Réforme des retraites : ceux que Macron protège

Le sentiment est très répandu dans le pays que la réforme des retraites portée par Macron n’est pas équilibrée dans l’effort qu’elle demande aux différentes catégories de personnes. Injuste, la réforme ? De fait, certains vont y perdre beaucoup. Mais on en parle moins : d’autres, comme le démontre Ludo, seront vraiment épargnés… voire vont y gagner. Voici les heureux élus.

Les entreprises

La réforme des retraites proposée par le gouvernement ne demande aucune contribution financière supplémentaire aux entreprises. Seule mesure financière les concernant, le basculement d’une partie des cotisations pour accident du travail vers le financement des retraites. Bref, déshabiller Paul pour habiller Jacques. Continuer la lecture de Réforme des retraites : ceux que Macron protège

Féministes, en roller et contre tout in L’HUMANITE

Dans la soirée du samedi 12 février à Fleurance (Gers), sur le chemin du bar, Charline Hernandez se souvient avoir croisé furtivement deux jeunes à l’allure étrange, un homme et une femme, en train d’apposer des autocollants sur le mobilier urbain. Le lendemain, ce village de moins de 6 000 âmes découvrait des slogans du genre « Avorter c’est tuer ». Des stickers similaires tapissaient le patelin voisin de Lectoure, 3 700 habitants, sans aucune signature. Ces propos haineux à l’encontre du corps des femmes, destinés à culpabiliser les audacieuses décidées à mener leur vie comme elles l’entendent, auraient longtemps pu défigurer les murs de ces bourgades. C’était sans compter sur les Brutales rurales, l’équipe de roller derby du département, qui, dès le dimanche, s’affairaient à décoller le tout. Continuer la lecture de Féministes, en roller et contre tout in L’HUMANITE

Louboulbil : une boulangerie paysanne anarchiste et solidaire in DDM

Jean-Pierre Delboulbe, un patron pas comme les autres.
Jean-Pierre Delboulbe, un patron pas comme les autres. DDM – DDM HAZEM ALATRASH

Jean-Pierre Delboulbe est un paysan boulanger. À la tête de la société Louboulbil, ce patron a une vision de l’entreprise bien à lui. Ici pas question de PIB mais de BIB, bonheur intérieur brut…

Une semaine de travail de 4 jours, un salaire mensuel entre 2000 et 3000 euros, incluant des primes et des bénéfices partagés, et surtout entre 7 et 13 semaines de congés payés. Bienvenue dans l’entreprise Louboulbil! Une société « déplafonnée », anarchiste et solidaire.

Pour comprendre ce fonctionnement atypique, il faut s’intéresser à son fondateur : Jean-Pierre Delboulbe. Âgé de 54 ans aujourd’hui, le gérant est issu d’une famille d’agriculteurs installée à Castelsagrat au nord du Tarn-et-Garonne. « Nous avions une ferme en polyculture. On faisait du blé, de l’orge, du maïs, un peu de melon aussi. On avait des poules et des vaches. On faisait même du tabac, je me souviens qu’on le faisait sécher ici », raconte-t-il en pointant du doigt un espace qui fait partie aujourd’hui du fournil. Continuer la lecture de Louboulbil : une boulangerie paysanne anarchiste et solidaire in DDM

Bezos décoré par Macron en toute discrétion

Le milliardaire américain et patron d’Amazon a reçu la légion d’honneur le 16 février à l’Élysée, en pleine journée d’action contre la réforme des retraites.

© Jeff Bezos en novembre 2021. PAUL ELLIS / AFP

© Jeff Bezos en novembre 2021. PAUL ELLIS / AFP

Pendant que des millions de Français défilaient pour la cinquième fois contre la réforme des retraites, une discrète cérémonie s’est tenue à l’Élysée, le 16 février, révèle l’hebdomadaire Le Point. Emmanuel Macron a reçu au palais le milliardaire et fondateur du géant Amazon, Jeff Bezos, pour lui remettre les insignes de la Légion d’Honneur. Si cette distinction était programmée depuis plusieurs semaines, la présidence de la République, certainement consciente du contexte social explosif, a cependant déployé de vrais talents de discrétion. Aucune annonce, aucune image de la cérémonie. Celle-ci ne figurait même pas à l’agenda de l’Élysée. Pourtant, pour que la fête soit belle, Jeff Bezos avait choisi parmi ses invités le champion des ultrariches : l’inévitable Bernard Arnault, PDG de LVMH et première fortune mondiale. Le champagne devait donc être frais. Continuer la lecture de Bezos décoré par Macron en toute discrétion

Retraites : les sénateurs de gauche dénoncent « l’ingérence » de Jean-Luc Mélenchon in Public Sénat

Montpellier:Jean-Luc Melenchon at the meeting against pension reform

 

A quelques jours de l’examen de la réforme des retraites à la Haute assemblée, le Conseil politique de LFI a appelé « solennellement » les « sénateurs de la Nupes » à « tout faire pour empêcher l’adoption de la retraite à 64 ans au Sénat ». Un appel perçu « comme une ingérence » de la part des sénateurs de gauche, qui ont adopté une autre stratégie pour s’opposer à la réforme.

