Après les entretiens qu’il a accordés dans la presse, le député du Nord est vivement critiqué pour sa ligne de défense dans les rangs de la Nupes et de son propre mouvement. Gérald Darmanin a annoncé un dépôt de plainte en diffamation.
Le député du Nord annonce son retour en janvier à l’Assemblée nationale. alain jocard/afp
AFP
Sitôt condamné pour violences conjugales à quatre mois de prison avec sursis, le député insoumis du Nord Adrien Quatennens, a accordé deux entretiens. Le premier à la Voix du Nord, publié dès le soir de sa comparution le 13 décembre, le second le lendemain à Bruce Toussaint sur BFMTV. Loin d’être close par la décision de justice, la polémique se prolonge.
En premier lieu, sur la ligne de défense qu’il a choisie. L’ex-coordinateur de la France insoumise (FI) a réfuté les comparaisons avec d’autres affaires de violences sexistes et sexuelles : « Je demande la proportion et je souhaite simplement pouvoir reprendre une activité parlementaire normale », a-t-il déclaré face à Bruce Toussaint. En outre, il n’épargne plus son ex-compagne. Depuis l’éclatement de l’affaire au mois de septembre, celle-ci aurait, selon le député, un « sentiment de pleine puissance et de plein pouvoir ». Continuer la lecture de En s’accrochant, Adrien Quatennens s’enfonce
Les dérives sectaires ont proliféré à l’ombre de la pandémie et sur la Toile 2.0. Vingt ans après sa naissance, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) enregistre une hausse inédite des signalements. Comment expliquer cet essor ?
Le rapport 2021 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), publié en novembre, a sonné l’alerte sur l’amplification et les mutations du phénomène sectaire. En 2021, la Mission a reçu 4 020 saisines, soit 33,6 % de plus qu’en 2020, et 86,1 % de plus qu’en 2015. Si, parmi les 3 118 dossiers traités, beaucoup portent sur des mouvements identifiés comme les Témoins de Jéhovah, l’église de scientologie ou la mouvance chrétienne, la mission s’inquiète de l’essor de tendances liées au complotisme, à la finance pyramidale et, surtout, à des pratiques de soins non conventionnelles, « un enjeu de santé publique », souligne la Mission, qui déplore l’insuffisance de moyens pour agir. En atteste la démission, ce 14 décembre, de sa présidente, la magistrate Hanène Romdhane. Nommée en avril 2021, elle entend ainsi protester contre « le manque de moyens humains ». Continuer la lecture de Pourquoi le phénomène sectaire ne fait-il qu’augmenter?
Brigitte Macron accueille la première dame d’Ukraine, Olena Zelenska, à l’Elysée, à Paris, le 12 décembre 2022. THOMAS SAMSON / AFP
Le Monde dans cet article publié le 13 décembre soulevait un coin du couvercle de la corruption par le biais de tout un système des pouvoirs politiques des Macron au Clinton, en passant par un réseau tout à fait rodé. On découvre comment Havas, la plus grande agence de communication française, mène une diplomatie officieuse en Ukraine. Dans le temps, où quelques lobbystes sont pris la main dans le sac au Parlement européen, où le degré d’implication de ces sociétés dans les campagnes électorales françaises aboutit à des perquisitions qui visent la présidence elle-même, il faut bien mesurer que ce gens-là ont réussi à entraîner la totalité de l’Assemblée nationale française derrière l’OTAN dans une guerre en Ukraine. Il ne s’agit pas d’une erreur mais bien d’une corruption qui met en cause toute la démocratie française et on ne peut pas prétendre traquer “l’évasion fiscale” sans dans le même temps avoir une partie des élus qui entraîne les autres complètement mouillés dans ce système (1). (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Alors qu’Emmanuel Macron a ouvert, mardi, une conférence multilatérale de soutien à la « résistance » civile de l’Ukraine, Olena Zelenska, l’épouse du président ukrainien, poursuit sa visite à Paris, discrètement organisée par l’agence dirigée par Stéphane Fouks.
