Hôpital, retraites, santé de proximité… une sécurité sociale du XXIe siècle

La proposition du PCF pour une Sécurité sociale adaptée aux besoins actuels des populations est un projet de société. Elle repose sur l’idée fondamentale qu’il est possible de répondre aux besoins humains de protection de la naissance à la mort dans un cadre non marchand basé sur la solidarité, et que cette réponse de protection sociale est un facteur essentiel du développement économique autant que social. La Sécurité sociale, protégeant des aléas de la vie, contribue au développement humain, au cœur de devenir de la société.

Prise sur les profits, la cotisation sociale est un outil de la solidarité, qui met au service de la collectivité humaine une part des richesses créées en les mutualisant.

Aussi les premières réformes à mettre en œuvre sont d’ordre économique : hausse des salaires, réduction du coût  du capital, orientation de la production vers la satisfaction des besoins humains, arrêt des politiques d’austérité. C’est sur cette base qu’on pourra réformer le financement de la Sécurité sociale : retour au financement par la cotisation sociale et abandon de la fiscalisation, modulation des cotisations pour développer l’emploi et la formation, taxation des profits financiers,, gestion démocratique.

Ceci permettra de dégager les moyens nécessaires pour financer les mesures indispensables de modernisation et d’adaptation aux besoins et aux nouvelles possibilités offertes par le progrès des sciences et techniques.

Il est possible de répondre aux besoins humains de protection dans un cadre non marchand basé sur la solidarité

Concernant le secteur santé, nous voulons : Continuer la lecture de Hôpital, retraites, santé de proximité… une sécurité sociale du XXIe siècle

Bernard Lavilliers : « Je suis un chanteur politique » in l’Humanité

© Patrick Swirc

Le rencontrer, c’est comme remettre cent balles dans la machine, saisir au vol le vieux compagnon qui passe, pour le plaisir d’entendre sa voix. Bernard Lavilliers nous raconte son nouvel album, conçu entre ailleurs, ici et Buenos Aires, livre ses réflexions sur l’état du monde et parle de Saint-Étienne, où tout a commencé. 

« Sous un soleil énorme », c’est le titre du nouvel album de Bernard Lavilliers, dans les bacs le 12 novembre. Il nous en parle pour « l’Humanité Dimanche ». Avant même notre première question, il se lance dans une tirade sur son lien avec notre journal :

Icon QuoteAh, “l’Huma” ! J’ai très bien connu l’amiral, Roland Leroy. J’ai chanté à la Fête de l’Huma je ne sais plus combien de fois. C’est une fête populaire. Il y a des stands partout, une ambiance. “L’Huma”, le journal né avec Jean Jaurès, je le lis toujours. Il n’y a pas qu’à Mediapart et au “Canard” qu’on trouve des journalistes d’investigation. Il y en a aussi à “l’Huma”. Pareil pour certains journaux de province. “La Marseillaise”, tiens. J’ai fait des concerts de soutien à ce journal, sur les quais, il y a quatre ou cinq ans. J’avais pris des Gitans. On a fait tourner “les Mains d’or” en rumba. “La Marseillaise” : important pour la diversité des opinions. Vincent Bolloré rachète tout. »

Magyd Cherfi : «Zemmour est l’immigré des revanchards, des peine-à-jouir, des trouillards et des hétéros étroits»

« NDLR de MAC et Magyd Cherfi : «Zemmour est l’immigré des revanchards, des peine-à-jouir, des trouillards et des hétéros étroits», que ces soutiens se reconnaissent »

Dans un texte transmis à «Libération», l’ex-membre et auteur du groupe Zebda revient sur l’omniprésence du polémiste d’extrême droite dans le débat public en France.

par Magyd Cherfi, Chanteur de Zebda

Je pense aux Français, pas à tous, à ceux qui pensent qu’ils le sont plus que d’autres et qui regardent Zemmour vomir son dégueulis raciste en plissant des paupières honteuses. Je les vois horrifiés au plus profond d’eux-mêmes et, dans le même temps, se délecter qu’un homme puisse larguer autant d’horreurs avec aisance, plaisir et dextérité.

Oui, ils se délectent d’horreurs qui ne leur font pas si horreur car basta les bons sentiments ! On n’en peut plus ! Toute la réussite est là.