Simon Barbarit Par Simon Barbarit

« On est très heureux que La France Insoumise s’intéresse au Sénat, une assemblée qu’elle voulait supprimer dans son programme l’Avenir en commun ». On l’aura compris, le patron des sénateurs socialiste, Patrick Kanner, ne compte pas vraiment prendre au mot le message adressé aux sénateurs de gauche par le conseil politique de la formation de Jean-Luc Mélenchon. Cette instance, censée débattre des décisions stratégiques, a appelé lundi « solennellement » les « sénateurs de la Nupes » à « tout faire pour empêcher l’adoption de la retraite à 64 ans. Continuer la lecture de Retraites : les sénateurs de gauche dénoncent « l’ingérence » de Jean-Luc Mélenchon in Public Sénat

Renforcement: il est temps de prendre parti!

 

Plus de 850 personnes ont fait une demande d’adhésions depuis le début de l’année. La dynamique créée par la campagne présidentielle se prolonge avec celle du mouvement social. Et le nombre d’adhésions à notre parti s’amplifie.

Les raisons d’adhésions sont très diverses : envie de s’engager face à l’amplification des crises, d’agir concrètement contre l’extrême-droite qui menace, la volonté de soutenir des propositions crédibles à gauche comme celles que nous portons sur le travail ou l’énergie…

Notre forte visibilité dans les manifestations, notre présence médiatique nouvelle avec Fabien Roussel, le tour de France qu’il a entrepris dans lequel chaque étape se termine par une réunion publique où chacun peut lui poser ses questions, lui donner un témoignage, l’implication de tous nos élu·es dans le mouvement social et la dynamique unitaire que nous avons impulsée… tout cela contribue à éveiller l’intérêt pour notre parti. Continuer la lecture de Renforcement: il est temps de prendre parti!

Jamais nous ne mélangerons nos votes avec celles et ceux qui ne considèrent pas tous les êtres humains comme des frères

par André Chassaigne

 

Mme la présidente. La parole est à M. André Chassaigne.

M. André Chassaigne. À la suite de la discussion précédente, je tiens à émettre une protestation. Notre groupe, qui devait s’exprimer par la voix de Pierre Dharréville, a été écarté des différentes prises de parole accordées en fin de débat. Chacun pourra en faire objectivement le constat en prenant connaissance du compte rendu des débats. Cet ostracisme est pour nous choquant, incompréhensible et inacceptable.

La présente motion de censure du groupe Rassemblement national, présentée à l’issue d’une première lecture inachevée, est loin de signer la fin de l’histoire de cette contre-réforme des retraites inique.
Elle n’est en réalité qu’un numéro de claquettes, une mise en scène pour tenter d’exister dans ce débat et de récupérer un mouvement qui lui est étranger. Le Rassemblement national se moque de l’issue du débat : peu lui importe, à partir du moment où ça lui rapporte. Continuer la lecture de Jamais nous ne mélangerons nos votes avec celles et ceux qui ne considèrent pas tous les êtres humains comme des frères

Beaumont de Lomagne : Les communistes mobilisés pour la santé

 Tarn et garonne - Beaumont de Lomagne : Les communistes mobilisés pour la santé

Par PCF Beaumont de Lomagne, le 19 Février 2023

Les militants communistes de la section de Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres sont venus soutenir leurs camarades de Beaumont de Lomagne pour la diffusion de leur journal « L’Echo des Cocos » lors du marché samedi matin.

« Les communistes refusent de baisser les bras face aux mauvais coups de ce gouvernement, et en cette période non électorale il est important pour d’être présents partout où cela est nécessaire », explique Maximilien Reynes Dupleix, le secrétaire de section. Continuer la lecture de Beaumont de Lomagne : Les communistes mobilisés pour la santé

Ecoles: la casse continue (Communiqué PCF82)

Communiqué de la Fédération du Parti Communiste Français du Tarn et Garonne

Saint Porquier, Dieupentale, école Marcel Pagnol … autant de fermetures de classes ou d’école dès la rentrée prochaine dans le Tarn et Garonne.  A cela s’ajoute la quasi impossibilité d’assurer correctement la continuité d’enseignement lorsqu’un.e enseignant.e est absent.e en raison d’une brigade de remplacement insuffisante pour pallier à l’ensemble des besoins du territoire. Les moyens manquent cruellement pour assurer les apprentissages dans de bonnes conditions. Nous ne pouvons admettre que classes surchargées, enseignants non remplacés deviennent l’alpha et l’oméga de l’éducation nationale. Continuer la lecture de Ecoles: la casse continue (Communiqué PCF82)

