne avec la victoire de la gauche et des communistes. Il n’y a aucune fatalité dans le désastre annoncé.

 

« La Maison du Peuple ne vous appartient pas » : vives tensions au conseil municipal de Montauban autour de l’avenir d’un bâtiment symbole in DDM

Une page s'est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique... ce qui ouvre la voie à sa mise en vente.
Une page s’est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique… ce qui ouvre la voie à sa mise en vente. DDM – ERIC THERON

l’essentiel Le déclassement de la Maison du peuple a cristallisé les débats au conseil municipal de Montauban, ce jeudi soir 30 novembre. L’opposition a voté contre après une salve de réactions hostiles. Une manifestation a même réuni une quarantaine de personnes devant les grilles de l’hôtel de Ville, essentiellement des membres de la CGT.

C’était attendu et on n’a pas été déçu. Alors que quelques représentants de la CGT battaient le pavé sous la pluie devant l’hôtel de ville de Montauban, l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 30 novembre a rapidement évoqué le sort futur de la Maison du Peuple. Fermé depuis le 1er septembre 2020 après le départ des syndicats (CGT, FO, UNSA), le bâtiment a longtemps fait l’objet d’un contentieux entre la mairie et la CGT.

Après avoir réalisé des travaux, notamment un désamiantage pour un coût de 1 à 2 M€ dixit Brigitte Barèges, il était question de faire du site un tiers lieu numérique. Mais devant le coût de la remise en état, la municipalité a renoncé au projet, préférant miser sur une location, vente totale ou partielle du bâtiment. Ce jeudi, il n’était pas encore question de location ou de vente mais de « constater la désaffectation de la Maison du Peuple », qui n’abritera plus de syndicats et de « prononcer son déclassement ».

La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute, considère Jeanine Meignan.

Malgré l’absence de Rodolphe Portoles, l’opposition l’a joué collective pour dénoncer ces décisions. À commencer par Cathy Philippe (Montauban Citoyenne). « Fermer les portes d’un bâtiment aussi symbolique n’est pas une bonne chose. La Maison du Peuple ne vous appartient pas. C’est un bien commun qui a été le poumon de notre démocratie. Vous enlevez à la ville l’un de ses derniers bâtiments publics pour l’offrir au privé. »

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Jeanine Meignan a à son tour pris la balle au bond. « La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute. Ce n’est pas un bâtiment comme les autres. Il a été construit grâce à des dons d’un million de francs de l’époque offert par les habitants de la ville de Paris suite aux crues de 1930 pour créer des activités populaires. C’est pourquoi nous demandons de la conserver dans le bien commun. »

« Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? » demande Arnaud Hilion.

Arnaud Hilion, qui piaffait d’impatience, ne pouvait pas laisser passer ce dossier sans broncher. « C’est avec une certaine tristesse que je vous vois pousser cette logique contre la Maison du Peuple. Tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas. Vous nous dites qu’elle est fermée depuis trois ans. Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? »

De la tristesse, on est passé à la colère dans la bouche d’Olivier Fournet. « La politique, c’est aussi des symboles et la Maison du Peuple représente la résilience de Montauban. C’était un lieu de rencontre et de lutte sociale et c’est là que vous avez fêté votre victoire de 2001… »

« Redonner un nouvel élan à ce bâtiment »

Étonnamment magnanime, Brigitte Barèges a répondu point par point aux allégations de ses opposants. « Je suis attachée au droit syndical, mais nous avons longtemps maintenu une coutume qui consistait à loger des syndicats départementaux alors que ce n’est pas une obligation légale. En 2001, la Ville était très endettée et nous avons dû vendre des bâtiments. Depuis, on a rénové et construit. M. Hilion vous êtes triste, M. Fournet vous êtes en colère, mais il y avait encore pour plusieurs millions de travaux à effectuer. Nous ne nous interdisons rien. Il manque une locomotive en centre-ville, des salles de réunion ou de conférence. Nous voulons donner un nouvel élan à ce bâtiment. Ce ne sera peut-être pas avec des galas de la CGT, mais la Maison du Peuple sera ouverte au public. »

Sans surprise, l’opposition a voté contre à l’unisson. Une page d’histoire locale s’est définitivement tournée ce jeudi soir.


Manifestation devant la mairie de Montauban : « Non à la vente de la Maison du Peuple »

Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie.
Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie. DDM – Hugues de LESTAPIS

l’essentiel Avant la séance du conseil municipal qui devait entériner la désaffectation et le déclassement du bâtiment de la Maison du Peuple, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’hôtel de Ville de Montauban. Pour réclamer que ce bâtiment symbolique reste un bien public.

À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, l’UD CGT 82 en tête, puis relayée par les élus du groupe d’opposition L’alternative pour Montauban, une manifestation a eu lieu ce jeudi soir 30 novembre devant la mairie à 18 heures, à l’amorce du conseil municipal, pour dénoncer « la future vente » de la Maison du Peuple.

