Grève du 19 janvier : défilés, grèves, réactions… le point ce jeudi à la mi-journée in DDM

40 à 50 000 personnes ont manifesté à Toulouse, ce jeudi matin.
40 à 50 000 personnes ont manifesté à Toulouse, ce jeudi matin. Photo DR

 

Tous les syndicats appellent à une journée de grève et de manifestations contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Les cortèges de la matinée semblent avoir fait le plein de manifestants. Le point à la mi-journée.

Non à la retraite à 64 ans et à une durée de cotisation de 43 ans dès 2027. Pour dire leur opposition au projet de réforme du gouvernement, des centaines de milliers de Françaises et de Français ont défilé ce jeudi matin en régions. La manifestation parisienne doit commencer en début d’après-midi. L’ensemble des syndicats ont appelé à la mobilisation. Faisons le point ce jeudi à la mi-journée.

Combien de Français sont mobilisés ? Continuer la lecture de Grève du 19 janvier : défilés, grèves, réactions… le point ce jeudi à la mi-journée in DDM

L’étrange histoire de la focalisation sur la dictée in Caf. Péda.

Retraites. Les syndicats unis contre une réforme injuste + RDV à Montauban

Pour la première fois en treize ans, les représentants des huit principales organisations appellent ensemble à la mobilisation et à la grève contre le projet du gouvernement. Un front commun qui ouvre la voie à une lutte d’ampleur.

Le 10 janvier, ensemble, les principaux syndicats appellent à une première journée de mobilisation le 19 janvier. © AFP

Le 10 janvier, ensemble, les principaux syndicats appellent à une première journée de mobilisation le 19 janvier. © AFP

C’est inédit depuis 2010. Si le projet de réforme des retraites du gouvernement d’Emmanuel Macron a un mérite, c’est bien celui d’avoir uni l’ensemble des syndicats contre lui. Dès la révélation des contours du projet par Élisabeth Borne et trois autres ministres, le 10 janvier, l’ensemble des représentants des huit syndicats nationaux ont rassemblé leurs forces pour s’opposer à ce projet antisocial. Symboliquement réunies à la Bourse du travail de Paris, les têtes des unions et confédérations se sont accordées sur une première date de grèves et de manifestations, jeudi 19 janvier, espérant ensemble qu’elle «donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée». Continuer la lecture de Retraites. Les syndicats unis contre une réforme injuste + RDV à Montauban

Retraites. Le simulateur qui vous montre vraiment ce que la réforme changerait pour vous

Le 10 janvier, la Première Ministre a levé le voile sur la reforme des retraites que le gouvernement veut mettre en œuvre avant l’été.

L’âge légal de départ sera repoussé progressivement pour atteindre 64 ans en 2030, contre 62 ans aujourd’hui. Pour une retraite à taux plein, il faudra avoir cotisé 43 ans dès 2027 au lieu de 2035 comme le prévoyait la réforme Touraine votée en 2014. La réforme des retraites prévoit donc d’accélérer l’allongement de durée de cotisations.

Icon Add Notre décryptage des annonces.

Pour savoir ce que cela change pour vous, nous vous proposons de retrouver ici le simulateur de retraite mis au point par le collectif Nos Retraites.

©Nos retraites

©Nos retraites

Beaucoup plus parlant que le simulateur du gouvernement : découvrez concrètement les effets de la réforme annoncée le 10 janvier sur votre future retraite.

Rentrez dans le simulateur (sur mobile, scrollez vers le bas dans le module ci-dessous) les informations vous concernant : année de naissance, âge de début de carrière, nombre d’enfants… Continuer la lecture de Retraites. Le simulateur qui vous montre vraiment ce que la réforme changerait pour vous

Des remèdes de grand-mère pour le collège

Depuis le début du mois, Pap Ndiaye fait feu de tout bois, annonçant une série de mesures allant du primaire au collège. Derrière les éléments de langage, une réalité se dessine pour le futur de l’école. Et elle n’est pas rassurante.

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé, le 6 janvier, la généralisation de la « 6e tremplin ». L’enseignement de la technologie en fera les frais. Patrick Batard/Abaca

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé, le 6 janvier, la généralisation de la « 6e tremplin ». L’enseignement de la technologie en fera les frais. Patrick Batard/Abaca

Petit à petit, le paysage éducatif de cauchemar entrevu sous Jean-Michel Blanquer se précise: une école au moindre coût, chassant devant elle les professionnels qualifiés pour proposer aux classes populaires et moyennes l’aumône d’un enseignement dévalorisé, vers un avenir de bullshit jobs. Celles et ceux qui auraient, de bonne foi, fondé quelques attentes sur l’arrivée de Pap Ndiaye Rue de Grenelle risquent de passer très vite de l’espoir à la colère. Les annonces faites depuis la rentrée de janvier, qui visent principalement – mais pas seulement – le collège, ne font que confirmer la tendance. « L’homme malade du système », tel que l’a stigmatisé en septembre le ministre lui-même, ne se voit en vérité proposer que des remèdes de grand-mère ou d’apothicaire à la Molière, du genre qui tuent le malade plus sûrement qu’ils le soignent. Continuer la lecture de Des remèdes de grand-mère pour le collège

