Législative Partielle: l’intersyndicale interpelle le préfet, le Recteur…

Le tract/profession de foi reçu dans les boites aux lettres de la circonscription 1

A l’attention de  M . le Recteur de l’académie de Toulouse

  1. le DASEN du Tarn-et-Garonne
  2. le Préfet du Tarn-et-Garonne

Objet : Mise au point et dénonciation des propos erronés et diffamatoires concernant les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle

Monsieur le Recteur, Monsieur le DASEN, Monsieur le Préfet,

            Les organisations syndicales représentatives FSU-SNUipp, SE-UNSA, SGEN-CFDT et SNUDI-FO, tiennent à vous alerter sur la diffusion, lors des élections législatives de 2025, d’un tract intitulé « Non à EVARS – Protégeons l’innocence de nos enfants ». Ce document, distribué dans les boîtes aux lettres des électrices et électeurs de la 1ère circonscription du Tarn-et-Garonne, contient des informations erronées, des amalgames et des accusations graves à l’encontre des programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, ainsi qu’à l’encontre des enseignant-e-s. Continuer la lecture de Législative Partielle: l’intersyndicale interpelle le préfet, le Recteur…

Jours de colère in Caf. Péda.

La colère gronde.

La colère est grande, contre le mépris, contre les institutions bafouées, contre la violence de gouvernements qui « pour épargner les grandes fortunes, obscurcit l’avenir de millions d’enfants » analysent Dominique Bucheton, professeure des Universités et Denis Paget, ancien responsable au Snes-FSU et membre du Conseil Supérieur des Programmes (CSP). Il y a de la colère certes, mais ils rappellent que la riposte se prépare, pour « reconstruire ensemble, démocratiquement un projet nouveau pour l’école à la hauteur des enjeux sociétaux, économiques, climatiques ». Avec le collectif La Riposte, « nous organiserons un grand Grenelle alternatif pour réinventer l’école de demain » écrivent-ils. Continuer la lecture de Jours de colère in Caf. Péda.

Castelsarrasin : l’État et la commune doivent agir ensemble pour le logement

Le logement est aujourd’hui au cœur des préoccupations de nombreuses familles à Castelsarrasin et dans tout le Tarn-et-Garonne. Trouver un logement décent et abordable est devenu un véritable parcours du combattant.

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La liste Castelsarrasin en commun en campagne dans les quartiers HLM de la commune © Julien Sueres

Que l’on soit locataire du parc privé ou du parc social, les difficultés sont bien réelles :

  • loyers trop élevés,
  • conditions d’accès de plus en plus dures pour les locataires (garanties financières impossibles à fournir, demandes refusées),
  • offre insuffisante, qui pousse certaines familles à s’éloigner toujours plus de leur lieu de travail ou de leurs proches.

À cela s’ajoute une situation préoccupante dans certains immeubles du centre-ville, où la vétusté menace la sécurité des habitants, avec des risques d’effondrement qui font la une de l’actualité nationale. Ces situations dramatiques rappellent l’urgence d’une action publique forte et coordonnée. Continuer la lecture de Castelsarrasin : l’État et la commune doivent agir ensemble pour le logement

Fabien Roussel | 80 ans de la Sécurité sociale : un combat d’hier et d’aujourd’hui + Pétition

 

Notre ambition communiste pour la Sécurité sociale

Quatre-vingts ans de création… et de vie pour notre Sécurité sociale ! On peut parler aujourd’hui d’un véritable défi, face à la domination et au pouvoir du capital sur la production de richesses et sur sa répartition.

PETITION

Défi de prolonger ce principe fondamental : « contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins », car il constitue une avancée énorme, considérable, révolutionnaire, au cœur de la lutte des classes. C’est une réponse aux besoins sociaux des populations et au développement des capacités humaines.

Le défi de prolonger le choix par ses fondateurs d’un financement par la cotisation sociale est central. C’est le choix d’un partage des richesses produites en faveur des salarié·es, au détriment des profits, c’est le choix de la solidarité, de la responsabilisation des entreprises, le choix d’une Sécurité sociale gérée par les assurés sociaux. C’est véritablement un choix de société. Et c’est bien là le nœud du problème pour le capital et le grand patronat !

Ce financement de la Sécurité sociale par la cotisation est présenté comme un coût qui pèse sur l’entreprise, un frein à leur efficacité productive, un frein au développement économique du pays.

Ainsi, dès le début de sa création et tout au long de ses 80 ans d’existence, les plans de démantèlement de la Sécurité sociale et les réformes libérales associées ont visé successivement, la gestion démocratique, la modification du financement par un accroissement de la fiscalisation (CSG) et une limitation des dépenses par une mainmise sur leur régulation (PLFSS). Imposer son application et son contrôle en fonction de la dette publique, du coût du travail, de sa part dans le PIB et donc de la place qu’elle occuperait dans l’économie relève d’une imposture, à l’opposé des bases fondatrices voulues par les initiateurs du projet de Sécurité sociale. La baisse organisée des recettes, conjuguée à la hausse du chômage, est aujourd’hui à la source des déficits de la Sécurité sociale et justifie les politiques de réduction des dépenses.

