Le PCF appelle à un nouveau Front populaire

39e Congrès Réunis ce week-end à Marseille, les communistes ont réélu Fabien Roussel secrétaire national avec 80,4 % des voix et ont tranché sur sa stratégie de rassemblement avec les autres forces de gauche.

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CREDIT PHOTO/AGENCE AFP

Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyée spéciale.

Le 39e congrès du PCF s’est conclu à Marseille, lundi, par un appel à un « nouveau Front populaire ». « Nous voulons construire une majorité capable de l’emporter, capable de battre l’extrême droite qui menace. Proposons aux Français de sceller un pacte avec eux, de sceller une union autour du projet le plus ambitieux pour notre pays ! » a lancé Fabien Roussel sur la scène du palais du Pharo, face aux 700 délégués communistes, quelques minutes après sa réélection comme secrétaire national avec 80,4 % des voix, et après avoir rendu hommage aux victimes de l’effondrement d’un immeuble de la cité phocéenne;

« Nous n’avons qu’un seul but : faire gagner la France du travail et du progrès social », a ajouté le député du Nord. Alors qu’une motion appelant à un « nouveau Front populaire » a été adoptée dès vendredi, le dirigeant communiste précise que le « construire, c’est faire le choix de s’adresser à tous les Français, et d’abord à celles et ceux qui doutent, qui cherchent, qui s’abstiennent, ceux qui manifestent », mais c’est aussi « dire aux forces de gauche, aux forces de progrès, au monde syndical, aux mouvements associatif, social : nous sommes disponibles, ouverts, prêts à travailler ensemble ». Continuer la lecture de Le PCF appelle à un nouveau Front populaire

Makarenko, un pédagogue en avance sur son temps, par Youri Belov

Anton Semionovitch Makarenko… Son nom est inscrit dans l’histoire de la culture mondiale. Le 13 mars 1988, l’ensemble de l’humanité éclairée a célébré le centième anniversaire de sa naissance sur décision de l’UNESCO. Le nom de ce grand homme figure sur la liste des cent noms de génies du monde. Jusqu’à présent, personne n’a surpassé sa créativité pédagogique. Mais au cours des trente dernières années, il a été relégué dans l’oubli en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques. Pourtant, l’héritage du génial éducateur soviétique est plus que d’actualité, il est en avance sur son temps.(traduction de Marianne Dunlop pour histoiretsociete)

https://kprf.ru/history/soviet/217279.html

Anton Semionovitch Makarenko… Son nom est inscrit dans l’histoire de la culture mondiale. Le 13 mars 1988, l’ensemble de l’humanité éclairée a célébré le centième anniversaire de sa naissance sur décision de l’UNESCO. Le nom de ce grand homme figure sur la liste des cent noms de génies du monde. Jusqu’à présent, personne n’a surpassé sa créativité pédagogique. Mais au cours des trente dernières années, il a été relégué dans l’oubli en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques. Pourtant, l’héritage du génial éducateur soviétique est plus que d’actualité, il est en avance sur son temps. Continuer la lecture de Makarenko, un pédagogue en avance sur son temps, par Youri Belov

Congrès PCF. La capacité à organiser les travailleurs dans la vie politique

La deuxième journée du 39ème congrès du PCF s’est déroulé ce samedi avec à l’ordre du jour, des travaux sur les nombreux amendements au texte de base commune. La matinée a été marquée par les interventions de plusieurs invités.

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Le maire de Marseille Benoît Payan intervient au Congrès du PCF © Julien Sueres

 

Benoît Payan tout d’abord, maire de Marseille, a rendu hommage aux communistes et à leur histoire en lançant son introduction par un poignant « les communistes seront toujours chez eux à Marseille ! » En s’appuyant sur l’histoire riche du PCF, il est revenu sur le sujet de l’union de la gauche. « Aujourd’hui j’ai devant moi les héritiers d’hommes et de femmes qui ont transformé la société et l’ont rendu meilleure. C’est Maurice Thorez militant infatigable de la paix qui a été l’architecte du Front Populaire. C’est Gabriel Péri, mort pour la France en 1941, qui a été une lumière dans la résistance communiste. C’est Martha Desrumaux, première femme à être élue au comité central qui s’est tant battue pour les droits des travailleuses », a-t-il égrainé avant de conclure.