Louis-Michel PIRROTTINA: Karl Marx a déjà répondu à Bernard Friot dans les”philosophie de la misère-misère de la philosophie”

Le journal L’Humanité a publié une tribune “publicitaire” sous plume de l’ancien journaliste sportif Jean-et animateur de la dérive du journal, Emmanuel DUCOIN. Cette parution avec un tel contenu de “communication d’influence” dans les colonnes de L’Humanité est assez incompréhensible tant sur la forme que sur le fond et qui se situe dans le cadre de la bataille menée aujourd’hui pour le droit à la retraite particulièrement.


Bernard Friot s’inscrit dans une longue tradition française qu’il contribue à constituer et à prolonger, celle d’un égalitarisme travailliste hostile aux propriétaires et rentiers qui prend sa racine chez les sans-culottes de la Révolution, qui a été repris par Proudhon, Guesde, et les nostalgiques d’une société salariale idéalisée. C’est le salaire contre la propriété….

D’ailleurs, pour Bernard Friot, ce sont les luttes syndicales, et non les contenus économistes, qui ont construit avec les conventions collectives les bases d’une société salariale sans marché où le travail est un statut, une norme sociale et non pas une marchandise évaluée à sa valeur. L’idéal qui se dessine derrière cette conception normative et politique du salariat rejoint les analyses de Kojève en 1943 de la protection sociale et de la transformation du salariat en statut. Mais, à la différence de Kojève qui défend une discrimination positive généralisée, une réalisation des droits, Friot repousse avec horreur ces bricolages au nom d’un strict égalitarisme abstrait (qui est pour Kojève aristocratique) assumé avec force : le salaire ne doit pas représenter une performance ni une particularité individuelle, mais un barème collectif (échelle des salaires qui n’est pas égalitaire mais hiérarchique).
Généralisant, universalisant la société salariale comme alternative à la propriété lucrative, il s’imagine remplacer jusqu’à l’investissement capitaliste par un système de répartition identique à celui de la retraite. Il y a ici, à mon avis, une erreur de mettre sur le même plan une distribution immédiate de la production et les innombrables choix d’un long détour, d’un investissement productif aléatoire à plus long terme.

Bernard Friot étend la notion de salariat aux professions libérales comme les médecins généralistes conventionnés, c’est-à-dire sans aucune subordination, ce qui nous sépare est en fin de compte assez formel. Le salariat nomme ici une forme de distributisme. Simplement, si ce “salaire socialisé” peut sembler aller un peu plus loin qu’un Revenu Garanti réduit à un minimum, même suffisant, on ne voit pas comment se réaliserait ce beau mécanisme ignorant la loi du profit, …

Si Bernard FRIOT est un proudhonien dans l’âme et l’esprit, il nous faut lui opposer ce que Marx écrivit avec ces ouvrages sur “Misère de la philosophie” dans le courant de l’hiver 1846-1847, alors qu’il résidait à Bruxelles. C’est une réponse à l’étude que Proudhon avait fait paraître en octobre 1846, sous le titre général de : “Contradictions économiques”, ou “Philosophie de la misère”.

“Misère de la philosophie” est dans l’ensemble de l’œuvre de Marx une étape d’une grande importance, c’est une œuvre à la fois de transition et de maturité. Elle constitue chez lui la première synthèse entre une philosophie méthodique et une économie politique à la fois objective et concrète. Jusque-là, Marx avait eu tendance à traiter de ces deux disciplines de façon séparée; il s’agissait pour lui de les mettre au point. L’expérience plus générale qu’il a acquise depuis son départ d’Allemagne, à Paris et à Bruxelles, sa participation à l’organisation du mouvement ouvrier à Paris, puis ses premières liaisons ouvrières internationales, et aussi, sans doute, la réflexion sur les erreurs de Proudhon lui permettent, pour la première fois, d’écrire une œuvre où l’explication marxiste appréhende la réalité la plus complète et se révèle décisive et totale, parce que, pour la première lois, elle ne renvoie pas à plus tard pour la mise en lumière d’autres aspects. La méthode marxiste se révèle; elle peut commencer à s’appliquer au réel, dans la lutte réelle comme dans l’explication de la vie réelle.

L’œuvre présente en plus un intérêt particulier pour nous, français. C’est proprement une œuvre de chez nous; et le fait qu’elle fut écrite en notre langue n’est que le symbole de son importance pour le mouvement français. C’est qu’en effet, sous le nom permanent de proudhonisme, on a constamment tiré de chez nous la doctrine qui, depuis un siècle, a servi de paravent et de recommandation à tout ce qui déviait le mouvement ouvrier révolutionnaire vers l’aventure vaine et vers la négation de soi.

