Fabien Roussel: inventons les jours heureux (Discours à la Fête de l’Huma)


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Attractivité du métier d’enseignant : le dossier des salaires est clos pour le Ministre

Contre la guerre, la hausse des prix et l’austérité, les communistes mobilisés pour gagner ! (PCF)

 

Réunis en Conseil national, les communistes appellent les citoyennes et les citoyens, les forces syndicales et associatives, et toutes les forces de gauche à investir pleinement la Fête de l’Humanité qui se déroulera les 15, 16 et 17 septembre prochains. Elle sera l’occasion de partager un grand moment festif et culturel, de soutenir et de développer le journal l’Humanité et de participer à des centaines de débats pour contribuer à construire l’alternative aux politiques capitalistes en France, en Europe et dans le monde.

Agir pour la paix et la solidarité

Les communistes appellent à faire du jeudi 21 septembre une grande journée de mobilisation pour la paix, l’arrêt de la militarisation et la fin des conflits armés, partout dans le monde. Continuer la lecture de Contre la guerre, la hausse des prix et l’austérité, les communistes mobilisés pour gagner ! (PCF)

« Un prof devant chaque classe » : comment la promesse de Macron s’est heurtée à la réalité

Face aux promesses d’Emmanuel Macron mettant un enseignant devant chaque classe, le Snes-FSU oppose les faits : l’enquête menée à la rentrée par le syndicat montre qu’il en manque au moins un dans 48 % des établissements du second degré. Les explications de Sophie Vénétitay, porte-parole de l’organisation.

« Nous savons par les témoignages qui nous sont remontés que certains établissements, le jour de la rentrée, comptaient jusqu’à 3, 4 voire 5 professeurs manquants – le « record » étant de 8 », explique Sophie Vénétitay, porte-parole du Snes-FSU.© AFP

 

« Un professeur devant chaque classe » : la promesse du gouvernement n’est pas tenue. Principal syndicat des enseignants du secondaire, le Snes-FSU a mené sa propre enquête : sur un échantillon représentatif de 500 collèges et lycées généraux, près d’un sur deux (48 %) manque d’au moins un enseignant.

En outre, ce décompte a été arrêté, vendredi 8 septembre, au terme de la première semaine de cours, donc en laissant à l’administration de l’éducation nationale le temps de réagir – et normalement, de remédier – aux premiers manques constatés. Pour Sophie Vénétitay, porte-parole du syndicat, cet échec avéré doit conduire le gouvernement à prendre en compte les vraies urgences que sont les salaires et les conditions de travail du personnel.

Les résultats de l’enquête vous ont-ils surpris ? Continuer la lecture de « Un prof devant chaque classe » : comment la promesse de Macron s’est heurtée à la réalité

FSU : « le gouvernement porte un projet éducatif extrêmement dangereux »

30 minutes de “sport” par jour, ce n’est pas du sport !

Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de poursuivre la généralisation du dispositif « 30 minutes de sport par jour ». Manque de moyens, manque de temps, inadéquation avec une véritable pratique sportive : la mise en place de ce dispositif ne correspond en rien à l’apprentissage et la pratique d’un véritable sport.

Selon les syndicats, ce programme est aujourd’hui seulement à 20 % d’application dans les écoles, loin des 85% affichés par le gouvernement.

De plus, ce dispositif se met en place au détriment de l’EPS. Selon un rapport de l’Inspection générale, les horaires d’EPS ne sont déjà pas respectés car grignotés par les “fondamentaux”. Il paraît également impossible d’aller à une piscine, à un stade ou tout autre infrastructure sportive, de se changer et de déplacer les élèves en seulement 30 minutes.

Les besoins réels sont simples, et déjà connus : 4 heures d’EPS par semaine de la maternelle à l’université, un doublement des recrutements des professeurs d’EPS et le retour des épreuves d’EPS aux examens lorsqu’elles en ont été supprimées.

Ces revendications sont partagées par les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves.

La France accueillera en juillet prochain les Jeux Olympiques et Paralympiques. La politique sportive de notre pays doit être à la hauteur de cet événement. C’est pourquoi nous proposons un plan d’urgence et une nouvelle loi pour faire du sport un droit véritable :

  • consacrer 1% du budget de la nation au développement du sport et de l’EPS ;
  • recruter 1500 professeurs d’EPS par an ;
  • banaliser une demie journée pour la pratique sportive des étudiants à l’université ;
  • installer une association sportive scolaire dans chaque établissement scolaire du primaire à l’université ;
  • lancement d’un plan de construction d’équipements sportifs structurant (piscines et gymnases).

