Nîmes : ce que l’on sait de l’agression de militants communistes par des soutiens du candidat de droite Franck Proust

Vendredi 20 mars au soir, quelques minutes avant la fin de la campagne officielle, quatre soutiens de la liste de Vincent Bouget (PCF) ont été attaqués par des partisans du candidat de droite Franck Proust. Deux d’entre eux ont dû être conduits à l’hôpital.

Deux colleurs d’affiches communistes ont été violemment agressés par des colleurs du candidat de droite à Nîmes, Franck Proust. © L’Humanité

La porosité entre droite et extrême droite s’observe aussi dans les méthodes. Vendredi soir, alors que la campagne officielle touchait à sa fin, plusieurs militants communistes ont été violemment agressés à Nîmes (Gard) par des partisans et animateurs de la campagne du candidat de droite Franck Proust. Continuer la lecture de Nîmes : ce que l’on sait de l’agression de militants communistes par des soutiens du candidat de droite Franck Proust

Un regard décalé et à chaud sur ces résultats des élections municipales, par Danielle Bleitrach

Il ne m’apparaissait pas que l’on pouvait attendre de ces élections une véritable clarification des enjeux ni l’arrêt,de ce qui va avec une dérive à droite, mais les résultats sont meilleurs qu’ils auraient pu être et préservent l’avenir. comme dans le cas de la belle victoire de Pierre Belloch à Vitry, la reconquête de Nimes . Ces quelques impressions sont celles de Danielle Bleitrach qui n’est adhérente à aucun parti. Franck Marsal en particulier fera certainement sa propre analyse de ces élections en tant que militant du PCF. Je précise néanmoins que je suis convaincue de la nécessité de l’existence d’un parti communiste – qui n’est pas celui existant après des décennies de « liquidation ». Un parti communiste dégageant une perspective vers le socialisme, un parti qui organise la classe ouvrière, le monde du travail, les couches populaires, et ne se contente pas d’en faire des distributeurs de tracts derrière leur champion du moment, un parti qui a une ligne claire respecté à l’interne et qui crée les conditions du rassemblement le plus large en faveur de la paix et de le reconstruction du pays, l’intervention citoyenne. Bref un parti qui me restitue l’honneur d’être française et pas de me faire abuser par des gens qui parlent de patrie pour mieux la trahir et la lier à la guerre, à la misère, à l’angoisse du lendemain. Continuer la lecture de Un regard décalé et à chaud sur ces résultats des élections municipales, par Danielle Bleitrach

MUNICIPALES DE 2026: Un scrutin sans raz de marée mais riche d’enseignements (+vidéo de F. Roussel)

