Dans les conversations secrètes entre Némésis et des néonazis pour agresser des militants de gauche à Lyon

À Lyon, dans des échanges internes datant de l’automne dernier, que l’Humanité dévoile aujourd’hui, les fémonationalistes et d’autres groupuscules d’extrême droite planifiaient, en toute décontraction, de véritables traquenards visant à attirer les militants antifascistes dans des guet-apens.

Ces conversations consultées par l’Humanité éclairent les buts cachés derrière les actions mises en scène régulièrement par les membres du collectif fémonationaliste Némésis. 

Ce mardi-là, vers midi, Némésis planifie sa séquence hebdomadaire d’agit-prop à Lyon, qui pourra, comme de coutume, alimenter les réseaux sociaux. Nous sommes le 14 octobre 2025. La semaine précédente, quelques-unes de ses militantes ont fait un tractage sur le campus Carnot de l’université catholique de Lyon (Ucly) et, satisfaites, elles envisagent d’y retourner le soir même. Sur un canal sécurisé, une cadre du mouvement fémonationaliste local, désignée sous le nom d’Ornella, fait le point avec ses complices. Continuer la lecture de Dans les conversations secrètes entre Némésis et des néonazis pour agresser des militants de gauche à Lyon

Mort de Quentin Deranque : malgré les déclarations du RN, la majorité des crimes politiques sont le fait de l’extrême droite

L’instrumentalisation de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque participe à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France. Les chiffres et archives montrent pourtant que la majorité des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite.

Une fresque en mémoire d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée de La Grand-Combe par un raciste.
© Dragan Lekic/Hans Lucas

Quand il consiste à compter des morts, l’exercice de la statistique est d’une froideur affreuse. Mais il s’avère en certaines circonstances nécessaire pour saisir la réalité des faits dans un climat politique délétère. Depuis le 14 février, la mort tragique du militant d’extrême droite Quentin Deranque, lors d’un affrontement avec des antifascistes à Lyon, fait l’objet d’une instrumentalisation effrénée. Laquelle donne lieu à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France.

« La violence d’extrême droite est dérisoire, ça n’existe pas statistiquement, a ainsi osé affirmer Marion Maréchal sur BFM TV, le 17 février. La seule violence qui est structurelle, massive, systématique est d’extrême gauche. »

Les chiffres et les archives disent tout le contraire. En France, selon la contribution de Nicolas Lebourg, historien, à l’ouvrage de référence Violences politiques en France (les Presses de Sciences Po, 2021), sur 53 morts attribuées à des militants politiques entre 1986 et 2014, 5 impliquent des militants de gauche (dont 4 pour le seul groupe Action directe) et 48 incombent à l’extrême droite.

L’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe

Et derrière les chiffres, il y a des profils. Les assassinats perpétrés par le groupe Action directe ont visé des représentants de l’appareil d’État, des figures du patronat. Les crimes commis par l’extrême droite sont, eux, motivés par le rejet de « l’autre », assigné à une identité essentialisée. Bref, l’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe.

« Depuis une dizaine d’années, il y a eu une forme de dissociation entre le Rassemblement national, qui s’est institutionnalisé, et les milices d’extrême droite violentes. Elle n’a pas donné lieu à un arrêt des violences, au contraire, elles s’intensifient, avec une stratégie de quadrillage du territoire », analyse Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Entre 2022 à 2026, douze homicides impliquent l’extrême droite, dont cinq pour la seule année 2022. Dans son livre les Tueurs d’extrême droite, le journaliste Paul Conge (éditions du Rocher, 2025) inscrit cette acmé de violence meurtrière dans le contexte d’une « campagne présidentielle marquée par la montée en puissance de Marine Le Pen et Éric Zemmour ». Celle-ci a contribué, selon lui, à galvaniser des « tueurs radicalisés ».

