L’aide-soignante et militante communiste, Divine Kinkela, avait été victime d’insultes racistes de ses voisins, comme l’avait révélé un reportage diffusé par France 2 en juin 2024. Depuis, elle continue à subir ce harcèlement raciste. Son voisin a été jusqu’à jeter des excréments sur sa voiture. Pourtant c’est elle qui a été placée quelques heures en garde à vue, jeudi 29 janvier. Elle avait fait usage d’un spray lacrymogène pour se défendre.
Treize communes de France ont à leur tête un représentant du Rassemblement national. Toutes appliquent le même projet politique et se veulent les « vitrines » du parti lepéniste. Le bilan parle de lui-même : des services publics mis au régime sec, des associations et syndicats maltraités, une politique culturelle sacrifiée au profit du divertissement et du folklore identitaire. Et des affaires judiciaires…
Cette année, le baromètre annuel du Haut Conseil à l’égalité alerte sur la montée de la haine des femmes, des féministes, des trans… leur consacrant un focus à part entière. Un enjeu de sécurité nationale que confirme la chercheuse Laura Verquère.
« Il y a aussi le contexte de la montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde. Une des caractéristiques spécifiques d’aujourd’hui est l’intersectionnalité des haines », analyse la chercheuse. Getty Images/iStockphoto
Le rapport annuel du Haut Conseil à l’égalité (HCE) alerte sur un sexisme hostile qui peut désormais s’inscrire dans des mobilisations idéologiques collectives. Il invite les pouvoirs publics à prendre en compte les risques sécuritaires qui en découlent en créant des formations, en régulant l’espace numérique, en élaborant une stratégie nationale de prévention et de lutte et en créant un observatoire national du masculinisme et des radicalisations sexistes.
Une des conditions d’une situation révolutionnaire est la crise à l’intérieur de la classe dominante. Il est évident que nous sommes en plein dans celle-ci. Il y a Davos dont nous parlons par ailleurs, il y a le Japon et il y a cette manière dont Trump traite ses vassaux, dans mon livre je le compare à la pratique par laquelle on enduisait les tricheurs de goudron et de plume, une sorte d’exutoire, un lynchage qui fait partie du spectacle. Donald Trump n’a pas hésité mardi à publier une capture d’écran d’un message d’Emmanuel Macron. Le président français y propose un sommet du G7 à Paris et un dîner, tout en marquant son désaccord sur le Groenland. Une fuite qui intervient en plein forum de Davos et alors que la France est sous la menace de surtaxes douanières américaines. Et on ne veut toujours pas rompre l’alliance atlantique et aller vers le monde multipolaire ? Au fait est-ce qu’on ne pourrait pas profiter de la situation pour laisser entendre que les soviétiques ont contribué à la victoire de la deuxième guerre mondiale ? (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)
Le président des États-Unis, Donald Trump, rencontre le président français Emmanuel Macron lors de la 80e Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, fait un signalement au procureur suite aux révélations de « Streetpress » sur un groupe de néonazis français qui a publié des « stories » sur Instagram présentant des cibles cartonnées où sont inscrits « PCF », « NFP » et « LFI » et qui cherche à recruter pour combattre en Ukraine.
Malgré les divisions à gauche, le responsable aux élections du PCF, Pierre Lacaze, se réjouit du rassemblement de plusieurs forces de gauche dans 80 % des communes de plus de 10 000 habitants. Un point d’appui pour combattre l’extrême droite et mener des politiques au service des populations, estime-t-il.
Bien que la gauche souffre de divisions favorisées par les désaccords nationaux, elle conserve des chances de succès dans bien des villes. Zoom sur dix points chauds où elle peut conquérir des municipalités.
Le Havre (Seine-Maritime), à droite depuis 1995, pourrait-elle repasser à gauche ? Dans la commune la plus peuplée de Normandie (167 000 habitants), les communistes croient en leurs chances. À la tête d’une liste de rassemblement de la gauche (PCF, PS, EELV, Génération.s, Place publique, l’Après…), le candidat PCF Jean-Paul Lecoq défie le sortant Édouard Philippe.
