UKRAINE: La Fédération du Pas de Calais dit l’honneur du PCF

Ukraine. La Fédération du PCF du Pas-de-Calais s’émeut du soutien militaire à l’Ukraine, nous signale un de ses militants en nous envoyant un tract qui aurait mérité une diffusion nationale. Un jour si le PCF et l’ensemble de la gauche française survivent à ce moment de forfaiture, nous nous demanderons comment ces gens-là ont pu être aussi aveugles. Ce moment de forfaiture qu’a été d’abord le silence complice autour de ce qui se passait en Ukraine depuis 2014 au moins, puis autour des révélations de Merkel et Hollande, puis le vote unanime de l’Assemblée nationale de la résolution 390 et enfin le silence persistant autour de l’envoi de chars et de fait l’entrée en guerre derrière l’OTAN. Le tout ne pouvant être élucidé au niveau du PCF que par trente ans d’ignominie d’un secteur international avec des leaders nationaux comme Robert Hue, Marie-Georges Buffet, Pierre Laurent méprisant les militants communistes au point d’organiser systématiquement le négationnisme de l’histoire, pillant le patrimoine accumulé par le sacrifice des militants et menant une politique de collaboration de classe et de soutien au plan international aux desiderata de l’UE et de l’OTAN. Le 38e congrès a permis une évolution positive, un retour vers le monde du travail, un début d’autonomie et de souveraineté nationale, mais malheureusement le parti a conservé ces gens-là qui dirigent la presse, le secteur international, la formation, et même la mémoire du grand Aragon. Ils exercent un chantage permanent au sein du groupe communiste des députés et des sénateurs. Ils utilisent la faiblesse théorique, la méconnaissance historique et géopolitique qu’ils ont développée à l’intérieur du PCF de la base au sommet, pour nous conduire vers la guerre et c’est criminel. C’est pourquoi ce sursaut d’une fédération ouvrière de laquelle est né Maurice Thorez, d’une terre d’invasion et de résistance, est si important. (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

Cher(e)s camarades

L’ancienne chancelière allemande Angela Merkel vient de révéler que l’Occident n’a jamais eu l’intention de mettre en œuvre les accords de Minsk de 2015 pourtant censés favoriser une solution de paix en Ukraine à travers la fédéralisation du pays et le respect des droits de la minorité russe bafoués suite au coup d’État du Maïdan. Continuer la lecture de UKRAINE: La Fédération du Pas de Calais dit l’honneur du PCF

CARTE. LGV Toulouse-Bordeaux : allez-vous devoir payer cette nouvelle taxe pendant 40 ans ? In DDM

NDLR de MAC: pour certains habitants, cela va  confiner à la double peine à minima, soit une taxe de plus et les nuisances du chantier comme des traversées quotidiennes…
Un TGV en gare de Toulouse-Matabiau.
Un TGV en gare de Toulouse-Matabiau. Photo DDM archives, Frédéric Charmeux

 

Les habitants de 2340 communes d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine devront payer une nouvelle taxe dès cette année 2023 pour financer la future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

Les contribuables d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine vont devoir mettre la main à la poche pour financer une partie de la future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

Le programme chiffré à 13,5 milliards d’euros sera financé à 40 % par l’Etat, 40 % par vingt-six collectivités locales d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et 20 % par l’Union européenne, selon le plan de financement publié le 15 février 2022 par l’Etat.

Cet impôt nouveau, appelé « taxe spéciale d’équipement » financera la société du grand projet Sud-Ouest (GPSO) et rapportera 29,5 millions d’euros par an maximum. Le montant exact de la nouvelle taxe n’est pas connu : il est estimé entre 4 et 8 € par foyer ou par entreprise chaque année. Ces nouvelles taxes s’appliqueront pendant quarante ans. Les foyers et entreprises qui devront payer cette nouvelle taxe sont déjà assujettis :

Culture: le déni RN de Moissac

NDLR de MAC: nous publions avec plaisir la réaction de Chantal Fraisse, co-auteure d’un ouvrage de référence sur Le Cloitre et le Portail de l’abbatiale de Moissac à paraitre le 6 janvier et qui est ostracisée par la mairie RN de Moissac. C’est vrai que lorsque l’on parle culture, le RN parle traditionalisme!

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Ce que je vais vous narrer n’est pas un conte de Noël ni une… blague !