Les victimes : le rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué par l’ex-militant du GUD Loïk Le Priol, pour s’être interposé au cours d’une agression raciste ; Éric Casado Lopez, abattu par le complotiste antisémite Martial Lenoir ; les Kurdes Mir Perwer, Abdurrahman Kizil et Emine Kara, assassinés par William Malet, fanatique de Jean-Marie Le Pen et d’Éric Zemmour.

« Auparavant, il y avait une séparation entre les orientations politiques des différents groupuscules d’extrême droite. Maintenant, elles ont fusionné, formant un magma qui est en train de forger l’extrême droite violente à venir », estime l’avocat.

Peu d’émoi et une justice lente pour les victimes de l’extrême droite

Ces douze meurtres en à peine quatre ans ont suscité peu d’émoi sur la scène politique. Alors qu’une minute de silence a été unanimement respectée à l’Assemblée pour Quentin Deranque, les macronistes et le RN s’étaient ainsi opposés à celle proposée par la gauche pour Aboubakar Cissé, poignardé de 57 coups de couteau dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril 2025.

Certains homicides passent aussi sous les radars médiatiques. « Malheureusement, cela relève de la tradition française, de l’habituation et peut-être d’une indifférence aux actes violents ou criminels de l’extrême droite française », observe Arié Alimi.

Et pour bien des crimes commis en raison de l’origine ou de la religion de la victime, la justice a choisi de ne pas retenir le motif raciste comme circonstance aggravante. C’est le cas dans l’affaire Djamel Bendjaballah, cet éducateur de 43 ans tué le 31 août 2025 près de Dunkerque par Jérôme D., pilier de la Brigade française patriote, un groupuscule d’ultradroite. De multiples plaintes pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » avaient pourtant été déposées par la victime. Toutes classées sans suite.

Ces crimes meurtriers s’inscrivent tous dans un continuum de violences politiques rarement pris au sérieux. À Lyon, selon Rue 89, sur 102 attaques, agressions et actes haineux documentés et attribués aux groupuscules d’extrême droite entre 2010 et 2025, 70 % sont restés impunis.

La critique de l’Humanité est malheureusement aisée, trouver des solutions dans et hors parti.

Nous recevons un certain nombre d’articles de militants communistes qui disent leur désarroi devant la ligne éditoriale du quotidien l’Humanité. Les mêmes souvent soulignent l’apport d’Histoireetsociete comme celui de ce camarade de l’Isère. Cette appréciation concerne en priorité ceux qui dans notre équipe sont membres du PCF à savoir Marianne Dunlop et Franck Marsal. Mais pas seulement parce que l’absence d’une presse qui dénonce le consensus atlantiste voire celui qui nous mène vers le fascisme et la guerre concerne notre pays, la France, qui devient de plus en plus la proie d’attitudes inquiétantes. A ce titre, si je n’ai jamais eu de sympathie pour les casseurs et ceux qui divisent le mouvement ouvrier sous prétexte de radicalisme, voir l’assemblée nationale française contribuer à promouvoir debout un « Horst Wessel » (pour ceux qui ignoreraient de quoi il s’agit, je leur conseille une petite recherche). Le véritable problème est l’affaiblissement du PCF, en nombre de militants mais aussi dans leur formation dont l’état de la presse et des débats est l’illustration. C’est contre cet affaiblissement que quelle que soit l’adhésion ou non de ses membres définit sa propre ligne éditoriale. merci de l’avoir compris. C’est d’ailleurs le sens du livre que je viens de publier : Le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire, et Après? qui se situe dans le prolongement de notre livre précédent sur la nécessité pour la France de s’éveiller à la Chine et au monde multipolaire. Il ne s’agit pas de régler des comptes mais d’insister sur l’urgence de retrouver la profondeur historique et géopolitique de l’événement (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Commentaires d’un militant sur l’Humanité du 16 février

Une nouvelle fois l’Humanité fait la démonstration de son désintérêt pour les communistes, illustrant ainsi sa lente dérive qui l’éloigne de la lutte des classes et l’installe dans le mouvement gazeux de l’intersectionnalité où les luttes sociétales sont rendues dominantes.