Par JP Legrand
Le second tour des municipales de 2026 n’a pas produit la vague annoncée. Ni basculement généralisé vers le Rassemblement national, ni percée irrésistible de La France insoumise. Le pays confirme au contraire une fragmentation politique profonde, où les équilibres locaux l’emportent largement sur les dynamiques nationales.
Le RN poursuit son implantation, notamment dans des villes comme Perpignan, Carcassonne ou Menton, mais il se heurte toujours à des résistances dans les grandes villes. À Marseille comme à Nîmes, des configurations locales ont permis de contenir sa progression.
LA MACRONIE EN RECUL NET
L’un des enseignements majeurs du scrutin réside dans les difficultés de la majorité présidentielle. À Pau, mais aussi dans de nombreuses villes moyennes, la macronie enregistre des revers significatifs. Faute d’ancrage local solide, elle apparaît souvent comme une force hors-sol, dépendante de dynamiques nationales qui ne suffisent plus à convaincre.
Ce recul confirme une tendance déjà perceptible : sans relais militants durables ni figures locales reconnues, il est difficile de s’imposer dans une élection où la proximité reste déterminante.
LFI ENTRE PROGRESSION ET CONTRADICTIONS
La France insoumise s’impose comme une force incontournable du paysage politique local. Elle progresse, influence les alliances et parvient parfois à l’emporter, comme à Creil, dans une configuration singulière marquée par le retrait et le soutien d’une partie de la droite. Ce type de situation interroge sur les recompositions à l’œuvre et sur la porosité croissante des clivages traditionnels.
Mais cette dynamique reste contrastée. À Toulouse, LFI n’a pas réussi à rassembler suffisamment largement pour l’emporter, illustrant les limites de sa stratégie dans certaines grandes villes.
Plus largement, une question traverse désormais le débat politique : celle du rapport entre LFI et certaines formes de communautarisme. Sans être uniforme selon les territoires, cette interrogation pèse sur sa capacité à élargir son audience et à construire des majorités stables, notamment dans des contextes urbains complexes.
LES FORCES TRADITIONNELLES RÉSISTENT
Face à ces mouvements, les partis traditionnels démontrent une capacité de résistance non négligeable. Les socialistes conservent plusieurs positions importantes, tandis que la droite classique maintient ou reconquiert des villes. La logique municipale continue de privilégier l’implantation, l’expérience et la crédibilité de gestion.
LE PCF : UNE RÉSISTANCE QUI S’AFFIRME
Dans ce paysage fragmenté, le Parti communiste français confirme une solidité remarquable en restant la deuxième force politique à gauche sur l’ensemble du territoire. Souvent discret dans les résultats nationaux en raison de sa participation à des listes d’union, il conserve pourtant l’essentiel de ses bastions.
De Vitry-sur-Seine à Bonneuil-sur-Marne, en passant par Allonnes, il continue de faire vivre un modèle municipal fondé sur la proximité, les services publics et un ancrage populaire durable.
Surtout, la conquête de Nîmes constitue un événement politique majeur. Dans une grande ville, en dehors de ses terres traditionnelles, et dans un contexte de forte concurrence avec le RN, le PCF démontre qu’il est encore capable de gagner.
UNE FRANCE POLITIQUE ÉCLATÉE
Ce premier bilan met en évidence une réalité désormais bien installée : aucune force ne parvient à s’imposer durablement à l’échelle nationale dans le champ municipal. Le RN progresse sans dominer, LFI influence sans conquérir massivement, la macronie recule, tandis que les partis traditionnels et les forces d’ancrage local continuent de jouer un rôle central.
LE RETOUR DISCRET DE L’ANCRAGE LOCAL
Dans ce contexte, le PCF apparaît comme l’un des acteurs les plus constants du paysage politique local. En conservant la plupart de ses bastions et en remportant une ville comme Nîmes, il confirme que la politique municipale repose d’abord sur le temps long, la présence sur le terrain et la cohérence des engagements.
À l’heure des recompositions rapides et des stratégies nationales mouvantes, ce sont peut-être ces qualités, plus discrètes mais plus solides, qui dessinent les perspectives les plus durables.
Fabien Roussel a annoncé que le PCF dispose de 72 maires communistes dans des communes de + de 35.000 habitants.
Les résultats du 1ᵉ tour ont montré que le PCF progressait dans les communes de + de 3500 habitants (+50).
On peut estimer que le PCF, pour la première fois depuis 2001, progresse lors des élections municipales.
Les résultats du 2ᵉ tour donnent :
✅ Les gains réalisés par le PCF : 8
🔴 Héricourt (70)
🔴 Bethoncourt (25)
🔴 Nîmes (30)
🔴 Aubagne (13)
🔴 Gond-Pontouvre (16)
🔴 Wignehies (59)
🔴 Villefranche-d’Allier (03)
🔴 Bords (17)
❌Les pertes : 7
🔴 Vierzon (18)
🔴 Escaudain (59)
🔴 Douchy-les-Mines (59)
🔴 Billy-Montigny (62)
🔴 Villeneuve-lès-Maguelone (34)
🔴 Vénissieux (69)
🔴 Champs-sur-Marne (77)
✅ Réélections : 23
❌ Listes battues au 2ᵉ tour : 6 (sans perte de la commune)

Merci!

Merci.
Vous avez été des centaines à nous faire confiance dans cette élection.
Grâce à vous, la gauche fait son retour au conseil municipal de Castelsarrasin.
J’y siégerai avec une responsabilité claire :
👉 porter une voix utile, fidèle à nos engagements
👉 défendre la justice sociale, les solidarités et l’écologie populaire
👉 être un point d’appui pour les habitants
Dans un contexte de forte polarisation, nous avons tenu notre ligne : celle d’une gauche proche des gens, ancrée dans le réel.
Ce n’est qu’un début.
Le travail continue, sur le terrain et au conseil municipal comme au conseil communautaire.
À très vite.

Castelsarrasin : les trois candidats maintiennent la pression avant le 2nd tour (Podcast Radio Totem)

À Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), ce jeudi 19 mars 2026, les trois listes qualifiées pour le second tour des municipales poursuivent leur campagne. Sur le marché de la ville chacun défend sa stratégie dans un contexte marqué par la poussée inédite du RN dans la ville sous-préfecture du Tarn-et-Garonne.

Julien Sueres, Jean-Philippe Bésiers et Cyril Jannic en lice pour le 2nd tour à Castelsarrasin.
Julien Sueres, Jean-Philippe Bésiers et Cyril Jannic en lice pour le 2nd tour à Castelsarrasin. Crédit : Johan Gesrel.