L’ancien ministre de l’Économie Éric Lombard a affirmé que des « milliers » de très riches ne paient aucun impôt sur le revenu et que l’administration est au courant. De quoi relancer l’offensive de la gauche sur la taxation des milliardaires, sujet sur lequel elle a gagné une bataille culturelle.
Cet article fait partie de la série: Pierre-Édouard Stérin, saint patron de l’extrême droite française (52 épisodes) Découvrir toute la série
Derrière les échanges nourris auxquels l’Humanité a eu accès, c’est bien une forme de proximité qui transpire entre Anne Coffinier, égérie des écoles privées hors contrat, et les proches de Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin, les deux principaux milliardaires qui mènent la bataille culturelle et politique en faveur des droites extrêmes.
Nous venons de célébrer le 120e anniversaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État. Il est révélateur du moment politique que ni le président de la République, ni le gouvernement, ni aucun des partis se revendiquant à tout instant d’un « arc républicain » n’aient éprouvé le besoin de marquer cet anniversaire.
Et que le PCF ait été, à gauche, le seul à y avoir consacré une soirée de débat, le 1er décembre, sous la coupole de la place du Colonel-Fabien.
Voilà qui sonne comme un rappel : la laïcité républicaine n’est pas une simple disposition d’ordre public, établissant « la liberté de croire et de ne pas croire », comme certains le disent. Si elle n’est nullement une manifestation d’hostilité aux croyants, elle entend garantir la liberté de conscience, afin de permettre aux individus de se soustraire à tout despotisme politique et à toute pression inquisitoriale des religions. Elle est, par-là, indissociable des principes liés de justice, d’égalité des droits, de libre accès de tous les jeunes à une éducation de qualité et à l’esprit critique (ce qui est la mission même de l’école publique). Elle repose sur cette promesse humaniste et universaliste qui veut prémunir la société des fragmentations ethniques ou religieuses, autant que des affrontements communautaires. Ainsi est-elle, tout à la fois, la garantie de la souveraineté des citoyennes et des citoyens, et un instrument concourant à l’unité du monde du travail contre des divisions qui favorisent la domination d’un capital toujours prédateur. C’est de cette manière que la décrivait Jaurès.
Parce que l’exigence laïque repose sur cette démarche d’émancipation, les droites, les intégrismes de toute nature, les adversaires de la Raison et de la science auront toujours cherché à l’édulcorer, à en briser la cohérence, à aggraver constamment un dualisme scolaire favorisant l’enseignement privé et creusant les inégalités sociales, à faire reculer les lois de la République face à la loi de Dieu décrétée prééminente.
De nos jours, la laïcité est de nouveau un enjeu majeur.
Elle se voit prise en tenailles par des dérives identitaires en apparence ennemies mais en réalité jumelles. D’un côté, les tenants d’une idéologie occidentaliste la dévoient cyniquement en faisant de l’islam le principal problème de la France, et ils s’en prennent avec violence à nos compatriotes musulmans assimilés à des fondamentalistes voire à des terroristes. De l’autre, le totalitarisme théologico-politique qu’est l’islamisme s’oppose à l’universalisme issu des Lumières, rejette l’égalité entre hommes et femmes, défie la laïcité scolaire, développe des discours antisémites, et prône la supériorité de la Charia sur la démocratie.
La gauche se devrait donc d’être en première ligne pour défendre cette pierre d’angle de la République.
Ce n’est plus tout à fait le cas, soit que certains s’inclinent devant un néolibéralisme s’employant à disloquer l’action publique jusqu’à l’école et dans les services publics, soit que d’autres se montrent complaisants devant les offensives intégristes ou les dérives essentialistes en prônant une « tolérance » devenue l’alibi de leur renoncement.
Les communistes s’honorent d’avoir, dès 1946, fait intégrer la visée laïque dans le préambule de la Constitution. Pour eux, plus que jamais, se rassembler autour de la laïcité est un combat. À renouveler en permanence !