Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

 

Membre du conseil national – PCF

Le Premier ministre a livré ses pistes pour construire le budget 2027. L’enfer se pare ici de bonnes intentions. Pour lui, les recettes ça n’existe pas, seules les dépenses comptent.

Emmanuel Macron a donc choisi de terminer son mandat par un feu d’artifice antisocial !

Jouant une peur de la dette, les mesures proposées préparent une année terrible pour une majorité de la population française. Les familles aux revenus modestes et moyens vont être mises à rude contribution. C’est une cure d’austérité XXL qui se prépare ! Continuer la lecture de Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

Budget 2027 : Lecornu annonce une saignée sociale au service du capital (PCF)

 

Publié le 18 septembre 2026

Dans son entretien au Figaro, Sébastien Lecornu dévoile un projet de budget d’une violence sociale considérable : 54 milliards d’euros d’économies imposées au pays.

2 milliards seraient prélevés sur les fonctionnaires par le gel du point d’indice, 2 milliards sur les
arrêts maladie, 2,5 milliards sur les politiques du travail et de la formation. Encore une fois les retraités sont honteusement ciblés, menacés par le gel des pensions ou la réduction de l’abattement fiscal pour 6 milliards d’euros ! Les APL pourraient être bloquées alors que les
loyers et les charges ont augmenté de 20% en cinq ans. Les collectivités pourraient aussi être contraintes de réduire leurs services publics. Le gouvernement prévoit même de restreindre les droits sociaux des étrangers pour détourner la colère vers les plus fragiles.

Dans le même temps, la contribution exceptionnelle des grandes entreprises serait réduite de
2,5 milliards d’euros, le Pacte Dutreil et les principales niches fiscales seraient sanctuarisés. C’est inacceptable alors que les plus grandes entreprises françaises ont versé 61 milliards
d’euros de dividendes à leurs actionnaires au deuxième trimestre 2026, un triste record en Europe ! Et le budget militaire augmenterait de 6,4 milliards.

Tout est dit : ce budget est un budget de classe. 

L’hôpital, l’école, les salaires publics, les retraites et les collectivités sont traités comme des
coûts, tandis que les profits et les grandes fortunes restent protégés. Le déficit est le résultat des cadeaux fiscaux accordés au capital et des intérêts versés aux marchés financiers qui se gavent sur le dos des Français·es.

Le péril c’est la finance, pas la dette !

Ce budget vise également à marteler de façon mensongère que seule une politique capitaliste est possible et à enfermer le débat de l’élection présidentielle dans ce cadre. Avec notre candidat Fabien Roussel, nous portons une alternative à cette politique pour enfin vivre mieux en France et vivre en paix !

Le PCF refuse cette saignée sociale. La France ne manque pas de richesses: elles sont accaparées par une minorité et détournées de l’emploi, des salaires et de l’investissement utile socialement et écologiquement.

Pour ouvrir le débat sur le budget 2027, nous proposons immédiatement trois mesures pour agir contre la vie chère, augmenter les salaires et les pensions et développer le pays, des mesures attendues par nos concitoyennes et concitoyens :

  • Agir contre la vie chère : baisser la fiscalité sur les prix du carburant et les bloquer à 1,60 euros le litre ; baisser de 30% les prix de l’électricité et du gaz
  • Augmenter les salaires et les pensions : porter le smic à 2200 euros bruts, indexer les salaires et les pensions sur l’inflation, augmenter les bas-salaires et revaloriser immédiatement de 10% le point d’indice.
  • Développer le pays : engager un plan de 60 milliards d’euros pour l’emploi, la formation et le climat visant le développement des services publics, la relocalisation industrielle, la mise à niveau du système électrique, la mobilité propre et la rénovation thermique.

Ces mesures sont finançables en faisant contribuer les grandes fortunes, les dividendes et les revenus financiers, en arrêtant la distribution des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises sans critère, en mobilisant le pôle public bancaire existant avec des prêts à taux zéro pour les projets utiles.

Le PCF combattra ce budget au Parlement comme dans le pays et présentera une véritable alternative. L’argent doit aller au travail, à l’emploi, au climat, à l’industrie, aux services publics et à la paix, pas aux marchés financiers et à l’économie de guerre.

A l’opposé de l’engrenage vers la guerre, la France doit vite prendre des initiatives diplomatiques car la crise énergétique ne se résoudra pas en autarcie. Une économie de la Paix doit s’imposer rapidement avant qu’une pénurie de diesel mette en panne sèche l’économie mondiale. Les attaques contre les raffineries dans le monde, les chantages portant sur les ressources énergétiques doivent cesser. S’en prendre à l’énergie est criminel au regard des conséquences pour les peuples ! L’énergie n’est pas une marchandise, c’est un bien commun.

