
CONGRÈS DU PCF : Une contribution de fond de FRANCK MARSAL

DEMOCRITE "de la vie de la cité à l'actualité internationale"
Un espace d'échanges, d'informations et de constructions pour des Jours Heureux

Constatant une accélération de la concentration des richesses en France et dans le monde, le dernier rapport d’Oxfam met en lumière l’influence croissante de cette oligarchie sur les opinions publiques et les décisions politiques.

La démocratie peut-elle survivre à l’accroissement des inégalités ? C’est la question posée par l’ONG Oxfam dans son rapport « Résister au règne des plus riches : défendre la liberté contre le pouvoir des milliardaires », rendu public ce 19 janvier, à la veille du Forum économique de Davos. Continuer la lecture de Dix milliardaires possèdent la majeure partie des médias : quand les super-riches menacent la démocratie
« Chaque fois que les États-Unis « sauvent » un peuple, ils le laissent dans un état de folie ou de cimetière. »
Cette phrase d’Eduardo Galeano décrit les enfers des peuples dont la richesse en ressources naturelles ou les positions géographiques stratégiques font d’eux la cible de la voracité américaine, qui s’attaque sans discrimination – sous le prétexte fallacieux d’apporter une aide humanitaire ou d’appliquer la justice – tout en pillant impitoyablement des territoires et en détruisant des populations. Continuer la lecture de Coups d’État à l’américaine, doctrine du chaos
Il y a incontestablement à partir de l’agression du Venezuela un sursaut de dignité en Amérique latine, et la volonté – qui était celle de Lénine- d’armer sur le plan de la théorie et de la connaissance le prolétariat , les nations qui résistent par l’accès à la connaissance à l’heure des rumeurs et ragots du virtuel. Cette prise de conscience est née de la facilité avec laquelle certains internautes relayaient n’importe quelle propagande de l’impérialisme et j’ai éprouvé cela aussi comme un choc mais il y a eu aussi le spectacle de cette diaspora vénézuélienne comme Machado, capable de se réjouir de ce qu’aucun individu sensé doué d’un minimum de respect humain et de véritable amour pour sa patrie fut-il opposant à son régime actuel n’aurait osé, jusqu’où cette haine de classe pouvait-elle passer pour l’expression du peuple vénézuélien dans la propagande officielle, elle aussi relayée par les réseaux sociaux et les partis socio-démocrates n’ayant pas la force de s’opposer au courant. Cet opportunisme de l’ignorance est apparu comme un des principaux obstacles à l’action contre la fascisation qui a gagné du terrain. (note et traduction de Danielle Bleitrach)
17 janvier 2026 00:04
Sans instruction, affirmait Lénine, nous sommes exclus de la vie politique et devenons la proie des « rumeurs, des ragots, des contes de fées et des préjugés ».
Plus de dix jours se sont écoulés depuis l’attaque de l’impérialisme américain contre le Venezuela, et le brouillard se dissipe, révélant quelques lueurs d’espoir au milieu de tant de décombres. Continuer la lecture de Lénine, le Venezuela et la nécropolitique des ragots
Face aux atteintes à l’environnement et aux droits sociaux et humains, une coalition de la société civile se mobilise ce 16 janvier, à Bruxelles, devant la Commission européenne pour exiger une loi de régulation ambitieuse.

