#MeToo : « Face aux violences de genre, le discours progresse, pas les politiques »

Six ans après le début du mouvement MeToo, la réaction des pouvoirs publics est loin d’être à la hauteur des attentes du collectif féministe Nous Toutes. L’une de ses coordinatrices, Maëlle Noir, dresse un bilan amer avant la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25 novembre.

Partout en France, des cortèges sont organisés ce samedi 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. À Paris, le rendez-vous est fixé à 14 heures, place de la Nation, pour rejoindre celle de la République.

Cette année, la manifestation du 25 novembre pointe « les violences de genre, sociales et d’État ». Pourquoi ce mot d’ordre ?

Il s’agit de mettre l’accent sur le continuum des violences. Les politiques menées par l’État produisent des violences sociales qui sont souvent genrées. Retraites, RSA, assurance-chômage… depuis un an, les différentes « réformes » qui ont visé notre modèle social ont pénalisé et vulnérabilisé en premier lieu les femmes, les personnes LGBT + et les enfants.

Il y a des liens de causalité entre ces violences économiques et les violences physiques, ou même sexuelles. Ainsi, comment quitter un conjoint violent si les aides sociales sont conjugalisées, ou si on est contrainte de travailler à temps partiel ? Continuer la lecture de #MeToo : « Face aux violences de genre, le discours progresse, pas les politiques »

« Ce ne sont pas des criminels » : au procès de militants CGT à Bordeaux, 800 personnes sont venues soutenir ces Robins des bois

Alexandre T et Christophe G, responsables locaux de la CGT mines-énergie, étaient entendus ce mardi 21 novembre suite à des actions de « mise en gratuité » lors du mouvement sur les retraites. 800 personnes se sont réunies en soutien.

À Bordeaux, le 21 novembre, devant le tribunal de judiciaire de Bordeaux. Alexandre T et Christophe sont accusés d’avoir coupé le courant pendant les manifestations contre la réforme des retraites. © Lahcène Abib/Divergence

 

Bordeaux (Gironde), envoyé spécial.

Ce mardi 21 novembre, les cégétistes avaient rendez-vous sur le parvis des Droits-de-l’homme de Bordeaux (Gironde), en soutien à deux d’entre eux. Alexandre T et Christophe G, respectivement secrétaire du comité social et économique (CSE) Enedis Aquitaine et secrétaire de la CGT énergie Gironde, étaient convoqués au tribunal correctionnel suite au mouvement de protestation contre la réforme des retraites.

Leurs torts ? Avec leur fédération des mines et de l’énergie (FNME-CGT), ils se sont illustrés par des mises en gratuité du courant produit par le service public. Des actions « Robin des bois » qui valent à 400 militants des poursuites judiciaires et disciplinaires, après des dépôts de plainte, émanant notamment du gestionnaire de réseaux.

Problème : si ces actions sont revendiquées par leurs syndicats, rien ne prouve à première vue que les militants incriminés les ont réalisées. Ce qui se vérifie dans ce dossier, selon leur avocat, Jérôme Borzakian : « Christophe est un pur administratif. Il ne sait pas faire usage des installations de réseaux. S’il y touche, il s’électrocute comme tout le monde. » Continuer la lecture de « Ce ne sont pas des criminels » : au procès de militants CGT à Bordeaux, 800 personnes sont venues soutenir ces Robins des bois

Télémédecine dans les gares, plainte contre l’inaction de l’État: les déserts médicaux échauffent les esprits

NDLR de MAC: La solution passe par une augmentation du nombre de médecin et en premier lieu par une augmentation du nombre de places en université. Le salariat des médecins en Centre de Santé Public est à généraliser…. des solutions existent!

Alors que l’ordre des médecins ferraille contre la SNCF et ses futures télécabines de consultation installées dans les gares, l’UFC-Que choisir va, elle, porter plainte contre l’inaction de l’État pour tenter de résoudre les difficultés d’accès aux soins.

La filiale Gares et connexions de la SNCF avait annoncé, lundi 13 novembre, un déploiement d’une offre de télémédecine dans 300 gares d’ici à 2028.
© Philippe Lopez / AFP

« Va donc t’occuper de la désertification de tes lignes ferroviaires ! » Tel est en substance le message envoyé par l’ordre des médecins, comme par le syndicat de médecins UFML, à la SNCF, dont sa filiale Gares et connexions avait annoncé, lundi 13 novembre, un déploiement d’une offre de télémédecine dans 300 gares d’ici à 2028.