Ce lundi 16 février j’attendais autre chose qu’un article insignifiant, voire méprisant pour le PCF, seul parti d’envergure ayant appelé et organisé les rassemblements pour CUBA. En marge de la double page consacrée à Francesca Albanese (rien à dire) un petit article de 3 paragraphes titre sur « Un élan de solidarité mondial pour Cuba »… C’est un peu juste, pour un élan de solidarité mondial, non? Plus grave, sur les 3 paragraphes un est intitulé « La société civile s’organise » où l’on cite pêle-mêle les initiatives, et en fin d’article le pseudo-journaliste qui ne s’est manifestement pas rendu sur les lieux de manifestations écrit qu’ »à l’appel d’associations et de partis politiques, dont le PCF, des rassemblements se sont tenus dans de nombreuses villes de France ».

Si ce journaliste avait fait son boulot il aurait vite vu que le PRCF, Révolution Permanente, la CGT etc. ont appelé à rejoindre l’action initiée par… le PCF. Pas par le PS, pas par LFI, pas par EELV, par le PCF ! Je me suis dit, c’est pas possible il y aura quelque chose mardi. Non mardi, il n’y avait rien sur CUBA ni sur le PCF d’ailleurs.

J’ai trouvé le même lundi 16 février deux autres exemples assez caractéristiques. En page 9, dans la rubrique Politique et Société, on trouve un article ovni, comme ça arrive régulièrement dans l’Humanité, sorti d’on ne sait où mais pas de la rédaction à priori. Ici, il s’agit, avec une seule photo et de quelques mots d’exploiter le scandale Epstein contre la Chine. La photo présente un diplomate français mouillé dans cette sordide affaire avec Wang Yi, une des personnalités politiques chinoises la plus importante. C’est rien vous me direz, mais lire « En 2014, le prédateur sexuel a sollicité le Consul général de France aux Etats-Unis pour faciliter la venue de « trois assistantes » (à la demande, c’est dans l’article, d’un conseiller diplomatique de Sarkozy, amis d’Epstein et pas clair du tout). Aujourd’hui, le diplomate est ambassadeur de France en Chine ».

Pourquoi avoir choisi cette photo avec Wang Yi qui est sans rapport avec le contenu de l’article ?

L’autre article est celui relatif à la conférence de Munich. Si l’analyse globale n’est pas mauvaise, elle est toutefois assez faible et largement sous-documentée. un conseil : réduire la taille des photos, surtout celle de Rubio, et augmenter le texte… Bref, le journaliste n’a retenu comme réponse à Rubio que l’intervention de la Démocrate américaine Alexandra-Ocasio-Cortez qui semble faire fi des enjeux internationaux, comme la paix par exemple. Si on n’est pas un peu curieux, on en reste à cette information très en-deça de ce qu’un journal dit communiste devrait produire. Je conseille donc aux journalistes de l’Humanité traitant des questions internationales de consulter le site Histoire et société où l’on retrouve pléthore d’articles autrement documentés. A la conférence de Munich il y avait aussi Wang Yi, tiens c’est étrange, et l’article trouvé sur le site Histoire et société dit ceci, ce qui me parait bien plus… communiste !

« Dans les salles de conférence, la seule alternative crédible à la dystopie proposée par Rubio est venue du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi , qui a insisté sur l’importance des mécanismes internationaux fondés sur la coopération mondiale – et non sur la bonne volonté des puissances occidentales, comme le suggérait l’intervention américaine – ainsi que sur les alternatives à la confrontation armée. « Si le système international ne fonctionne pas correctement, ce n’est pas l’ONU elle-même qui en est responsable, mais plutôt un certain pays qui cherche à exacerber les divergences et les désaccords, à se placer au-dessus de tous, à attiser les tensions entre blocs et même à raviver la mentalité de la Guerre froide », a déclaré Wang.