Nous appelons dès à présent les travailleuses et travailleurs à répondre massivement à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique le 29 septembre et à se mobiliser dans toutes les luttes pour le progrès social et écologique, en participant aux grèves, aux rassemblements, aux marches citoyennes telle la marche du 26 septembre pour le climat.

Parti communiste français



Je veux participer à la campagne de Fabien Roussel. 

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Cyberattaque dans l’Éducation nationale : quelles conséquences sur le terrain ?

Un sujet en chassant un autre, il n’est plus guère question, du côté du ministère de l’Education nationale, de la cyberattaque de juillet 2026 ni de ses conséquences sur la rentrée scolaire. Tout est-il pour autant résolu ? Le Café pédagogique a voulu savoir ce qu’il en est actuellement sur le terrain. Inquiétude, missions bloquées, projets menacés, système D, surcharge de travail… Les enseignant·es font avec, mais surtout sans, une fois de plus.

Une communication ministérielle bien tardive  

Plus de cinq millions de données personnelles ou administratives d’élèves et de personnels volés, des centaines de milliers de comptes académiques piratées… Entre identifiants de connexion bloqués, plateformes et messageries inaccessibles, espaces numériques de travail et logiciels de vie scolaire hors service, l’organisation de la rentrée s’annonçait des plus périlleuse. Continuer la lecture de Cyberattaque dans l’Éducation nationale : quelles conséquences sur le terrain ?

Interdire le port du voile ou du foulard dans l’espace public : une dangereuse remise en cause de la liberté de conscience (Libre Pensée)

 

Publié le 01/09/2026 par Vigie de la laïcité

La Vigie de la Laïcité dénonce la proposition du Rassemblement national d’interdire et de sanctionner le port du voile dans l’espace public. Cette mesure constitue à la fois une dangereuse restriction des libertés, un contresens sur la laïcité et une réponse éminemment contre-productive à l’islamisme.

La laïcité protège la liberté de conscience des individus et le droit d’exprimer ses convictions religieuses.

La Laïcité impose la neutralité à l’État, aux Collectivités et aux Services publics. Elle n’impose pas la neutralité aux citoyens dans l’espace public. Dans la rue, sur les places ou sur les plages, chacun est libre de ses convictions et de leur expression, dans le respect de la loi et de l’ordre public. Continuer la lecture de Interdire le port du voile ou du foulard dans l’espace public : une dangereuse remise en cause de la liberté de conscience (Libre Pensée)

Une fiche du rectorat pour verrouiller la parole face à la presse… EXCLUSIF CAFE PEDAGOGIQUE

L’académie d’Aix-Marseille a diffusé une fiche intitulée « si vous êtes sollicité par la presse ». Présenté comme un outil pour aider les agents à « répondre de manière adaptée aux sollicitations des journalistes ». A la lecture du document, une consigne domine : ne pas répondre et renvoyer systématiquement vers le pôle communication et relations presse du rectorat. Il est décrit comme « le mieux placé pour répondre » aux questions des journalistes. Une réponse type est même fournie :  « Pour toute information, je vous invite à contacter le pôle communication et relations presse. Il est le mieux placé pour répondre à vos questions. » Continuer la lecture de Une fiche du rectorat pour verrouiller la parole face à la presse… EXCLUSIF CAFE PEDAGOGIQUE

Après les canicules et la sécheresse, que faire ? : table ronde avec Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal

Après un été marqué par des canicules et des sécheresses hors normes, l’urgence climatique ne peut plus être pensée comme une simple parenthèse à gérer. Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal interrogent les réponses immédiates à apporter, mais aussi les transformations économiques, sociales et démocratiques indispensables pour s’attaquer aux causes du dérèglement.

La sécheresse a touché l’ensemble de la France cet été. Le lac des Brenets, à la frontière franco-suisse, s’est retrouvé à sec dès le mois de juillet.
© Fabrice COFFRINI / AFP

Canicules à répétition, sécheresses, incendies : l’été 2026 a donné un avant-goût d’un dérèglement climatique appelé à s’intensifier. Mais comment éviter que l’adaptation à l’urgence ne serve de prétexte à renoncer à agir sur ses causes ? La climatologue Yamina Saheb, le sociologue Alain Bihr et Amar Bellal, coauteur du plan « climat-empreinte 2050 » du PCF, confrontent leurs analyses. Tous mettent en avant, au-delà des réponses techniques, la nécessité de transformer profondément nos modes de production, de consommation et d’organisation collective.

Lire aussi: La sécheresse et la crise alimentaire: comprendre les mécanismes réels

Après cet été qui nous est apparu hors normes, sommes-nous vraiment entrés dans un nouveau régime climatique ? Continuer la lecture de Après les canicules et la sécheresse, que faire ? : table ronde avec Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal

Une loi intégrale pour rendre effective une protection intégrale

Publié le 02 septembre 2026

Les violences faites aux femmes et aux enfants ne sont ni des faits divers, ni une succession de drames individuels. Elles révèlent un système qui, trop souvent encore, échoue à prévenir, entendre, enquêter, juger, protéger et réparer.

