Ce lundi 6 novembre, les femmes commenceront à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année, selon les calculs du collectif féministe Les Glorieuses. L’Humanité s’est procuré plusieurs bilans sociaux d’entreprises françaises affichant des scores excellents à l’index égalité. L’occasion de dresser le vrai bilan de l’outil lancé en 2018 par le gouvernement pour réduire les inégalités dans les entreprises.

C’était en novembre 2017. Dans un discours enflammé, le chef de l’État érigeait l’égalité hommes-femmes en grande cause nationale de son quinquennat, et déclarait la guerre aux discriminations pesant sur les femmes, « à l’embauche et au cours de leur carrière professionnelle ». Six ans plus tard, il pourrait prononcer le même discours.
Selon l’Insee, les inégalités salariales ont certes continué à se réduire, comme c’est tendanciellement le cas depuis 2000, mais les revenus des femmes sont toujours inférieurs de 24,4 % à ceux des hommes. Et, ce lundi 6 novembre, à 11 h 25, elles commenceront à travailler gratuitement, selon les estimations du collectif Les Glorieuses.
Les 5 indicateurs de l’index
À ses détracteurs qui l’accusent d’immobilisme, l’Élysée brandit souvent l’index de l’égalité professionnelle, censé mesurer les niveaux d’inégalité au sein des entreprises afin de les inciter à s’amender. Continuer la lecture de Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien





Communiqué


Le 1er septembre, le Chef de l’État a indiqué vouloir « revenir à un système qu’on connaissait dans le passé, qui fonctionnait, qui est un peu celui des Écoles normales ». En réponse à une interrogation du sénateur Max Brisson qui l’interroge : « comment allez-vous faire en sorte que la demande de l’employeur soit première […] les écoles normales étaient à la main de l’Éducation nationale » , le nouveau ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal a répondu le 6 octobre : « notre ambition rejoint votre avis ; je veux créer une école normale du XXIème siècle ». Et il en a dessiné les contours : un pré-recrutement au niveau du baccalauréat, une formation axée sur « les fondamentaux et les valeurs de la République » avec entrée progressive dans le métier.
Samuel Paty et Dominique Bernard sont morts assassinés par un terroriste islamiste. Un autre collègue et deux agents techniques du collège-lycée Gambetta d’Arras luttent contre la mort, victimes du même assaillant. Agnès Lassale est décédée sous les coups portés par un de ses élèves. Tous ces visages, ces noms, nous les connaissons même sans jamais les avoir croisés : ce sont nos collègues, nos camarades, ceux dont nous partageons le quotidien.