L’Amérique latine à l’inverse de l’UE irrémédiablement enfoncée dans son hypocrite proclamation de valeurs, que son allégeance aux Etats-Unis nie totalement, trouve la force de chercher dans son histoire le ressort de sa résistance réelle. Cette démarche est la seule capable de faire échapper au fascisme de la complicité avec les Etats-Unis arrivés au stade ultime de l’impérialisme, le fascisme et la guerre n’est malheureusement celui d’aucune force politique dans ce qui se prétend l’Europe et qui n’en est que l’occident vassalisé à son rejeton sanglant. Les dirigeants élus ou non élus de ce conglomérat en état d’instabilité politique permanent n’ont face à eux aucune force politique, toute la gauche est depuis des décennies enfoncée dans les compromis de l’eurocommunisme et dans ce mélange d’électoralisme à la Millerand et cet anarchisme syndical à la Proudhon que dénonçait déjà Rosa Luxembourg. On compense la trahison de fait par l’emphase indignée qui est censée donner du sens au compromis opportuniste permanent hors de saison dans le rapport des forces géopolitique actuel. C’est déjà ce qui a favorisé l’acceptation des guerres mondiales et a permis la contrerévolution néolibérale, celle dite de la fin de l’histoire, même quand l’histoire a repris sa marche. (note et traduction de Danielle Bleitrach histoireetsociete)
« Chaque fois que les États-Unis « sauvent » un peuple, ils le laissent dans un état de folie ou de cimetière. »
Cette phrase d’Eduardo Galeano décrit les enfers des peuples dont la richesse en ressources naturelles ou les positions géographiques stratégiques font d’eux la cible de la voracité américaine, qui s’attaque sans discrimination – sous le prétexte fallacieux d’apporter une aide humanitaire ou d’appliquer la justice – tout en pillant impitoyablement des territoires et en détruisant des populations. Continuer la lecture de Coups d’État à l’américaine, doctrine du chaos