Je pense à tous ces Français qui font sa gloire, qui se cachent la figure en pliant le coude mais en laissant traîner une oreille ébahie devant la force de son propos. Je pense aux chaînes trop contentes de gonfler leurs audiences en prétextant le droit de donner la parole à quiconque même venu proférer des horreurs qu’elles désavouent bien sûr. Je pense aux sondeurs, je pense aux sondés qui font monter les compteurs à bon compte, aux radios, aux journaux sûrs de vendre… et ça vend ! Continuer la lecture de Magyd Cherfi : «Zemmour est l’immigré des revanchards, des peine-à-jouir, des trouillards et des hétéros étroits»

Urgences : une fermeture en catimini qui ne passe pas à Castelsarrasin (DDM)+ appel à manifester

Rue de la Fraternité devant la sous-préfecture de Castelsarrasin, près de 300 personnes parmi lesquels les maires de Castelsarrasin et Moissac, la député de la circonscription et la vice-présidente du conseil régional Occitanie./ DDM image d'archives
Rue de la Fraternité devant la sous-préfecture de Castelsarrasin, près de 300 personnes parmi lesquels les maires de Castelsarrasin et Moissac, la député de la circonscription et la vice-présidente du conseil régional Occitanie./ DDM

L’annonce de la fermeture illico des urgences de nuit de l’hôpital de Castelsarrasin – Moissac par le directeur de l’agence régionale de santé (ARS) de Tarn-et-Garonne, provoque un tollé.

A lire aussi : Tarn-et-Garonne. À Castelsarrasin, 300 personnes au soutien des urgences de l’hôpital de Moissac

Des ambulances privées

« À cause du manque de médecins, à partir du 1er décembre les urgences de l’hôpital de Moissac fermeront de 20 heures à 8 heures. Une ligne de SMUR délocalisée de Montauban sera maintenue pour les urgences vitales. Pour le reste, il sera fait appel à des ambulances privées. Mais les ambulanciers n’ont pas d’habilitation médicale, ils ne pourront pas pratiquer de soins. Et que fera-t-on des gens qui seront rentrés à 17 ou 18 heures ? Comment prévenir les gens pour qu’ils ne se retrouvent pas en détresse dans la nuit devant une porte fermée ? Il n’y a aucune réponse à ces questions », tempête Gilles Neupont, président du comité de défense de l’hôpital qui avait lancé l’appel à la mobilisation pour se réunir devant la sous-préfecture de Castelsarrasin mardi soir.

« C’est une stratégie délibérée du gouvernement. Les réformes menées ces dernières années ont entraîné la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. La vision comptable qui prédomine dégrade les conditions de soin, qui ne sont plus dignes de nos patients. Nous nous dirigeons vers une prise en charge à plusieurs vitesses. À l’heure où le désert médical avance, ce n’est pas le moment pour que le service public recule », certifie de son côté Manuelita Vintar, au nom de l’union départementale CGT santé. « L’épidémie de Covid est en train de repartir, cette fermeture est incohérente. Mais au-delà, le problème est aussi la façon dont est répartie la richesse du pays. Ce problème des urgences n’existerait pas si des milliards d’euros n’étaient pas détournés des impôts ou distribués aux actionnaires. Nous ne lâcherons pas », a ajouté Christophe Couderc, le secrétaire départemental de la CGT.

A lire aussi : Tarn-et-Garonne : état d’urgence dans les hôpitaux de Moissac et de Montauban

« 5 000 h supplémentaires »

Parmi les manifestants, la vice-présidente de la région Occitanie Marie Castro s’était jointe au cortège avec la députée Sylvia Pinel. « Je serai toujours là pour défendre l’hôpital et l’accès aux soins, trouver des solutions face au manque de médecins qui inquiète à juste titre les populations. C’est un problème important qui impacte les deux hôpitaux de Moissac et Montauban. En tant qu’élu, nous souhaitons garder notre service public pour conserver une égalité de traitement sur le territoire. Nous souhaitons également être dans le dialogue, ne pas apprendre les problèmes par les gens du terrain comme c’est le cas ici. Nous aurions aimé pouvoir travailler en amont avant d’être mis sur le fait accompli. Nous remercions par ailleurs les soignants, qui ont cumulé plus de 5 000 heures supplémentaires pour assurer les gardes jusqu’ici. »

Le président du conseil de surveillance pas informé

Absent à la réunion du matin à l’Ehpad de la Mouline lors de l’annonce de David Billetorte, directeur de l’ARS, le maire de Castelsarrasin, Jean-Philippe Bésiers disait qu’il s’agit d’une « décision incompréhensible et unilatérale. Elle met à mal le système de santé local d’un bassin de 80 000 habitants. Nous avons investi plus de 3 M€ dans l’hôpital il y a quelques années, et la seule réponse que nous obtenons, c’est cette fermeture. »