Bernard Friot est sociologue. Il n’est ni syndicaliste, ni économiste. Il part d’un postulat qu’il répète à chacun de ses essais, il n’a aucune idée de ce que peut être le dur combat du rapport de force dans le mouvement social, dans lequel il faut faire reculer le pouvoir des riches. Mais de cela, Friot comme le journaliste Jean-Emmanuel DUCOIN n’en a rien à faire ! Ils sont à des années lumières du réel !

Reste une révolution possible. Elle ne sera pas possible que s’il y a des fondations. Pas sûr que ce qu’il propose en assure la solidité. C’est le débat et personne, sur cette question, même lui, n’a la science infuse. Il faudra bien un jour qu’on consulte les vrais experts de la lutte de classe, ceux qui la vivent sur le terrain, pour que le débat ne soit pas celui des salons feutrés de ceux qui “savent”…

Alors le journal L’Humanité de ce jour publie une tribune “publicitaire” sous plume de l’ancien journaliste sportif Jean-Emmanuel DUCOIN. Cette parution avec un tel contenu de “communication d’influence” dans les colonnes de L’Humanité est assez incompréhensible tant sur la forme que sur le fond et qui se situe dans le cadre de la bataille menée aujourd’hui pour le droit à la retraite particulièrement.

De plus j’ai beaucoup de mal a comprendre cette publicité outrancière faite dans l’Humanité à des personnes comme Bernard Friot qui voue une haine quasi hystérique et répétée sur les réseaux sociaux à Fabien Roussel secrétaire national du PCF à partir de tout et de n’importe quoi. Cela ne vaut-il pas un soutien aux adversaires de la direction du PCF sous la tutelle du nouveau comme de l’ancien directeur du journal dont leur parti pris est connu ? Tout cela est bien inquiétant !

Alors que les communistes viennent de se prononcer massivement contre un texte qui épousait les thèses de Friot, et adoptent un texte qui affiche l’actualité brulante du projet communiste, notamment en confirmant la proposition révolutionnaire d’une sécurité d’emploi et de formation.

Ça fait assez longtemps que l’Humanité donne une large place aux thèses de Friot, et fait une publicité gratuite aux écrits de Bernard Vasseur. Sans grand succès. Mais ce qui est impensable, c’est que, après le vote qui vient d’avoir lieu au sein du PCF, l’Humanité, journal communiste mais entre les mains d’une minorité, prend parti et entend contester le choix des communistes. Cela n’est pas bon pour le journal, qui n’a vraiment pas besoin de susciter le mécontentement de ses lecteurs actuels et à venir.

Il faut tout faire, démocratiquement et par le débat, que le journal L’Humanité adopte enfin les orientations du congrès du PCF, mais qu’il soit aussi en phase avec ce qui se passe dans le pays. La prétendue “autonomie ou indépendance” des journalistes est un argument fallacieux, un refus du débat, un cache social-démocratie…

A bien regarder les écrits de FRIOT, il y a une sacrée contradiction chez lui, comme chez d’autres au sein de la minorité du PCF. Comment être en même temps pour Jean Luc Mélenchon et contre les propositions du PCF ?

Jean-Luc Mélenchon est un social démocrate étatiste (Lambertiste) toujours adepte de Mitterrand, qui veut fusionner la CSG de Rocard et l’impôt et la rendre progressive en épargnant toujours le capital. Au PCF nous militons depuis la création de la CSG Rocard pour la suppression progressive de cet impôt injuste qui épargne le capital. Comme lors de la création de la sécurité sociale, le PCF est pour plus de recettes via les cotisations sociales et de façon concrète en augmentant les salaires, les formations, le nombre d’emploi (6 millions de chômeurs) et non pas le temps de travail !

Quand Friot écrit-il qu’il est pour la cotisation sociale, … il y a un problème ?

Autre proposition divergente “le salaire à vie” alors que nous proposons depuis des décennies la “Sécurité Emploi Formation” développée en son temps par Paul BOCCARA, une proposition grandement d’actualité et porteuse de perspectives révolutionnaires.

Il nous faudrait aussi parler de la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, de la modulation, et de la démocratie sociale. Nous aimerions bien aujourd’hui que le débat porte bien sur le projet économique et social contenu dans le projet majoritaire des communistes qui reste à améliorer d’ailleurs mais qui est en phase avec ce qui traverse le réel de notre société. Le débat doit se poursuivre respectueusement… fraternellement.

Aucune perspective positive créé un sacré pessimisme mais si on accepte tout sans bruit ça veut dire que nous sommes tous devenus des pantins prêt à tout pour conserver un privilège et rejeter le progrès social pour tous.