Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi 22 février, un colloque organisé deux jours plus tôt à l’Assemblée nationale a alerté sur l’état de détresse psychique des paysans. En rappelant que cette préoccupation a été absente du projet de loi d’orientation agricole.
Aujourd’hui, en France, un suicide d’agriculteur a lieu tous les deux jours d’après un rapport de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. Et le taux de suicides des agriculteurs est supérieur de 20 % comparé au reste de la population.
Éric Cadoré, président de la commission eau de la région Occitanie, revient sur les enjeux de l’eau, et notamment liés à l’agriculture. Il sera présent le 20 mars à Donzac pour la réunion publique avec les agriculteurs.
La ruralité mérite débats et propositions pour ne pas se transformer en désert!
Je souhaite venir le 20 Mars à 19h00 à Donzac et être contacté
La participation citoyenne a été à 84 % (le score le plus élevé depuis 1990). la question posée à l’électorat est en effet existentielle puisqu’il s’agit du rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde, ce qui conditionne également celui de l’UE. Ce sont les conservateurs qui l’emportent mais sans majorité suffisante avec la débâcle de la gauche en particulier celle du PS. Si les verts et die Linke conservent une influence c’est celle d’un minorité avec pour les premiers un essoufflement manifeste. La question de la « coalition » est LE problème dans le contexte de polarisation de la société. Nous sommes dans cette élection comme devant toute celle qui ont eu lieu jusqu’ici (peut-être un scénario à la française): les résultats témoignent d’une exigence de changement mais sans moyens réels de l’obtenir avec le refuge de fait vers la stagnation et le conservatisme. Plus que jamais la difficulté est de bâtir des majorités politiques avec les forces telles qu’elles sont, alors que l’économie européenne ralentit et que la guerre en Ukraine n’est toujours pas résolue, et que les Etats-Unis mènent une stratégie erratique qui pèse de plus en plus lourd sur la situation de l’Europe. Les prochaines étapes de la politique allemande poseront de plus en plus clairement l’avenir de l’Union européenne. Il faudrait beaucoup de lucidité et une perspective qui aille au-delà des seules échéances électorales pour affronter cette période.
À 69 ans, Merz pourrait devenir l’un des chanceliers les plus âgés au moment où il prendra ses fonctions. Photo : EFE.
Les résultats des élections en Allemagne marquent une rupture annoncée dans le paysage politique. Avec 28,5 % des voix, la CDU/CSU (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne) de Friedrich Merz se positionne comme la force dominante, tandis que la montée de l’extrême droite (AfD) à20,5 % et l’effondrement du SPD à son plus bas niveau historique depuis 1945 (16,5 %) reflètent une société profondément divisée. Continuer la lecture de L’Allemagne avec des élections qui traduisent une polarisation mais pas d’issue perceptible
Travail morcelé, pas de statut juridique, des droits sociaux inexistants… L’histoire des paysannes a été marquée par des décennies de combats, notamment syndicaux, pour l’égalité et la reconnaissance, nous explique l’historien Jean-Philippe Martin.
Le combat féministe pour l’installation des femmes paysannes et leur représentation dans les instances syndicales ne date pas d’hier. Dans son ouvrage Paysannes, histoire de la cause des femmes dans le monde agricole (Éditions de l’Atelier, 2025), l’historien Jean-Philippe Martin détaille les longues luttes menées par les agricultrices depuis l’après-guerre pour parvenir à s’émanciper des logiques de domination.
Emmanuel Macron a dans l’urgence convoqué hier un sommet à Paris réunissant quelques pays européens et le secrétaire général de l’OTAN.
Lors de cette réunion, la France et le Royaume-Uni se sont à nouveau prononcées pour l’envoi de troupes en Ukraine. Cela correspond à une demande du président ukrainien Volodymyr Zelenski qui a évoqué une force européenne de 200 000 hommes en Ukraine.
Ce projet est totalement irréaliste, étant donné la réalité des moyens militaires concrètement disponibles, tant pour notre pays que pour le reste de l’Union européenne. ll est surtout d’une extrême dangerosité et irresponsabilité.
L’envoi sur le terrain de troupes françaises et britanniques reviendrait à faire porter à nos deux pays la charge de l’application du « deal » passé entre Donald Trump et Vladimir Poutine, sans que l’Europe ait eu son mot à dire. Et elle aboutirait à mettre en confrontation directe les deux puissances nucléaires du continent, française et britannique, avec la Russie, au risque de les entraîner dans l’engrenage fatal de l’affrontement. En clair, cette décision signifierait l’engagement direct de l’ensemble de l’Europe dans une guerre ouverte avec la Russie, sur le sol ukrainien.