« La Chine sera une force inébranlable pour la paix », a-t-il poursuivi. « Nous nous engageons sur la voie du développement pacifique et appelons tous les pays à faire de même. La Chine sera un pilier de stabilité. […] La Chine sera une force de progrès dans l’histoire. Nous défendrons avec résolution les acquis du progrès de la civilisation humaine, ferons progresser les quatre grandes initiatives mondiales et œuvrerons à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. » sources : Histoire et société

De deux choses l’une, soit le sénateur de l’année et par ailleurs directeur de l’Humanité (c’est beaucoup quand même…) est complètement dépassé, soit il est l’artisan de cette dérive. A suivre…

« Une seule peur, que la porte ne cède » : à Lyon, la stratégie de terreur des identitaires contre la gauche

L’affrontement ayant conduit à la mort de Quentin Deranque ne doit pas occulter l’implantation des groupuscules d’extrême droite à Lyon. Laboratoire des idées xénophobes, la capitale des Gaules est régulièrement le théâtre d’attaques à l’encontre des militants de gauche et progressistes.

Le contrôle de la rue fait partie de la stratégie de terreur des groupuscules lyonnais. ©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT

Lyon, envoyé spécial.

« Excusez-moi d’être méfiant, mais avez-vous une preuve d’appartenir à l’Humanité ? » Depuis le jeudi 12 février et la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en marge d’une action des fémonationalistes de Némésis contre la venue de l’eurodéputée Rima Hassan, les étudiants de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon redoublent de vigilance. « Un groupe Signal (une messagerie cryptée, NDLR) s’est fait pirater et des personnes ont tendu des guets-apens », confie l’un d’entre eux.

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Video: 211 MILLIARDS €, la dépense cachée n°1 de l’État (devant l’école et l’hôpital)

💥 211 milliards d’euros donnés chaque année aux grandes entreprises… sans conditions sociales ni écologiques ! C’est la bombe qu’a révélée une commission d’enquête parlementaire menée par les communistes, avec comme rapporteur le sénateur Fabien Gay.

👉 Dans cette vidéo, Fabien Roussel décortique :

✔ combien chaque foyer paie réellement

✔ où va vraiment l’argent public

✔ pourquoi cela creuse les inégalités et fragilise nos services publics

🛑 Il est temps d’exiger que l’argent public serve l’intérêt général : écoles, hôpitaux, salaires, transition écologique et emploi – pas les profits des multinationales.

✍️ Signez la pétition ici : ➡️ https://www.pcf.fr/petition_condition…

👉 Elle demande notamment :

✔ des critères sociaux & écologiques pour chaque aide

✔ le remboursement des aides si une entreprise délocalise

✔ une réduction drastique des subventions non conditionnées

📢 PARTAGEZ cette vidéo partout si vous pensez que l’argent public doit profiter à la population, pas aux actionnaires !

Interdiction de chanter « Les Mains d’or » dans l’Allier : « je vais tout faire pour venir les soutenir », promet Bernard Lavilliers

Des écoliers se sont vus interdire de chanter la chanson emblématique de Bernard Lavilliers en soutien aux salariés de l’usine d’Erasteel à Commentry, dans l’Allier, menacée de fermeture. L’artiste réagit.

« J’ai été souvent dans les cours d’usine pour chanter. Ça me touche d’autant plus que je connais vraiment les 3-8, le métier, et ce que ça représente. Et l’honneur aussi de ces ouvriers-là. « Les Mains d’or », c’était une façon de les honorer », répond le chanteur.
© Rémy PERRIN/LE PROGRES/MAXPPP

« Les Mains d’or » interdite aux enfants de Commentry (Allier) ? L’éducation nationale a osé, et devant l’émotion a été obligé de nuancer sa position.

Lire aussi: Chanter « Les Mains d’or » : une atteinte à la laïcité?

