Une profession sous le choc in Caf. Péda.

Aide sociale à l’enfance : le Cese alerte sur le désengagement institutionnel

Le Conseil économique, social et environnemental publie mardi 8 octobre un avis sur la protection des mineurs. Il insiste sur la nécessité de renforcer la coordination entre l’État et les départements.

 

C’est une bonne nouvelle : jamais la société civile ne s’est autant préoccupée du sort des enfants. Les lois de 2007, 2016 et 2022 sont venues affirmer et réaffirmer leurs droits. Pourtant, les chiffres restent effarants. Vingt ans. C’est le nombre d’années d’espérance de vie en moins des enfants maltraités.

Plus de 2 000 enfants vivent dans la rue, dont 500 de moins de 5 ans, selon le dernier baromètre de l’Unicef. Le Syndicat de la magistrature, lui, révèle que 70 % des juges n’ont pas prononcé de décisions de protection parce qu’ils savaient qu’elles ne seraient pas mises en œuvre. Et il faudrait 38 000 professionnels supplémentaires afin que les structures dédiées à la protection de l’enfance fonctionnement correctement. Continuer la lecture de Aide sociale à l’enfance : le Cese alerte sur le désengagement institutionnel

Budget : priorité à l’austérité, 4000 postes de professeurs en moins in Caf. Péda.

UNSS: Pas d’effet Jeux Olympiques pour l’EPS et le sport scolaire

« Ils ont donné un livre à lire aux enfants et puis c’est tout » : depuis la rentrée, des 3e n’ont pas de cours de français dans ce collège de Moissac in DDM

Certains élèves n’ont plus de cours de française depuis la rentrée au collège Mitterrand de Moissac./ DDM, GSD
Certains élèves n’ont plus de cours de français depuis la rentrée au collège Mitterrand de Moissac./ DDM, GSD

 

l’essentiel Une classe de 3e de la cité scolaire François-Mitterand de Moissac (Tarn-et-Garonne) se retrouve sans professeur de français, à quelques mois du brevet des collèges. Suscitant la colère de certains parents.

L’indignation ne cesse de grandir dans les rangs des parents d’élèves d’une classe de 3e au collège François-Mitterand de Moissac. Depuis le 2 septembre 2024, date de la rentrée scolaire, ces adolescents se retrouvent sans professeur de français. Alors que la discipline est une épreuve majeure du brevet des collèges. Les élèves le préparent malgré l’absence d’un enseignant attitré. Continuer la lecture de « Ils ont donné un livre à lire aux enfants et puis c’est tout » : depuis la rentrée, des 3e n’ont pas de cours de français dans ce collège de Moissac in DDM

Pénuries des enseignants : austérité vs attractivité du métier

Castelsarrasin : Permanence du conseiller régional Rodolphe Portolès

Le conseiller régional Rodolphe Portolès viendra rencontrer les castelsarrasinois sur le marché le jeudi 10 octobre prochain. L’ensemble des acteurs associatifs, économiques et sociaux du territoire sont invités à venir le rencontrer à l’Espace Métais, rue de la Révolution à Castelsarrasin à partir de 10h jusqu’à 12h.

« Il est important pour moi de venir régulièrement, au moins une fois par trimestre, rencontrer nos concitoyens dans les territoires afin de pouvoir répondre à leurs sollicitations concernant les travaux du conseil régional mais aussi pour faire un point sur les dossiers plus spécifiques, notamment sur les sujets comme la santé, les transports ou l’éducation », tient à souligner Rodolphe Portolès.

« Nous tenons tout particulièrement à inviter nos élus locaux mais aussi tous nos concitoyens à venir profiter pleinement de cette opportunité. A l’heure où notre démocratie est parfois bien malmenée, il nous semble toujours intéressant d’avoir un élu régional qui prenne l’initiative de visiter les territoires pour expliquer les tenants et aboutissants de son mandat », explique de son côté Maximilien Reynès Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF.

Est-ce que cette lettre de Fabien Roussel vous choque ? Au contraire, il y manque seulement… + Video

In Histoire et société

Le secrétaire national du Parti communiste français adresse une lettre ouverte aux agents de la Police nationale, aux personnels de la Gendarmerie, et aux agents des douanes pour leur assurer son soutien mais aussi pour les inviter à travailler ensemble à une augmentation de leur budget pour une transformation complète du service public qu’ils représentent eux qui ont choisi de se mettre au service de la Nation. Ce n’est pas comme certains ne manqueront pas de le présenter un soutien inconditionnel à la police, aux forces de l’ordre, mais le nécessaire chemin pour aboutir là aussi à un service public au service de la nation et de tous les citoyens, résidents en France. Donc non seulement cette lettre ne me choque pas mais l’ouverture qu’elle préconise sur la concertation avec d’autres services public est indispensable. Pourtant je la signerai le jour où elle sera précédée d’un paragraphe sur la France socialiste que le PCF veut construire dans laquelle la police sera non pas l’instrument de la répression des travailleurs mais celle de leur défense, de leurs enfants contre ceux qui sont les véritables causes de l’insécurité, le chômage, les bas salaires, la fin des services publics, la guerre, les trafics d’armes et de drogue. (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

«L'éducation, le travail, le respect, la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcitésont des principes, des droits et des valeurs de notre République que nous voulons faire vivre pleinement pour nos enfants.»« L’éducation, le travail, le respect, la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité sont des principes, des droits et des valeurs de notre République que nous voulons faire vivre pleinement pour nos enfants. » © DIMITAR DILKOFF / AFP

 

Mesdames, Messieurs, 

Vous êtes 270.000 à assurer, chaque jour, le droit à la sécurité et à la tranquillité de nos concitoyens. Policiers, gendarmes, douaniers, toutes et tous agents du service public, vous avez fait le choix courageux de vous mettre au service de la nation et de garantir la paix civile. Vous avez su, lors des Jeux olympiques, garantir la sécurité et la sérénité de cet évènement international et ainsi permettre à la France, d’accueillir le monde, fraternellement, généreusement. Nous vous en sommes extrêmement reconnaissants.

