Une centaine de personnes réunies devant le lycée Bourdelle à Montauban.DDM – MANU MASSIP
Pour cette 9e journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites, l’intersyndicale du Tarn-et-Garonne organise depuis tôt ce matin un blocage du lycée Bourdelle à Montauban et du lycée François-Mitterrand à Moissac. Une nouvelle manifestation est programmée à 10 heures à Montauban, au départ de l’esplanade des Fontaines
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars.DDM, Hélène Deplanque
Rassemblements spontanés, blocages et occupations de site vont se poursuivre dans les prochains jours dans le département. Les retraités ont lancé les hostilités ce lundi matin, devant la préfecture de Montauban.
C’est une nouvelle semaine de mobilisation sociale qui a débuté, ce lundi 20 mars, pour l’intersyndicale 82. À 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestaires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions, à l’appel des organisations syndicales de retraités. « Nous voulons vivre dignement », ont-ils martelé.
Les manifestants ont rapidement été rejoints par des actifs des autres branches et des lycéens, engagés depuis maintenant deux mois contre le projet de réforme des retraites. Le cortège d’environ 200 personnes s’est ensuite lancé dans un mini-tour de ville, prélude à l’acte IX de jeudi 23 mars.
Ce 20 mars, Journée internationale du bonheur, les retraités de Tarn-et-Garonne ont plaidé pour « vivre dignement ». DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont rapidement été rejoints par les actifs et les lycéens. DDM, Hélène Deplanque
Acte IX ce jeudi 23 mars
La semaine dernière, CFDT, CGT, FO, CFE/CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU ont enchaîné les opérations « coup de poing » un peu partout en Tarn-et-Garonne. « On souhaite maintenir la pression à travers des blocages, des occupations de site et du tractage à Montauban, Castelsarrasin, Moissac et dans d’autres communes du département », soutient Éliane Teyssier. Pour la secrétaire générale de l’UD FO 82, l’important est aujourd’hui « d’occuper le terrain, pas seulement lors des journées de manifestation ».
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars. DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont lancé la nouvelle semaine de mobilisation dans le département. DDM, Hélène Deplanque
Pour ce faire, de nouvelles actions sont envisagées cette semaine. Dès ce lundi soir, à 18h, l’intersyndicale 82 appelle à un rassemblement devant la préfecture, pour réagir suite aux résultats des motions de censure déposées dans l’après-midi à l’Assemblée nationale. Mardi 21 mars, rendez-vous est fixé en pleine nuit, à 3h30 sur le parking d’Aldi, dans le quartier de la médiathèque à Montauban, pour une opération ciblée qui sera dévoilée aux participants sur place. Un nouveau rassemblement devant la préfecture est ensuite programmé à 17h. Pour la neuvième journée de mobilisation sociale, jeudi 23 mars, les opposants se retrouveront une nouvelle fois esplanade des Fontaines (à 10h00).
« Tout n’est pas encore fixé, nous envisageons également des actions spontanées », prévient Éliane Teyssier.
A 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestataires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions. DDM, Hélène Deplanque
Action spontanée entre midi et deux devant l’inspection d’académie, à Montauban.DDM – MANU MASSIP
La colère sociale ne retombe pas à Montauban après la décision du gouvernement de passer par le 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites. L’intersyndicale mène des actions ciblées ce vendredi 17 mars.
Comme ce fut le cas jeudi, les syndicats mènent des actions « coup de poing » à Montauban ce vendredi 17 mars pour exprimer leur colère contre le gouvernement concernant l’utilisation du 49.3.
Adieu les concours ? Saisi en 2021 d’une lettre de mission sur la formation et le recrutement des enseignants, le Conseil supérieur des programmes rend un « avis » qui recommande la suppression des concours et leur remplacement par une liste d’aptitude régionale ou leur réduction à des épreuves orales. Après la Cour des Comptes, c’est un organe de l’Education nationale qui invite à faire sauter le statut de fonctionnaire et à traiter les enseignants du public comme ceux du privé. La crise du recrutement est utilisée pour faire sauter le statut.
Une commande de JM Blanquer
Attention, tout ce qui va suivre ne concerne pas l’agrégation. Le Conseil supérieur des programmes (CSP) n’envisage pas de toucher au saint des saints. Par contre il recommande des évolutions définitives des concours de professeurs des écoles et de certifiés.