Même son de cloche pour le maire de Moissac. « Aujourd’hui, on a un gouvernement qui casse le service public dans les zones rurales et périurbaines. Ces populations ne sont pas des variables d’ajustement. La réunion de ce matin avec l’ARS devait nous présenter des hypothèses de travail mais nous avons seulement été mis sur le fait accompli. En tant que maire de Moissac je suis également président du conseil de surveillance de l’hôpital et je n’en étais pas informé. C’est un véritable mépris des élus. Je soupçonne l’ARS et les représentants de l’État de ne pas avoir donné d’information jusque-là pour que nous ne puissions pas nous mobiliser en amont de la décision. Il va falloir un jour renverser la table et s’unir, quels que soient les partis. Je jouerai le jeu de l’unité. »


Message du Comite de défense

Le 08 novembre  le Comite de Défense s’est mobilisé d’abord le matin en s’invitant à une réunion entre ARS, directeur du CHIC et élus tant locaux que nationaux.
Le CD a signifié à messieurs Billetorte et Cabrières l’opposition des tarn et garonnais à a fermeture nocturne des urgences de notre hôpital.
Il n’a pas été tenu compte de notre avis et  l’ARS a annoncé la fermeture des urgences de Moissac tous les jours de 20H à 08 le lendemain.
Nous avions déposé une déclaration de manifestation et plus de 300 personnes se sont rassemblées devant la sous préfecture de Castelsarrasin pour interpeller le sous préfet.

La délégation qui a été reçue n’a recueilli aucune assurance quant à la mise en place de moyens de substitution pour assurer les soins. Malgré l’échange cordial et la promesse d’être tenus au courant des évolutions, conformément à nos annonces au sous préfet , une manifestation sera organisée lundi 15 novembre 2021: Rendez Vous à 10h30 devant l’hôpital de Moissac pour une marche en ville.

Cette nouvelle action se poursuivra à Montauban en convergence avec l’intersyndicale CGT/FSU/Solidaires où une demande d’audience sera adressée à Madame la Préfète du 82: Rendez Vous à midi devant Préfecture de Montauban.

Nous enchaînerons les manifestations jusqu’à obtenir satisfaction, il faut mobiliser en nombre et sur la durée.
Je compte sur votre détermination

Gilles NEUPONT
Président du comité de Défense

Énergie. Deux Français sur dix ont froid chez eux + Propositions

Des millions de familles peinent à se chauffer. Pour alerter sur les conséquences sociales, sanitaires et écologiques qui en découlent, la Fondation Abbé-Pierre s’associe à 19 partenaires pour faire de ce 10 novembre la Journée contre la précarité énergétique.

Certains allument le chauffage quand la température des chambres tombe sous les 14 degrés. D’autres sont contraints de choisir entre manger et payer leur facture d’électricité. La précarité énergétique concerne aujourd’hui en France 12 millions de personnes, prises en étau entre logements mal isolés et hausse des prix de l’énergie.

1. Une urgence sociale

Concrètement, cela signifie qu’elles n’arrivent pas à se chauffer correctement en hiver faute de moyens et/ou d’un logement bien isolé. Cela signifie que deux familles sur dix consacrent plus de 8 % de leurs revenus aux dépenses d’énergie. Ils sont même 53 % à devoir restreindre leur consommation d’énergie, au risque d’avoir froid, pour limiter leur facture énergétique. Continuer la lecture de Énergie. Deux Français sur dix ont froid chez eux + Propositions

Fortes inquiétudes pour la population de notre territoire : La sécurité sanitaire ne sera plus assurée la nuit !

Par le Comité de Défense du CHIC

L’important rassemblement de la fin de journée du mardi 9 novembre en témoigne : près de 250 personnes ont répondu à l’appel du Comité de Défense du CHIC en occupant la rue de la Fraternité devant la Sous-Préfecture de Castelsarrasin, et ce malgré l’heure tardive et la froidure. Aussi bien Moissagais que Castelsarrasinois, élus , personnels hospitaliers et représentants syndicaux ont tenu à manifester , par leur présence aux abords des locaux du représentant de l’État leur mécontentement et leur colère face à l’obstination de l’ARS  qui a confirmé  dans la matinée la suppression des Urgences de nuit de 20h à 8h le lendemain matin à compter du 1er décembre 2021. A souligner la promptitude de la mise à exécution ! Continuer la lecture de Fortes inquiétudes pour la population de notre territoire : La sécurité sanitaire ne sera plus assurée la nuit !