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À Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), ce jeudi 19 mars 2026, l’entre-deux-tours continue d’agiter le paysage politique local. Les trois listes qualifiées ont choisi de se maintenir, malgré l’irruption remarquée du Rassemblement national. Son candidat, Cyril Jannic, encore inconnu il y a deux mois, a créé la surprise en atteignant 40 % des suffrages au premier tour.

Un retour de la gauche « après 40 ans de centrisme et de radicaux »

Arrivé troisième avec plus de 16 %, le candidat communiste Julien Sueres soutenu par le PS a choisi de se maintenir malgré des critiques venues de la gauche. Il estime être le seul à représenter les classes populaires et ne veut pas non plus être comptable d’une éventuelle défaite du maire sortant : « Aujourd’hui, on est sur le porte-à-porte toutes les après-midi pour aller mobiliser les abstentionnistes ». Continuer la lecture de Castelsarrasin : les trois candidats maintiennent la pression avant le 2nd tour (Podcast Radio Totem)

Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées (FSU)

La FSU alerte après le premier tour des municipales. Dans un communiqué du 19 mars, elle pointe une abstention record et inquiétante. Le syndicat dénonce des politiques jugées éloignées des attentes sociales. « Les politiques d’austérité ont privé les municipalités et les collectivités territoriales des moyens de répondre aux besoins de la population, accréditant le sentiment d’impuissance. Des pratiques du pouvoir brutalisant la démocratie et les institutions ont aussi contribué à discréditer la politique, provoquant ressentiment et désintérêt », écrit la fédération qui souligne une progression de l’extrême droite dans plusieurs villes. La FSU appelle à une mobilisation massive au second tour pour défendre la démocratie.


Communiqué

A l’issue du premier tour des élections municipales, la FSU alerte sur les menaces qui pèsent sur la démocratie et la cohésion sociale.

L’abstention massive, inédite pour des municipales, alors que les enjeux touchent directement les préoccupations de la population en matière de services publics de proximité, doit être analysée. Pour la FSU, elle résulte notamment des politiques conduites depuis des années à rebours des aspirations de la population en matière de justice sociale, fiscale et environnementale. Continuer la lecture de Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées (FSU)

PCF82: Second tour des élections municipales de 2026 + video

Les communistes remercient les électeurs de gauche qui leur ont fait confiance lors de ce premier tour des élections municipales de 2026.

La mobilisation des électeurs permet de maintenir des élus communistes dans des localités où ils exerçaient déjà leur mandat, comme à Montech, où le travail des camarades est reconnu, et se poursuivra. Ailleurs, des communistes font leur entrée dans des conseils municipaux où ils étaient jusqu’alors absent, notamment à Moissac, où la présence d’une opposition de gauche est primordiale pour contrer les abus de l’extrême droite locale. En dehors des villes, l’électorat rural aussi, a su reconnaitre la nécessité de la présence de nos camarades dans les conseils municipaux. Partout en France, nous pouvons compter sur de nombreux communistes, élus dès le premier tour, pour mener les luttes directement là où se prennent les décisions.

A Montauban, alors que l’extrême droite arrive en tête, talonnée par une alliance de droite, le PS se maintient. Nous regrettons que la gauche n’ait pas pu trouver un chemin pour s’unir. Nous ne pouvons cependant pas nous résoudre à abandonner les Montalbanaises et les Montalbanais à 6 ans d’extrême droite, plus dure encore que celle que nous avons connu dans le passé. Aussi, les communistes appellent à ce que tout soit fait pour empêcher la victoire du camp réactionnaire. Nous appelons à voter pour la liste menée par Arnaud Hilion, à Montauban, et à fermer, définitivement la page de l’extrême droite dans notre ville préfecture.

Aussi, à Castelsarrasin, la liste d’union de la gauche se maintien au second tour. Refusant d’abandonner les classes populaires à la droite et à l’extrême droite, nous apportons notre soutien à Julien Sueres et à Castelsarrasin en commun.

Dès la semaine prochaine, les communistes élus dans les conseils municipaux se mettront au service de leurs concitoyens. Nous comptons sur eux pour faire valoir des projets de justice sociale, d’émancipation, de jours heureux et pour s’opposer à toutes les dérives des élus du camp réactionnaire.

Nous resterons mobilisés chaque jours, élus ou non, pour porter nos revendications auprès de toutes et tous et nous nous tiendrons aux côtés de celles et ceux qui luttent dans la rue, au travail, au quotidien.