A l’origine de cet avis, une commande ministérielle lancée par JM Blanquer en 2021. Et aussi la crise du recrutement des enseignants. Près de 4000 postes n’ont pas été pourvus cette année encore. La crise est bien installée alors que les besoins d’enseignants augmentent. Selon le CSP, 328 000 postes seront à pourvoir d’ici 2030. « Ces importants besoins de recrutement s’accompagnent d’une faible attractivité du métier d’enseignant qui se manifeste par une baisse tendancielle des inscriptions aux concours, particulièrement sensible dans certaines académies pour le premier degré et dans certaines disciplines pour le second degré« , écrit le CSP. Continuer la lecture de Le CSP veut en finir avec les concours de recrutement d’enseignants
Sacrifier les enfants avec les fermetures de classes, sacrifier nos aînés avec la réforme des retraites, le gouvernement reste mobilisé contre les français !
Comme si l’immense colère qu’il a généré dans le pays avec sa réforme injuste du système des retraites ne suffisait pas, le gouvernement Macron poursuit avec la même méthode de passer en force tout en piétinant le dialogue social, son projet de destruction de l’école publique.
Depuis des semaines, parents, élèves et enseignants sont mobilisés pour dénoncer les suppressions de postes et fermetures de classes dans les écoles primaires de notre département. Taux d’échec scolaire particulièrement haut ou encore malaise dans le corps enseignant, le gouvernement ignore systématiquement les arguments présentés. Dans un mépris total des partenaires sociaux, la direction académique décide aujourd’hui d’aller toujours plus loin en demandant aux membres du comité départemental de l’éducation nationale de valider la suppression de 8 postes du second degré, entraînant de facto la fermeture d’une dizaine de classes dans les collèges et lycées du département.
La fédération Tarn et Garonne du parti communiste s’oppose fortement au projet proposé par la direction académique et appelle à soutenir massivement la mobilisation des parents et enseignants contre les suppressions de postes.
Les militants communistes du Tarn et Garonne restent engagés au quotidien pour défendre un autre projet d’éducation pour notre pays. Plus que jamais face au déterminisme social qui mine l’avenir de nos jeunes Tarn et Garonnais, les communistes veulent faire de l’éducation une priorité en portant un projet ambitieux, fondé sur l’augmentation massive des moyens dédiés à l’enseignement public et la revalorisation globale du métier d’enseignant.
Entretien avec Mélanie Fabre : Les hussardes noires de la République ?
Souvent méconnues et invisibilisées, les femmes ont toutefois joué un rôle important dans la construction de l’école républicaine et laïque d’aujourd’hui. Dès 1879, l’état impose la création d’une école normale par départements afin de former les futures institutrices. Les plus compétentes intègrent l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, devenant ainsi les fontenaysiennes, futures enseignantes et directrices des écoles normales. Nombre d’entre elles s’engagent et font des écoles normales des bastions du républicanisme. Mélanie Fabre, maîtresse de conférences à l’Université Picardie-Jules Verne et spécialiste de la question, répond aux questions du Café pédagogique.
Les femmes sont peu présentes dans les récits narrant la construction de l’école républicaine et de l’éducation populaire. Ont-elles joué un rôle important?
Au moment où se construit l’école républicaine, c’est-à-dire à partir des années 1880, les femmes ne sont pas représentées parmi les preneurs de décision : elles ne siègent ni au Sénat, ni à la Chambre des députés, ni dans les hautes instances comme le Conseil supérieur de l’Instruction publique où se débattent notamment les programmes scolaires. Elles ne font donc pas partie de ces républicains qui impulsent une réforme éducative, en haut lieu. Continuer la lecture de Dossier: Féminisme et École in Caf.Péda.
Lundi 6 mars, après à peine une heure de réunion, la totalité des organisations syndicales a quitté la table des discussions sur la revalorisation. Un geste fort qui donne le ton à la veille d’une mobilisation massive contre les retraites. « Nous sommes face à un gouvernement qui n’a qu’une seule idée en tête : nous faire travailler plus » résume Sophie Vénétitay. « Le pacte est dans cette logique alors qu’on a une profession en souffrance, qui travaille dans des conditions dégradées et qui peine à recruter. Ce n’est pas acceptable, et ce pour l’ensemble des organisations syndicales. Nous voulons une revalorisation sans contrepartie ».
