Entre galaxie Bolloré, com’ à gogo et nouveaux titres, comment la presse d’extrême droite prend d’assaut le débat public

Hier marginalisés, les journaux identitaires gagnent en visibilité dans les kiosques et sur les plateaux télé. Deux ans après la reprise du « JDD » par Bolloré, l’Humanité Magazine a enquêté sur une presse qui a trouvé dans le nouvel écosystème médiatique un tremplin pour se hisser aux avant-postes de la bataille culturelle.

La « convention de la droite » en 2019, organisée par le magazine « L’incorrect » accueillait Marion Maréchal, Éric Zemmour ou encore Robert Ménard.© CYRIL BITTON / DIVERGENCE

Le racisme en 4 par 3. À la sortie d’une bouche de métro, la une du « Journal du dimanche » du 8 juin et son sous-entendu xénophobe – « Violences : que faire face aux « barbares » ? » – est placardée sur le dos d’un kiosque. Un mois plus tôt, c’est le dessin de la couverture de « La Furia », un bourreau à la hache ensanglantée accompagné du titre « Justice. C’était mieux avant » qui prenait cette place. En avril, c’était celle de « Frontières », avec Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise qualifiée de « parti de l’étranger », reprenant les mots de l’antisémite Charles Maurras. Continuer la lecture de Entre galaxie Bolloré, com’ à gogo et nouveaux titres, comment la presse d’extrême droite prend d’assaut le débat public

Les communistes de Castelsarrasin mobilisés sur le marché pour un avenir solidaire et progressiste

Castelsarrasin - Les communistes de Castelsarrasin mobilisés sur le marché pour un avenir solidaire et progressiste

Par PCF Castelsarrasin, Valence et Lomagne, le 19 Juin 2025

Ce jeudi matin, les militants du Parti Communiste Français (PCF) de Castelsarrasin étaient présents sur le marché pour aller à la rencontre des habitants et porter leurs propositions en vue des élections municipales de 2026. A noter, la présence des conseillers régionaux Rodolphe Portoles, Marie Castro et Isabelle Laveron, qui mettaient en avant le bon bilan de la majorité de gauche dirigée par Carole Delga au Conseil régional d’Occitanie. Continuer la lecture de Les communistes de Castelsarrasin mobilisés sur le marché pour un avenir solidaire et progressiste

Avec « Comment le fascisme gagne la France », le sociologue Ugo Palheta veut « réveiller les consciences »

Sociologue spécialiste des extrêmes droites, Ugo Palheta analyse dans son dernier ouvrage l’accélération du processus de « fascisation » en France. Il appelle à un sursaut et à un débat stratégique au sein de la gauche.

 

Le sociologue spécialiste des extrêmes droites vient de publier un nouveau livre. Comment le fascisme gagne la France est une version largement remaniée et augmentée d’un premier opus, la Possibilité du fascisme, paru en 2018. Ugo Palheta y note une progression des thèses racistes et xénophobes, tout en réfutant l’inéluctabilité d’une victoire prochaine du Rassemblement national. À condition de « renouer avec l’antifascisme ».

Qu’est-ce qui a changé depuis « la Possibilité du fascisme » paru en 2018 pour justifier cette nouvelle édition ? Continuer la lecture de Avec « Comment le fascisme gagne la France », le sociologue Ugo Palheta veut « réveiller les consciences »

« C’est Nicolas qui paie » : ce que colporte le nouveau mot d’ordre de l’extrême droite sur les réseaux

Née sur les réseaux sociaux, l’expression « C’est Nicolas qui paie », critique des dépenses publiques dopée au racisme, devient un cri de ralliement de l’extrême droite. Le signe d’un camp qui assume de plus en plus un projet ultralibéral.