Qui a orchestré le déplacement en France d’Olena Zelenska, l’épouse du président ukrainien, a aidé à bâtir sa soirée caritative à la Salle Pleyel, calé les détails de son emploi du temps parisien, en l’entremêlant avec celui de Brigitte Macron ? L’organisateur pro bono (bénévole) de la tournée de la première dame ukrainienne en Europe est une agence de communication française, et pas n’importe laquelle : Havas, l’ancienne Euro RSCG, dirigée par l’influent Stéphane Fouks. Un canal bien installé, mais méconnu, entre Paris et Kiev. Continuer la lecture de Comment Havas nous vend l’Ukraine et nous entraine vers la très juteuse guerre… y compris dans des galas de charité…
« Si on avait un rêve, ce serait d’être libres de pouvoir vivre tranquillement notre propre culture sans avoir l’impression de faire peur aux autres, sans que les autres considèrent qu’on ne veut pas s’intégrer, parce que ce n’est pas vrai », témoigne Andrei, jeune Roms accompagné par l’association Rencont’Roms Nous, à l’occasion de la visite, ce lundi, de Marie Piqué, vice-présidente (communiste) du conseil régional en charge des solidarités.
Soutenue depuis plusieurs années par le conseil régional au titre de l’appel à projet pour la promotion de la citoyenneté et la lutte contre les discriminations, cette structure toulousaine utilise l’art et la culture pour favoriser l’inclusion des habitants du Bidonville situé sur le terrain de La Flambère, près du quartier de Purpan à Toulouse. Continuer la lecture de Toulouse – La Région soutient l’inclusion des enfants Roms du camp de la Flambère
Pour quelles raisons les centres de santé publics gérés par des collectivités sont-ils de nouveau oubliés par le « Ségur de la santé » ?
C’est la question que nous posons à nouveau aux ministres de la Santé et de la Fonction Publique après la parution du décret publié au journal officiel le 30 novembre dernier[1] qui élargit la liste des agents publics qui bénéficient du Complément de Traitement Indiciaire (CTI), un dispositif de revalorisation salariale du Ségur.
Est-ce un signe de fébrilité ? Emmanuel Macron a annoncé que l’exécutif ne présenterait sa réforme, toujours aussi contestée, que le 10 janvier. En attendant, l’Humanité donne la parole à des Français, qui disent leur refus de travailler plus longtemps.
Certains vont au boulot comme d’autres montent à l’échafaud : ce n’est pas le cas de Cécile, professeure des écoles à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), qui aime son métier comme au premier jour et se félicite de ne pas avoir embrassé une carrière d’employée de bureau – son pire cauchemar. Mais elle a beau faire, elle n’arrive pas à se projeter à 65 ans. « Tenir face à une trentaine d’enfants, gérer les conflits entre eux, cela demande beaucoup d’énergie, explique-t-elle. Et à 51 ans, je sais que j’en ai moins qu’avant. Lorsque j’étais plus jeune, je me sentais capable de corriger des copies jusqu’à 23 heures. Plus maintenant. »
« En seulement cinq années de métier, j’ai dû voir sept à huit burn-out »
À seulement 29 ans, Abdel dresse presque le même constat. Manager dans une société de conseil parisienne, son boulot le passionne autant qu’il l’épuise : « Il m’arrive de faire des semaines de soixante-dix heures, de 8 heures à 23 heures tous les jours. Je peux tenir ce rythme parce que j’ai moins de 30 ans, mais cela me semble inconcevable passé un certain âge. Le secteur est très exigeant : en seulement cinq années de métier, j’ai dû voir sept à huit burn-out. » Continuer la lecture de Retraites : « Ils finiront par nous faire bosser en déambulateur »
Alors que la presse relate qu’un enfant est assassiné par sa mère acculée par la charge éducative quotidienne de son enfant autiste sévère, on ne peut que s’interroger sur la prise en charge des enfants répondant de la MDPH (Maison Départemental des Personnes Handicapées).