Toutes les organisations syndicales qui quittent la table des négociations, c’est assez rare. C’est ce qui s’est passé lundi 6 mars lors de la dernière réunion sur le volet pacte de la revalorisation. « Elles (Ndlr : les organisations) ont confirmation que le pacte est un instrument qui ne répond en rien aux attentes des collègues et aux besoins de l’École » indiquent-elles dans un communiqué commun. « Loin de contribuer à la revalorisation attendue par toutes et tous, le pacte va conduire à un alourdissement de la charge de travail des personnels. Aucune réponse n’est apportée sur la question des inégalités salariales femmes/hommes : le pacte va même aggraver ces inégalités, c’est inacceptable ! Enfin, le pacte va considérablement dégrader le fonctionnement des écoles et des EPLE ». Continuer la lecture de Revalorisation : les syndicats claquent la porte
NDLR de MAC: Un texte brulant d’actualité et qui permet d’éclairer le présent… temps de lecture 33 minutes
Dans ce texte écrit par Dolores Ibárruri en septembre 1970 on pourrait presque y retrouver une illustration de notre monde actuel et des problèmes que rencontrent les peuples, les dirigeants, les opportunismes, les empires…
La Pasionaria pose le Droit à l’autodétermination des peuples comme fondement de la Démocratie et de la lutte contre la dictature qui n’est que l’aboutissement d’un long processus de centralisation absolutiste et de concentration du pouvoir dans les classes dirigeantes réduisant par la force la démocratie des peuples d’Espagne bien antérieurs à la naissance de l’Espagne même et dont l’aboutissement sera à l’époque le franquisme (et aujourd’hui la monarchie constitutionnelle dans la mondialisation financière sous tutelle de l’UE et des monopôles financiers).
Pour le PCE la réponse au problème des nations espagnoles est clair: droit à faire partie d’une fédération ou être indépendants.
Les monopoles après avoir détruit les instances juridiques des nations ont monopolisé et privatisé pour leur seul profit les ressources minérales, le commerce et le développement industriel en vendant les richesses de l’Espagne à l’étranger en particulier à l’Angleterre, la France et la Belgique.La trahisons des élites dirigeantes Catalanes pour se prémunir des revendications des classes laborieuses montrent comment parfois l’indépendance nationale peut être trahie par les classes dirigeantes si leurs intérêts sont menacés par les revendications démocratiques de leurs peuples.
La dialectique du mouvement nationaliste des peuples espagnols est dans ce texte bien perçue.La perspective communiste considère le droit à l’autodétermination des peuples dans l’intérêt des classes ouvrières, paysannes et populaires.
La vision des communistes espagnols sur les nationalités est internationaliste et revendique une fédération sur des bases démocratiques depuis les différents peuples espagnols.Dans le cas de l’Espagne l’autodétermination des peuples Basque, Catalan et de Galice rejoint la lutte anti impérialiste contre l’Angleterre et les États-Unis pour une Espagne indépendante ; c’est aussi rejoindre la lutte anti impérialiste avec le peuple d’Indochine.
Ce texte peut permettre aussi de percevoir les évènements actuels au Donbass et en Ukraine et de préciser les rôles des puissances étrangères d’hier et d’aujourd’hui sur la conduite des peuples autochtones sans oublier le point de vue de classe.Nous y voyons comment les querelles des puissants et des propriétaires mènent les peuples à leur ruine économique, sociale et culturelle. Continuer la lecture de Espagne, État multinational, par Dolores Ibárruri
NDLR de MAC: un dossier thématique qui bat en brèche toute l’argumentation qui préside à cette réforme des retraites et qui montre l’injustice de cette réforme. Macron et ses sbires savent parfaitement à qui ils rendent service. (temps de lecture avec les renvois 18 minutes)
Le sentiment est très répandu dans le pays que la réforme des retraites portée par Macron n’est pas équilibrée dans l’effort qu’elle demande aux différentes catégories de personnes. Injuste, la réforme ? De fait, certains vont y perdre beaucoup. Mais on en parle moins : d’autres, comme le démontre Ludo, seront vraiment épargnés… voire vont y gagner. Voici les heureux élus.
Les entreprises
La réforme des retraites proposée par le gouvernement ne demande aucune contribution financière supplémentaire aux entreprises. Seule mesure financière les concernant, le basculement d’une partie des cotisations pour accident du travail vers le financement des retraites. Bref, déshabiller Paul pour habiller Jacques.Continuer la lecture de Réforme des retraites : ceux que Macron protège
François Hadji-Lazaro est mort. Le fondateur des Garçons bouchers et de Pigalle, leader incontestable du punk rock alternatif en France, a cassé sa pipe à 66 ans.
On ne reverra plus sa silhouette, ronde, imposante, impressionnante. Sa gueule de tendre voyou au cœur d’or. On ne le verra plus tourner la manivelle de sa vielle à roue, tirer le soufflet de son accordéon. On ne le croisera plus au bistrot devant un verre de rouge, habillé, été comme hiver, de ses éternelles bretelles aux dessins improbables. Le gros, comme le surnommaient ses potes, s’en est allé. François Hadji-Lazaro est mort. Et merde…