Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

 

Qui s’est interrogé tout au long de cette campagne des municipales entre la cloison étanche qui s’était créée entre la crise du côté d’Ormuz, la montée du prix de l’essence, les dangers de guerre, mais aussi la crise alimentaire, tous ces nuages qui s’accumulent à l’horizon à cause d’Ormuz mais aussi la perte de confiance dans le système. Il y a cette réalité et face à cela il y a cette campagne très « localisée ». Notez l’atomisation volontaire, le fait qu’il y a eu peu de leaders nationaux pour intervenir en tant que tel. C’était d’autant plus stupéfiant que cette manière de coller au terrain se heurtait aux ambitions manifestes de « leaders » constituant leur assise de députés, sénateurs, le tout conçu pour étayer un leader présidentiel avec un fond de montée de l’extrême droite . Et cette « atomisation » a atteint un nouveau seuil au vu des résultats. Pourtant pour les Français se dessinait en filigrane le poids de la réalité: les menaces de guerre, le prix de l’essence, mais aussi une « résistance » populaire qui à sa manière revendiquait les fondamentaux, ce qui était nié depuis des décennies et a continué à l’être par un prisme médiatique dépassé et qui s’ingénie à nous masquer les possibles, ceux qui naissent de la lutte des classes, la revendication à la justice à la souveraineté sur nos propres décisions nationales, cette marque de fabrique du peuple français.

UNE CAMPAGNE ELECTORALE MEDIATIQUEMENT DIGNE DE CLOCHEMERLE

La “ceinture rouge” désigne les mairies communistes autour de Paris, historiquement installées dans des villes ouvrières et industrielles . Au plus fort en 1977, la ceinture rouge s’est délitée au fil des scrutins municipaux. Cette transformation ne prend sens que si nous la resituons dans un contexte géopolitique qui est celui de la relation de la France à l’atlantisme et l’affaiblissement parallèle du « gaullisme » et du PCF de Maurice Thorez. Deux adversaires mais partageant une certaine conception de la souveraineté et de la politique. Continuer la lecture de Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

Natation scolaire : les piscines municipales au cœur des inégalités

Un sujet pour les prochaines mairies ? Si l’apprentissage de la natation fait partie des missions de l’école, il reste inégalement assuré selon les familles. Une enquête de l‘IFOP révèle que 22% des parents déclarent que leur enfant n’a pas appris à nager dans le cadre scolaire. Un constat qui nourrit un fort soutien au renforcement de cet enseignement, tandis que l’accès aux piscines municipales demeure un enjeu central pour les Français. Continuer la lecture de Natation scolaire : les piscines municipales au cœur des inégalités

À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

« Un renversement incroyable des valeurs fait que c’est l’antifascisme qui reçoit l’anathème et se trouve disqualifié » écrit Edmond Porra. « Dira-t-on que ces préoccupations sont déconnectées des enjeux de l’Ecole et des questions qui intéressent nos métiers ? Au contraire, nos pratiques professionnelles et nos conceptions éducatives sont prioritairement concernées » poursuit le secrétaire adjoint du syndicat des personnels du direction Snupden-FSU.

« L’antifascisme n’est pas une posture radicalisée. C’est une responsabilité politique qui nous incombe comme citoyens tout autant qu’un devoir moral, dans la mesure où le fascisme est un effondrement de l’éthique et une atteinte à l’humanité ».

Sa tribune.

La mort du jeune militant néo-fasciste Quentin Deranque le 14 février dernier a servi l’opportunisme des nouvelles alliances dans un jeu de recomposition de la cartographie politique. Continuer la lecture de À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

Municipales 2026 : 54 associations appellent à créer une délégation aux droits de l’enfant dans chaque commune

École : la confiance des parents s’effondre, une alerte avant les élections municipales

Chute historique de la confiance, sentiment massif de dégradation, d’inégalités sociales comme territoriales, confiance locale forte vs défiance envers le système éducatif : le baromètre des Sherpas réalisé par l’IFOP révèle une rupture préoccupante entre les familles et le système scolaire. À quelques semaines des municipales, ces chiffres donnent une résonance particulière aux débats locaux : l’école concentre à la fois les attentes de proximité et les inquiétudes nationales. L’alerte est démocratique.

Moins d’1 parent sur 2 estime que le système scolaire assure aujourd’hui l’égalité des chances Continuer la lecture de École : la confiance des parents s’effondre, une alerte avant les élections municipales

73 % de femmes, 13,6 % de salaire en moins : l’égalité à l’école en question

Dans un contexte de montée de l’extrême droite, la mobilisation du 8 mars a pris une résonance particulière. La réapparition du slogan « Travail, Famille, Patrie », hérité du régime de Vichy et récemment repris par une candidate de droite, illustre un projet politique qui vise à renvoyer les femmes à l’espace domestique.