Les classes dirigeantes européennes sombrent dans le militarisme et l’interventionnisme le plus outrancier. Elles mettent ainsi en danger la paix de l’Europe et de ses peuples. Et elles sacrifient l’avenir du peuple ukrainien à une stratégie brumeuse sur laquelle il n’aura aucune prise. Leur fébrilité face aux annonces de Donald Trump et à l’ouverture de discussions russo-américaines à Riyad ce mardi n’a d’égale que la lâcheté dont elles ont précédemment fait preuve en s’alignant sur les surenchères guerrières de l’ administration Biden. L’autonomie européenne dont elles parlent aujourd’hui n’est rien d’autre que la préparation de la guerre.
Il est grand temps que les nations d’Europe retrouvent leur indépendance et que la France porte souverainement une proposition de paix et de sécurité collective pour le continent.
Il est nécessaire de répondre au plan de Donald Trump qui vise à faire capituler l’Europe, économiquement, industriellement, commercialement et politiquement. Cette réponse ne peut pas être la guerre, mais l’autonomie stratégique européenne pour la paix.
C’est d’autant plus possible, que des pays comme le Brésil, la Chine, l’Afrique du Sud en ont ouvert le chemin à travers leurs propositions ces derniers mois.
L’autonomie européenne pour la paix implique que la France et les pays européens qui le souhaitent prennent enfin une initiative diplomatique pour un cessez-le-feu et pour une paix juste en Ukraine. Une telle paix doit respecter la souveraineté de l’Ukraine et se fonder sur la Charte des Nations unies et les principes de sécurité collective en Europe tels qu’ils ont été définis dans l’acte final de la Conférence d’Helsinki. Cette initiative doit se faire en toute indépendance de l’OTAN et il appartient à la France d’en préparer la sortie. Cette alliance belliciste, qui consacre l’inféodation de notre continent aux vues impérialistes des États-Unis a vocation à être dissoute dans le cadre de la refondation de l’architecture européenne de sécurité collective.
Le Parti communiste français demande l’organisation en urgence d’un débat au Parlement sur les objectifs de la politique française et la sécurité de l’Europe.
Illustration : fiction d’une salle de commandes de machines productrices des marchandises et services satisfaisant les besoins de l’humanité.
Les transformations du monde et la question de la démocratie: vers une nouvelle conscience politique du prolétariat ?
Le monde est en pleine mutation sous l’effet de dynamiques économiques, géopolitiques et technologiques qui redessinent les rapports de force internationaux et internes aux sociétés.
Alors que le changement climatique en cours complique la vie quotidienne de nos vignerons, la volonté de Donald Trump de taxer les importations de vins pourraient encore assombrir la situation de la profession. Ce sujet sera présent dans les débats sur le Salon de l’Agriculture alors que la consommation de vin recule en France beaucoup plus que celles des autres boissons alcoolisées dont le whisky. Continuer la lecture de Notre filière viticole chahutée par la mondialisation par G. Le Puill
Un effort de 7,1 milliards d’euros, faussement minimisé à 2,2 milliards par le gouvernement, menace le fonctionnement et les projets des collectivités. Ces restrictions financières font courir de lourds dangers pour les services publics et le quotidien des citoyens.
Ils s’appellent BlackRock, Bridgepoint ou encore Ardian. Ces fonds d’investissement, après avoir phagocyté la biologie médicale ou les Ehpad, s’attaquent désormais au secteur de l’imagerie médicale. L’Académie de médecine alerte sur une « financiarisation de tous les dangers ». Avec déjà des conséquences perceptibles pour les patients… Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les délais s’allongeaient pour pouvoir faire une mammographie ? Réponses.
Le scénario est rodé : approcher un cabinet de radiologie avec des médecins proches de la retraite, et mettre un pactole sur la table. « Historiquement, un radiologue qui partait à la retraite vendait ses parts autour de 300 000 euros à un jeune médecin débutant. Avec les montages actuels, il est possible de voir un investisseur non médecin payer dix fois plus », admet volontiers Joseph El Khoury de la banque d’affaires Natixis au média en ligne Imago. Continuer la lecture de Une « financiarisation de tous les dangers » : enquête sur l’emprise des fonds d’investissement sur les cabinets de radiologie
Entre 2005 et 2025, le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisé dans un établissement scolaire a quadruplé : il est passé de 100 000 en 2006 à plus de 400 000 en 2022. La loi de 2005 stipule que « tout enfant ou adolescent en situation de handicap doit être inscrit dans l’école ou l’établissement le plus proche de son domicile, lequel constitue son établissement de référence » avec un dispositif d’accompagnement si nécessaire, pour lui permettre de suivre sa scolarité dans les meilleures conditions. Les AESH sont devenus le deuxième métier de l’Éducation nationale, avec 78 816 agents (en équivalents temps plein) en 2023, en hausse de 90 % depuis 2013. Les défis et difficultés comme les souffrances restent nombreuses dans l’école. Un état des lieux.