Manifeste pour le développement de la mixité sociale et pour la consolidation de la politique d’éducation prioritaire

« La mixité sociale est une des conditions de la réussite de tous dans la perspective d’une société plus égalitaire et fraternelle » rappelle l’OZP dans ce manifeste, pointant que la mixité sociale est inscrite dans le Code de l’éducation. Il formule quelques préconisations et priorités, parmi elles la formation, la stabilité, l’allocation des moyens en fonction de la situation sociale des établissements.

L’absence de tout discours et tout projet conséquents sur l’éducation prioritaire de ce gouvernement, comme de ceux qui l’ont précédé depuis 2017, est révélatrice d’orientations politiques qui ont renoncé à toute visée de lutte contre les inégalités scolaires et de démocratisation de notre système éducatif. Les dédoublements des classes de CP, CE1 et GS, obtenus grâce à la baisse démographique et dont les premiers résultats sont décevants, ne sauraient suffire. Continuer la lecture de Manifeste pour le développement de la mixité sociale et pour la consolidation de la politique d’éducation prioritaire

Depuis Saint-Etienne, la « famille cheminote » rend hommage à Bruno Rejony

L’agent SNCF décédé le soir du réveillon de noël était incinéré, ce 3 janvier. Sa famille et quelque 2000 de ses camarades de la CGT lui ont rendu hommage. Alors que la piste du suicide est avancée les responsables cégétistes n’écartent aucune hypothèse, y compris celle de l’accident.

 

Saint-Etienne (Loire), envoyé spécial.

« Bruno, tu avais le Che tatoué sur la peau. Je me permets de le citer : « Ayons une grande dose de goût de la justice et de la vérité pour ne pas tomber dans des dogmes extrémistes et dans l’aliénation des masses. » » Ce vendredi 3 janvier, à la lecture de l’éloge funèbre de Bruno Rejony, le cheminot de 52 ans tragiquement décédé sur l’axe Paris-Sud-Est alors qu’il conduisait un TGV le soir du réveillon de noël, Raphaël Lyonnet n’a pu retenir son émotion. « Bruno mon camarade. C’est un joli nom camarade. Tu m’as appris les prises de paroles. À commencer par écrire la conclusion pour savoir où tu voulais emmener les camarades dans leurs réflexions », insiste, les mains tremblantes, celui qui lui a succédé comme secrétaire général CGT des cheminots de Saint-Etienne. Continuer la lecture de Depuis Saint-Etienne, la « famille cheminote » rend hommage à Bruno Rejony

A diffuser : Le Plan Climat du PCF

 

L’urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité.

L’immense travail du GIEC, valorisant l’apport inestimable de scientifiques du monde entier, nous alerte sur la gravité des conséquences de ce changement. Et il nous permet aussi d’affirmer qu’une transformation radicale peut préserver l’habitabilité de la Terre et être bénéfique à toutes et tous.

Une conviction est au cœur de notre démarche : ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale. Continuer la lecture de A diffuser : Le Plan Climat du PCF

Activité obligatoire, sanctions, absence de moyens… la réforme du RSA entre en vigueur et inquiète les syndicats et associations

Inscription d’office à France Travail, activité obligatoire, sanctions… un bouleversement est en cours pour les allocataires du revenu de solidarité active, avec la mise en œuvre à compter du 1er janvier de la loi plein emploi. Syndicats et associations dénoncent un risque de travail gratuit et une atteinte aux droits humains.

 

Jamais à court de jargon technocratique, l’exécutif appelle ça un « accompagnement rénové ». Concrètement, les 1,8 million d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) sont désormais, depuis le 1er janvier 2025, inscrits d’office à France Travail et tenus, pour une large partie d’entre eux, de s’acquitter d’au moins 15 heures d’activité hebdomadaire, via « un contrat d’engagement ».

La réforme, inscrite dans la loi plein emploi de décembre 2023, expérimentée depuis près de deux ans dans 18 territoires et étendue à 47 nouveaux bassins d’emploi en mars 2024, imposerait en outre, d’ici le mois de juin, selon des modalités qui restent à fixer par décret, la création d’une nouvelle sanction, dite « suspension-remobilisation ». En d’autres termes, les allocataires pourraient se voir couper les vivres, s’ils ne se plient pas à l’obligation de ces quinze heures d’activité. Continuer la lecture de Activité obligatoire, sanctions, absence de moyens… la réforme du RSA entre en vigueur et inquiète les syndicats et associations

Gaza 2024 : l’acte de décès de l’ordre mondial multilatéral

Par Mohamed Salah Ben Ammar, médecin.

Alors que s’achève l’année, les récits des horreurs vécues par les Palestiniens à Gaza en 2024 se font plus rares dans les gros titres, au profit des sapins de Noël et des conseils culinaires sur les huîtres et le foie gras à acheter pour le réveillon. Les otages israéliens sont toujours détenus, et Gaza est détruite et 2024 restera à jamais le symbole poignant du désespoir, du cynisme, de l’injustice et de l’impuissance des grands de ce monde, l’acte de décès d’un ordre multilatéral établît après la seconde guerre mondiale. Continuer la lecture de Gaza 2024 : l’acte de décès de l’ordre mondial multilatéral

Arnault, Bettencourt, Pinault, Musk : qui a gagné des milliards cette année ?