La bataille des retraites est l’occasion de faire un travail idéologique de fond sur la nature même du capitalisme et ses alliés par Daniel Arias

 

Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse de Daniel Arias. J’en parlais hier avec une amie marseillaise communiste qui se plaignait que les dirigeants de sa section, des soutiens de Pierre Laurent qui de fait empêchent selon elle que soient menés les débats du congrès et n’organisent des réunions qu’autour des élus de la NUPES. Elle me disait: “ils continuent à empêcher le débat des communistes et maintenant leur sujet favori c’est la NUPES et les “retraites”. Pourtant, le débat autour des retraites et la mobilisation nécessaire peuvent au contraire nous aider à préparer un Congrès sur le fond, y compris sur la nécessité d’avoir un parti communiste qui ne se substitue pas aux organisations syndicales mais soit apte par ses analyses et perspectives politiques d’être vraiment une des conditions de la victoire. De ce point de vue, il est clair que l’attitude de Fabien Roussel est la plus positive, mais il reste à reconstruire la totalité du champ politique de classe, y compris en matière de paix, dont a besoin cet affrontement. Une action vaut mieux qu’un programme disait Marx dans le programme de Gotha, mais encore faut-il que cette action se nourrisse d’une perspective politique qui fait justement l’objet de ce texte qui mériterait une relecture (1). nous y sommes. (note de danielle Bleitrach dans histoireetsociete)

La bataille des retraites est une des composantes de la guerre contre les salaires: le salaire étant le salaire direct dit “net” augmenté des cotisations salariales et de la mal nommée part patronale. C’est la démolition minutieuse du salaire indirect menée par les gouvernements bourgeois de droite et de sa composante dite sociale libérale qui a mené à la casse des retraites, de l’assurance chômage et maladie, elle rogne depuis peu les allocations familiales avec l’atteinte aux APL. Cette guerre insidieuse évite de toucher directement le salaire nominal de plus en plus subventionné par les impôts sans résoudre les contradictions entre le profit et le salaire. Le salaire nominal est cependant attaqué en particulier par le salaire d’embauche des jeunes travailleurs exploités en dessous du SMIC et par les mécanismes de précarité et licenciements qui permettent de revoir les contrats à la baisse, chaque nouveau contrat amenant le salarié encore plus proche du SMIC voire avec les aides pour les jeunes et les seniors en dessous du SMIC. La guerre au salaire est sans limite: pôle emploi propose des essais gratuits d’une semaine de travail pour “convaincre l’employeur”. Continuer la lecture de La bataille des retraites est l’occasion de faire un travail idéologique de fond sur la nature même du capitalisme et ses alliés par Daniel Arias

Comment les salariés peuvent-ils faire reculer le gouvernement? + Appel intersyndical 19 janvier

Retraites À l’annonce de la réforme, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse s’unissent et appellent à une journée d’action et de grève le 19 janvier. Les partis politiques de gauche organisent un meeting unitaire le 17 janvier. Quels sont les leviers qui vont permettre au mouvement social de gagner?

Catherine Perret Secrétaire confédérale de la CGT André Chassaigne Président du groupe GDR, député PCF du Puy-de-Dôme Stéphane Sirot Historien du syndicalisme

Le rapport de forces capital-­travail est-il en train de changer? Fin 2022, de nombreuses mobilisations sur les salaires ont obtenu des résultats importants. À l’heure où l’inflation explose et où la récession frappe à la porte, les classes populaires voient leur niveau de vie régresser et leurs emplois menacés. Dans le même temps, les profits du CAC 40 battent des records, avec plus de 80 milliards de dividendes versés aux actionnaires. La bataille sur les retraites semble maintenant décisive dans cet affrontement de classe. D’après les enquêtes d’opinion, et de manière encore plus marquée chez les salariés, l’opposition est très majoritaire à la réforme Macron-Borne visant à reculer l’âge du départ à la retraite et à allonger la durée de cotisation. Dans ce contexte, le mouvement social s’unit. L’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse ont signé une déclaration commune et appellent à une journée interprofessionnelle d’action et de grève le jeudi 19 janvier. Après une première rencontre le 10 janvier, les partis de gauche tiendront un grand meeting unitaire le mardi 17 janvier au gymnase Japy, à Paris. Continuer la lecture de Comment les salariés peuvent-ils faire reculer le gouvernement? + Appel intersyndical 19 janvier

L’Inspection dénonce un fonctionnement trop centralisé de l’Education nationale

Culture: le déni RN de Moissac

NDLR de MAC: nous publions avec plaisir la réaction de Chantal Fraisse, co-auteure d’un ouvrage de référence sur Le Cloitre et le Portail de l’abbatiale de Moissac à paraitre le 6 janvier et qui est ostracisée par la mairie RN de Moissac. C’est vrai que lorsque l’on parle culture, le RN parle traditionalisme!

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Ce que je vais vous narrer n’est pas un conte de Noël ni une… blague !

