Patrimoine des 500 plus grandes fortunes : mettons fin à cette milliardocratie ! (Fabien Roussel)

Publié le 26 juillet 2025

Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est au plus haut depuis 1996 ! Avec 1128 milliards d’euros de patrimoine, les 500 fortunes de France, souvent des familles qui transmettent leur patrimoine de génération en génération, n’ont jamais été aussi riches. Les caisses de l’Etat sont à sec mais la France reste la championne d’Europe des millionnaires avec 2,9 millions de millionnaires, devançant même l’Allemagne et la Grande Bretagne !

« Cocorico » titre le magazine CHALLENGES ; mais pour les Françaises et les Français, c’est plutôt la nausée et la colère qui montent !

La nausée devant des chiffres qui illustrent comment ces fortunes explosent depuis 2017 en bénéficiant de toutes les largesses que le président des riches et tous ses gouvernements ont mis en place depuis : ils ont siphonné les caisses de l’Etat avec la suppression de l’ISF, la baisse des impôts sur les dividendes, sur les revenus financiers, les niches fiscales au profit des plus riches.

Pire, ces 500 familles sont celles qui bénéficient le plus de toutes les aides publiques aux grandes entreprises estimées à 211 milliards d’euros par an comme l’a révélé la commission d’enquête parlementaire de notre camarade sénateur Fabien Gay ; non seulement elles payent moins d’impôts que les autres ménages mais en plus, l’Etat leur verse de l’argent par milliards ; certaines d’entres elles se félicitent même que la France devienne un vrai paradis fiscal !

Oui, tout cela donne de la nausée car cette fortune est indécente quant la pauvreté augmente en France, quand les travailleurs pauvres se développent, quand nos étudiants font la queue pour l’aide alimentaire.

La colère ensuite car si les finances publiques vont mal et sont dans le rouge, c’est bien à cause d’eux et à cause de tous les cadeaux fiscaux dont ils bénéficient !

Mais c’est à nous, aux salarié·es, aux rétraité·es, aux classes moyennes et même aux plus pauvres de notre pays que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

Ce gouvernement propose même de supprimer des jours fériés, de taxer les retraité·es, les malades pour payer les cadeaux aux riches et pour financer la politique guerrière de Trump sous l’égide de l’Otan !

Les industriels de l’armement se frottent les mains comme jamais.

Comme je l’ai écrit dans mon livre « Le parti pris du travail », ces 500 familles sont de vraies sangsues qui pompent notre sang, nos vies, notre argent, avec un gouvernement à leur botte, composé de millionnaires – ils sont 20 selon la HATVP – qui protègent d’abord leur capital comme ils défendent leur classe.

Et c’est bien là le cœur du sujet : la lutte des classes existe et ce sont bien eux qui la mènent cruellement et la gagnent aujourd’hui contre la classe des travailleurs, contre les catégories moyennes et populaires avec une brutalité féroce, en s’en prenant à notre pouvoir d’achat, à notre sécurité sociale, à nos écoles et nos enfants jusqu’à notre sécurité dans nos villes et nos quartiers.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République !

C’est pourquoi, à l’occasion du budget 2026, nous n’accepterons pas qu’un seul euro soit pris dans les poches des Français·es, dans nos services publics, dans nos communes, dans notre protection sociale pour payer les yachts des riches et financer leurs guerres !

La dictature de la finance, à coup de 49-3, c’est fini !

Nous appelons à mettre fin à cette milliardocratie et à la mobilisation pour prendre le pouvoir partout dans le pays, dans les banques, dans les multinationales !

Nous voulons vivre de notre travail, vivre en paix et bâtir une France des Jours heureux, de l’égalité et de la fraternité qui place l’être humain et son bonheur au cœur de tous nos choix.

Nous appelons à participer aux mobilisations syndicales, associatives et citoyennes de la rentrée prochaine pour mettre un coup d’arrêt à cette politique brutale, inhumaine et obtenir le changement de cap tant attendu.

Paris, le 26 juillet 2025

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Madame la ministre du Logement, l’austérité n’a jamais fait un toit (CNL)

Lettre ouverte d’Eddie Jacquemart, président de la confédération nationale du logement à Valérie Létard, ministre chargée du Logement.