Les enjeux de la protection sociale font l’objet de débats cruciaux : handicap pour l’économie ou atout majeur ! Pour nous, communistes, il est capital de mettre en œuvre les moyens d’accroître les ressources de la Sécurité sociale à partir de l’emploi.

PETITION

Nous présentons des réformes de progrès qui nous semblent à la fois possibles et indispensables.

– Développer les cotisations sociales, contre la fiscalisation et ses effets néfastes notamment la CSG.

– Appliquer une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Ceux-ci ne contribuent pas au financement de la dépense sociale. Si on appliquait les taux de cotisation patronale globale à ces revenus financiers des entreprises, cette contribution additionnelle représenterait 171,8 Mds.

– Supprimer progressivement les exonérations de cotisations patronales. En 2024, 80 Mds d’aides publiques ont été donnés aux entreprises pour ces exonérations.

– Moduler les taux de cotisations sociales patronales en fonction des politiques d’emploi et de salaire des entreprises.

-Sécuriser le socle du financement de la Sécurité sociale à partir des cotisations sociales en fonction de l’emploi et des salaires avec la Sécurité d’emploi ou de formation.

– Faire de la dépense de Sécurité sociale un moteur, au lieu de la considérer comme un frein à la croissance et à l’emploi. L’urgence d’un développement massif des services publics.

– Rétablir la démocratie sociale en redonnant la parole et les pouvoirs aux cotisant·es par le retour des élections.

PETITION

Être fidèles à celles et ceux qui nous ont précédé, c’est oser innover ! Comme eux, en leur temps, il nous faut inventer pour s’émanciper des règles de l’exploitation capitaliste et de toutes les dominations, pour se donner les moyens de répondre aux besoins sociaux dans le cadre d’une nouvelle efficacité économique, tout en portant des exigences immédiates. C’est notre ambition communiste pour une Sécurité sociale du XXIe siècle.

Maryse Montangon, membre du CEN

De l’utilité des élus communistes

Une mise en oeuvre parmi tant d’autres…

Publié le 30 septembre 2025

Prendre une ville à la droite qui la dirige depuis 12 ans, s’apercevoir que les caisses sont vides et que le préfet a émis un avis d’urgence sur ses finances, voilà ce qui nous a valu quelques sueurs froides lors de notre installation aux manettes de Mauléon (64).

Deux choix s’offraient alors à nous. Suivre les « conseils » de l’autorité de tutelle et renoncer pour plusieurs années aux engagements d’investissements pris pendant la campagne, ou passer outre et prendre coûte que coûte les premières mesures pour lesquelles la population nous avait accordé sa confiance.

Symboliquement, la première note de service que j’ai signé en tant qu’adjoint aux finances instaurait la gratuité de l’inscription à la médiathèque de la ville. De son côté, le maire Louis Labadot s’attaquait aux deux gros chantiers du mandat : création d’un terrain synthétique pour le club de foot et rénovation d’une place de la Haute-Ville de Mauléon, quartier symbolique de l’âge d’or de l’industrie de l’espadrille et qui reste aujourd’hui le quartier populaire de la ville. Est-ce pour cela que les maires successifs depuis près de 20 ans ont toujours promis cette rénovation sans jamais la réaliser ?

Pour ces investissements importants mais auxquels il était pour nous hors de question de renoncer, il a fallu batailler «comme des chiens» pour obtenir les subventions nécessaires puisque l’État nous pressure année après année les dotations. Tout nous poussait à reporter ces travaux, voire à renoncer. Il a fallu l’opiniâtreté et la volonté politique de l’équipe municipale et de son maire pour les mener à bien. Il nous paraissait impossible de ne pas tenir nos engagements pris pendant la campagne. C’est la raison pour laquelle nous n’avons jamais caché à la population les réalités financières de la commune et avons avancé en l’informant régulièrement.

Parallèlement, nous avons déroulé des mesures comme la création d’un conseil municipal des jeunes, un budget participatif avec appel à projet individuel ou collectif, un festival multiculturel, une mutuelle communale pour tous et la mise en place du droit d’interpellation citoyen individuel ou collectif au conseil municipal.

Mais gérer une ville pour le bien – être du plus grand nombre et en particulier pour les plus démunis – ne peut résumer l’action d’une équipe conduite par un maire communiste. C’est pourquoi nous avons souhaité pousser plus avant les actions de solidarité internationale.