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Municipales 2026: Tu seras féministe, ma ville ! + Video

Les élections municipales (15 et 22 mars 2026) sont l’occasion pour les 35 000 maires et mairesses de France de mettre en avant les enjeux de genre à l’échelle de leur commune. Dans un contexte de restrictions budgétaires pour les acteur·ices de la lutte contre les violences faites aux femmes, des villes expérimentent ce à quoi pourrait ressembler une politique féministe. 
Crédit de l’image : Calypso Breon

Retrouvez cet article dans la revue La Déferlante n°21 Obtenir justice, parue en février 2026. Consultez le sommaire

Des vulves et des clitoris en peluche, des flyers colorés disposés sur des tables, un drapeau arc-en-ciel au mur, des éclats de rire : ce 28 juin 2025, l’ambiance est à la fête au Planning familial de Loire-Atlantique, à Nantes. Salariées et bénévoles de l’association inaugurent leur nouveau local. Une éclaircie dans l’actualité sombre de la structure, dont les subventions promises par la région Pays de la Loire pour 2025, 2026, 2027 et 2028 ont été annulées. Grâce au soutien financier de la ville, dirigée depuis 2020 par la socialiste Johanna Rolland, le Planning a pu acheter les murs dans lesquels il s’installe. Un moyen « de ne pas craindre la perte de [son] local si la mairie change de couleur politique », explique l’ex-directrice de l’association Bérengère Tessé. Continuer la lecture de Municipales 2026: Tu seras féministe, ma ville ! + Video

À Commentry des élèves empêchés de chanter Lavilliers (video) en soutien aux salariés de l’aciérie promise à la fermeture… au nom de la laïcité

Les élèves d’une école primaire de Commentry (03) qui avaient prévu de chanter les Mains d’or lors d’un concert de l’Harmonie municipale sur le thème « La Forge en musique », le 28 mars, en soutien aux salariés de l’aciérie, promise à la fermeture. Ils s’en voient empêchés par décision de l’inspection d’académie qui assimile ce projet à « du prosélytisme ».

Si les salariés qui luttent pour imposer un projet de continuation de l’activité à Commentry, ont pris la décision de ne pas entamer de mouvement de grève afin « de donner une bonne image à un éventuel repreneur », ils ont organisé de multiples évènements avec l’appui de la mairie. 

« Travailler encore ». Ce refrain de la chanson Les mains d’or de Bernard Lavilliers, entonné à l’unisson par un chœur d’enfants de Commentry promettait un moment chargé d’émotion à l’heure où est annoncée la fermeture de l’aciérie autour de laquelle s’est construite la petite ville. C’était sans compter l’opposition des instances de tutelle de l’Éducation Nationale qui voient dans cette chanson, une « atteinte au principe de neutralité », si elle est chantée en dehors du cadre scolaire. « C’est vraiment dommage que cette initiative ne puisse pas voir le jour pour des raisons qui dépassent les élèves », déplore Sylvain Bourdier le maire (DVG) de Commentry, qui s’apprête à affronter une liste d’extrême droite aux prochaines élections municipales. Continuer la lecture de À Commentry des élèves empêchés de chanter Lavilliers (video) en soutien aux salariés de l’aciérie promise à la fermeture… au nom de la laïcité

Fabien Roussel et Assan Lakehoul : « Faire le pari de la jeunesse ! »

Après la proposition du Medef de créer un Smic jeunes et un CDI qui pourrait « être rompu sans motif pendant les trois premières années », mais aussi les déclarations du chef d’état-major Mandon à « se préparer à perdre ses enfants », une génération entière est visée par ces attaques.

Deux messages n’ont pas échappé à la jeunesse de France.

Le premier émane du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, qui a déclaré que la France devait se préparer à « accepter de perdre ses enfants ». Le second vient du syndicat patronal, le Medef, qui réclame pour les jeunes un CDI révocable, payable en dessous du Smic. Voilà donc le double projet proposé à la jeunesse de France par ceux qui la dirigent !

Entre précarité sociale et perspectives guerrières, la jeunesse voit son présent et son avenir hypothéqués sans que jamais la parole ne lui soit donnée.

La jeunesse doit être la priorité des décennies à venir. Et le monde a besoin d’une jeunesse formée, épanouie, joyeuse, prête à remettre la planète sur ses pieds. Face au sentiment de déclassement, au réchauffement climatique et aux menaces de guerre, il y a besoin de générations de jeunes hommes et de jeunes femmes conscientes, qui fassent le choix du climat, du vivant, de la coopération, de l’amitié entre les peuples plutôt que celui du court terme, de la confrontation et de la désespérance.