Alors que la crise du logement asphyxie des millions de Françaises et de Français, le projet de budget 2026 que vous portez tourne le dos à l’urgence sociale et écologique. Sous couvert de « maîtrise des finances publiques », ce futur budget prévoit d’alourdir fortement les charges des ménages modestes et très modestes. Continuer la lecture de Madame la ministre du Logement, l’austérité n’a jamais fait un toit (CNL)

Ukraine : la guerre ne justifie pas l’étranglement de la démocratie (PCF)

Publié le 24 juillet 2025

Mardi 22 juillet, Volodymyr Zelensky a fait approuver brutalement et sans réel débat une loi plaçant les deux principales agences de lutte contre la corruption (le Bureau national anticorruption et le Bureau du procureur spécialisé anticorruption) sous la coupe du procureur général, dépendant directement de la présidence. Depuis, des dizaines de milliers d’Ukrainiens descendent dans les rues de plusieurs villes du pays pour dénoncer l’autoritarisme du régime au pouvoir à Kiev. Continuer la lecture de Ukraine : la guerre ne justifie pas l’étranglement de la démocratie (PCF)

Castelsarrasin. Julien Sueres pour une liste unique à gauche In DDM

  • Julien Sueres arrivera-t-il à unir toute la gauche à Castelsarrasin ?. DDM, GSD
    Julien Sueres arrivera-t-il à unir toute la gauche à Castelsarrasin ?. DDM, GSD

 

Le militant du Parti communiste français se lance dans la course aux municipales au mois de mars prochain, dont il plaide notamment pour une gauche unie. Interview.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter succinctement ?

J’ai grandi à Castelsarrasin. Je suis le petit-fils de Roger Coudert, qui était une figure un peu emblématique de la ville. J’ai quitté Castelsarrasin pendant une quinzaine d’années pour vivre en Angleterre. Je suis revenu en 2016, et c’est à ce moment-là que j’ai rejoint les rangs du Parti communiste, dans les traces de mon grand-père, et commencé à m’engager localement.

Qu’est-ce qui vous pousse à lancer votre candidature?

Je suis allé à la rencontre des Castelsarrasinois depuis déjà quelque temps. D’une part, on entend beaucoup parler de la baisse du pouvoir d’achat. Les salaires stagnent, les retraites aussi, ce sont des enjeux nationaux. De notre côté, on constate un recul des services publics, notamment en ce qui concerne l’accès aux soins et la sécurité. Il faut réhabiliter une gauche qui parle de pouvoir d’achat, qui remet au centre des débats la question sociale, celle du travail, et de la justice économique. Il s’agit de porter ces combats avec des valeurs républicaines, sociales et laïques, sans tomber dans la démagogie, dont on a déjà beaucoup souffert.

Toutes les sensibilités seront-elles unies dans une seule et même bannière ? La vôtre ?

L’idée est de ne pas laisser un électorat de gauche orphelin à Castelsarrasin. Le maire sortant, Jean-Philippe Bésiers, issu du centre droit, va évidemment défendre son bilan. L’extrême droite n’a encore rien annoncé, mais vu la dynamique actuelle, on peut supposer qu’ils présenteront une liste à un moment donné. Et nous, nous ne pouvons pas laisser la gauche sans représentation. La dernière fois, il y avait eu deux listes à gauche, ce qui a rendu la situation complexe. Cette fois, notre objectif est de présenter une liste unique à gauche.

Avez-vous déjà travaillé sur un programme spécifique ?

Je lancerai une grande phase de consultation dès le mois de septembre. Nous irons dans tous les quartiers pour recueillir les retours des habitants. Mais dès à présent, je souhaite impulser une politique ambitieuse et volontariste en matière de logement, à l’échelle communale. L’écologie fera aussi partie des priorités. La lutte contre le réchauffement climatique est pourtant un sujet souvent rejeté dans notre territoire, alors même qu’il est crucial.


Je souhaite participer à cette campagne pour Castelsarrasin en commun

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Un événement politique de haute portée

À l’initiative d’Éléonore Pattery, 23 ans, actuellement étudiante en Master QSE et RSE (Qualité, Sécurité, Environnement / Responsabilité Sociétale des Entreprises), la pétition contre ce qui est communément appelée « Loi Duplomb » est en train de devenir un événement politique de haute portée. À l’heure où ces lignes sont écrites, nous marchons vers les 2 millions de signatures.

Non à la loi Duplomb 

C’est en tant que future professionnelle de la santé environnementale et de la responsabilité collective, qu’Éléonore Pattery a initié cette campagne de signatures sur le site de l’Assemblée nationale quand cette loi n’a été adoptée que par l’entremise de manigances d’arrière-salles au Parlement. L’Assemblée nationale n’a pas eu à en débattre véritablement. Les amendements déposés par l’opposition de gauche et des écologistes ayant été rejetés sans débat.