Pour le conseil départemental du PCF82, Jérémy Le Moinier, secrétaire fédéral


NDLR de MAC:

Les communistes élus-es dés le 1er tour

  • Alexandra Tricottet à Gariès
  • Alexandre Capoulade à Moissac
  • Dominique Piedoue à Malause
  • Jean Marc Dellac à St Arroumex
  • Guy Daimé & Philippe Jeandot à Montech
  • Morgan Chauvière à St Porquier

auprès desquels il conviendrait de noter plusieurs maires et conseillers municipaux proches de nos convictions dans plusieurs petites communes.

Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

 

Qui s’est interrogé tout au long de cette campagne des municipales entre la cloison étanche qui s’était créée entre la crise du côté d’Ormuz, la montée du prix de l’essence, les dangers de guerre, mais aussi la crise alimentaire, tous ces nuages qui s’accumulent à l’horizon à cause d’Ormuz mais aussi la perte de confiance dans le système. Il y a cette réalité et face à cela il y a cette campagne très « localisée ». Notez l’atomisation volontaire, le fait qu’il y a eu peu de leaders nationaux pour intervenir en tant que tel. C’était d’autant plus stupéfiant que cette manière de coller au terrain se heurtait aux ambitions manifestes de « leaders » constituant leur assise de députés, sénateurs, le tout conçu pour étayer un leader présidentiel avec un fond de montée de l’extrême droite . Et cette « atomisation » a atteint un nouveau seuil au vu des résultats. Pourtant pour les Français se dessinait en filigrane le poids de la réalité: les menaces de guerre, le prix de l’essence, mais aussi une « résistance » populaire qui à sa manière revendiquait les fondamentaux, ce qui était nié depuis des décennies et a continué à l’être par un prisme médiatique dépassé et qui s’ingénie à nous masquer les possibles, ceux qui naissent de la lutte des classes, la revendication à la justice à la souveraineté sur nos propres décisions nationales, cette marque de fabrique du peuple français.

UNE CAMPAGNE ELECTORALE MEDIATIQUEMENT DIGNE DE CLOCHEMERLE

La “ceinture rouge” désigne les mairies communistes autour de Paris, historiquement installées dans des villes ouvrières et industrielles . Au plus fort en 1977, la ceinture rouge s’est délitée au fil des scrutins municipaux. Cette transformation ne prend sens que si nous la resituons dans un contexte géopolitique qui est celui de la relation de la France à l’atlantisme et l’affaiblissement parallèle du « gaullisme » et du PCF de Maurice Thorez. Deux adversaires mais partageant une certaine conception de la souveraineté et de la politique. Continuer la lecture de Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes » : entretien avec Fabien Roussel

Le secrétaire national du PCF invite à l’amplification des dynamiques de gauche au premier tour pour l’emporter face à l’extrême droite et la droite. Il déplore la polarisation des débats au niveau national, au détriment des enjeux locaux qu’il place au cœur des élections municipales.

Fabien Roussel vote à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), le 15 mars 2026. Il a été élu au premier tour avec 51% des votes.
© Francois LO PRESTI / AFP

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a remporté les élections municipales de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) dès le premier tour, dimanche 15 mars, avec 51 % des voix, face à Éric Castelain, candidat Rassemblement national (RN). En aparté, il se dit content d’une « victoire importante » qui « donne du poids à Saint-Amand pour être entendue et respectée ». Il se réjouit des 250 maires communistes élus « dès le premier tour » et « invite au rassemblement » pour qu’il y en ait davantage au second.

Quel regard portez-vous sur le premier tour ?

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Nous assistons à un renforcement du vote en faveur des listes d’extrême droite et de droite extrême, ces têtes de liste de droite qui flirtent avec les candidats du RN au second tour et qui leur tendent la main. C’est dangereux pour la République et pour nos communes. Nous avons besoin de maires qui apaisent, rassemblent, protègent. Continuer la lecture de Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes » : entretien avec Fabien Roussel

Municipales 2026 : Déclaration de Fabien Roussel

Fabien Roussel salue toutes celles et ceux qui se sont engagés pour faire vivre le débat démocratique ces derniers mois.

Le niveau élevé de l’abstention est un signal d’alarme, le symptôme d’une démocratie malade, qui nous concerne toutes et tous. Nous appelons à construire les rassemblements populaires les plus large contre l’extrême-droite raciste et xénophobe et pour l’emporter partout face aux politiques libérales qui attaquent nos services publics locaux et les politiques d’égalité.

Pour faire gagner des politiques humaines et battre les listes qui attaquent nos fondements républicains, dimanche prochain chaque voix comptera.