Choc des savoirs, manque de remplaçants, ministre démissionnaire… Une rentrée scolaire sous le signe de l’incertitude

Le 2 septembre, 12 millions d’élèves et 1 million de salariés vont retrouver l’école, profondément déstabilisée par des années de réformes réactionnaires et antisociales. Alors que le flou règne sur les conditions d’application du « choc des savoirs », le futur gouvernement ne pourra pas esquiver ses responsabilités.

Cette rentrée s’annonce « encore plus chaotique que d’habitude », avertit Zoé Butzbach, de la CGT-Éduc’action de Seine-Saint-Denis. Aux données de base que sont le déficit d’enseignants dû à la crise de recrutement, le manque de moyens général, la vétusté du bâti dans les grandes métropoles comme l’Île-de-France ou Marseille, ou encore l’état d’épuisement et de découragement d’un personnel durement maltraité ces dernières années, s’ajoute une nouveauté imprévue. On pense bien entendu à la désorganisation du système scolaire qu’entraîne l’absence concrète de gouvernance depuis qu’Emmanuel Macron a accepté, le 16 juillet, la démission du gouvernement. Pour l’école, avec une période estivale signifiant la préparation de la rentrée, les effets sont d’autant plus lourds que ce lundi 2 septembre doit être le premier jour de mise en œuvre du « choc des savoirs », cette réforme aussi importante par ses ambitions affichées que contestée dans ses modalités et ses finalités. Continuer la lecture de Choc des savoirs, manque de remplaçants, ministre démissionnaire… Une rentrée scolaire sous le signe de l’incertitude

Éducation : l’étrange rentrée de Nicole Belloubet

Au titre de la « continuité de l’État », la ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a présenté la rentrée 2024 avec une forme de détachement assez incongrue. Les syndicats ont annoncé, eux, un premier préavis de grève pour le 10 septembre.

 

La différence entre la rentrée scolaire et la guerre de Troie, c’est que la première aura bien lieu, même avec une ministre démissionnaire et un gouvernement censé se contenter d’expédier les « affaires courantes ». « Les sonneries des salles de classe ne se calent pas sur celles du Palais-Bourbon » a ainsi lancé Nicole Belloubet pour ouvrir la traditionnelle conférence de presse de rentrée, rappelant que les 12 millions d’élèves, leurs familles, et les 1,2 million de personnels, seront quoiqu’il arrive au rendez-vous du 2 septembre. Malgré tout on a senti, à certaines nuances de son discours, que son temps rue de Grenelle touchait probablement à sa fin. Continuer la lecture de Éducation : l’étrange rentrée de Nicole Belloubet

Le SNUipp lance un appel aux parlementaires pour sauver l’école publique

Éducation Nationale: A qui profite le pacte ?

Politique scolaire : il n’est plus temps de tergiverser !

Pour atteindre l’égalité sociale entre les élèves, collégiens et lycéens , il faut combattre les politiques néolibérales à l’œuvre. La première solution passe par la gratuité totale de l’école.

Par Paul Devin, président de l’Institut de recherches de la FSU

Il faut que nous arrêtions de tergiverser à propos de la politique scolaire. On peut débattre de bien des aspects de sa mise en œuvre mais il y a une question autour de laquelle il faut que nous cessions de louvoyer : voulons-nous que le principe cardinal de l’école publique soit la construction d’une plus grande égalité sociale ? Continuer la lecture de Politique scolaire : il n’est plus temps de tergiverser !

La France épicurienne, celle dans laquelle prodigalité et rareté se conjuguent…

NDLR de MAC: Un article à savourer… Mais attention à l’indigestion! Temps de lecture : 16 minutes

J’ai entendu bien sûr parler de ce buffet “prodigieux”, j’éprouve quelques suspicion, et la manière dont ces New Yorkais snobs s’initient à la “culture” française comme s’il s’agissait des mystères d’Eleusis ne me convainc pas tout à fait, ni le décor. Cette année, j’ai commencé à redécouvrir la France… En particulier ce récent tour du sud où je me suis gorgée à l’hôtel de France à Castelnaudary, de tout ce que la région offrait de plus succulent, à volonté… L’indigestion, qui m’a encombrée au sortie de ce repas rabelaisien, les heures suivantes m’ont fait apprécier à sa juste valeur un monastère et son cloître, qui portait le nom charmant de Saint Papoul, avec des influences cathares manifestes… Je ne rêvais que de finir mes jours en n’avalant plus que des soupes d’orties, buvant l’eau de la source, un ascétisme réparateur rythmé par les cloches… le soir je plongeais dans le volume de la Pléiade dans lequel est rassemblée l’œuvre de Duby, le grand médiéviste qui dirigea mon mémoire d’historienne pour donner de la profondeur à cet élan de mon estomac… En revanche, vendredi 26 juillet, à Saint-Honorat, aux îles de Lérins, l’éclectisme architectural du XIXe siècle n’était sauvé que par le paysage provençal, les odeurs de garrigue et les infinies nuances du bleu au vert en passant par le violet de la mer… Ce fut pire avec la cuisine atroce de l’unique restaurant, snack où on me servit avec un plâtras de gnocchis trop cuits, pâteux, noyés dans une écœurante béchamel, surmonté d’un morceau de thon cru, à la “thaïlandaise” le tout pour 40 euros. Ce plat plâtras était une indignité, une prostitution de l’histoire, comme la côte d’azur ne craint pas de l’infliger au petites gens … Pourtant l’ascétisme du portefeuille comme les temps de guerre, pourrait favoriser l’initiation à l’art monastique, peut-être faut-il savoir alterner le temps des ripailles, une fois par an et toute une stratégie des associations de formes, d’arômes, avec le luxe du cloître fait de silence, de jardins d’herbes et de fleurs délicates.. Douce France, cher pays de mon enfance… il faudrait réapprendre à te vivre et pas seulement dans la tradition mais dans ce qu’elle doit à toutes les vagues qui l’ont faite… (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


Une photo d’une tour à homard aux Grands Buffets.