Tandis que la fortune d’Elon Musk, poussée par sa proximité avec le prochain président des États-Unis et la flambée de l’IA, bat des records, celles des richissimes Français du luxe battent de l’aile.

 

Il a dégringolé à la cinquième place du classement des hommes les plus riches du monde, le Bernard Arnault national, alors qu’il avait débuté l’année premier. Elon Musk, lui, a accumulé une fortune encore jamais atteinte dans l’histoire : 436 milliards de dollars, selon la dernière mise à jour de Forbes, l’équivalent du PIB du Danemark. Son patrimoine a doublé cette année. Continuer la lecture de Arnault, Bettencourt, Pinault, Musk : qui a gagné des milliards cette année ?

Mayotte: Elisabeth Borne face à deux enseignants in Caf. Péda.

La nouvelle ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, s’est rendue à Mayotte ce lundi 30 décembre et a crée une polémique assez rapidement en tournant le dos à deux enseignants.

« Depuis 15 jours, dans tous les bidonvilles ici, personne n’est venu », lui explique un enseignant dans une vidéo retransmise sur BFM TV. « Vous pouvez dire ce que vous voulez aux informations, la réalité elle est là ». La ministre répond « qu’il y a eu des distributions comme vous l’avez fait ». Un autre enseignant indique « que personne n’a vu ces distributions ». Elisabeth Borne répond « qu’elles existent et que peut-être que les gens ne sont pas bien informés ». Continuer la lecture de Mayotte: Elisabeth Borne face à deux enseignants in Caf. Péda.

Plus de 5 millions de chômeurs : le plein-emploi ne sera pas pour 2025

En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail en catégories A, B, C en France (hors Mayotte) a augmenté de 0,43 % et s’établit à 5,487 millions selon les travaux de direction des statistiques du ministère du Travail (Dares). Alors que s’apprête à débuter la nouvelle année, rien ne garantit que la situation va s’arranger pour les allocataires.

 

Cela faisait fort longtemps que l’on n’avait pas entendu parler du plein-emploi. Il fut un temps où cet idéal était la marotte d’Emmanuel Macron et de l’exécutif. Un taux de chômage à 5 %, d’ici 2027 disaient-ils. Reste que pour le moment, le pari semble raté. En novembre 2024, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail en catégories A, B, C en France (hors Mayotte) a augmenté de 0,43 % et s’établit à 5,487 millions selon les travaux de direction des statistiques du ministère du Travail (Dares), publiés jeudi 26 décembre. Continuer la lecture de Plus de 5 millions de chômeurs : le plein-emploi ne sera pas pour 2025

Denis Colombi : « Les nouvelles formes d’exploitation au travail sont invisibilisées » in Alter. Eco.

Denis Colombi Professeur de sciences économiques et sociales et sociologue

 

Les ouvriers d’aujourd’hui ne sont pas ceux dont Charlie Chaplin décrivait le quotidien répétitif dans Les temps modernes. Ce sont des livreurs, des chauffeurs Uber, mais aussi, pour les métiers féminins, des aides-soignantes et des aides à domicile dont le travail est trop souvent invisibilisé, analyse Denis Colombi, sociologue et enseignant en sciences économiques et sociales au lycée.

Après Pourquoi sommes-nous capitalistes (malgré nous) ? (Payot, 2022), il vient de publier, sur les nouvelles formes d’exploitation, Qui travaille vraiment. Essai sur l’invisibilisation du travail (Payot). Il y pointe le brouillage des frontières entre vie professionnelle et vie personnelle.

Vous signalez dans l’introduction de votre dernier livre que 36 % des salariés travaillent aujourd’hui en horaires atypiques. En quoi est-ce le signe d’une progression des formes d’exploitation ? Continuer la lecture de Denis Colombi : « Les nouvelles formes d’exploitation au travail sont invisibilisées » in Alter. Eco.

Quelle revalorisation des pensions de retraite ?

En débat

Les retraités demeurent des variables d’ajustement de l’austérité budgétaire. Il est urgent de revaloriser leurs prestations et de restaurer le système de solidarité.

 

Il faut augmenter le montant des pensions, les indexer sur l’évolution du salaire moyen et, surtout, reconquérir une sécurité sociale intégrale.

Catherine Tran Phung Cau, Secrétaire générale de l’Union confédérale des retraité.es CGT

Des économistes, des experts portent le fait que les retraité.es seraient privilégié.es car bien souvent propriétaires de leur logement, sans charge de famille, etc. D’abord, les privilégiés sont les actionnaires avec leurs dividendes. Ensuite, c’est méconnaître la situation des retraité.es. Plusieurs rapports récents ont confirmé la hausse de la pauvreté chez les plus de 60 ans. Ils ont mis en évidence les difficultés d’accès à des soins de santé de plus en plus élevés.

60 % des retraité·es ont une pension inférieure au Smic, 31 % touchent moins de 1 000 euros, parmi lesquels 74 % sont des femmes ; 11 % sont en situation de pauvreté, voire de misère avec une pension moyenne de 790 euros par mois. Continuer la lecture de Quelle revalorisation des pensions de retraite ?