Observatoire des inégalités : « La pauvreté scolaire » in Caf. Péda.

Attaque au couteau à Annecy : l’énième récupération politique indécente de la droite

  • Quelques minutes à peine après l’attaque d’Annecy, les récupérations politiques ont plu sur les réseaux sociaux.
  • LR, RN et Reconquête y ont déversé leur bile anti-immigration, alors qu’un projet de loi gouvernemental sur le sujet est attendu pour l’été.
  • Un collectif d’extrême droite a même manifesté jeudi dans la soirée à Annecy.
En quelques minutes, la droite et l'extrême droite ont prétexté de ce fait divers pour stigmatiser les étrangers vivant en France. © OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

En quelques minutes, la droite et l’extrême droite ont prétexté de ce fait divers pour stigmatiser les étrangers vivant en France. © OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

Est-ce la marque d’un réflexe pavlovien ou le signe d’un profond irrespect pour les victimes ? Probablement les deux. Comme à chaque attentat, la droite et son extrême n’attendent jamais bien longtemps avant d’incriminer, dans une sorte de 100 mètres de la surenchère, les choix de l’État en matière d’immigration.

Jeudi, après l’attaque au couteau d’Annecy, par un homme de nationalité syrienne, dont les motivations n’étaient pas encore connues, les récupérations politiques se sont multipliées sitôt sa nationalité révélée. À la droite de l’échiquier politique, on espère visiblement surfer sur les sondages qui placent régulièrement l’immigration parmi les priorités des interrogés. Continuer la lecture de Attaque au couteau à Annecy : l’énième récupération politique indécente de la droite

Fonds Marianne : l’étau se resserre autour de Marlène Schiappa

Le rapport de l’Inspection générale de l’administration sur les subventions accordées à un projet mené par Mohamed Sifaoui a provoqué la démission du préfet Christian Gravel. La ministre, qui aurait joué l’intermédiaire entre ces deux personnes, reste en poste.

Le 11 avril, la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, à l’Assemblée nationale.Sarah meyssonnier/reuters

Le 11 avril, la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, à l’Assemblée nationale.Sarah meyssonnier/reuters
REUTERS

Marlène Schiappa pourra-t-elle longtemps rester ministre ? Le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), publié mardi soir, accable l’appel à projets «ni transparent ni équitable» mis en place à la demande de la ministre de la Citoyenneté d’alors.

Il avait pour but, au printemps 2021, d’attribuer les 2,5 millions d’euros du Fonds Marianne, débloqués après l’assassinat de Samuel Paty pour, officiellement, combattre la propagande islamiste en ligne. Conséquence directe de ce rapport : le préfet Christian Gravel, qui était chargé de son attribution, a démissionné de ses fonctions à la tête du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Précaire et mal rémunéré, le « plein-emploi » d’E. Macron sert le capital et pas le travail !

La baisse du chômage tant vantée par le gouvernement masque trois réalités :

  • la création d’une nouvelle main d’œuvre quasi-gratuite par l’apprentissage et les contrats emplois-jeunes,
  • le développement du « halo du chômage », des radiations, qui laissent des centaines de milliers de personnes hors des statistiques
  • et les graves pénuries d’emplois dans des secteurs stratégiques pour le pays.

La réforme du lycée professionnel vise à amplifier cette politique tandis que la réforme des retraites bloque l’accès de centaines de milliers de jeunes à des emplois de qualité !

Avec son projet de loi « plein-emploi », Emmanuel Macron poursuit cette politique de précarisation de l’emploi tout en stigmatisant les précaires et les plus fragiles.

L’objectif lui-même n’est pas à la hauteur du gâchis que représente le chômage : le « plein-emploi » ne signifie pas l’emploi de tous et toutes : des millions de femmes et d’hommes resteront au chômage. Seule l’éradication du chômage peut être un objectif à la hauteur des immenses défis que sont la réduction des inégalités et la lutte contre le réchauffement climatique.

La création de France Travail ne conduira pas un nouveau service public de l’emploi. Elle laissera davantage de place aux opérateurs privés de placement et aux agences d’intérim, imposera aux bénéficiaires du RSA une activité de 15h à 20h sous peine de sanctions injustes et décourageantes et à l’ensemble des privés d’emplois des contrats précaires et sous-payés, et aggravera les inégalités territoriales dans l’accès à l’emploi. Continuer la lecture de Précaire et mal rémunéré, le « plein-emploi » d’E. Macron sert le capital et pas le travail !

Ultrariches : comment les 378 contribuables les plus fortunés ne paient que 2 % d’impôts ?

Quels impôts les milliardaires paient-ils ? Très peu, à en croire une étude de l’Institut des politiques publiques. Le taux d’imposition, progressif jusqu’au 0,1 % des foyers fiscaux les plus riches, régresse ensuite… pour ne représenter qu’une toute petite part des revenus des ultrariches. 

© Valery Hache/AFP

© Valery Hache/AFP

Les ultrariches paient-ils autant d’impôts qu’ils le devraient ? La réponse est non, selon une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée le 6 juin.