 

Pour la droite et l’extrême droite, la solidarité nationale qu’ils honnissent a enfin un nom : Nicolas. Depuis plusieurs mois, sur le réseau social X (ex-Twitter), l’expression « C’est Nicolas qui paie » et le compte du même nom – accompagné d’une photo d’un trentenaire en chemise bleue se tenant la tête entre les mains – font florès, pour dénoncer l’impôt et les dépenses publiques. Continuer la lecture de « C’est Nicolas qui paie » : ce que colporte le nouveau mot d’ordre de l’extrême droite sur les réseaux

Histoires vraies de violences extrêmes à l’Ecole

« Contrairement à ce que l’on pense souvent, les violences extrêmes ne datent pas d’hier et elles ont pu être parfois le fait de jeunes élèves » écrit Claude Lelièvre. De 1757 à 2007, l’historien rappelle des faits et les circonstances de plusieurs affaires qualifiées souvent de faits divers. Meurtres d’enseignants ou rixe entre élèves, le regard porté par les médias des époques est aussi mis en perspective.

 Contrairement à ce que l’on pense souvent, elles ne datent pas d’hier et elles ont pu être parfois le fait de jeunes élèves. Elles ont eu lieu dans des établissements scolaires fort différents, par des élèves d’origines diversifiées, selon des modes opératoires différenciés et pour des raisons multiples. Cela devrait être de nature à mettre en cause les explications et les solutions unilatérales qui font florès. Continuer la lecture de Histoires vraies de violences extrêmes à l’Ecole

A l’entrée des écoles, des portiques ne détecteront pas les problèmes de santé mentale In Alter. Eco.

Philippe Watrelot Ancien enseignant, auteur de « Je suis un pédagogiste » (ESF-Sciences Humaines, 2021).

 

 

Le mardi 10 juin, dans la ville de Nogent, en Haute-Marne, une surveillante du collège Françoise Dolto est décédée, poignardée par un élève de 14 ans. Nos pensées vont d’abord à toute la communauté éducative de ce petit collège tranquille : personnel éducatif, élèves, parents. Et aussi aux proches de la victime de cet acte dément. Un meurtre qui a suscité une émotion dans l’ensemble du pays.

Dans notre société de l’information avide d’immédiateté, on prend à peine le temps du recueillement, ni celui d’analyser les circonstances propres à cet événement. Continuer la lecture de A l’entrée des écoles, des portiques ne détecteront pas les problèmes de santé mentale In Alter. Eco.

Ce que l’extrême-droite fait vraiment à l’enfance

« Des « mamans louves » aux « parents vigilants » en passant par SOS-éducation, l’extrême-droite adore s’exhiber comme la protectrice des enfants ». Dans cette tribune, Laurence De Cock établit un parallèle entre la tragédie de Nogent et le contexte politique « à commencer par la fascisation de la société. C’est peut-être le moment de rappeler que l’enfance a toujours été l’une des premières cibles de l’extrême-droite » écrit-elle. L’historienne rappelle que « l’extrême-droite ne fait pas que nier l’enfance, elle la dénature, et, bien loin de la protéger, elle l’agresse. Pour cela, elle développe des stratégies extrêmes. L’histoire des fascismes ne laisse aucun doute sur le sort fait aux enfants indésirables, ils sont discriminés au mieux, éliminés au pire, et ce, sans pitié ». au regard de l’histoire, voilà ce que fait vraiment l’extrême-droite à l’enfance.

Des « mamans louves » aux « parents vigilants » en passant par SOS-éducation, l’extrême-droite adore s’exhiber comme la protectrice des enfants. Continuer la lecture de Ce que l’extrême-droite fait vraiment à l’enfance

Faut-il interdire les réseaux sociaux avant 15 ans ?

La France souhaite restreindre l’accès des plus jeunes à ces plateformes numériques de partage de contenus. Des discussions ont lieu avec les principaux acteurs en vue d’un accord au niveau européen.

 

 

Face à la puissance des lobbies du numérique et en raison des effets nocifs des écrans, il faut oser l’interdiction du smartphone pour les moins de 15 ans.

Yves Marry

Délégué général de l’association Lève les yeux

Avec notre association de prévention contre la surexposition aux écrans, Lève les yeux, nous rencontrons chaque année des milliers d’enfants et de parents dépassés, fatigués, se définissant eux-mêmes comme « accrocs » à leurs écrans et appelant à l’aide. Aussi, avec d’autres associations réunies au sein du Collectif Attention, cela fait maintenant cinq ans que nous alertons les pouvoirs publics et formulons des propositions en réponse aux ravages causés par les réseaux sociaux, ainsi que par les jeux vidéo et autres usages numériques. Continuer la lecture de Faut-il interdire les réseaux sociaux avant 15 ans ?