Dans ce climat, la question de l’égalité reste centrale. Au sein même de l’Éducation nationale, les inégalités héritées tout au long des carrières persistent : écarts salariaux, accès moindre aux heures supplémentaires et aux fonctions les mieux rémunérées. Malgré la forte féminisation des métiers de l’éducation, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes demeure un défi. Continuer la lecture de 73 % de femmes, 13,6 % de salaire en moins : l’égalité à l’école en question

Municipales 2026 : l’arsenal de Pierre-Édouard Stérin pour faire basculer des centaines de villes à l’extrême droite

Le 24 juin 2025, à Paris. Marion Marechal et Éric Ciotti, au Casino de Paris, pendant le « Sommet des Libertés », co-organisé par Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin.
© Denis Allard/Leextra via opale

 

L’ampleur exacte du phénomène ne se dessinera qu’a posteriori. Peut-être à l’occasion du contrôle de conformité sur les comptes de campagne, voire en cas de poursuites pour financement illégal de la vie politique… Ou quand les faux nez de certains candidats « sans étiquette » tomberont, au fil de l’eau, dans ces milliers de communes petites et moyennes. Continuer la lecture de Municipales 2026 : l’arsenal de Pierre-Édouard Stérin pour faire basculer des centaines de villes à l’extrême droite

Municipales 2026 : la Ligue de l’enseignement appelle à renforcer l’école publique

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la Ligue de l’enseignement invite les futurs élus à faire de l’éducation un levier central de la démocratie locale.

 

Némésis vomit sa haine des étrangers, de la gauche… et de l’Huma

Trois semaines après la mort de Quentin Deranque, le collectif d’extrême droite Némésis n’a pas cherché à s’imposer dans la manifestation féministe du 8 mars, contrairement aux autres années. Un rassemblement, aux accents xénophobes, s’est en revanche tenu dans le XVIe arrondissement. Avec le soutien d’élus RN.

La députée européenne Marion Maréchal n’a pas parlé de féminisme mais de « l’extrême gauche (qui) a organisé une offensive politique et médiatique après la mort de Quentin, dans un processus d’inversion accusations absolument abjecte ». « Le journal l’Humanité a fait le sale boulot », a accusé la petite-fille de Jean-Marie Le Pen. © Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Pour Némésis, le 8 mars est essentiel. Non pour faire avancer la lutte pour les droits de femmes mais pour se faire connaître et instrumentaliser cette journée au profit de leurs idées racistes. « Nous refusons d’être de la chair à canon au nom du vivre-ensemble et du laxisme migratoire », résume dès le début de son discours la fondatrice du collectif, Alice Cordier. Face à elle, environ 200 personnes, la plupart habillés en blanc avec une casquette rose, se sont réunies sur une place du XVIe arrondissement de Paris. Continuer la lecture de Némésis vomit sa haine des étrangers, de la gauche… et de l’Huma

Julien Sueres : « Nous voulons rallumer les étoiles à Castelsarrasin »

À l’approche de la dernière semaine de campagne pour les élections municipales, Julien Sueres et l’équipe Castelsarrasin en commun poursuivent une campagne largement tournée vers le terrain et les habitants. Depuis plusieurs semaines, les membres de la liste vont à la rencontre des Castelsarrasinoises et des Castelsarrasinois dans tous les quartiers de la ville : porte-à-porte, échanges avec les commerçants, discussions avec les associations, présence sur les marchés et dans les lieux de vie.

« Nous avons voulu mener une campagne simple, sincère et respectueuse. Une campagne d’écoute avant tout. Partout où nous allons, les habitants nous parlent de leur quotidien : le pouvoir d’achat, la tranquillité publique, l’accès aux soins, les mobilités, l’avenir du centre-ville ou encore les services publics. Ces préoccupations sont légitimes et elles doivent être entendues », explique Julien Sueres.

Autour du candidat, l’équipe Castelsarrasin en commun rassemble des femmes et des hommes d’âges, de quartiers et de parcours différents : salariés, commerçants, retraités, parents d’élèves, acteurs associatifs. Une équipe diverse, unie par un même attachement à leur ville et par la volonté d’agir concrètement pour améliorer le quotidien des habitants.

« Castelsarrasin est une ville populaire, solidaire et industrielle, avec une histoire forte et des quartiers vivants qui font sa richesse. Mais c’est aussi une ville où beaucoup d’habitants expriment aujourd’hui des inquiétudes. Les nier serait une erreur. Les exagérer serait tout aussi irresponsable. Avec notre équipe, nous faisons le choix d’une gauche du réel : une gauche qui écoute, qui regarde la réalité en face et qui agit », poursuit le candidat.

L’équipe Castelsarrasin en commun défend également une méthode : remettre les habitants au cœur de la décision publique en développant le dialogue, la concertation et la participation citoyenne sur les grands projets qui engagent l’avenir de la commune. Dans les derniers jours de campagne, la liste continuera de sillonner les quartiers afin de rencontrer le plus grand nombre d’habitants possible.

« Castelsarrasin nous a donné à beaucoup d’entre nous des souvenirs d’enfance, des amitiés et un attachement profond. Aujourd’hui, nous voulons lui rendre ce qu’elle nous a donné. Nous voulons redonner confiance et ambition à notre ville. Nous voulons, tout simplement, rallumer les étoiles de Castelsarrasin.»

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