Guerre au Moyen-Orient : « Nous refusons un monde où la force prime » – Cécile Cukierman (Vidéo)

Cuba, Trump : question existentielle de politique intérieure pour le Mexique et pour l’Amérique latine…

Mercredi 25 mars 2026. Ce qui commence à grandir en Amérique latine c’est la perception que dans sa formidable résistance Cuba n’est pas seulement un exemple, c’est une question de politique intérieure de la manière dont les peuples soumis au diktat impérialiste jusqu’à l’asphyxie vont répondre. Et c’est la question que l’on peut se poser en France dans le congrès du PCF. Il ne s’agit pas seulement d’une solidarité charitable à un peuple injustement traité il s’agit de la souveraineté du peuple français et de ce que cette asphyxie impérialiste signifie pour la classe ouvrière, les couches populaires, la jeunesse. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Avec cette aventure malheureuse, Trump attise de plus en plus l'opposition au sein de son pays. L'image des États-Unis dans le monde s'est dégradée à un niveau préoccupant. Photo
Cette aventure malheureuse ne fait qu’attiser l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est considérablement dégradée. (Photo AP)

 

Luis Linares Zapata

L’île, son histoire et ses habitants forment un pays magnifique. Trump, en revanche, est un individu qui n’aurait jamais dû devenir président de notre voisin du nord. Mais tous deux sont, presque inévitablement, au cœur de la politique intérieure américaine. Ils suscitent, sans aucun doute, la plus vive et la plus profonde préoccupation de notre nation. L’homme et la situation désastreuse qu’il impose aujourd’hui aux Cubains sont devenus le centre de l’attention, des préoccupations et des sentiments des Mexicains.

D’un côté, le président, figure incontournable de la sécurité sous toutes ses formes. Cuba, aujourd’hui soumise aux traitements les plus brutaux, les plus flagrants et les plus inhumains, cherche à éviter cette situation indésirable, désormais inévitable. Entre ces deux extrêmes, la présidente du Mexique s’est positionnée, guidée par le devoir et la passion. Et c’est entre ces deux figures qu’elle a consacré une part importante de son temps et de son énergie.

Et, à en juger par les apparences, cela va perdurer. En réalité, ces deux forces qui façonnent le présent en disent long sur l’état actuel du pays et la nature de son gouvernement. L’une lui permet de se défendre habilement contre les pressions quotidiennes, tandis que l’autre met à l’épreuve notre résilience face aux épreuves que traverse ce peuple courageux. Ce qui ne saurait être réduit à un simple malentendu ou à une mauvaise interprétation de l’intérêt personnel est exigé par Cuba car, véritablement et par choix, elle est vitale pour les Mexicains.

Que cette catégorie soit obstinément niée, affirmée ou fermement acceptée, les alternatives à concevoir doivent partir de ce constat. L’exécution même des plans et des projets est incontestable. Plusieurs d’entre eux sont élaborés avec soin au fil des jours. La triste et maladroite volonté de certains médias de rejeter la faute sur les dirigeants cubains successifs contribue à la situation désastreuse actuelle. Ces cris et ces accusations ne sont, en réalité, que le reflet de peurs, de haine et de mépris de classe.

On ne saurait porter aucun jugement sur ceux qui, délibérément et perversement, minimisent les effets d’un dessein impérial sauvage, abusif et criminel. Tenter de minimiser le siège – ou le blocus, si vous préférez – que subissent les Cubains est non seulement d’une stupidité sans nom, mais aussi honteux et totalement dépourvu d’empathie. L’élite américaine, de concert avec les exilés cubains, est allée jusqu’à fabriquer et exporter des nuisibles, et même à faire exploser des avions en vol pour parvenir à ses fins infâmes. Le refus persistant d’accès à certains traitements et médicaments complète à lui seul un tableau impardonnable.

Elles blessent les individus au plus profond d’eux-mêmes et entravent les efforts en matière de santé. Mais nous ne devons pas non plus oublier le gel des avoirs, le sabotage, les crimes et l’utilisation illégale des systèmes de contrôle monétaire et bancaire. Nous ne pouvons pas non plus ignorer ou minimiser les milliers d’autres méthodes utilisées presque quotidiennement pour entraver le développement sain de leur économie et leur bien-être. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère une structure financière dépourvue des mécanismes nécessaires pour mettre en œuvre efficacement des contre-mesures qui lui permettraient de remédier à ces carences imposées et d’atteindre l’équilibre.