A lire aussi : « La Maison du Peuple ne vous appartient pas » : vives tensions au conseil municipal de Montauban autour de l’avenir d’un bâtiment symbole

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, pour dire en substance leur « stupeur » d’avoir appris que dans l’ordre du jour de ce conseil du 30 novembre, « Brigitte Barèges entendait faire voter une délibération lui donnant les pleins pouvoirs pour vendre la Maison du Peuple ». Et de rappeler, à qui l’ignorerait, que ce bâtiment historique a été construit avec les dons de la commune de Paris pour y héberger les organisations syndicales d’ouvriers et les associations venant en aide aux populations.

Un haut lieu de rassemblement

Les conditions qui ont permis la construction de la Maison du Peuple faisaient suite aux terribles inondations de 1930. L’endroit est devenu, « un haut lieu de vie et de rassemblement des Montalbanaises et Montalbanais, et bien au-delà. Depuis 1945, ce bâtiment a vu se dérouler toute l’histoire sociale, politique et associative du département. Un « forum » de construction des luttes syndicales, de manifestations culturelles, humanitaires, associatives, bref elle appartient à tous ! ».

Les drapeaux de la CGT étaient ce jeudi soir les plus visibles. Ce rassemblement a été aussi l’occasion, pour de vieux militants, de se remémorer des souvenirs politiques, dont la victoire de Louis-Jean Delmas à la mairie en 1965. « Lui, en tout cas, il aimait le peuple ».

 

Gratuité des premiers mètres cubes : « L’eau doit être librement accessible », revendique Patrice Bessac

La collectivité territoriale Est Ensemble (Seine-Saint-Denis) a voté, mardi 28 novembre, la gratuité des premiers mètres cubes d’eau. Son président, Patrice Bessac (PCF), explique ce choix.

« À travers cette mesure sociale, nous avons la volonté de montrer que nous devons disposer, quel que soit notre niveau de revenu, d’un socle de droits fondamentaux et que les biens communs doivent être gérés de manière publique », insiste Patrice Bessac, maire (PCF) de Montreuil. © Victor Joly/ABACAPRESS.COM

Un an après s’être doté d’une régie publique pour la gestion de l’eau, l’intercommunalité Est Ensemble, dirigée par le communiste Patrice Bessac, accélère. Elle vient de voter, ce mardi 28 novembre, la suppression de la part fixe sur la facture d’eau et la gratuité des 10 premiers mètres cubes.

Dans quelle philosophie s’inscrit ce changement de tarification de l’eau ? Continuer la lecture de Gratuité des premiers mètres cubes : « L’eau doit être librement accessible », revendique Patrice Bessac

Petit Journal: Fabien Roussel en Tarn et Garonne le 12 décembre Les communistes mobilisés pour la venue du secrétaire national du PCF

Crédits : DR

Le secrétaire national du parti communiste français sera en Tarn et Garonne le 12 décembre prochain pour tenir une rencontre publique à 19h à la Salle des Fêtes du Fau à Montauban. Accompagné de Léon Deffontaines, tête de liste du PCF pour les élections européennes de juin 2024, la soirée sera non seulement l’occasion pour Fabien Roussel de rencontrer les Tarn et Garonnais, mais également pour tous les communistes de lancer en grandes pompes la campagne électorale.

L’ensemble des sections du PCF 82 sont sur le pont depuis plusieurs semaines pour assurer la réussite de l’évènement. A Castelsarrasin notamment, les militants, motivés, s’organisent en multipliant les initiatives.

« Nous voulons faire de la venue de Fabien Roussel et Léon Deffontaines le grand évènement politique du département de cette fin d’année. C’est une organisation qui demande un gros travail collectif mais la popularité du secrétaire national génère vraiment beaucoup de motivation parmi les militants. Nous serons donc sur tous les fronts jusqu’au 12 décembre, sur les marchés pour inviter les populations à venir rencontrer Fabien Roussel, mais aussi en distribuant dans les boîtes aux lettres et en collant sur les panneaux d’affichage », détaille Maximilien Reynès Dupleix, secrétaire de la section Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres.

Lors de sa désignation comme tête de liste aux élections européennes, Léon Deffontaine a été clair, les trois priorités de campagne des communistes seront la paix, l’environnement et le pouvoir d’achat.

« On a toujours dit que l’Union européenne, c’est la paix. Pourtant, elle est aujourd’hui incapable d’engager un processus de paix entre l’Ukraine et la Russie, ou d’appeler à un cessez-le-feu à Gaza. Il faut remettre la paix au cœur du projet européen », explique Christian Bonnet, mobilisé ce jeudi sur le marché pour faire connaître le candidat communiste.« On ne peut pas se satisfaire que des gens dorment dans des camps de fortune. Nous devons régler ces problèmes.

La droite et l’extrême droite veulent fermer les frontières et ne surtout pas organiser l’immigration. Au PCF, nous proposons au contraire de l’organiser, c’est-à-dire accueillir, intégrer et coopérer », embraye Julien Sueres, venu aider ses camarades sur le marché pour l’occasion.