Si j’étais encore membre du PCF, voici ce que je dirais aux communistes… Par D. Bleitracht

Étranges ces sentiments éprouvés au cœur d’une juste bataille pour le peuple palestinien martyr quand non seulement le régime criminel de Netanyahou poursuit de plus belle mais est prêt à embraser la région et le monde en frappant un état souverain, l’Iran.

Et que tous les médias, toutes les autorités de France feignent certes de redouter l’escalade mais reconnaissent hypocritement « le droit d’Israël à se défendre ». Rares sont ceux qui mettent cet acte de piraterie internationale en relation avec le fait qu’à la Knesset israélienne l’extrême droite sur un projet d’intégration forcée dans l’armée des étudiants talmudistes menaçait d’une dissolution qui obligerait à de nouvelles élections dans lesquelles Netanyahou minoritaire aurait dû présenter des comptes et risquait la prison pour corruption. On mesure mal à quel point tous les guerriers par procuration de l’impérialisme sont dans cet état d’instabilité interne et ne voient d’issue que dans la fuite en avant dans l’apocalypse.

Comme la maison mère, les Etats-Unis, eux-mêmes au bord de la guerre civile et les guerriers par procuration, l’Israélien, l’Ukrainien, l’argentin et tous les trublions « européens », asiatiques, navigant sur le volcan de la colère populaire … Aujourd’hui nous présentons les pièces du dossier qui démontrent la nécessité d’œuvrer dans le calme en faisant monter la volonté de paix et en l’appuyant sur les intérêts réels des travailleurs et de la jeunesse française. Les communistes s’ils retrouvent leurs fondamentaux sont les seuls à pouvoir mener ce combat face à l’excitation et aux divisions inutiles.

Alors ce que je dirais aux communistes français c’est « la France, notre pays a un besoin urgent des communistes, comme le monde en a besoin ». Continuer la lecture de Si j’étais encore membre du PCF, voici ce que je dirais aux communistes… Par D. Bleitracht

Les vraies raisons pour lesquelles Israël déclenche une guerre contre l’Iran

En envoyant son aviation bombarder les sites nucléaires iraniens, Benyamin Netanyahou empêche tout nouvel accord entre Téhéran et Washington et oblige Emmanuel Macron à reporter la conférence prévue à l’Onu sur la Palestine. À New-York, le chef de l’État devait annoncer la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. 

 

Donald Trump et Benyamin Netanyahou ressemblent à ces bonimenteurs de foire, qui grugent tout le monde en laissant penser qu’ils ne sont pas d’accord. Deux bateleurs qui se sont distribués les rôles pour parvenir à leurs fins. Le problème est que dans cette partie de poker menteur, la paix au Moyen-Orient et, plus largement dans le monde, est en jeu.

Depuis dix ans maintenant, les gouvernements israéliens successifs ont fait de l’Iran leur bête noire, la mère de tous les maux. Mais qu’est-ce qui explique qu’aujourd’hui une guerre – le mot n’est pas trop fort – ait été déclenchée ? Des actions au sol s’étaient déjà déroulées dans le passé. Il s’agissait notamment du vol de documents confidentiel Défense mais également de l’assassinat d’un scientifique impliqué dans le dossier nucléaire, par le Mossad. De même, à l’automne dernier, des échanges de tirs de missiles et d’envois de drones avaient bien eu lieu entre les deux pays, séparés de près de 2000 km mais jamais Israël n’avait envoyé ainsi ses avions de chasse frapper plus de 200 cibles contrairement à ce qu’il avait entrepris contre des installations nucléaires irakiennes en 1981 et une autre dans le nord de la Syrie, en 2007.

Lire aussi: Bombardements israéliens en Iran : halte à la fuite en avant guerrière de Netanyahou !

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