Le dernier outrage de cet esprit impérialiste, dénué de toute humanité, est le blocus énergétique imposé. Interdire à un pays d’envoyer aux Cubains les produits de première nécessité – même en quantité minimale – revient à s’engager dans une confrontation dangereuse. Si une telle confrontation n’a pas eu lieu, c’est grâce aux calculs prudents d’autrui. Trump, dans ses fanfaronnades, semble tout risquer. Peu importe qu’il se rétracte souvent, pris au piège de mensonges et de promesses, dans de nombreuses autres situations conflictuelles.

Cette aventure malheureuse attise de plus en plus l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est dégradée à un niveau préoccupant. L’opposition locale – qu’elle soit partisane, médiatique ou économique – exacerbée par les risques multiples et variés que représente ce conflit, continue de tirer la sonnette d’alarme. Les catastrophes annoncées s’accumulent rapidement et menacent la tranquillité et le dynamisme des citoyens.

Le gouvernement Morena reste déterminé à améliorer les conditions économiques afin de garantir la justice distributive promise. Les préparatifs des prochaines élections se poursuivent, non sans précautions et défis. Les perspectives semblent favorables à la poursuite de la Quatrième Transformation, sous une forme améliorée.

« Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, à Dublin, le jeudi 20 mars 2025. © Brian Lawless/PA Wire

Les Palestiniens sont « dépouillés de tout ce qui ressemble à des êtres humains » par Israël. Cet aveu d’un lanceur d’alerte résume la violence systémique mise en place par le pouvoir israélien et la structure pénitentiaire, qui accompagne le processus de colonisation – comme de génocide enclenché dans la bande de Gaza – au sein des territoires palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les territoires occupés palestiniens, en dévoile les rouages dans un nouveau rapport, présenté lundi 23 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Elle y rappelle l’usage systématique de la torture par Israël et alerte sur son accélération depuis le 7 octobre 2023. Continuer la lecture de « Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

Nîmes : ce que l’on sait de l’agression de militants communistes par des soutiens du candidat de droite Franck Proust

Vendredi 20 mars au soir, quelques minutes avant la fin de la campagne officielle, quatre soutiens de la liste de Vincent Bouget (PCF) ont été attaqués par des partisans du candidat de droite Franck Proust. Deux d’entre eux ont dû être conduits à l’hôpital.

Deux colleurs d’affiches communistes ont été violemment agressés par des colleurs du candidat de droite à Nîmes, Franck Proust. © L’Humanité

La porosité entre droite et extrême droite s’observe aussi dans les méthodes. Vendredi soir, alors que la campagne officielle touchait à sa fin, plusieurs militants communistes ont été violemment agressés à Nîmes (Gard) par des partisans et animateurs de la campagne du candidat de droite Franck Proust. Continuer la lecture de Nîmes : ce que l’on sait de l’agression de militants communistes par des soutiens du candidat de droite Franck Proust

Moissac: « Cette augmentation est un terrible message envoyé aux Moissagais » 

Echanges tendus sur les indemnisations des élus lors du conseil municipal d’installation
L’élection officielle du maire et des adjoints s’est tenue ce vendredi 20 mars.
L’élection officielle du maire et des adjoints s’est tenue ce vendredi 20 mars. DDM – E.C

Article rédigé par Éva Crouzet

Le conseil municipal d’installation à Moissac a été marqué par des débats autour de la revalorisation des indemnités des élus, en particulier celle du premier édile Romain Lopez.

Il aura fallu près d’une heure et demie pour que Romain Lopez soit officiellement élu maire de Moissac. En effet, l’élection officielle du premier édile par le conseil municipal, qui s’est déroulé ce vendredi 20 mars, a dû être menée à deux reprises. La première étant annulée suite à la présence d’un bulletin de vote supplémentaire par rapport au nombre de votants. Une élection qui s’est tenue devant une salle comble, remplie d’une dizaine de Moissagais curieux. Un vote marqué par une première prise de parole de la part de l’opposition. « Afin de respecter le choix des Moissagais et des Moissagaises qui ont voté pour nous, nous avons décidé de ne pas participer. », a déclaré Séverine Laurent de l’Union Citoyenne Moissagaise.