Depuis plusieurs années la boutique du cloître ne pouvait plus proposer aux visiteurs d’ouvrage de référence décrivant et expliquant tous les chapiteaux du cloître et toutes les sculptures du portail de l’église de l’abbaye célèbre, bien UNESCO. Un ancien ouvrage, de cet ordre, était épuisé.

Voilà 3 ans environ deux historiennes commencèrent donc à travailler pour pallier ce manque : la nouvelle somme devait renouveler la compréhension du monument tout en proposant les 400 nouvelles illustrations nécessaires. Le travail terminé il fallait trouver un éditeur qui veuille bien se lancer pour prendre le risque de fabriquer le « beau livre ». Ainsi l’éditeur pressenti demanda à la mairie de Moissac – qui gère la boutique-librairie du cloître – un pré-achat d’une centaine d’ouvrages à un tarif préférentiel (et non une subvention !!) : c’est ce qui se pratique dans tous les sites touristiques. Soyons clairs : l’éditeur vendait à la mairie 100 ouvrages à 30 € qui allait les revendre à 45€, bénéfice pour la commune : 1500 €. Précisons à ce stade que les auteurs touchent 8% sur la vente de leurs ouvrages : à 2 cela revient à 4% pour nos deux autrices (pour trois ans de travail).

« Et la réponse de la mairie tomba : refus !

Surprise : « pourquoi donc ce refus, monsieur le maire ? »

La vraie surprise fut en réalité la réponse : selon M. Romain Lopez le pré-achat se ferait à la condition que le nom d’une des autrices – la moissagaise 😊 – disparaisse de la couverture de l’ouvrage futur !

Diantre ! Vous m’en direz tant ! C’est une blague ? »

Quelques fous-rires plus tard on devait apprendre que l’autrice moissagaise avait déplu… (à la décharge de M. le maire elle n’a jamais fait mystère de son aversion pour les thèses frontistes).

L’historienne moissagaise en question ne témoigne pas pour faire pleurer sur son sort mais dans un seul objectif, celui de poser cette question : qui, à part un esprit pétri d’idéologie frontiste, peut penser à punir un historien – et en réalité un livre – pour divergence d’opinion ?

Ah ! J’oubliais : la même autrice a été évincée par la mairie actuelle du Comité scientifique qui conseille les architectes pour la restauration du monument historique moissagais (restauration déclenchée et préparée avec la DRAC par les municipalités précédentes car l’équipe actuelle a seulement la chance de voir se réaliser un projet qui n’est en rien de son fait) : au moins M. Lopez est cohérent !

Le happy end de cette histoire est un magnifique ouvrage qui sera en vente en librairie le 6 janvier 2022, paru grâce à une souscription qui fut un succès et à l’appui des Conseils départemental et régional. La communauté de communes « Terres de Confluences » a courageusement renoncé à répondre aux divers courriers de l’éditeur.

Bonne année à Moissac 2023,

Chantal Fraïsse (dont on ne peut pas écrire le nom 😊), conservateur, enseignante à l’université émérite.

 


Pour celles et ceux qui aiment profondément Moissac et son art roman, MAC vous invite à vous inscrire ci dessous avec vos coordonnées pour commander un ouvrage, coordonnées que nous transmettrons à Chantal Fraisse qui se fera un plaisir de vous le dédicacer comme sa co-autrice.

L’article de la DDM (Excellent C. Laguille) pour la présentation du livre

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Éducation : drôles d’étrennes pour les AED et AESH 

À partir de ce mois de janvier les assistants d’éducation et accompagnants d’élèves et situation de handicap ont enfin accès aux primes d’éducation prioritaire. Mais avec des montants inférieurs aux autres personnels.

Une manifestation d'AESH à Paris le 5 avril 2022. © Pierrick Villette / ABACA

Une manifestation d’AESH à Paris le 5 avril 2022. © Pierrick Villette / ABACA

Les ministres changent, les (sales) habitudes demeurent : pour faire respecter ses droits par le ministère de l’Education nationale, il faut lui tordre le bras. La bonne nouvelle, pour les AED (Assistants d’éducation) et les AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap), c’est qu’à compter de ce mois de janvier 2023, celles et ceux qui exercent en réseaux d’éducation prioritaire et d’éducation prioritaire renforcée (REP et REP+) pourront enfin percevoir la prime à laquelle ils auraient dû avoir droit depuis bien longtemps.