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Nous combattrons de toutes nos forces le choix de l’austérité ! + réponse d’A. Chassaigne

Dans son discours de politique générale, le Premier ministre fait le choix de la poursuite de la politique du président de la République qui a échoué et a été massivement sanctionnée dans les urnes par les Françaises et les Français.

Une boussole est au cœur des annonces de Michel Barnier : mener une politique d’austérité confirmant que les deux tiers de la réduction du déficit public, plus de 20 milliards d’euros, seront assurés par la réduction des dépenses de l’Etat et des collectivités, affaiblissant ainsi les services publics de proximité et l’ensemble de notre économie. Il confirme ainsi un cap : servir le capital, au détriment du travail et de la réponse aux besoins des Français et des Françaises en métropole comme dans les Outre-Mer, des TPE-PME dont le nombre de faillites atteint un record, et des collectivités dont les ressources ne cessent d’être amputées.

Les salariés, leurs salaires et retraites, sont les grands absents de cette déclaration.

Des millions de salariés demandent de véritables hausses de salaire pour un travail qui paie, et ils obtiennent pour seule réponse une revalorisation minimale anticipée du Smic et les fausses recettes libérales que sont l’intéressement et la participation salariée.

Des millions de salariés demandent l’abrogation de la réforme des retraites, et celle-ci est rejetée par le Premier ministre qui confirme qu’aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé au nom de « l’équilibre financier ».

Quant aux enseignants et soignants mobilisés au quotidien au service de nos concitoyennes et concitoyens, ils n’obtiennent rien d’autre qu’une vague promesse de renforts de bénévoles retraités !

Et aucune mesure n’est annoncée pour l’avenir de la jeunesse du pays, traitée sous le seul angle de la délinquance, celle-ci se voit stigmatisée et la justice des mineurs menacée de destruction.

En matière d’immigration, le Premier ministre cède à l’argumentaire du Rassemblement national, comme en témoigne notamment sa volonté de renforcer Frontex et ses pratiques contraires aux droits humains.

Pire, le Premier ministre décide d’aller plus loin dans l’austérité comme en témoignent les plafonds de dépenses prévus dans le cadre du budget 2025, en baisse de 10 milliards d’euros, touchant massivement le travail et l’emploi.

Au regard de ces choix, la surtaxe sur les grandes entreprises — qui n’est en fait qu’un retour, pour une petite minorité de grandes entreprises, sur certains cadeaux fiscaux accordé par Emmanuel Macron – vise à masquer cette nouvelle cure d’austérité. L’heure est à une remise à plat total de la politique d’exonérations et d’aides publiques aux entreprises, pour servir le progrès social et écologique.

Nous combattrons de toutes nos forces le choix de l’austérité. La France a besoin d’un nouveau mode de développement, éradiquant le chômage et  garantissant un emploi de qualité pour tous et toutes et la formation, davantage de dépenses orientées vers une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays et le développement des services publics. 

En matière de politique étrangère, la voix de la France ne sera pas plus forte avec Michel Barnier, alors même que la situation européenne et mondiale, les risques d’escalade en Ukraine et au Proche-Orient appellent plus que jamais une voix indépendante de la France et une diplomatie au service de la paix.

Aux côtés de nos parlementaires qui appellent à censurer ce gouvernement, le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé une première journée d’action interprofessionnelle. Il appelle à amplifier la mobilisation pour combattre la politique du gouvernement Barnier.

Paris, le 1er octobre 2024

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Manque de temps, infrastructures inadaptées, pas d’accès à la piscine… des professeurs d’EPS racontent les maux du sport à l’école

Le fameux « Héritage des Jeux », largement mis en avant à l’occasion de Paris 2024, est rattrapé par la réalité. Les nouvelles mesures viennent encore grignoter le temps consacré au sport à l’école. Quatre professeurs d’EPS racontent à l’Humanité les difficultés de leur pratique, pourtant bénéfique à tous les élèves.

Nathalie Vernier : « En une heure, nous faisons 25 minutes de cours effectif »

C’est la communauté de communes qui nous prête ses installations. Nous disposons d’un gymnase, d’une salle plus petite et d’une salle de gym avec tapis. Cela nous permet de faire cours avec trois classes en intérieur. Mais avec la mise en place des groupes de niveau en 6e et 5e et les très fortes contraintes que cela fait peser sur l’emploi du temps, on se retrouve parfois avec 4 voire 5 classes sur le même créneau horaire. Cela signifie qu’en hiver, au moins une classe se retrouve dehors. Continuer la lecture de Manque de temps, infrastructures inadaptées, pas d’accès à la piscine… des professeurs d’EPS racontent les maux du sport à l’école