« Alors oui nous avons besoin à gauche d’un parti communiste fort et il n’est pas question que la nécessaire union nous interdise de cultiver nos spécificités, nos singularités, parce que ce sont nos forces ». Des mots largement ovationnés par les congressistes et qui ont fait échos à ceux de Ian Brossat la veille. Continuer la lecture de Congrès PCF. La capacité à organiser les travailleurs dans la vie politique

Fabien Roussel : « Sur le travail, la gauche doit être bien plus forte »

 À Marseille, pour le 39e congrès du PCF, Fabien Roussel, son secrétaire national, entend tirer toutes les leçons du mouvement contre la réforme des retraites et bâtir « une France libre, forte et heureuse ». Pour le député du Nord, il s’agit à la fois de renforcer son parti et l’union à gauche et de porter au pouvoir un véritable projet de transformation sociale.

Pour suivre l’intégralité des débats du congrès

« Avec la mobilisation contre la réforme des retraites, une puissante exigence de démocratie s’est exprimée, et ça fait du bien. Une exigence de respect, tant des syndicats que du peuple », assure Fabien Roussel.

C’est en plein mouvement social contre la réforme des retraites que se tient le congrès du PCF à Marseille, entre le 7 et le 10 avril. Point d’aboutissement d’une réflexion menée localement depuis des mois, le rendez-vous sera irrigué par les enseignements de cette « mobilisation historique », promet son secrétaire national, Fabien Roussel. Au menu : le lancement d’un chantier pour faire du PCF un véritable « parti populaire » et celui d’« un pacte de progrès pour une France du travail », proposé aux citoyens et à la gauche.

Emmanuel Macron et le gouvernement s’entêtent, malgré les mobilisations, à vouloir imposer le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. La crise dépasse-t-elle désormais le cadre de cette réforme à vos yeux ? Continuer la lecture de Fabien Roussel : « Sur le travail, la gauche doit être bien plus forte »

PCF en congrès: La lutte des classes, une réalité pour 83 % des Français

PCF. Les adhérents tiennent de vendredi 7 avril au lundi 10 avril leur 39 e congrès à Marseille, en pleine bataille des retraites. Perception du communisme, image du parti et adhésion aux valeurs qui y sont associées, popularité de Fabien Roussel… Notre sondage Ifop exclusif.

Pour le porte-parole du PCF, Ian Brossat, « la grande question que nous devons affronter, c’est comment nous réussissons demain à constituer une majorité politique ».

Ce n’est pas encore une révolution, mais l’image du PCF bouge et ses idées marquent des points dans l’opinion. À l’heure, pour les communistes, d’écrire une nouvelle page lors de leur 39 e congrès qu’ils tiennent jusqu’à lundi 10 avril à Marseille, le sondage Ifop que nous publions montre que « derrière les oripeaux historiques qui demeurent repoussoir, les idées, elles, restent d’actualité, surtout dans un contexte social très fort », souligne Frédéric Dabi, le directeur général de l’institut.

Comment reconquérir les classes populaires, les abstentionnistes, les électeurs RN ?

Un contexte de mobilisation historique contre la réforme des retraites dont les quelque 700 délégués attendus dès ce vendredi dans la cité phocéenne comptent se saisir. Les presque 5 000 amendements remontés des fédérations de la formation brasseront de nombreuses questions.

« Mais la grande question que nous devons affronter, c’est comment, en s’appuyant sur ce qui a grandi dans la société avec ce mouvement social, nous réussissons demain à constituer une majorité politique », résume le porte-parole du PCF, Ian Brossat. Continuer la lecture de PCF en congrès: La lutte des classes, une réalité pour 83 % des Français

Réforme des retraites : 6 avril, journée de manifestations et de grèves! in DDM

Une nouvelle journée de mobilisation sera organisée le 13 avril, veille de la décision du Conseil constitutionnel

15 000 manifestants à Toulouse selon la police.
15 000 manifestants à Toulouse selon la police. DDM F. Charmeux

 

Suivez, ce jeudi 6 avril, la 11e journée d’action contre la réforme des retraites consacré aux manifestations et actions menées à l’appel des syndicats et de plusieurs partis politiques, toute la journée sur ladepeche.fr.

