80 000 policiers et gendarmes déployés par Bruno Retailleau le 10 septembre pour 100 000 manifestants attendus par le ministère de l’Intérieur, ils seront finalement bien plus nombreux à battre le pavé. Le 18 septembre, toujours autant de policiers et gendarmes mobilisés, auxquels s’ajoutent 26 véhicules blindés et 10 engins lanceurs d’eau.
Le mouvement « Bloquons tout » et les premières journées de mobilisation intersyndicale ont été marquées par un dispositif de répression massif : arrestations en cascade, gardes à vue préventives et manquements dans les procédures. Alors la question se pose : quel avenir pour le droit de manifester en France ?
Après les Jeux olympiques, l’héritage sportif promis se fait attendre. Face à la sédentarité et aux inégalités, l’école apparaît comme le véritable levier. L’éducation physique et sportive, par son temps obligatoire pour tous les enfants et son temps d’étude des pratiques sportives et artistiques, produit des transformations des capacités physiques des enfants ici et maintenant, et demain. Le SNEP-FSU a lancé sa 6ème édition de la semaine de l’EPS du 17 au 21 novembre qui a comme thème : « Plus d’EPS, moins d’inégalités ». Une 6ème édition tournée vers les élections municipales avec des propositions. Continuer la lecture de Municipales 2026: «Plus d’EPS, moins d’inégalités»
Résolution du Cnseil national du PCF – 22 novembre 2025.
Il y a dans les communes de France une vitalité, une solidarité, une richesse sociale et humaine exceptionnelles. Avec les services publics de proximité, les politiques sociales et de solidarité, d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, les communes et les autres collectivités locales sont des lieux de résistance et de construction d’alternatives indispensables contre le délitement des liens sociaux dont souffrent les habitants et habitantes.
À quatre mois des élections municipales de 2026, la nouvelle vague du baromètre « Territoires ruraux » de l’Ifop pour Familles rurales révèle une image toujours positive du monde rural mais minée par un sentiment d’abandon croissant, une dégradation de l’accès aux services et des attentes locales renforcées.
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant présente un rapport séduisant en apparence, mais qui détourne l’attention des besoins réels de l’école publique : des moyens, du temps et des personnels.
En acceptant comme une fatalité l’insuffisance budgétaire, ses propositions réduisent encore le temps scolaire, ce qui pénaliserait d’abord les élèves les plus fragiles et creuserait les inégalités.
Le rapport oppose apprentissages théoriques et pratiques, affaiblit l’EPS, les arts et la technologie, et ouvre la voie à leur externalisation. Il risque d’abandonner les élèves dès 15h30, donnant un avantage au privé et aggravant le décrochage. Il renforce aussi les inégalités territoriales en laissant aux collectivités la charge de nouvelles missions sans moyens. Enfin, il expose l’école à la marchandisation des activités éducatives, au détriment des familles populaires.
Le PCF défend au contraire la reconquête du temps scolaire, la restauration d’un enseignement commun exigeant et d’un cadre national des formations et diplômes, des investissements massifs (7,5 % du PIB) et 100 000 recrutements, le retour à 4,5 jours pour regagner les heures perdues, et un découplage du temps enseignant / temps élève, garder l’EPS et l’enseignement artistiques comme obligatoire et recréer la discipline technologie. C’est ainsi que nous reconstruirons une école publique réellement égalitaire et émancipatrice.
Au lendemain du rapport de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant, Stéphane Bonnery alerte sur les mauvaises réponses et « des constats justes, mais expliqués à l’envers, ce qui conduit à dégrader les situations que ces réformes prétendent améliorer ».
Pour le chercheur en sciences de l’éducation et directeur de la revue Pensée, la question du temps scolaire est liée à celle du manque de temps d’école et à la question des inégalités : « réduire l’école à s’adapter à ce que sont les élèves, c’est enfermer la masse des autres élèves dans les limites de leur socialisation familiale, qui peut leur apporter beaucoup de choses, mais pas la connaissance de la culture savante, celle qui permet de réussir des études longues ».
« Il faut cesser de reprocher aux élèves leur « niveau » : la baisse de celui-ci s’explique en partie par les politiques de réduction de l’école. Ce manque de temps accroît la pression pour « aller plus vite », et laisse davantage d’élèves de côté » affirme Stéphane Bonnery, qui vient de publier Temps de l’enfant, rythmes scolaires : vraies questions et faux débats. Il répond aux questions du Café pédagogique.
Les chercheurs invités à la table ronde « Police et démocratie » de la Fête de l’Huma pointent les dysfonctionnements et un rapport problématique de la police aux populations rappelant que la doctrine française de maintien de l’ordre peine à s’affranchir des ses enjeux de pouvoir et de domination.
De la Révolution à nos jours, le rapport entre police et politique questionne notre démocratie. Ainsi, l’usage de la violence est étroitement lié à la perception de la légitimité des personnes ou des groupes ciblés. La doctrine de maintien de l’ordre fait ainsi l’objet de nombreux débats, comme le montrent deux récentes publications : Comment les États répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir, de Vanessa Codaccioni (Divergences, 2025), ou encore Que peut la police ? d’Anthony Caillé (l’Atelier, 2025).
Cette année, elles sont déjà 145 à avoir perdu la vie sous les coups de leur conjoint, de leur ex, de leur fils… La réalité des chiffres et le manque de moyens alloués aux associations contredisent les grands discours du gouvernement. Pour les féministes, qui appellent à manifester samedi, « l’heure n’est plus à l’alerte mais à l’action ».