En plus d’être une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire, cette loi devient le symbole de la démocratie parlementaire foulée au pied par les intérêts de l’agrochimie et de l’agrobusiness. Et maintenant, la Présidente de l’Assemblée nationale, bien contrainte de la remettre à l’ordre du jour des débats, ne veut surtout pas de nouveau vote.

Or, il peut devenir impossible de nier cette vague citoyenne qui montre le rejet massif d’une loi qui menace notre santé, notre biodiversité et l’avenir de notre agriculture en réintroduisant des pesticides néonicotinoïdes, comme l’acétamipride, ou en facilitant l’appropriation de la ressource en eau au profit de quelques gros agri-manager et l’agrandissement de fermes-usines.

Un débat doit avoir lieu, avec un droit d’amendement et un vote. Le président de la République a le pouvoir de ne pas promulguer cette loi qui ne « protège » pas le travail paysan, mais protège les firmes de l’agro-industrie. 

Non à la loi Duplomb 

Et, l’Anses

Mieux encore, alors que la loi ne traite pas avec précision les missions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), un décret publié le 8 juillet prévoit deux dispositions particulièrement préoccupantes. L’une permet au ministre de l’Agriculture de décider, par arrêté, d’une liste de pesticides qu’il souhaite voir examiner de manière prioritaire et contraint l’Anses à prendre en considération cette liste dans la définition de son calendrier d’autorisation de mise sur le marché.

Il s’agit d’une pression directe sur l’agence veillant à la qualité alimentaire et à l’environnement, -l’Anses-, qui devra désormais d’abord examiner les demandes de pesticides choisis par le ministre.

La seconde disposition, complémentaire de celle-ci, introduit dans les critères de mise sur le marché, celui dit « de condition agronomique ». Ceci cache en fait  la volonté de permettre l’utilisation de produits dont la nocivité est avérée, mais jugée par certains indispensable à la production.

L’affaire est grave. Laisser seul le ministère de l’Agriculture prendre de telles décisions est contraire à notre droit puisque l’Anses est sous la triple tutelle des trois ministères.

Les principes de précaution et de prévention, qui, tous deux, figurent dans la Constitution, sont allègrement violés, tout comme le principe de non-régression. L’indépendance de l’Anses est mise en cause, ainsi que la possibilité de faire prévaloir les critères de santé et environnementaux sur les enjeux d’augmentation de la productivité – afin de ne pas traiter ceux de la rémunération du travail paysan.

Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État devraient être saisis immédiatement. 

Amplifions le grand mouvement citoyen en cours. 


Image by jette55 from Pixabay.

Pétition intersyndicale : Monsieur Bayrou, écoutez la voix des salarié·es!

Publié le 23 juillet 2025

Le PCF salue la riposte intersyndicale au projet de budget 2026 par le lancement de la pétition « Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit » qu’il invite à signer largement.

JE SIGNE LA PÉTITION

Nous partageons le constat d’un budget d’« une brutalité sans précédent » contre les travailleurs et les travailleuses du pays et l’idée qu’« il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises ».

Le Premier ministre et le gouvernement doivent entendre ce message. Le pays a besoin d’un autre budget.

Le PCF se tient aux côtés des organisations syndicales pour contribuer, dans le respect de nos rôles respectifs, à une riposte populaire d’ampleur à ce projet de budget. Nous appuierons toute date de mobilisation décidée par les organisations syndicales.

A l’opposé de la politique du pouvoir, nous proposons d’augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l’électricité, garantir tout de suite l’égalité professionnelle, l’emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d’agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l’industrie et l’agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Face au braquage inédit de nos richesses, l’heure est à prendre le pouvoir sur l’argent et sur les choix des entreprises et du pays :

  • Nationaliser ou mettre en coopérative les grandes entreprises stratégiques, avec des pouvoirs d’intervention de l’Etat, des collectivités, des salariés et de leurs représentants qui doivent avoir un droit de veto et de contre-propositions
  • Créer un pôle public bancaire
  • Instaurer des critères et un contrôle sur les 211 milliards d’aides aux entreprises
  • Faire davantage contribuer le capital et les grandes fortunes
  • Engager un réel plan de lutte contre la fraude fiscale.