Depuis plusieurs années la boutique du cloître ne pouvait plus proposer aux visiteurs d’ouvrage de référence décrivant et expliquant tous les chapiteaux du cloître et toutes les sculptures du portail de l’église de l’abbaye célèbre, bien UNESCO. Un ancien ouvrage, de cet ordre, était épuisé.

Voilà 3 ans environ deux historiennes commencèrent donc à travailler pour pallier ce manque : la nouvelle somme devait renouveler la compréhension du monument tout en proposant les 400 nouvelles illustrations nécessaires. Le travail terminé il fallait trouver un éditeur qui veuille bien se lancer pour prendre le risque de fabriquer le « beau livre ». Ainsi l’éditeur pressenti demanda à la mairie de Moissac – qui gère la boutique-librairie du cloître – un pré-achat d’une centaine d’ouvrages à un tarif préférentiel (et non une subvention !!) : c’est ce qui se pratique dans tous les sites touristiques. Soyons clairs : l’éditeur vendait à la mairie 100 ouvrages à 30 € qui allait les revendre à 45€, bénéfice pour la commune : 1500 €. Précisons à ce stade que les auteurs touchent 8% sur la vente de leurs ouvrages : à 2 cela revient à 4% pour nos deux autrices (pour trois ans de travail).

« Et la réponse de la mairie tomba : refus !

Surprise : « pourquoi donc ce refus, monsieur le maire ? »

La vraie surprise fut en réalité la réponse : selon M. Romain Lopez le pré-achat se ferait à la condition que le nom d’une des autrices – la moissagaise 😊 – disparaisse de la couverture de l’ouvrage futur !

Diantre ! Vous m’en direz tant ! C’est une blague ? »

Quelques fous-rires plus tard on devait apprendre que l’autrice moissagaise avait déplu… (à la décharge de M. le maire elle n’a jamais fait mystère de son aversion pour les thèses frontistes).

L’historienne moissagaise en question ne témoigne pas pour faire pleurer sur son sort mais dans un seul objectif, celui de poser cette question : qui, à part un esprit pétri d’idéologie frontiste, peut penser à punir un historien – et en réalité un livre – pour divergence d’opinion ?

Ah ! J’oubliais : la même autrice a été évincée par la mairie actuelle du Comité scientifique qui conseille les architectes pour la restauration du monument historique moissagais (restauration déclenchée et préparée avec la DRAC par les municipalités précédentes car l’équipe actuelle a seulement la chance de voir se réaliser un projet qui n’est en rien de son fait) : au moins M. Lopez est cohérent !

Le happy end de cette histoire est un magnifique ouvrage qui sera en vente en librairie le 6 janvier 2022, paru grâce à une souscription qui fut un succès et à l’appui des Conseils départemental et régional. La communauté de communes « Terres de Confluences » a courageusement renoncé à répondre aux divers courriers de l’éditeur.

Bonne année à Moissac 2023,

Chantal Fraïsse (dont on ne peut pas écrire le nom 😊), conservateur, enseignante à l’université émérite.

 


Pour celles et ceux qui aiment profondément Moissac et son art roman, MAC vous invite à vous inscrire ci dessous avec vos coordonnées pour commander un ouvrage, coordonnées que nous transmettrons à Chantal Fraisse qui se fera un plaisir de vous le dédicacer comme sa co-autrice.

L’article de la DDM (Excellent C. Laguille) pour la présentation du livre

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Éducation : drôles d’étrennes pour les AED et AESH 

À partir de ce mois de janvier les assistants d’éducation et accompagnants d’élèves et situation de handicap ont enfin accès aux primes d’éducation prioritaire. Mais avec des montants inférieurs aux autres personnels.

Une manifestation d'AESH à Paris le 5 avril 2022. © Pierrick Villette / ABACA

Une manifestation d’AESH à Paris le 5 avril 2022. © Pierrick Villette / ABACA

Les ministres changent, les (sales) habitudes demeurent : pour faire respecter ses droits par le ministère de l’Education nationale, il faut lui tordre le bras. La bonne nouvelle, pour les AED (Assistants d’éducation) et les AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap), c’est qu’à compter de ce mois de janvier 2023, celles et ceux qui exercent en réseaux d’éducation prioritaire et d’éducation prioritaire renforcée (REP et REP+) pourront enfin percevoir la prime à laquelle ils auraient dû avoir droit depuis bien longtemps.

Cette indemnité de sujétion a en effet été créée en 2015, avec un double but : compenser les exigences particulières des postes exercés en REP et REP+… tout en incitant les personnels à les pourvoir – et à s’y maintenir, les territoires concernés faisant l’objet d’un turn over plus important qu’ailleurs. En REP, elle se monte à 1734 euros bruts annuels ; en REP+, elle atteint 5114 euros. Vient s’y ajouter une faible part variable de 234, 421 ou 702 euros bruts annuels, dont le principe est très contesté par l’ensemble des organisations syndicales. Tous les personnels, enseignants comme non-enseignants, y ont droit, jusqu’aux inspecteurs. Continuer la lecture de Éducation : drôles d’étrennes pour les AED et AESH