COP26. Les jeunes mettent un coup de chaud

Le 1er novembre, à Glasgow. Des membres français du groupe de lutte contre le changement climatique Anv-Cop21 brandissent des portraits d’Emmanuel Macron pour rappeler ses engagements non tenus. Julien Marsault/Hans Lucas/AFP

La « génération climat » place peu d’espoirs dans la conférence de Glasgow, mais espère peser sur les négociations. Une marche mondiale était organisée ce samedi.

Dossier Tous nos articles sur la COP26

Pour eux, c’en est clairement fini des petits gestes. Ce qu’ils veulent, c’est bousculer le système, pas lui mettre des pansements. « On doit changer la structure de nos sociétés mais on ne trouvera pas les solutions avec ceux qui sont responsables de la situation actuelle », dénonce l’activiste Stacy Algrain, fondatrice de Penser l’après. « On n’a pas les ressources pour réaliser nos actions, on n’a pas les lois derrière nous. Les gouvernants ont un discours hypocrite », abonde Sixtine Dano, militante au sein ­d’Alternatiba et de l’ANV-COP21. Continuer la lecture de COP26. Les jeunes mettent un coup de chaud

Camille Froidevaux-Metterie : « Dans le monde du travail, les femmes n’ont ni enfants, ni règles, ni cancer du sein »

La philosophe féministe Camille Froidevaux-Metterie publie "Un corps à soi", au Seuil. © Emmanuelle Marchadour/Divergence

Dans Un corps à soi, mêlant théorie, récit intime et témoignages, la philosophe féministe analyse les représentations et les injonctions patriarcales qui scandent la vie des femmes. Si elle dénonce un corps « mis à disposition » depuis toujours, elle propose aussi aux femmes de se le réapproprier comme outil d’émancipation.

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe, professeure de science politique et chargée de mission égalité à l’université de Reims-Champagne-Ardenne. Le corps est au centre de sa réflexion féministe, qu’elle mène à travers une approche phénoménologique, riche des expériences vécues de nombreuses femmes interrogées. Un corps à soi (Seuil) est son quatrième ouvrage, après la Révolution du féminin, Seins et le Corps des femmes. La bataille de l’intime, qui vient d’être réédité (Points Seuil).

Depuis quand les femmes ont-elles été assignées à leur corps, considérées comme des corps-­objets et non des corps-sujets ? Continuer la lecture de Camille Froidevaux-Metterie : « Dans le monde du travail, les femmes n’ont ni enfants, ni règles, ni cancer du sein »

Énergie. Pourquoi vous payez trop ?

Le montant de vos factures ne correspondent pas uniquement à votre consommation. Les taxes pèsent 34%, sans compter la TVA, appliquée aussi sur les taxes ! © Martin Bertrand / Hans Lucas via AFP

Les prix du gaz, de l’électricité, à la pompe flambent. Et les ménages trinquent. Pourquoi ? Et comment y remédier ? Une chose est sûre, que ce soit le gel des tarifs ou l’« indemnité inflation », les réponses du gouvernement ne suffiront pas.

Hausse importante des prix de l’électricité et du gaz, prix à la pompe qui frôlent les 2 euros le litre pour le SP 98… La facture énergétique pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages, au risque de plonger toujours plus de Français dans la précarité alors qu’ils sont déjà près de 12 millions dans cette situation. À quelques mois de la présidentielle, le gouvernement a décrété le gel des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz et le versement d’une « indemnité inflation » aux personnes dont le revenu est inférieur à 2 000 euros par mois.

Le montant de vos factures ne correspondent pas uniquement à votre consommation. Les taxes pèsent 34%, sans compter la TVA, appliquée aussi sur les taxes !

À long terme, ces mesures ne suffiront pas. Garantir un droit à l’énergie pour toutes et tous ­implique de réformer la fiscalité sur l’énergie, qui ­représente aujourd’hui entre 35 et 60 % du prix. En ce qui concerne l’électricité, il s’agit aussi de sortir du marché qui conduit à ce que le gaz, pourtant marginal dans la production, serve de référence au prix de l’électron. Seule une maîtrise publique du secteur peut permettre d’enrayer la flambée des prix.

Votre facture en quatre points

Le montant de la facture d’électricité ne correspond pas uniquement à la consommation. Les taxes représentent 34 % de son montant, sans compter la TVA appliquée y compris sur les taxes.