JE SIGNE LA PÉTITION

Paris, le 23 juillet 2025

Parti communiste français

« Nous décrétons l’état d’urgence culturelle » : l’appel pour de nouveaux états Généraux de la culture

Appel

À la suite d’une réunion publique tenue en mairie d’Avignon le samedi 19 juillet, un appel est rendu public pour défendre le monde de la création. Prochain rendez-vous dimanche 14 septembre à la Fête de l’Humanité, à 14 h 30, à l’Espace Jack Ralite.

Nous décrétons l’état d’urgence culturelle.

Ferments essentiels de la démocratie, les politiques publiques de la culture et l’audiovisuel public sont furieusement attaquées par les intégristes du libéralisme et les fanatiques du marché, avec une volonté d’accaparement. Elles le sont aussi par l’extrême droite qui cherche à installer son horizon populiste, nationaliste, autoritaire, masculiniste ou encore xénophobe. Continuer la lecture de « Nous décrétons l’état d’urgence culturelle » : l’appel pour de nouveaux états Généraux de la culture

Loi Duplomb : le point de vue de la commission écologie du PCF

Communiqué du groupe de travail « Pollution-Santé-Environnement » de la commission Ecologie du PCF.

Comme les syndicats agricoles Confédération paysanne et MODEF, la commission écologie du PCF dénonce le caractère mortifère pour l’agriculture, l’environnement et la santé publique, de la proposition de loi du sénateur LR Laurent Duplomb. Votée en juillet 2025 par le Parlement et visée par une pétition pour son abrogation ayant déjà recueillie 1 million de signatures, cette proposition de loi affiche le but populiste de « Lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » au prix de reculs environnementaux et sanitaires majeurs et d’une main mise sur les moyens de contrôle de l’État.

PETITION

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De l’utilité du parti politique… Par Jean Quetier

Dans son ouvrage De l’utilité du parti politique. Organisation, démocratie, émancipation (puf, 2024), Jean Quétier montre en quoi le discrédit dans lequel est tombé la forme « parti » se révèle être très problématique pour mener des luttes émancipatrices. De manière nuancée, le philosophe s’attache à penser cette forme d’organisation à nouveaux frais pour la réformer.

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© Diego Chauvet

Entretien avec Jean Quétier

CC : Comment expliques-tu que la corporation des philosophes (toutes tendances confondues) ait si peu investi le thème du parti ? Alors que les partis structurent notre vie politique, on serait bien en peine de citer un livre de philosophie consacré à ce sujet. Les grands philosophes politiques ne lui consacrent aucune réflexion. Ni John Rawls, ni Jürgen Habermas, ni Michael Sandel, ni Axel Honneth, On pourrait allonger la liste….

Je commencerais par nuancer légèrement le constat que tu dresses, même s’il me semble globalement juste. On ne peut pas tout à fait dire, par exemple, que Habermas ne se serait pas du tout intéressé à cette question : même si ce n’est pas central dans son approche, il y a, notamment dans sa thèse d’habilitation de 1962 sur L’Espace public, des pages assez significatives sur la question de la « publicité » interne des partis politiques, qui méritent d’être lues. En réalité, ce qui me frappe davantage, c’est que la réflexion philosophique sur le parti, quand elle existe, se concentre en général sur le problème du pluralisme démocratique. Continuer la lecture de De l’utilité du parti politique… Par Jean Quetier

La pétition contre la loi Duplomb réunit près d’un million de signatures

Une étudiante, Éléonore Pattery, est à l’origine de cette pétition contre le texte controversé qui réautorise certains pesticides mortifères. Le seuil de 500 000 signatures a été dépassé. Dimanche 20 juillet, elle en affichait 960 000. Yaël Braun-Pivet s’est dit « favorable » à un débat mais affirme qu’il « ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée ».

Banquet paysan pour protester près du Sénat contre la loi Duplomb avant son examen par la commission mixte paritaire, le 30 juin 2025.
© Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM

 

Le 10 juillet dernier, une étudiante inconnue du grand public, Éléonore Pattery, 23 ans, déposait en ligne sa pétition « Non à la loi Duplomb ». Elle a atteint rapidement les 100 000 signatures, palier nécessaire pour être publiée sur le site de l’Assemblée. Suite à cela, la pétition est devenue virale, atteignant 200 000 signatures dans les trois jours suivant. Continuer la lecture de La pétition contre la loi Duplomb réunit près d’un million de signatures