Pour la 11e fois depuis le début du mouvement de contestation de la réforme des retraites, des centaines de milliers de Français vont se retrouver ce jeudi 6 avril un peu partout en France pour faire entendre leur opposition au projet de loi. Ce qu’il faut retenir ce jeudi à la mi-journée :

  • Moins de manifestants : 4 à 10 000 personnes ont défilé à Tarbes, 5000 à Montauban selon les syndicats, 1900 à 2500 à Agen, 3000 à 5000 à Castres.
  • Plusieurs actions ont eu lieu dès l’aube : à Toulouse des actions de blocage ont été menées au rond-point d’Atanta, aux Minimes ou à la barrière de Paris ; péage bloqué à Tarbes ; entrées de Pamiers bloquées.
  • 8 % des enseignants sont en grève, selon le ministère de l’Education Nationale
  • Des blocages de lycées et de sites universitaires ont à nouveau eu lieu jeudi matin à Lyon, Rennes, Lille ou Paris
  • De nouveaux défilés cet après-midi : des cortèges sont prévus à 14h à Cahors, Rodez et Foix, 14h30 à Toulouse, Carcassonne et Narbonne, Albi, 15h à Saint-Gaudens ou 15h30 à Villeneuve-sur-Lot.

Une nouvelle journée de mobilisation sera organisée le 13 avril

Selon les informations deBFMTV, les syndicats prévoient une douzième journée de mobilisation jeudi 13 avril, à la veille de la décision très attendue du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites.

Des affrontements entre manifestants et policiers, place Saint-Cyprien à Toulouse

L’intersyndicale claque la porte d’Élisabeth Borne

Face au refus de la première ministre d’abroger la réforme des retraites, les syndicats ont coupé court à leur réunion. Le gouvernement s’enfonce dans une stratégie « violente » et « irresponsable », dénoncent-ils.

La brève réunion des syndaicats avec Elisabeth Borne.

La brève réunion des syndaicats avec Elisabeth Borne. Simon Duteil, Co-délegué général du syndicat Solidaires.

Qui aurait pu prédire que la réunion entre Élisabeth Borne et l’intersyndicale, ce mercredi matin, se solderait par un échec ? Les représentants des salariés avaient anticipé l’obstacle, et prévenu avant leur entrée dans la cour de Matignon que tout refus de la part du gouvernement de retirer la réforme des retraites entrainerait la fin de leur rencontre. Le déroulé des évènements n’a pas donné tort à leurs prédictions. « La première ministre nous a opposé une fin de non-recevoir et nous a renvoyé dans la rue », a dénoncé Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, pointant du doigt une « stratégie violence et jusqu’au-boutiste » du gouvernement. Continuer la lecture de L’intersyndicale claque la porte d’Élisabeth Borne

A propos de la déclaration de Fabien Roussel sur la NUPES par D. B.

Mon opinion n’est pas celle d’un membre du parti communiste, alors que ce dont je fais état relève d’abord des militants communistes, mais j’ai été longtemps membre de ce parti, j’en demeure sympathisante et je suis convaincue qu’il joue ou peut jouer un rôle essentiel dans la situation très grave que nous traversons. On peut d’ailleurs remarquer à ce propos que Fabien Roussel a le mérite au moins de ne pas fuir ce rôle central et souvent avec beaucoup de talent.

Donc commençons par l’essentiel de l’événement du jour : je ne suis certes pas choquée par l’affirmation que la NUPES n’est pas le cadre qui convient pour un pacte de gouvernement, et cette position me parait largement partagée par les communistes comme par une grande partie de la populations française. Continuer la lecture de A propos de la déclaration de Fabien Roussel sur la NUPES par D. B.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT : « J’irai à Matignon avec un seul mot d’ordre : le retrait »

La nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a accordé son premier entretien dans les médias à l’Humanité. Elle tire les premières leçons du 53e congrès, qui l’a élue, à Clermont-Ferrand, et dit sa détermination à gagner le combat contre la réforme des retraites. Entretien.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l'Humanité.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l’Humanité.
© Mathieu Cugnot

Âgée d’à peine 41 ans, Sophie Binet est la première femme élue à la tête de la CGT, en cent vingt-huit années d’existence du syndicat. Après avoir fait ses armes dans le syndicalisme étudiant au sein de l’Unef, où elle a pris part au combat victorieux contre le contrat première embauche (CPE) en 2006, la nouvelle secrétaire générale de la CGT a intégré l’éducation nationale comme conseillère principale d’éducation, en poste à Marseille (Bouches-du-Rhône) à partir de 2008, puis au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).