1. L’abonnement détaille le type d’offre choisi par l’usager d’EDF. On y trouve la puissance souscrite. Celle-ci varie en fonction des besoins. Pour un particulier, elle sera plus importante si par exemple le chauffage est électrique. Plus la puissance est élevée, plus le coût de l’abonnement est important. Figurent aussi la durée et le coût de l’abonnement exprimé hors taxes et après TVA. Le taux de TVA appliqué est de 5,5 %.

2. La consommation détaille le calcul de la consommation d’électricité exprimé en kilowattheures. Le kilowattheure est une unité de mesure de l’énergie. Un kilowattheure correspond à la quantité d’énergie consommée en une heure par un appareil électrique de 1 000 watts. Cette rubrique précise donc le nombre de kilowattheures consommés et la période de facturation. Elle indique aussi le prix unitaire et si l’usager bénéficie de l’offre heures creuses/heures pleines. Le montant total est exprimé hors taxes et après TVA. Le taux de TVA pratiqué est de 20 %

3. La partie « taxes et contributions » indique les taxes dont s’acquitte l’usager. Selon la Commission de régulation de l’énergie, l’organisme qui régule la concurrence, les taxes représentent 34 % de la facture. Elles sont au nombre de trois. La taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) est une taxe qui a servi, à l’origine, à financer l’électrification du pays par les collectivités locales. Aujourd’hui, elle finance mairies et départements. Son taux est de 5 %. La contribution au service public d’électricité (CSPE), dont le taux est de 11 %, sert à financer en particulier l’obligation de rachat de l’électricité d’origine éolienne et solaire. Selon la Cour des comptes, 121 milliards d’euros ont été dépensés alors que celle-ci assure moins de 3 % de la consommation d’électricité. La TCFE et la CSPE sont soumises à un taux de TVA de 20 %. La contribution tarifaire d’acheminement (CTA), dont le taux est de 5 % sert au financement des retraites des salariés des industries électrique et gazière. Le taux de TVA appliqué est de 5,5 %

4. Le total toutes taxes comprises de la facture correspond au montant de ces trois parties additionnées, auquel est appliqué un taux de TVA de 20 %. En 2019, les taxes sur l’électricité ont rapporté 16 milliards d’euros à l’État, dont 5 milliards de TVA.

Les taxes représentent 27 % de votre facture de gaz. Les tarifs réglementés du gaz ont été supprimés en 2015 pour les entreprises qui n’ont pas d’autre choix que de souscrire des offres de marché et sont donc exposées à la flambée des cours. Pour les usagers, les tarifs réglementés disparaîtront en 2023. Ils sont fixés par la Commission de régulation de l’énergie. Les coûts d’approvisionnement et de commercialisation, dont le calcul prend en compte le prix du marché, représentent environ 38 % de la facture hors taxes. Les coûts de transport, de distribution et de stockage comptent respectivement pour 7 %, 25 % et 3 % de la facture. Les taxes représentent 27 %. La facture hors taxes est soumise à un taux de TVA de 20 %.

Moissac. Les Moissagais s’inquiètent de la fermeture des urgences de nuit in DDM

L’hôpital de Moissac pourrait voir la fermeture des Urgences de nuit. DDM
L’hôpital de Moissac pourrait voir la fermeture des Urgences de nuit. DDm 

L’annonce d’une possible fermeture des Urgences de nuit de l’hôpital de Moissac a eu l’effet d’une déflagration. Agacés ou désabusés, les habitants du secteur craignent un abandon définitif.

S’ils étaient encore nombreux à ne pas avoir entendu la nouvelle jeudi matin, celle-ci s’est rapidement répandue au sein de la cité uvale. Implanté dans un secteur marqué par une désertification médicale de plus en plus criante, l’hôpital est un symbole, un dernier bastion à protéger. Fermer les Urgences de nuit est donc une hypothèse largement contestée par la population.

« Un désastre, un abandon »

En ce jeudi de vacances scolaires, les abords de l’hôpital sont déserts. Seule une quarantenaire fume une cigarette devant l’entrée. « Je viens d’entendre parler de ça et je trouve que c’est inadmissible. D’un côté on est dans une crise sans précédent durant laquelle on nous explique qu’il faut tout faire pour ne pas surcharger des services hospitaliers déjà réduits et débordés, et de l’autre on prend ce type de décisions. C’est incompréhensible », confie celle qui est venue rendre visite à un proche. Continuer la lecture de Moissac. Les Moissagais s’inquiètent de la fermeture des urgences de nuit in DDM