Parti communiste français,

Paris, le 6 septembre 2023.

Lire aussi: Le rugby, un sport populaire ?


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Pauvreté : un tiers des Français peinent à faire trois repas par jour

La 17e édition du baromètre de la pauvreté et de la précarité, publiée ce mercredi 5 septembre, par le Secours populaire français, montre que la situation économique des Français ne cesse de se détériorer, particulièrement pour les plus modestes.

Les revenus des foyers ne suffisent plus pour beaucoup à finir le mois et 18 % d’entre eux vivent continuellement à découvert
© Mathieu Dréan

 

Alors que les prix n’en finissent plus d’augmenter, d’une année sur l’autre, la situation financière des Français continue d’empirer. Les chiffres le confirment amèrement. C’est ce qui ressort, une fois de plus, du baromètre de la pauvreté et de la précarité du Secours populaire français (SPF).

Dans un contexte toujours plus préoccupant, la 17e édition de cette enquête très complète, réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français de 16 ans et plus et rendue publique mercredi 6 septembre, révèle que les difficultés à assurer les dépenses courantes augmentent encore et atteignent de nouveaux records. Ainsi, 45 % des personnes interrogées avouent avoir des difficultés pour payer certains actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale. Elles étaient 39 % en 2022. Continuer la lecture de Pauvreté : un tiers des Français peinent à faire trois repas par jour

Sébastien Menesplier : « Cette convocation est vécue comme une attaque contre tous les militants CGT »

Alors que se met en place la réforme des retraites, une vague sans précédent de procédures disciplinaires, policières ou judiciaires, s’abat sur des salariés et militants syndicaux ayant pris une part active aux grèves contre le recul de l’âge légal à 64 ans. Parmi eux, Sébastien Menesplier, convoqué ce mercredi à la gendarmerie. Pour le secrétaire général de la fédération mines et énergies de la CGT, il s’agit d’attaques « politiques ».

Le secrétaire général de la Fédération nationale mines-énergie CGT, Sébastien Menesplier (à droite), est convoqué le mercredi 6 septembre à la Gendarmerie de Montmorency (Val-d’Oise).© Pierrick Villette/ABACAPRESS.COM

Cinq jours seulement après l’entrée en vigueur de la réforme des retraites, Sébastien Menesplier, secrétaire général de la fédération CGT des mines et de l’énergie (FNME-CGT), membre du bureau confédéral de la CGT, est convoqué à la gendarmerie pour répondre d’une coupure de courant effectuée à Annonay (Ardèche), en mars, alors que l’exécutif imposait en force le recul de l’âge légal de départ de 62 ans à 64 ans. Cette convocation donne un ton particulier à la rentrée sociale.

En même temps que le gouvernement se presse de faire oublier le mouvement social historique du premier semestre en annonçant une conférence sociale, finalement réduite comme une peau de chagrin, sur les salaires, une vague de procédures disciplinaires assorties de convocations policières et judiciaires s’abat sur des salariés ayant participé aux grèves. Des procédures le plus souvent à l’initiative ou sous dénonciation d’entreprises publiques, notamment dans l’énergie.

Face à cette répression antisyndicale, la solidarité s’organise. Un rassemblement est prévu mercredi, dès 8 h 30, devant la gendarmerie de Montmorency (Val-d’Oise), où le représentant de la FNME-CGT doit être entendu. À Bruxelles, des syndicats européens apporteront leur soutien à leurs homologues français. L’Humanité y contribue, à sa manière, en donnant la voix, à travers Sébastien Menesplier, aux près de 1 000 militants et dirigeants syndicaux inquiétés à la suite du mouvement social du début d’année. Continuer la lecture de Sébastien Menesplier : « Cette convocation est vécue comme une attaque contre tous les militants CGT »

Sommet des BRICS : il y a urgence à agir pour un nouvel ordre du monde de paix et de coopération (PCF)

Le sommet des BRICS qui s’est tenu à Johannesburg du 22 au 24 août marque une étape majeure dans la possibilité d’une recomposition en cours du monde. Avec six nouveaux membres, dont deux producteurs majeurs d’hydrocarbures, les BRICS représenteront à partir de janvier 2024 plus du quart du PIB mondial (plus de 35% en mesurant les PIB en parité de pouvoir d’achat) et près de 50% de la population de la planète.