Les impacts environnementaux, sanitaires, sociaux, économiques et moraux de plateformes comme Shein, Temu et d’autres enseignes de la fast-fashion et de l’ultra fast-fashion sont connus. Exploitation de travailleurs, pollution massive, contournement fiscal, pratiques commerciales trompeuses, mise sur le marché de produits dangereux et pénalement répréhensibles. Même le marché de la seconde main est saturé.
Mais rien ne semble pouvoir arrêter les géants du textile jetable. Ces plateformes prédatrices dominent un marché qui traverse une crise profonde avec de nombreuses destructions d’emplois. En France, le projet de loi visant à réguler ce secteur et à lutter contre ces pratiques néfastes reste gelé. Continuer la lecture de Comment en finir avec Shein et l’ultra fast-fashion ?
Aujourd’hui il s’agit de Michel. Mais je ne dissocie pas Michel et Marie-Jo. A cause de leur immense générosité.
A chacun son souvenir. Les miens commencent à l’école de Bio à la rentrée 1971. Ils sont syndicaux, et syndicaux en tout genre. Avec le SNI, avec Le Gyrophare, avec le SNuipp. Plier le journal chez eux, un moment si agréable. Les souvenirs, ils furent communistes ensuite.
Quand la vie me conduisit un temps à Montauban j’étais à deux pas de chez eux et ils m’ont aidé à m’installer.
En tant qu’instituteur on s’est croisé au Petit Versailles, aux Chaumes, rue Bêche. Une discussion toujours enrichissante car les désaccords c’est aussi la générosité.
Puis il y a eu la Compagnie des écrivains. Notre dernière action en commun c’était pour la défense de Léon Cladel (d’où la photo). Il traita des rapports entre Cladel et Hugo (je vais publier le texte)
Par sa chronique des Nouvelles il a témoigné de mon action d’éditeur. Toujours avec générosité. Qui n’était pas qu’à mon encontre car toutes ses chroniques furent écrites sous le même angle. Peut-être que la dernière concerna cet autre moi-même qui s’appelait André Caylus et que j’ai essayé d’honorer.
On avait eu l’idée de publier ses chroniques en un livre mais, plus porté à aider les autres qu’à s’aider lui-même, il ne prit pas le temps des corrections certes nombreuses.
Avec Marie-Jo on contribua à une petite édition de ses poèmes et du livre sur Raymond Bayssade. Car poète il était aussi. Avec générosité.
D’ailleurs je retiens ici sa première chronique des Nouvelles (du moins il me semble en 1998) et chacun va vérifier qui il était. Qu’elle concerne un Saint-Antoninois n’a rien pour me surprendre.
J-P Damaggio
Michel Veyres, Chroniques littéraires dans Les Nouvelles du Tarn-et-Garonne
Républicains espagnols en France. Des Pyrénées au Tarn-et-Garonne : itinéraire. Deux ans et demi de combats trois ans et demi de camp…
A 88 ans, CASADO Vincent, à St Antonin, a toujours l’esprit vif. Né à Sines, dans la Castille, au cœur de l’Espagne, il s’engage en août 1936, combat dans la section des mitrailleurs (37ème brigade d’infanterie). Blessé, il y a juste 60 ans, il franchit la frontière en ambulance le 7 Février 1939 au Perthus.
Après une semaine au Boulou, c’est le camp de concentration d’Argelès qui « l’accueille » (1). Sur cette plage de la mer Méditerranée, seul le sable, derrière les barbelés, s’offre pour dormir, se reposer, procéder aux nécessités de la vie. N’oublions pas que nous sommes en février ; pluie, vent, humidité, froid affaiblissent l’organisme. «Pas d’eau potable, des pompes plantées dans le sable fournissaient une eau de mauvaise qualité». Et, «les médecins au camp international, prisonniers comme nous, nous soignaient avec pas grand-chose». Autour des barbelés, des Sénégalais, l’arme au poing, gardaient les Républicains espagnols que la République française avaient abandonnés, face au fascisme… Comme nourriture : des conserves, froides. «On s’est organisé nous-mêmes, il fallait être inscrit pour avoir sa part de ravitaillement.
Fin avril 1939, c’est le départ pour Le Vernet, dans l’Ariège, en camion. Là, il y a des baraquements et de très nombreux Espagnols ; « la nourriture, mauvaise mais suffisante, se constitue surtout de haricots, lentilles». «On dort par terre».
Le général GAMELIN (2) vient faire une inspection, tient un discours patriotique…
En novembre, c’est… Septfonds jusqu’à mai 1942. Là aussi, des baraquements, dans ce camp de concentration, et d’abord couchés par terre, puis sur des litières, enfin sur des châlits de 4 places. Chaque baraque avait sa cuisine : «c’était meilleur qu’au Vernet». «On avait 1 kg de pain pour trois».
Vincent CASADO se souvient que des gendarmes les gardaient derrière 3 lignes de fil de fer barbelés que dominaient les miradors.
Il y a eu des protestations de la part des prisonniers, des menaces y ont répondu. «Des gestes de solidarité (3) nous ont fait parvenir du matériel de toilette, des habits quelquefois…». « Le P.C. de Septfonds nous aidait, le Secours Rouge aussi. On nous changeait souvent de baraquement pour gêner, empêcher notre organisation ».
Enfin des G.T.E. ont été créés et Vincent se retrouve affecté à une compagnie de travailleurs étrangers départementale, contrôlée par le camp de Septfonds.
On l’envoie travailler à Montauban, «aux écuries de l’armée, derrière l’hôpital», ensuite à «La Clare», près d’Albias, où se trouvait un camp de «récupération de matériel militaire», c’était aussi un lieu de commerce…
En mai 1942, il devient agriculteur, à Mas-Grenier, chez M. FOURCADE. «J’étais bien nourri et payé 10 F par jour»… ça a duré jusqu’en novembre/décembre 1942. «j’étais bien !».
Retour au camp, puis c’est l’envoi chez un exploitant forestier, M. REYNAT par lequel il va être employé jusqu’à la fin de la guerre.
C’est d’abord Cazals, ensuite les environs de St Antonin où il va se fixer qui l’accueille. Un travail pénible l’attend avec ses camarades espagnols : la coupe, le charbon de bois…
Il passe maintenant des jours tranquilles dans son logement au centre de la petite ville… et connaît différents sens du mot «République».
Lire aussi: Victor Hugo et Léon Cladel par Michel Veyres
(1) Voir n° 85
(2) Chef d’Etat-Major puis Commandant des groupes franco-britanniques… limogé en mai 1940 !
(3) «J’y allais, de St Antonin, le dimanche, en vélo, leur porter du tabac, du dentifrice, des allumettes, à travers les barbelés, en cachette». (Mimi RAUZET).
Un dernier hommage aura lieu lundi 19 Janvier à 18h30 au crématorium de Montauban