Alors que les questions de justice fiscale reviennent régulièrement dans les débats, cette étude démontre que, au lieu de progresser, le taux d’imposition est dégressif à mesure que l’on monte dans l’échelle des plus hauts revenus.

Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés

Ces résultats sont le fruit d’un travail de recherche mené dans le cadre de l’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital enclenchée en 2017. Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés, pour mesurer un « taux d’imposition global » (1) pour ces ménages. Continuer la lecture de Ultrariches : comment les 378 contribuables les plus fortunés ne paient que 2 % d’impôts ?

Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

900 pour la police, 3 000 pour l’intersyndicale… La vérité se situe entre ces deux pôles. La 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites a montré que la contestation restait forte.

Sans atteindre les sommets de quelques manifestations mémorables, la 14e journée de lutte contre la réforme des retraites (si l’on compte le 1er mai), a rallié beaucoup de monde hier matin au départ de l’esplanade des Fontaines à Montauban. Malgré la promulgation précipitée de la loi et des décrets qui vont avec.

900 manifestants selon la police, 3 000 à en croire les représentants de l’intersyndicale, chacun a fait ses comptages avec un strabisme divergent de bon aloi. Mais les « meilleurs » étaient là selon la formule consacrée. Continuer la lecture de Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

Réforme des retraites : Jour 14

Aujourd’hui, c’est la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Une date choisie pour sa proximité le 8 juin, jour d’examen à l’Assemblée Nationale d’une proposition du groupe LIOT visant à annuler le recul de départ de l’âge de la retraite. Dans les écoles, collèges et lycées, peu de perturbations prévues. Pour autant, cela ne signifie en rien un renoncement selon les syndicats. « Nous sommes conscients qu’il y aura moins de monde mais restons déterminés à continuer sur le long terme » confie Benoît Teste de la FSU. « On est confiants » confirme la CGT Educ’ Action.

Une image contenant habits, bâtiment, personne, chaussures Description générée automatiquement « Ce qui est important, c’est le nombre de manifestants » selon Benoît Teste, secrétaire générale de la FSU. « Pour les professeurs, c’est devenu compliqué de faire grève. Certains collègue sont perdu quatre jours de salaire sur la paie du mois de mai ». Autre élément d’explication de la faible mobilisation avancé par le responsable syndical : « le mur que représente ce gouvernement qui n’entend rien ». « À court terme, les collègues ne voient pas de perspective immédiate, ce n’est pas mobilisateur ». Continuer la lecture de Réforme des retraites : Jour 14

Montjoi, la démocratie en danger… Soutien du PCF!

Communiqué

La fédération PCF DU Tarn et Garonne soutient le maire de Montjoi, petite commune de notre département, et condamne les exactions dont il est victime. Il est intolérable que les élus quel qu’il soit, soit menacé, injurié, soit porté au pilori sur les réseaux sociaux, et vive ainsi dans l’angoisse d’être agressé à tout moment.

Ces pratiques, qui nous rappellent les heures noires de l’histoire notre pays, reviennent dans nos contrées. Il s’agit bien d’agissements inqualifiables de groupes factieux d’extrême droite qui se propagent sur nos territoires. Il faut non seulement condamner ces pratiques, mais les dénoncer publiquement, car l’ordre républicain est en danger, la démocratie est en danger. Le PCF a toujours combattu ces idées nauséabondes et sera toujours en première ligne pour faire barrage à ces procédés fallacieux.

Le PCF 82 témoigne ainsi sa solidarité à toutes les victimes de la bête immonde ! Rangez vos chemises brunes, messieurs les fauteurs de trouble. La République vous rattrapera tôt ou tard !

Montauban le 2 juin 2023

 


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Enseignement privé : 8 milliards de fonds publics et pas de contrôles in Caf. Péda.

Parcoursup : en finir avec la ségrégation sociale, faire le choix de l’émancipation !

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Aujourd’hui, comme chaque année depuis trois ans, des dizaines de milliers de futur·es bachelier·ères apprennent qu’ils n’ont aucune affectation dans l’enseignement supérieur à la rentrée prochaine, et ce avant même que les épreuves finales du Bac ne soient passées. Comme chaque année depuis 3 ans, des centaines de milliers de jeunes vont se retrouver dans une filière par défaut à la rentrée prochaine.

Parcoursup continue de trier les élèves en fonction de leur dossier scolaire et leur établissement d’origine par des fonctions d’algorithmes opaques avec, en fin de compte, un constat : ce sont les jeunes de milieux populaires qui sont le plus pénalisé·es, trié·es et qui se voient interdire de poursuivre des études. La mise en place, au lycée, du contrôle continu, qui pervertit la relation pédagogique entre élèves et enseignant·es, les épreuves de spécialités intervenant en mars, le non-remplacement de 15 millions d’heures de cours pénalisent déjà en premier lieu les jeunes de milieux populaires, celles et ceux qui n’ont que l’école pour apprendre. Continuer la lecture de Parcoursup : en finir avec la ségrégation sociale, faire le choix de l’émancipation !