Cette indemnité de sujétion a en effet été créée en 2015, avec un double but : compenser les exigences particulières des postes exercés en REP et REP+… tout en incitant les personnels à les pourvoir – et à s’y maintenir, les territoires concernés faisant l’objet d’un turn over plus important qu’ailleurs. En REP, elle se monte à 1734 euros bruts annuels ; en REP+, elle atteint 5114 euros. Vient s’y ajouter une faible part variable de 234, 421 ou 702 euros bruts annuels, dont le principe est très contesté par l’ensemble des organisations syndicales. Tous les personnels, enseignants comme non-enseignants, y ont droit, jusqu’aux inspecteurs. Continuer la lecture de Éducation : drôles d’étrennes pour les AED et AESH 

2023, une année d’engagements pour des jours heureux!

2023, une année d’engagements par Maximilien Reynès-Dupleix

Le Tesa, cet outil de précarité agricole

Ce titre d’emploi simplifié instaure une instabilité accrue et de faibles rémunérations, tout en permettant d’importantes exonérations fiscales.

Dans l’agriculture, parmi les CDD, 96 100 équivalents temps plein sont des Tode (dispositif d’exonération de cotisations patronales pour les travailleurs occasionnels), selon la Fnaf-CGT. © Valentine Vermeil / Réa

Dans l’agriculture, parmi les CDD, 96 100 équivalents temps plein sont des Tode (dispositif d’exonération de cotisations patronales pour les travailleurs occasionnels), selon la Fnaf-CGT. © Valentine Vermeil / Réa

Pour le réveillon de Noël, accompagnant une dinde aux marrons ou la bûche de chèvre partagée en famille, vous avez sans doute savouré un Côtes-du-rhône ainsi qu’une salade verte. Des produits du terroir qui nécessitent une main-d’œuvre le plus souvent précarisée. Théophile et Constance en font partie. Elle, est devenue maraîchère agricole, après une reconversion professionnelle. Lui, travaille dans les vignobles. Leur point commun ? Avoir travaillé la terre sous le régime du titre d’emploi simplifié agricole (Tesa) durant de longues années. « C’est une offre des pouvoirs publics, en l’espèce la Mutualité sociale agricole (MSA), en matière de déclaration, explique Martin Abry-Durand, enseignant-chercheur en droit privé. Pour les entreprises non dimensionnées à la gestion des paies, il permet de simplifier les droits des salariés et d’assurer le bon encaissement des cotisations. » Le Tesa n’est pas un contrat à proprement parler, comparable au CDD ou au CDI. « C’est un titre d’emploi censé être réservé aux salariés occasionnels du monde agricole », pour les exploitations n’excédant pas 20 personnes, poursuit le chercheur. Mais, selon Constance, « le Tesa nous contraint à une précarité à vie ». Continuer la lecture de Le Tesa, cet outil de précarité agricole

Télécoms. Plus de 1 200 emplois détruits chez Scopelec

Le tribunal de commerce a désigné le repreneur de la plus grosse Scop de France, avec une énorme casse sociale à la clé.

Scopelec assurait la pose de la fibre optique et l’entretien du réseau cuivre pour Orange avant la perte de ce marché en novembre 2021. © MaxPPP

Scopelec assurait la pose de la fibre optique et l’entretien du réseau cuivre pour Orange avant la perte de ce marché en novembre 2021. © MaxPPP

C’est un feuilleton de plusieurs mois qui vient de connaître un dénouement tragique : le tribunal de commerce de Lyon a finalement désigné le nom du repreneur de Scopelec, plus grosse coopérative de France et sous-traitant d’Orange. Le groupe Circet, mastodonte des télécoms détenu par un fonds d’investissement britannique, ICG, va donc reprendre les rênes de l’entreprise. 1 049 emplois seulement vont être sauvés sur les 2 300 que compte Scopelec. « C’est une catastrophe, le plus gros plan social de France, peste l’avocat des salariés, Ralph Blindauer. Les administrateurs judiciaires ont fait ce qu’ils ont pu avec les fonds disponibles dans l’entreprise, mais ils n’ont pu mobiliser que 2 millions d’euros pour le PSE, une misère » Continuer la lecture de Télécoms. Plus de 1 200 emplois détruits chez Scopelec

En Tarn-et-Garonne, les boulangeries artisanales craignent pour leur avenir in DDM

Christophe Passedat, boulanger artisanal à Saint-Nauphary et président du Syndicat de la profession depuis octobre, a pris le problème à bras-le-corps.
Christophe Passedat, boulanger artisanal à Saint-Nauphary et président du Syndicat de la profession depuis octobre, a pris le problème à bras-le-corps. DDM – DDM MANUEL MASSIP

Hausse des prix des matières premières, factures d’électricité qui explosent… Les artisans du pain tirent la sonnette d’alarme. Leur profession est aujourd’hui en danger.