Samedi 1er janvier. Il est minuit passé lorsqu’un homme appelle les secours du Nord. « J’ai fait une bêtise », dit-il comme un gosse qui aurait cassé son jouet. Le corps roué de coups d’Isabelle, 51 ans, aide à domicile, est découvert par les pompiers au domicile familial, à Hautmont, dans le Nord. Son compagnon vient de la tuer. Isabelle devient la première victime de féminicide en 2025, seulement trois heures après le début de la nouvelle année.
Heureusement qu’il existe l’ARAC pour tenir le discours qui aurait été jadis celui du PCF. Nous en profitons pour signaler la parution chez Delga de « Guerre à la Guerre » d’un collectif d’historiens rassemblés par l’ARAC… (note de Danielle Bleitrach pour histoiretsociete)
Lire aussi le communiqué du PCF: 107ᵉ Congrès des maires. Entre guerre aux communes et guerre tout court, l’État au service de l’affaiblissement de la République.
Stupeur lors du 107ème Congrès des Maires de France qui croyaient assister à un discours protocolaire.
Invité à prendre la parole à l’ouverture du Congrès, le général Fabien Mandon a déclaré : « Nous avons tout pour dissuader Moscou. Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la Nation. (…) Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement. Si nous ne sommes pas prêts à cela, alors nous sommes en risque. Il faut en parler dans vos communes ».
En fait, le général Mandon, chef d’état-major des armées, proche du président Macron, a servi un discours en vue de conditionner le pays à l’idée de pertes humaines et d’une économie brisée, d’étouffer la colère des Français en semant la peur.
Ce n’est pas le rôle d’un Chef d’Etat-Major des Armées de dicter la politique internationale de la France et de préparer les esprits à une guerre… avec un discours belliciste.
Il a évoqué une Russie prête à affronter l’OTAN d’ici 2030 et une possible invasion chinoise de Taïwan dès 2027. Or ce n’est que spéculation. Il ne sert que les intérêts américains, les contrats d’armement, et l’extension de l’OTAN jusqu’aux portes de la Russie. C’est aussi un discours qui s’inscrit dans la stratégie de peur distillée par Emmanuel Macron pour faire écho à la politique imposée par Ursula von der Leyen avec pour objectif la création d’un État d’Europe abolissant la souveraineté des nations.
Dans le cadre des politiques d’austérité que l’on connait, l’augmentation exponentielle des dépenses militaires est criminelle. Tout l’argent public dépensé pour la militarisation est de l’argent qui n’est pas dépensé pour la santé, l’éducation, la justice, les infrastructures, donc pour le bien-être des populations.
N’oublions jamais que l’impérialisme, le capitalisme ont toujours utilisé la guerre pour sortir des crises économiques et sociales qu’ils engendrent.
Pour l’ARAC, s’engager pour la paix, pour un désarmement universel, demander la dissolution de l’OTAN, faire jouer tout son rôle à l’ONU, mettre en œuvre la Charte des Nations Unies, respecter le droit international et la souveraineté des peuples est un enjeu majeur aujourd’hui.
La paix passe par la satisfaction des besoins économiques et sociaux des peuples.
La paix est l’affaire de chacun d’entre nous.
Nous devons nous rassembler pour faire entendre la voix de toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice, du respect des peuples, d’égalité.
Voilà pourquoi l’ARAC, depuis 1917, en s’attaquant à la guerre, aux causes des guerres, au respect des peuples, à leur sécurité, permet à des millions de femmes et d’hommes, d’avoir la foi dans leur engagement, dans leur avenir.
Villejuif, le 20 novembre 2025
ARAC, 2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex Tél. 01 42 11 11 11 arac.nationale@orange.fr
Le développement des outils d’intelligence artificielle est une révolution scientifique de premier ordre. Dans les premiers temps, il est apparu que la double course de représente cette révolution, celle des modèles et celle des microprocesseurs donnerait une nouvelle avance aux USA sur le monde. Comme le détaille cet article au sujet des modèles d’IA, il n’en est rien. Non seulement la Chine avance mais elle accélère et sa force de frappe devient très impressionnante. Comme nous l’avons souligné dans d’autres secteurs technologiques, la force de la Chine est de pouvoir avancer sur plusieurs pistes technologiques en parallèle, afin d’être la première à développer industriellement celle qui marche. Sur le plan des puces, la situation est similaire. Le dernier bastion des puces états-unienne de haute finesse de gravure devrait être brisée début 2026, à l’occasion de la sortie du nouveau Huawei Mate 80, avec une puce Huawei entièrement chinoise gravée en 3 nm. C’est en tous cas ce qu’annonce la presse spécialisée et qui fait trembler ces jours-ci les marchés financiers de la tech occidentale, et en premier lieu la valeur vedette Nvidia. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société).
La courbe imprévisible
L’innovation ne suit jamais un scénario préétabli. Elle s’accélère, trébuche et surprend. Il y a deux ans, une note de service de Google qui a fuité avertissait que les modèles open source finiraient par éroder la protection qui semblait protéger les développeurs de LLM propriétaires. Pendant un certain temps, les développeurs propriétaires ont défié cette prophétie en prenant de l’avance en termes de capacités et de réputation. Aujourd’hui, cette note semble plus juste que les projections les plus pessimistes de l’époque. Plus important encore, rares sont ceux qui auraient pu prédire le type et le nombre d’acteurs qui saisiraient cette opportunité. Continuer la lecture de Rien n’est donné : le tsunami de l’IA open source en Chine Par Franck Marsal