Les Grands Buffets offrent une vue panoramique sur les classiques français, allant du répertoire des palaces (lièvre à la royale) à la cuisine bourgeoise (bœuf bourguignon), en passant par les spécialités régionales (quenelles de brochet) et les plats rustiques (escargots, cuisses de grenouilles). Photographies d’Alexander Coggin pour The New Yorker

Mon ami Guillaume me dit toujours des choses intéressantes. Par exemple : il m’a raconté qu’il existe une danse appelée la Madison que beaucoup de Français pensent être une caractéristique habituelle des fêtes aux États-Unis. Guillaume m’a également récemment alertée sur le cas d’un homme qui avait été licencié parce qu’il n’était pas assez décontracté au travail, il a retrouvé son emploi, en remportant cinq cent mille euros dans une émission qui a fait date. L’été dernier, je suis allé dîner chez Guillaume, et il m’a parlé d’un restaurant, d’un buffet à volonté non loin de sa ville natale dans le sud de la France. Il venait d’y fêter son anniversaire. Il était question d’un canard flamboyant et d’une fontaine de chocolat. Guillaume m’a montré une photo de la tour de homard sur des décors de cristal – sept couches de crustacés vermillon, surmontées d’un spécimen dressé poussant ses griffes vers le ciel, comme s’il venait d’achever la mi-temps d’un spectacle, au milieu d’un nuage de brume. Continuer la lecture de La France épicurienne, celle dans laquelle prodigalité et rareté se conjuguent…

Faire front populaire pour l’École

Redonnons des perspectives à l’école publique!

Récemment retraité de l’enseignement public après 41 années de service, Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire de la section du PCF de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres lance un appel à ne pas abandonner l’école publique aux mains de l’extrême-droite.

« Durant toute ma carrière, je me suis toujours inscrit dans les valeurs de la République pour une école laïque et cela n’a pas été un long fleuve tranquille. Les diminutions de moyens et de personnels imposées depuis des années ont aggravé la situation. Beaucoup d’enfants sont délaissés par un système inégalitaire. L’ascenseur social est cassé », s’indigne le retraité castelsarrasinois en pointant le bilan catastrophique des quinquennats du Président Macron.

« Nos territoires ruraux ont souffert ces dernières années, le recul des politiques de l’Etat, la privatisation rampante, sur fond de difficultés sociales, ont créé un profond sentiment de déclassement, de recul de la présence publique. Avec cette élection nous sommes à la croisée des chemins : soit on continue le désastre mené par Emmanuel Macron, soit on livre l’école publique à l’extrême-droite, ou alors on fait le choix du sursaut républicain et laïque. Avec la réduction des contenus, les suppressions d’heures dans de nombreuses matières, et la précarisation des enseignants, Macron a créé une éducation à plusieurs vitesses. Et ce ne sont pas les obsessions absurdes du RN comme l’uniforme, l’immigration ou la sécurité qui vont sortir l’école de cette situation catastrophique », souligne le dirigeant communiste avant de conclure.

« Nous avons besoin de politiques ambitieuses avec des recrutements massifs d’enseignants, de personnels, une revalorisation réelle des métiers et des moyens pour les établissements à la hauteur des besoins. Enseignants, élèves et parents doivent se mobiliser massivement le 30 juin prochain pour soutenir partout les candidats du Nouveau Front Populaire aux élections législatives et redonner à notre école publique de réelles perspectives d’avenir ».

Maximilien Reynès-Dupleix, retraité de l’enseignement, secrétaire de la section Castelsarrasin/Moissac/Pays de serres

Lire aussi:

Ce que le national-populisme fait à l’éducation : le témoignage de Katalin Törley, enseignante hongroise

FSU-SNUipp : l’École fait front


Je m’engage à mon tour, je rejoins le PCF

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PHOTOS. « C’est la 5ème fois » : des tags racistes et des croix gammées inscrits sur les murs d’une mosquée in France3

« Sales bougnoules », « rentrez chez vous », des tags racistes et des croix gammées ont été découverts mardi 18 juin 2024 au matin sur les murs de la nouvelle mosquée de Montauban Es-Salam (Tarn-et-Garonne), actuellement en construction.

Ce sont les ouvriers du chantier qui ont découvert ces tags racistes sur le muret du portail de la nouvelle mosquée de Montauban (Tarn-et-Garonne), mardi 18 juin dans la matinée. « Sales bougnoules« , « rentrez chez vous » ont été inscrits à la bombe de peinture noire.

« Nous avons appelé la police qui est venue constater ces inscriptions« , explique un membre de l’association Musulmane de Montauban qui souhaite rester anonyme.

Ce mercredi 19 juin, on peut encore lire quelques mots mais les tags ont été recouverts d’une peinture noire.

La fédération du PCF 82 et la CGT chômeurs et précaires de Montauban ont relayé les photographies sur les réseaux sociaux, ils dénoncent et condamnent ces faits. Continuer la lecture de PHOTOS. « C’est la 5ème fois » : des tags racistes et des croix gammées inscrits sur les murs d’une mosquée in France3

Ciotti et Chudeau : même combat ! par C. Lelièvre

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