C’est donc un élément important dans la remise en cause de l’hégémonie états-unienne et occidentale et dans la contestation de ses outils que sont principalement le dollar et l’Otan. Le grand nombre de pays ayant le statut d’observateurs montre la volonté de peser dans la recomposition des rapports de force. Cela ouvre également au sein du groupe de nouvelles contradictions : fractures accrues du monde ou nouvelle unification pour un monde commun et un nouvel ordre économique mondial ?
Le monde est à la croisée des chemins et de nouvelles perspectives s’ouvrent renforçant le refus de l’engrenage des confrontations militaires, économiques, commerciales et énergétiques, de l’égoïsme climatique et appelant à l’action pour un monde de sécurité commune et de coopérations dans le respect de la souveraineté des peuples.

Nous appuyons l’exigence des BRICS de paix, de partage et de co-développement. Nous appuyons et appuierons leur exigence d’une réforme profonde du FMI : le droit de veto, de fait, des États-Unis au FMI doit être supprimé et les droits de vote doivent tenir compte du poids démographique des pays. Nous appuyons leur exigence d’une alternative au dollar des Etats-Unis.

Il est urgent d’agir pour un nouvel ordre du monde régi par la paix, la sécurité commune et par des rapports internationaux équitables, rompant avec la logique de blocs qui est celle que cherchent à imposer les États-Unis et à laquelle l’Union Européenne emboîte le pas, contre l’intérêt même de l’Europe et de ses peuples. Cela implique d’agir pour une véritable monnaie commune mondiale alternative au dollar à partir des droits de tirage du FMI panier de monnaies qui doit être réformé et élargi à d’autres monnaies. Le rôle du dollar doit reculer dans les échanges commerciaux comme dans les réserves mondiales ou le crédit. Contrairement au « pacte financier » conservateur et paternaliste proposé par E. Macron, il est urgent d’émettre massivement des financements mondiaux à taux très bas pour répondre aux besoins de développement de tous les peuples : affectés à la protection sociale, aux services publics, aux investissements écologiques et créateurs d’emploi.

L’essor et le juste partage des biens communs universels doivent être les forces motrices de la mise en place de ces coopérations internationales émancipatrices d’un nouveau type. Le PCF s’y emploiera et considère que c’est une responsabilité de l’ensemble des forces progressistes et communistes pour un monde et une humanité commune. La France et l’Union européenne ont une responsabilité majeure en ce sens, contre la montée des fractures dans le monde et contre la domination impériale du dollar et de sa logique de guerre et de divisions.


Lire aussi: L’élargissement des Brics l’aube d’un monde nouveau in Histoire & Société

 

Pacte enseignant : le diable se cache dans les détails

Les promesses du gouvernement sur les remplacements ou sur « un professeur devant chaque classe » passent par le pacte. Rejeté par une majorité de personnels, ce dispositif cache une attaque en règle du service public d’éducation.

Ce dispositif laisse croire que la solution repose sur le seul volontarisme des enseignants. Julien Pebrel/Myop

Ce dispositif laisse croire que la solution repose sur le seul volontarisme des enseignants. Julien Pebrel/Myop
© Julien Pebrel/ MYOP

Le pacte, c’est le cœur de la « révolution » voulue par Emmanuel Macron en matière scolaire. Ce dispositif, complexe pour des yeux peu habitués aux arcanes de l’éducation nationale, doit permettre à la fois de tenir les promesses faites aux enseignants français – parmi les plus mal payés d’Europe – pour améliorer leur rémunération et les performances de l’éducation nationale en matière de réussite scolaire, de lutte contre les inégalités et même d’insertion dans l’emploi. L’enjeu n’est donc pas mince. Pap Ndiaye, le prédécesseur de Gabriel Attal Rue de Grenelle, l’avait claironné au printemps : pour que cela fonctionne, il faudrait que 30 % des enseignants s’engagent dans la démarche. Aujourd’hui, le ministère se fait beaucoup plus discret sur le sujet. Et pour cause : à en croire les remontées de terrain parvenues aux principaux syndicats, c’est au pire un rejet clair et net, au mieux de gros doutes qui habitent les professeurs. Décryptage des principaux points de friction. Continuer la lecture de Pacte enseignant : le diable se cache dans les détails