Christophe Passedat, boulanger Chez Lucien à Saint-Nauphary depuis 2015, a pris la tête du Syndicat départemental de la profession fin octobre. Depuis deux mois, il a laissé de côté ses fournils pour se consacrer à l’avenir incertain des boulangeries artisanales. Cinq ont fermé ces derniers mois en Tarn-et-Garonne. Le coup de grâce : la hausse des factures d’électricité. « Une partie a reçu son nouvel échéancier et a déjà basculé mais la majorité va se faire assommer au 1er janvier », lâche Christophe Passedat.

Devant lui sur son bureau, les copies des courriers s’étalent. « Ce boulanger de Verdun-sur-Garonne a repris le commerce familial. L’année dernière à cette époque, son père payait 662 € d’électricité par mois, lui est actuellement à 1 009 €. À Valence d’Agen, celui-ci a vu le prix de son mégawatt-heure bondir de 139 € à 585 € en novembre. À Saint-Porquier, cet artisan qui fait aussi épicerie, bar-tabac et presse dans le petit village, va voir sa facture passer de 1 300 € à 4 228 €. Des exemples comme ceux-là, j’en ai plein », détaille-t-il. Continuer la lecture de En Tarn-et-Garonne, les boulangeries artisanales craignent pour leur avenir in DDM

LAICITE : Le RN/FN et Reconquête en manœuvres conjointes

D’une situation de tension au sein d’un établissement scolaire de notre département, qui plus est le plus important de l’académie de Toulouse, aux cris d’orfraie mâtinés de racisme, il n’y avait qu’un pas allégrement franchit par toute l’extrême droite locale.

Depuis la rentrée scolaire de 2022, le Lycée Bourdelle est traversé par une vague de prosélytisme religieux à caractère identitaire qui se traduit par le port de « l’abaya » chez plusieurs jeunes filles avec une pointe de provocation propre à l’adolescence. Rappels multiples au règlement intérieur, aux fondements de la laïcité, convocations…. Bref toute la panoplie en usage en pareil cas a été déployée par une équipe de direction épaulée par le rectorat et les services académiques. Le point de crispation est venu d’une altercation comme il en existe des centaines, entre une enseignante et une élève qui mettait en avant des signes ostentatoires d’appartenances religieuses et à partir de là, les choses se sont gâtées. Continuer la lecture de LAICITE : Le RN/FN et Reconquête en manœuvres conjointes

Le tueur de la rue d’Enghien en mission contre les militants kurdes + communiqué PCF

Selon les informations recueillies par l’Humanité, l’homme aurait été déposé par une voiture devant le siège du Conseil démocratique kurde de France (CDKF) alors que devait se tenir une réunion d’une soixantaine de femmes kurdes, finalement décalée d’une heure au dernier moment. Un massacre a été évité. Qui aurait renseigné le tueur ?

Le tueur aurait été déposé en voiture rue d'Enghien (Xe arrondissement) avant de commettre les meurtres. © Thomas Samson / AFP

Le tueur aurait été déposé en voiture rue d’Enghien (Xe arrondissement) avant de commettre les meurtres. © Thomas Samson / AFP

La tuerie qui s’est déroulée ce vendredi rue d’Enghien, dans le Xe arrondissement de la capitale serait-elle le fait d’un homme un peu détraqué, dont les motifs devraient être recherchés dans le racisme et la xénophobie ? L’homme arrêté, William M., 69 ans, ancien conducteur de train, est connu de la justice pour deux tentatives d’homicide commises en 2016 et décembre 2021.

Selon la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, l’homme serait connu pour «  des faits en Seine-Saint-Denis où il serait passé récemment en jugement, aurait été condamné, mais à la suite de la condamnation un appel aurait été interjeté par le parquet ». Il est aussi  « lié à des faits qui se sont passés du côté de Bercy à Paris », a poursuivi la magistrate. Les faits visés concerne l’attaque d’un camp de migrant le 8 décembre 2021 dans le parc de Bercy (XIIe arrondissement), qui avait bléssé deux personnes à l’arme blanche. Continuer la lecture de Le tueur de la rue d’Enghien en mission contre les militants kurdes + communiqué PCF