Elle a été élue secrétaire générale de l’Ugict, l’important syndicat des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT, en 2014, responsabilité qu’elle a assumée en codirection avec Marie-José Kotlicki jusqu’en 2022.

Nous avons rencontré Sophie Binet à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), vendredi après-midi, juste après son élection à la tête de la CGT, et alors que se profilent le rendez-vous de l’intersyndicale avec Élisabeth Borne, mercredi 5 avril, et la nouvelle journée d’action interprofessionnelle à l’appel des syndicats contre la réforme des retraites, jeudi 6 avril. Continuer la lecture de Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT : « J’irai à Matignon avec un seul mot d’ordre : le retrait »

Laurent Brun après le congrès : bilan et perspective…

Nous attendons beaucoup de cette nouvelle équipe, telle que la décrit Laurent Brun. Oui c’est vrai que ce Congrès a accompli des avancées qui nous ont surpris et qui prouvent la maturité de ceux qui chacun à leur manière ont su avancer au rythme de ce mouvement social. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Après un peu de repos, bien nécessaire, je remercie tou.tes les camarades qui m’ont envoyé un petit mot. Je ne peux pas répondre à tout le monde mais ça fait chaud au cœur. Je retiens deux choses de la période :

le congrès confédéral a été d’une très haute teneur. Il y a eu des débats vifs, parfois même des affrontements, les délégués ont voulu signifier leur mécontentement en ne validant pas le rapport d’activité, ils ont largement réécrit le document d’orientation en votant leurs amendements, et tout cela donne un message cohérent et puissant : nous voulons le rassemblement de la CGT, sur des bases de luttes, sur un positionnement de classe, en intégrant les enjeux de l’environnement et de la lutte contre toutes les divisions de la société, en particulier les discriminations femmes-hommes, en réaffirmant les fondamentaux de la CGT, son caractère internationaliste, ses syndicats comme orga de base, le rôle de ses UL, le fédéralisme, etc… Il s’est exprimé une énorme aspiration à la démocratie en interne comme dans le pays… bref des orientations de combat, de détermination ! Ça fait du bien et il faudra beaucoup d’efforts pour en être dignes ! Bravo à Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT ! Elle n’a pas été élue parce que c’est une femme, mais bien parce que c’est une dirigeante et qu’elle a su écouter et rassembler l’organisation. Le Bureau Confédéral dont je fais désormais partie sera avec elle pour construire cette CGT forte, ouverte, joyeuse et combattante que nous aimons !

Ensuite je vois les gesticulations du Gouvernement pour passer outre le débat sur la réforme des retraites. Les bassines, la fin de vie, tout est bon pour passer à autre chose. Ne laissons pas faire ! Merci aux partis politiques (PCF, LFI, EELV) qui ont annoncé qu’ils ne rencontreraient pas la Première Ministre Elisabeth Borne sur autre chose que les retraites (elle les avait convoqués sur les futures réformes, toujours dans l’optique de passer à autre chose). La CGT se rendra à la réunion de mercredi pour recevoir l’annonce du retrait de la réforme. Il n’y aura ni discussion d’autres sujets, ni tractation de notre part. Depuis 3 mois, le pays est dans une crise sociale sans précédent, provoqué par le Gouvernement. Il est temps que celui-ci revienne à la raison. Le Gouvernement mise sur la résignation mais la colère monte contre lui dans l’opinion publique et les salariés ne se sont pas autant impliqués pour finalement baisser les bras. Nous devons être MASSIVEMENT mobilisés jeudi 6 avril dans les grèves et dans les manifestations, pour montrer qu’il n’y a pas d’autres issues pour le Gouvernement que de retirer cette réforme inutile et injuste ! La lutte continue !!!

Bon on sera tous jeudi à la manif…