Campagne sur l’énergie

Depuis plusieurs années les prix explosent et les revenus stagnent. Le PCF prône des politiques qui pourraient être menés à l’échelle européenne pour redonner du pouvoir d’achat, notamment sur l’énergie. « La hausse des factures énergétiques joue un rôle prépondérant dans l’inflation. Les Français en ont encaissé encore une cet été, et une nouvelle est prévue pour le mois de février. Nos collectivités territoriales et nos entreprises sont également pénalisées, ce qui contribue à l’augmentation des prix. En grande partie, la faute incombe au marché spéculatif de l’énergie au niveau européen. Nous proposons donc d’en sortir, de façon à pouvoir vendre l’électricité que nous produisons en France à prix coûtant : entre 50 et 70 euros le mégawattheure, alors qu’il est revendu sur le marché européen 300 voire 600 euros », détaille Maximilien Reynès Dupleix déterminé à mener campagne pour « redonner du pouvoir d’achat aux Français en faisant baisser leurs factures ».


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« Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière »

Tribune du député communiste israélien Ayman Odeh (Hadash, Front démocratique pour la paix et l’égalité, dirigé par le Parti Communiste d’Israël).

"Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière"
Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique, l’ensemble de la droite israélienne », a déclaré hier le président de la faction Hadash-Ta’al, le député communiste Ayman Odeh. « L’occupation est la source du mal, nous devons mettre fin à cette occupation criminelle », a-t-il ajouté.

Le député communiste Odeh a déclaré qu’il faut convoquer des élections anticipées : « Si nous n’allons pas aux élections le plus tôt possible, cela sauvera Netanyahu. La seule solution est de respecter l’existence du peuple palestinien et d’établir un État palestinien aux frontières de 67 ». Continuer la lecture de « Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière »

Immigration : une loi réactionnaire et cruelle

Après une semaine d’outrances en tous genres et malgré le combat des sénatrices et sénateurs communistes, le projet de loi immigration a été voté par LREM, LR, RN et Reconquête à la chambre haute, après avoir été extrêmement durci.

Ce projet avait pour ambition sur le papier de mieux “contrôler l’immigration et d’améliorer l’intégration”. Gérald Darmanin communique sur un texte équilibré, il n’en est rien. S’appuyant sur les fantasmes de la droite et de l’extrême droite, le gouvernement a pour ambition de dégrader les conditions d’accueil des exilés, pourtant déjà déplorables, pour freiner une prétendue “vague migratoire”. Les quelques mesurettes censées apporter de timides progrès ne sont pas à la hauteur. Continuer la lecture de Immigration : une loi réactionnaire et cruelle

Parents Vigilants – interpellation du ministre

L’association Parents Vigilants, créée par le parti Reconquête, traque et menace depuis plus d’un an, les enseigant-es : raids numériques contre des professeur·es, courrier de dénonciation, campagnes calomnieuses… Se croyant investis d’une mission visant à sauver l’École d’une prétendue décadence, ces parents traquent, menacent, jettent en pâture des professeur·es coupables à leurs yeux de… Simplement faire leur métier en organisant des projets pédagogiques autour du thème de l’exil et des migrations, de faire une séance d’éducation à la vie sexuelle et affective ou de faire un cours d’histoire sur l’Islam est insupportable. C’est la confirmation que l’extrême droite ne tolère pas l’idée d’une école publique, laïque et émancipatrice, celle qui fait grandir les élèves et éveille les consciences, celle où la liberté pédagogique est au service de l’émancipation.

Une intersyndicale FSU, Unsa Education, Sgen-CFDT, CGT Educ’action et Sud Education interpelle le ministre.

 

 

Benoît Biteau, un eurodéputé qui se mouille + Podcast ITW sur l’eau

Engagé auprès des Soulèvements de la Terre, l’eurodéputé s’est fait connaître pour sa lutte contre les méga-bassines. À Strasbourg et à Bruxelles, ce paysan agronome tente aussi de faire bouger les lignes du modèle agricole dominant.

Pour l’eurodéputé Benoît Biteau : « Les agriculteurs sont pris dans une forme de syndrome de Stockholm où, sans se rendre compte qu’ils en sont les premières victimes, ils volent au secours de ceux qui les pressent comme des citrons jusqu’à la dernière goutte ». © Martin Bertrand / Hans Lucas / AFP

L’odeur de poudre prend à la gorge. Toutes les deux secondes, une grenade lacrymogène explose pendant qu’une petite partie du cortège prend d’assaut la méga-bassine de Sainte-Soline, protégée comme un fort par la gendarmerie. Au milieu de ce chaos, Benoît Biteau, téléphone greffé à l’oreille, fait les cent pas sur un petit chemin boueux, à quelques centaines de mètres des affrontements.

À l’autre bout du fil, la préfecture des Deux-Sèvres, avec qui il faut négocier dur pour pouvoir évacuer les blessés par dizaines, dont certains, pacifiques, dans un état grave. Étendue à terre, une jeune femme, figure ensanglantée et profondément enfoncée côté gauche, marquera à vie l’eurodéputé écologiste. Elle perdra un œil. « Son visage me hante encore parfois la nuit », confie-t-il. Continuer la lecture de Benoît Biteau, un eurodéputé qui se mouille + Podcast ITW sur l’eau