C’est dans cet esprit que nous avons, par exemple, reçu Pina Selek, militante franco-turque, Leïla Shahid que l’on ne présente plus ou Otto Vaillant Frias, ambassadeur de Cuba en France.

Mais ce dont nous sommes sans doute le plus fiers est le jumelage que nous avons mis en place avec le camp de réfugiés palestiniens de Balata en Cisjordanie. Cette initiative de solidarités concrètes prend aujourd’hui une résonance particulière avec la reconnaissance par la France de l’État de Palestine. Le drapeau palestinien n’a pas fini de flotter au fronton de la mairie de Mauléon !

Jean-Patrice Bassano, membre du CN
Louis Labadot, maire de Mauléon

Agriculture : comment la PAC finance l’exploitation des travailleurs dans l’Union européenne

Censée faire enfin respecter le droit du travail dans les champs, la conditionnalité sociale des aides à la PAC s’est heurtée aux limites du système agricole européen. L’Humanité et cinq médias européens ont enquêté sur cette occasion manquée, désormais menacée par l’offensive de dérégulation entreprise par Ursula von der Leyen et la Commission.

Durant 9 mois, L’Humanité et cinq autres médias européens ont enquêté sur la conditionnalité sociale des aides à la PAC.
© Eoghan Gilmartin

 

Il est rare qu’un politicien admette que les mesures qu’il a fait voter n’ont pas eu l’effet escompté, mais Maria Noichl fait partie de cette catégorie. « Je ne suis pas vraiment fière de ce que nous avons accompli », regrette l’eurodéputée allemande. « Si quelqu’un se comporte comme un porc avec ses employés, il ne devrait pas recevoir d’aides publiques. Cet argent n’appartient pas aux agriculteurs, mais aux contribuables », dénonce l’élue SPD, membre de la commission Agriculture du Parlement européen. Continuer la lecture de Agriculture : comment la PAC finance l’exploitation des travailleurs dans l’Union européenne

L’enseignement catholique : avec foi ni loi

Que dit – et ne dit pas – l’Enseignement catholique, (sans) sous contrat ? À l’occasion de sa première conférence de presse, son nouveau Secrétaire général , Guillaume Prévost, a (d)étonné par ses prises de positions.

Celui qui conduit plus de 2 millions d’élèves a livré un discours dense, marqué par la volonté de défendre une certaine vision de l’éducation chrétienne – mais aussi marqué par des silences remarqués. Le mot « Bétharram » n’a jamais été prononcé, ni les « violences sexuelles ». Attaché à la liberté d’enseignement, à la relation éducative, l’enseignement catholique, subventionné à 75% d’argent public, revendique ses spécificités, la confiance des familles… et une forme d’indépendance vis-à-vis du ministère. A en oublier son contrat avec l’Etat ? Continuer la lecture de L’enseignement catholique : avec foi ni loi

Double peine sociale et territoriale pour les élèves des zones rurales populaires in Caf. Péda.

  Lycéens ruraux vs lycéens urbains : des inégalités sociales et territoriales. Pour sa 18e édition, l’AFEV braque les projecteurs sur les trajectoires, espoirs et difficultés des lycéens issus des classes populaires, en ville comme à la campagne. Une enquête qui confirme que le lieu de vie et surtout l’origine sociale pèsent sur les parcours et les projections d’avenir.

2 lycéens sur 3 ont confiance dans l’école, mais des disparités Continuer la lecture de Double peine sociale et territoriale pour les élèves des zones rurales populaires in Caf. Péda.

«Cuba/France : Santé, déserts médicaux et solidarité internationale» (Coopérative des elus-es)

Avec Otto Frias Vaillant, ambassadeur de Cuba en France • André Chassaigne, député honoraire, président honoraire de l’Anecr • Représentation de l’État (France) • Manuel Pascual, président par intérim de Cuba Coopération • Christian Bastide, conseiller départemental du Gard (30)

Logement public et privé: l’Etat doit assumer son rôle planificateur, social et écologique

Nous publions cette tribune signée par Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat, Stéphane Peu, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Philippe Rio, président de la Coopérative des élus et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

 

Le logement est devenu le symbole d’une société fracturée, où le droit à un toit décent n’est plus garanti pour des millions de nos concitoyens. Malgré son ampleur, la crise du logement n’est pourtant pas une fatalité. Elle est le résultat direct des politiques mises en œuvre depuis 2017 par Emmanuel Macron. La part des dépenses publiques consacrées au logement est tombée à 1,4 % du PIB, tandis que la spéculation immobilière, la financiarisation du parc locatif privé et l’effondrement du pouvoir d’achat ont rendu l’accès au logement privé tout simplement impossible pour les classes populaires et de nombreux ménages de la classe moyenne.

Il faut un changement de cap radical. Des solutions existent. Seule la volonté politique fait défaut. Continuer la lecture de Logement public et privé: l’Etat doit assumer son rôle planificateur, social et écologique