Pour ouvrir ce conseil municipal d’installation, Romain Lopez est revenu sur les résultats de ces élections. « Les résultats en ont surpris plus d’un, à commencer par moi-même. », débute-t-il. En effet, en récoltant 62,2 % des suffrages, Romain Lopez a décroché 300 voix supplémentaires par rapport aux élections de 2020. « Je savais que les Moissagais étaient satisfaits du travail accompli mais pas d’une telle ampleur », s’est-il encore félicité. Les huit délégués municipaux ont par la suite été élus. L’équipe est pratiquement identique à l’ancien mandat, constitué de : Luc Portes, Any Delcher, Jérôme Pougnand, Claudine Matala, Stéphanie Gayet, Philippe Garcia et Sophie Lopez. Claude Gauthier rejoint les rangs.

Des indemnités en hausse

Parmi les nombreuses délibérations à l’ordre du jour, la question des indemnités a rapidement fait réagir les élus de l’opposition. En particulier celle du premier édile, qui s’élève aujourd’hui à 4 810,95 € brut. « Si je ne m’abuse, il y a une augmentation de 26 % entre le premier et le second mandat. Pourquoi une telle revalorisation ? », s’interroge Séverine Laurent. Même interrogation pour les élus de Moissac Fièr.e.s et Solidaires. « Dans un contexte économique tendu, où de plus en plus de Français vivent en situation précaire, cette augmentation est un terrible message envoyé aux Moissagais. », déclare à son tour Alexandre Capoulade.

L’absentéisme sanctionné

Romain Lopez n’est d’ailleurs pas le seul à avoir reçu une augmentation. « Je remarque que tous les conseillers de la majorité bénéficient également d’une indemnité plus importante que lors du mandat précédent. », soulève Jules Duffaut. « Il s’agit là du porte-monnaie des Moissagais. L’argent doté pour ces augmentations est imputé sur le budget. J’espère qu’il sera accompagné d’un travail sérieux de tous les conseillers municipaux, y compris en commission, car on sait, que parfois, certains élus travaillent plus que d’autres. », souligne-t-il.

Pour justifier cette hausse, Romain Lopez a indiqué qu’il respectait « le cadre légal ». « Je ne cache rien aux Moissagais, tout est public. S’ils jugent que je perçois trop d’indemnités par rapport au travail effectué, alors ils me sanctionneront aux prochaines élections. », a-t-il déclaré. D’ailleurs, le travail sera plus surveillé lors de ce mandat. Un système de modulation des indemnités lors d’absentéismes injustifiés a été approuvé par le conseil municipal.

Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

 

Qui s’est interrogé tout au long de cette campagne des municipales entre la cloison étanche qui s’était créée entre la crise du côté d’Ormuz, la montée du prix de l’essence, les dangers de guerre, mais aussi la crise alimentaire, tous ces nuages qui s’accumulent à l’horizon à cause d’Ormuz mais aussi la perte de confiance dans le système. Il y a cette réalité et face à cela il y a cette campagne très « localisée ». Notez l’atomisation volontaire, le fait qu’il y a eu peu de leaders nationaux pour intervenir en tant que tel. C’était d’autant plus stupéfiant que cette manière de coller au terrain se heurtait aux ambitions manifestes de « leaders » constituant leur assise de députés, sénateurs, le tout conçu pour étayer un leader présidentiel avec un fond de montée de l’extrême droite . Et cette « atomisation » a atteint un nouveau seuil au vu des résultats. Pourtant pour les Français se dessinait en filigrane le poids de la réalité: les menaces de guerre, le prix de l’essence, mais aussi une « résistance » populaire qui à sa manière revendiquait les fondamentaux, ce qui était nié depuis des décennies et a continué à l’être par un prisme médiatique dépassé et qui s’ingénie à nous masquer les possibles, ceux qui naissent de la lutte des classes, la revendication à la justice à la souveraineté sur nos propres décisions nationales, cette marque de fabrique du peuple français.