Oui, mille fois oui, la jeunesse est une solution et non un problème à résoudre. Les jeunes d’aujourd’hui sont la première génération à penser que leur vie sera pire que celle de leurs parents. C’est une honte et un échec collectif. Il faut leur redonner confiance. Il faut remettre l’avenir qu’elles et ils représentent au cœur de notre présent commun.

Construire un avenir à la jeunesse, c’est construire un avenir à la nation tout entière. Nous devrions y consacrer une part significative de notre richesse, comme nous l’avons fait en 1945 pour nos anciens avec la Sécurité sociale ! Redresser l’école, développer les universités, révolutionner la formation professionnelle, planifier la création d’emplois utiles, émancipateurs et rémunérateurs, voilà les chantiers à entamer d’urgence pour que la jeunesse puisse voir un coin de ciel bleu dans cet horizon qu’on lui promet si orageux.

Faire de la jeunesse de France, dans sa diversité, la jeunesse la mieux formée, la plus épanouie, la plus heureuse d’Europe, c’est un vrai projet de société.

Et celui-ci tourne le dos, bien entendu, à la précarité, au chômage et à la pauvreté qui frappent près d’un quart de nos enfants aujourd’hui, à la ville comme à la campagne.

Ne manque-t-il pas dans nos services publics des centaines de milliers de soignants, de juges, de magistrats, d’enseignants, d’accompagnants pour les personnes âgées, de travailleurs sociaux pour les enfants en situation de handicap ou les grands précaires ? Ne manque-t-il pas de médecins, de policiers, de gendarmes, de pompiers, tous ces métiers si utiles qui, autrefois, faisaient briller les yeux des enfants. N’y a-t-il pas des milliers de postes à créer dans nos universités, pour préparer la transition écologique, pour développer une IA utile à l’humanité, pour développer en tous domaines la recherche et l’innovation ? Ces métiers si indispensables pour nous permettre de faire société doivent être beaucoup mieux reconnus, mieux valorisés, mieux rémunérés pour redevenir attractifs.

Ceux qui nous dirigent vont-ils une bonne fois pour toutes entendre ces jeunes qui veulent vivre, participer, s’émanciper, créer et non plus se faire exploiter, se faire dominer, se faire mépriser ?

Nos enfants sont en quête d’espérance, de respect, d’écoute. Ils veulent vivre libres et heureux en France, à égalité quels que soient leur sexe, leur couleur de peau, leurs origines sociale ou culturelle. Certains rêvent d’une maison, d’une famille, d’un travail, d’un salaire dans la ville où ils ont grandi ; d’autres de voyages, de découvertes, de libertés en Europe et dans le monde ! Ils veulent vivre dans une planète respirable, en paix. Certains veulent des enfants. D’autres non. Ils sont divers, différents mais ils doivent être respectés, entendus, écoutés, qu’ils vivent dans les grandes villes ou à la campagne, qu’ils aient des diplômes ou pas. Qu’attendons-nous pour leur donner envie de vivre, de s’investir, d’aimer et de bâtir leur pays !

Faire le pari de la jeunesse, c’est faire le pari d’une belle République, unie, forte et audacieuse. C’est tout ce dont la France a besoin !

 

Cuba : en défense de l’honneur du genre humain. Par Maité Pinero

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En pleine euphorie d’agression du Venezuela, Trump et Marco Rubio ont sonné l’hallali. Après 67 ans de résistance devant l’empire, c’en serait fini de la révolution cubaine. Cuba devrait tomber cette année, l’Administration étasunienne le dit chaque jour et sur tous les tons. Les haineux de toujours, à Miami et ailleurs, quantité de voix et de plumes qui parlent et écrivent au garde-à-vous renchérissent. Continuer la lecture de Cuba : en défense de l’honneur du genre humain. Par Maité Pinero