La crise iranienne et la crise vénézuélienne se télescopent et ce n’est probablement pas un hasard. Sur la situation du Venezuela, la tendance qui se dégage maintenant clairement est que la réussite militaire de l’opération tactique ne change pas fondamentalement la situation stratégique. Le pouvoir constitutionnel vénézuélien est en place, et ne s’est pas fissuré. Le pays fonctionne. Nicolas Maduro et Cilia Flores préparent leur défense face à un dossier juridique qui semble se décomposer sur place. Trump lui-même a été obligé de balayer l’opposition d’extrême-droite, cheval de bataille habituel de l’impérialisme en reconnaissant qu’ils « ne représentent rien au Venezuela ». Il a également été contraint de réunir les entreprises US pour les convaincre de préparer un plan d’investissement massif, et s’est entendu répondre par certaines que « ce sont vos sanctions qui nous ont obligées à quitter le Venezuela ». Les négociations (qui étaient déjà en cours avec Maduro) pour le retour des investissements US au Venezuela se poursuivent et rien de vraiment concret n’indique que l’enlèvement du président vénézuélien en exercice a fondamentalement amélioré la marge de manœuvre des USA. Si cette tendance se confirme, l’opération pourrait même rapidement affaiblir la position du bloc impérialiste US hier hégémonique, aujourd’hui divisé et en situation de liquidation progressive. Continuer la lecture de Franck Marsal : à propos de l’Iran

Le Parti communiste français réaffirme sa totale solidarité avec le peuple iranien qui se soulève contre la dictature islamiste. Mobilisant le monde du travail, les femmes, les commerçants, les étudiants, et s’étendant à l’intégralité du pays, ce soulèvement est inédit par sa détermination et l’ampleur des forces engagées dans la mobilisation. Après le grand mouvement « Femmes-vie-liberté », c’est la grande majorité de la nation iranienne qui aspire à se débarrasser d’un régime corrompu et oppressif.
Lire aussi: « Femme, Vie, Liberté » : pourquoi les Iraniennes sont-elles au cœur des luttes ? Continuer la lecture de Liberté, démocratie pour le peuple iranien !
Les Éditions sociales publient Personnalité, individualité et biographie, recueil de textes épuisés ou inédits du penseur qui permettent de comprendre comment il s’est employé à rompre avec l’économisme stalinien et à renouer avec le projet émancipateur de Marx.

Personnalité, individualité et biographie. Un parcours marxiste en psychologie, de Lucien Sève, éclaire l’apport du philosophe marxiste à la psychologie. Floé Riffaud des Éditions sociales, Benoit Lépinat et Théo Favre-Rochex, coauteurs de l’introduction de l’ouvrage, nous présentent son œuvre et sa tentative de refondation du marxisme en renouant avec sa visée émancipatrice de l’individu.
Comment cette anthologie a-t-elle vu le jour ?
Floé Riffaud, Éditrice aux Éditions sociales
La genèse de ce livre remonte à une discussion en 2016 entre Lucien Sève et son éditeur Richard Lagache à propos de Marxisme et théorie de la personnalité. C’est un ouvrage clé de son œuvre. Vendu à plus de 30 000 exemplaires, il a été traduit en 20 langues. Pourtant, à chaque réédition, Lucien Sève rappelait que ce livre ne représentait qu’un moment de sa réflexion, largement prolongée depuis. Continuer la lecture de Comment Lucien Sève renouvelle le marxisme