UNE CAMPAGNE ELECTORALE MEDIATIQUEMENT DIGNE DE CLOCHEMERLE

La “ceinture rouge” désigne les mairies communistes autour de Paris, historiquement installées dans des villes ouvrières et industrielles . Au plus fort en 1977, la ceinture rouge s’est délitée au fil des scrutins municipaux. Cette transformation ne prend sens que si nous la resituons dans un contexte géopolitique qui est celui de la relation de la France à l’atlantisme et l’affaiblissement parallèle du « gaullisme » et du PCF de Maurice Thorez. Deux adversaires mais partageant une certaine conception de la souveraineté et de la politique. Continuer la lecture de Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

« Un renversement incroyable des valeurs fait que c’est l’antifascisme qui reçoit l’anathème et se trouve disqualifié » écrit Edmond Porra. « Dira-t-on que ces préoccupations sont déconnectées des enjeux de l’Ecole et des questions qui intéressent nos métiers ? Au contraire, nos pratiques professionnelles et nos conceptions éducatives sont prioritairement concernées » poursuit le secrétaire adjoint du syndicat des personnels du direction Snupden-FSU.

« L’antifascisme n’est pas une posture radicalisée. C’est une responsabilité politique qui nous incombe comme citoyens tout autant qu’un devoir moral, dans la mesure où le fascisme est un effondrement de l’éthique et une atteinte à l’humanité ».

Sa tribune.

La mort du jeune militant néo-fasciste Quentin Deranque le 14 février dernier a servi l’opportunisme des nouvelles alliances dans un jeu de recomposition de la cartographie politique. Continuer la lecture de À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

Municipales 2026 : abstention record, avancée du RN, la gauche au défi de l’union… Ce qu’il faut retenir du premier tour

Le premier tour des élections municipales confirme une progression de l’abstention et une avancée du RN, face auquel la gauche montre de bonnes résistances.

Ce dimanche, seuls 56 % des Français sont allés voter lors du premier tour des municipales, alors que les édiles restent les élus préférés des Français, loin devant les parlementaires et le président de la République
© Fred TANNEAU / AFP

Les Français aiment leurs maires. Mais ils aiment semble-t-il de moins en moins les élections. Ce dimanche, seuls 56 % des Français sont allés voter lors du premier tour des municipales, alors que les édiles restent les élus préférés des Français, loin devant les parlementaires et le président de la République. Cette abstention – record si l’on exclut le scrutin de 2020 marqué par la pandémie de Covid – progresse de 7 points par rapport à 2014, signe d’une crise démocratique toujours plus profonde. Continuer la lecture de Municipales 2026 : abstention record, avancée du RN, la gauche au défi de l’union… Ce qu’il faut retenir du premier tour

Cuba peut-elle tenir face à Donald Trump ? (Débat)

La Havane affronte une grave crise consécutive au durcissement du blocus états-unien. Entre dénonciation du droit international bafoué et interrogations sur la capacité de résistance du peuple, la question de la solidarité avec l’île socialiste est l’affaire de tous.

Un diplomate, une journaliste et un ancien parlementaire communiste analysent les conséquences du blocus, les réactions internationales et les enjeux politiques de cette séquence.
© Lucien Lung / Riva Press

Après l’agression états-unienne du Venezuela le 3 janvier et l’enlèvement du président Maduro, Cuba traverse une nouvelle crise historique, d’ampleur comparable à la « période spéciale » des années 1990. Le durcissement du blocus américain et l’arrêt des livraisons de pétrole de Caracas menacent de plonger le pays dans une crise énergétique mais aussi sociale et humanitaire sans précédent.

Un diplomate, une journaliste et un ancien parlementaire communiste analysent les conséquences du blocus, les réactions internationales et les enjeux politiques de cette séquence. Ils relèvent aussi l’enjeu de se mobiliser pour Cuba, dans l’intérêt de tous les pays du monde.

Cuba semble quasiment coupée de toute source énergétique. Quelle est la situation du pays aujourd’hui ? Continuer la lecture de Cuba peut-elle tenir face à Donald Trump ? (Débat)

Avec « sa dissuasion avancée », comment Emmanuel Macron entraîne la France dans l’engrenage nucléaire + com PCF

Emmanuel Macron, le 2 mars 2026, lors de son discours sur la base sous-marine de l’Ile Longue, à Brest, dans le Finistère.
© Yoan VALAT / POOL / AFP

Après de nombreux reports, le président Emmanuel Macron a enfin exposé ce lundi dans la rade de Brest, la stratégie nucléaire française dans un cadre européen. Depuis l’île Longue, qui accueille la base opérationnelle des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), le chef de l’État a lancé : « Nous devons renforcer notre dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces et nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté, avec la mise en place progressive de ce que j’appellerai une dissuasion avancée ».

Lire aussi: L’impasse dangereuse du fédéralisme nucléaire d’Emmanuel Macron

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