Prendre conscience de la difficulté que représente la venue d’un enfant handicapé dans une famille qui se retrouve, souvent exclut de tout lien social et isolée, c’est savoir qu’un des deux parents arrête de travailler pour accompagner l’enfant. La première difficulté est l’élaboration d’un fastidieux dossier de prise en charge financière, (Seules les séances orthophonies sont remboursées), avec à la clé, une reconnaissance du handicap. Souvent culpabilisante, cette démarche ne va pas de soi. Continuer la lecture de AESH, handicap : lutte de classe ? Une saine colère…
NDLR de MAC: Le gouvernement multiplie les chèques au lieu d’augmenter les salaires, et les pensions de retraite. Pendant ce temps, les pensionnaires du CAC40 s’empiffrent et s’en mettent plein les poches…
Face à l’explosion des prix toutes énergies confondues, le gouvernement a étoffé l’arsenal du chèque énergie. Un versement exceptionnel va être fait aux 40 % des foyers les plus modestes et des aides spécifiques vont pouvoir épauler les ménages les moins favorisés pour payer leurs factures de fioul et de bois.
Expérimenté en 2016 dans quatre départements, le chèque-énergie a été généralisé à l’ensemble de la France au 1er janvier 2018 et a remplacé les tarifs sociaux de l’énergie.
Une augmentation de 15 % pour l’électricité début 2023, autant pour le gaz, malgré le bouclier tarifaire, les factures d’énergie vont faire mal à des ménages qui subissent déjà une inflation qui dépasse les 6 % sur un an.
Sans compter que le prix du fioul domestique s’affole : selon l’Insee, entre septembre 2021 et septembre 2022, le prix de 1 000 litres a bondi de 67 %. Pour les 3,1 millions de familles en France dont la résidence principale est chauffée à cette énergie, la facture s’annonce salée. Les prix étant volatils, mieux valait surveiller les cours avant de remplir ses cuves. En juillet, le prix des 1 000 litres avait atteint les 1 660 euros avant de redescendre aux alentours de 1 300 euros en novembre.
Ni tsunami, ni mortes eaux. Les résultats des élections professionnelles de l’Éducation nationale ressemblent à ceux de 2018. Le taux de participation est légèrement en retrait. Les syndicats les plus importants sont un peu érodés. Sud entre au Comité social d’administration ministériel. Pour les uns, on assiste à une montée des extrêmes. Pour d’autres, à plus de diversité.
Convergences Le 23 novembre, à l’occasion des quarante ans de la mort de Marcel Paul, une table ronde réunissait des parlementaires de différents groupes politiques, à l’invitation de la fédération mines-énergie de la CGT.
Crise énergétique sur fond de guerre en Ukraine, explosion des tarifs pour les particuliers, les entreprises, les collectivités, attaques répétées contre le service public, le statut de ses entreprises et surtout celui des agents qui le font vivre au quotidien. L’énergie est au cœur des grands enjeux contemporains. Quarante ans après la mort de l’artisan du service public et de la propriété publique de l’énergie de la production à la distribution, comment faire vivre l’héritage de Marcel Paul ? Après une introduction du président de l’Institut d’histoire sociale mines-énergie, François Duteil, plusieurs intervenants ont pris part à l’échange.
En quoi les combats de Marcel Paul sont-ils toujours d’actualité ?
Sébastien Menesplier
secrétaire général de la Fédération nationale des Mines et de l’Énergie CGT
Faire référence en 2022 à Marcel Paul, le ministre communiste qui a œuvré avec le Conseil national de la Résistance en 1946 pour reconstruire le pays au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est une évidence. Ce qu’il a réussi à instaurer après-guerre a permis à tout un peuple de bénéficier d’un service public de l’électricité et du gaz bâti sur deux monopoles publics nationalisés : Électricité de France et Gaz de France. C’est tout l’ADN de notre programme progressiste de l’énergie. Continuer la lecture de Agora. Service public de l’énergie : quel avenir ?