Il faut dire qu’en rendant publiques ces futures implantations de télécabines dans des gares « situées dans les zones d’intervention prioritaire (ZIP) et les zones d’action complémentaire (ZAC), caractérisées par une offre de soins insuffisante et une difficulté d’accès aux soins », la filiale SNCF se faisait fort d’apporter une solution aux déserts médicaux, alors que les organisations et fédérations de médecins ont toujours combattu toute mesure aiguillant l’installation des généralistes et spécialistes vers des territoires dépourvus de professionnels. Continuer la lecture de Télémédecine dans les gares, plainte contre l’inaction de l’État: les déserts médicaux échauffent les esprits

Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

L’arrivée au pouvoir d’un ultralibéral à visage fasciste n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de choix de politiques économiques imposés par la droite, soutenue par le Fonds monétaire international.

Javier Milei (au centre), brandit une tronçonneuse entre sa sœur Karina Milei (à droite) et Carolina Piparo, candidate au poste de gouverneur de la province de Buenos Aires, lors d’un rassemblement politique à La Plata, dans la province de Buenos Aires, en Argentine, le 12 septembre 2023.
© Marcos GOMEZ / AG La Plata / AFP

 

Un saut dans le vide ? Le leader de l’ultradroite Javier Milei s’est imposé, ce dimanche, au second tour de l’élection présidentielle avec 55,7 % des voix, soit 11 points de plus que le ministre-candidat Sergio Massa. Ainsi, étouffés par une crise qui pousse 40 % de la population sous le seuil de la pauvreté, une majorité d’Argentins – souvent motivés par l’espoir suscité par des promesses de campagne plus démagogiques les unes que les autres – vient d’élire comme prochain président le candidat dont le programme suit pourtant la voie de politiques économiques largement discréditées.

Le même chemin qui a déjà mené la troisième puissance économique latino-américaine dans le précipice, après la terrible période déjà traversée en ce début de siècle. Si ce n’est en pire : jamais auparavant quelqu’un d’aussi extrémiste n’avait été élu à la tête d’un pays d’Amérique du Sud. Une situation qui n’est en rien le fruit du hasard. Continuer la lecture de Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

Sale temps pour l’école inclusive (II) in Caf. Péda.

Sale temps pour l’école inclusive (I) in Caf. Péda.

« Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière »

Tribune du député communiste israélien Ayman Odeh (Hadash, Front démocratique pour la paix et l’égalité, dirigé par le Parti Communiste d’Israël).

"Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière"
Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique, l’ensemble de la droite israélienne », a déclaré hier le président de la faction Hadash-Ta’al, le député communiste Ayman Odeh. « L’occupation est la source du mal, nous devons mettre fin à cette occupation criminelle », a-t-il ajouté.

Le député communiste Odeh a déclaré qu’il faut convoquer des élections anticipées : « Si nous n’allons pas aux élections le plus tôt possible, cela sauvera Netanyahu. La seule solution est de respecter l’existence du peuple palestinien et d’établir un État palestinien aux frontières de 67 ». Continuer la lecture de « Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière »

Parents Vigilants – interpellation du ministre

L’association Parents Vigilants, créée par le parti Reconquête, traque et menace depuis plus d’un an, les enseigant-es : raids numériques contre des professeur·es, courrier de dénonciation, campagnes calomnieuses… Se croyant investis d’une mission visant à sauver l’École d’une prétendue décadence, ces parents traquent, menacent, jettent en pâture des professeur·es coupables à leurs yeux de… Simplement faire leur métier en organisant des projets pédagogiques autour du thème de l’exil et des migrations, de faire une séance d’éducation à la vie sexuelle et affective ou de faire un cours d’histoire sur l’Islam est insupportable. C’est la confirmation que l’extrême droite ne tolère pas l’idée d’une école publique, laïque et émancipatrice, celle qui fait grandir les élèves et éveille les consciences, celle où la liberté pédagogique est au service de l’émancipation.

Une intersyndicale FSU, Unsa Education, Sgen-CFDT, CGT Educ’action et Sud Education interpelle le ministre.

 

 

Claude Lelièvre : Des uniformes pour les professeurs ? La barbe ! in Caf. Péda.

Laurence De Cock : Contre l’entrisme de l’extrême-droite dans l’école publique