C’est tout le sens de la proposition de loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants, portée depuis plusieurs mois par une large coalition féministe et enfantiste, pleinement soutenue par le Parti communiste.

Le mot « intégrale » dit beaucoup de l’ambition politique. Parce que les violences ne se découpent pas selon nos organisations administratives, la réponse ne sera plus morcelée entre justice, santé, police, Éducation nationale, protection de l’enfance, hébergement ou accompagnement social.

Prévenir, repérer, recueillir la parole, enquêter, protéger et réparer doivent relever d’une même politique publique.

L’affaire Lyhanna a brutalement rappelé l’urgence. La revue nationale engagée après son meurtre a recensé plus de 85 000 plaintes concernant des violences sexuelles faites aux mineurs encore en cours de traitement. Derrière ces procédures, des enfants attendent des mois, parfois des années, que l’enquête avance.

La protection des enfants ne relève pas d’une promesse : c’est une obligation de l’État.
Cette loi constitue une avancée majeure. Elle porte notamment l’exigence d’actes d’enquête minimaux avant tout classement sans suite, le renforcement de la prévention et de la formation, l’amélioration de l’accueil des victimes et une meilleure articulation des institutions. Cependant, une loi sans moyens est inachevée. Sans magistrats, enquêteur·rice·s, travailleurs sociaux, personnels de santé scolaire et professionnel·les en nombre suffisant, pas de protection effective.

Les droits n’existent réellement que lorsque les services publics sont en capacité de les garantir.

C’est ce que les commissions nationales Féminisme et droits des femmes et Protection de l’enfance ont porté ensemble lors d’un atelier dédié à la loi intégrale lors des universités d’été, à Toulouse.

Les mobilisations de juin, prolongées par la grande marche du 4 juillet, ont déjà fait bouger les lignes : sous la pression citoyenne, l’examen de la loi intégrale a été accéléré et inscrit à l’agenda parlementaire pour la rentrée.

Le 7 septembre sera une nouvelle étape de ce rapport de force.

Les communistes seront pleinement mobilisés, pour que le calendrier soit tenu, que le texte ne soit pas dénaturé par l’arbitrage budgétaire et que les moyens indispensables à son application soient au rendez-vous.
Une loi intégrale pour une protection intégrale.

Véronique Sanchez-Voir

Communiqué – Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : une urgence sociale !

Fabien Roussel face à David Lisnard #LAREF26 + pétition « 211 Milliards »

À l’occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) 2026, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, débat face à David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.

Deux visions politiques confrontées autour des grands enjeux économiques et sociaux du pays : travail, salaires, entreprises, services publics, fiscalité et avenir de l’économie française.

Retrouvez l’intégralité de leur échange.

Pétition: Stop aux 211 milliards sans conditions pour les grandes entreprises !

Salaire des enseignant.es : rétablir la vérité

Après le « trop de vacances », va-t-on vers un « trop payés » ? En cette rentrée 2026, le matraquage médiatique sur le salaire des enseignants ne manquera pas d’égratigner encore l’image du corps enseignant français. Leur rémunération est pourtant bien loin des autres pays de l’OCDE avec une moyenne dépassant les 41h de travail par semaine. Le ministère oublie aussi dans son calcul les 81 293 contractuels qui touchent souvent le SMIC horaire. Continuer la lecture de Salaire des enseignant.es : rétablir la vérité

Comment le capitalisme remodèle la perception de nos corps

Selon une enquête de l’Ifop publiée le 25 juin 2026, les Françaises n’ont jamais été aussi nombreuses à se trouver « trop grosses » (61 %, contre 36 % en 1997), tandis que les hommes sont eux aussi de plus en plus nombreux à être insatisfaits de leur corps. Réseaux sociaux, valorisation des corps conformes et industries du bien-être entretiennent une insatisfaction dont le marché vend ensuite les « remèdes ».

Jamais les Françaises et les Français ne s’étaient jugés aussi durement sur leur poids. Selon une enquête publiée le 25 juin 2026 pour Darwin Nutrition, 61 % des femmes se trouvent aujourd’hui « trop grosses », contre 41 % en 2001 et 36 % en 1997. Chez les hommes, cette perception concerne désormais 48 % des personnes interrogées, contre 34 % vingt-cinq ans plus tôt.

« L’impossibilité de correspondre aux normes corporelles dominantes reste extrêmement douloureuse », observe Lauren Malka, journaliste et essayiste, autrice de Mangeuses. Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l’excès (Éditions Points). Continuer la lecture de Comment le capitalisme remodèle la perception de nos corps