Monsieur le vice-président du Sénat, cher Pierre Ouzoulias,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs les présidents d’association,
Chers camarades,
Il y a un an, nous étions réunis ici pour célébrer une grande victoire. Une grande réparation pour l’Histoire de France, pour la République et sa mémoire, pour le Parti communiste français et tous ses militants.
Une victoire acquise de haute lutte, grâce à la mobilisation de personnalités, d’élus, d’associations qui, avec un engagement qui se compte en années, ont rendu possible la décision du président de la République de faire entrer au Panthéon Missak et Mélinée Manouchian, et à travers eux la mémoire de tous nos camarades communistes, fusillés, déportés, internés parce que résistantes et résistants ; la mémoire aussi de ces dizaines de milliers de partisans de toute sensibilité, de toute confession, de toute origine qui, par leurs actions, conservèrent à la France son honneur devant l’Histoire. Continuer la lecture de Pas de peuple sans nation et pas de nation sans peuple
Emmanuel Macron a dans l’urgence convoqué hier un sommet à Paris réunissant quelques pays européens et le secrétaire général de l’OTAN.
Lors de cette réunion, la France et le Royaume-Uni se sont à nouveau prononcées pour l’envoi de troupes en Ukraine. Cela correspond à une demande du président ukrainien Volodymyr Zelenski qui a évoqué une force européenne de 200 000 hommes en Ukraine.
Ce projet est totalement irréaliste, étant donné la réalité des moyens militaires concrètement disponibles, tant pour notre pays que pour le reste de l’Union européenne. ll est surtout d’une extrême dangerosité et irresponsabilité.
L’envoi sur le terrain de troupes françaises et britanniques reviendrait à faire porter à nos deux pays la charge de l’application du « deal » passé entre Donald Trump et Vladimir Poutine, sans que l’Europe ait eu son mot à dire. Et elle aboutirait à mettre en confrontation directe les deux puissances nucléaires du continent, française et britannique, avec la Russie, au risque de les entraîner dans l’engrenage fatal de l’affrontement. En clair, cette décision signifierait l’engagement direct de l’ensemble de l’Europe dans une guerre ouverte avec la Russie, sur le sol ukrainien.
Les classes dirigeantes européennes sombrent dans le militarisme et l’interventionnisme le plus outrancier. Elles mettent ainsi en danger la paix de l’Europe et de ses peuples. Et elles sacrifient l’avenir du peuple ukrainien à une stratégie brumeuse sur laquelle il n’aura aucune prise. Leur fébrilité face aux annonces de Donald Trump et à l’ouverture de discussions russo-américaines à Riyad ce mardi n’a d’égale que la lâcheté dont elles ont précédemment fait preuve en s’alignant sur les surenchères guerrières de l’ administration Biden. L’autonomie européenne dont elles parlent aujourd’hui n’est rien d’autre que la préparation de la guerre.
Il est grand temps que les nations d’Europe retrouvent leur indépendance et que la France porte souverainement une proposition de paix et de sécurité collective pour le continent.
Il est nécessaire de répondre au plan de Donald Trump qui vise à faire capituler l’Europe, économiquement, industriellement, commercialement et politiquement. Cette réponse ne peut pas être la guerre, mais l’autonomie stratégique européenne pour la paix.
C’est d’autant plus possible, que des pays comme le Brésil, la Chine, l’Afrique du Sud en ont ouvert le chemin à travers leurs propositions ces derniers mois.
L’autonomie européenne pour la paix implique que la France et les pays européens qui le souhaitent prennent enfin une initiative diplomatique pour un cessez-le-feu et pour une paix juste en Ukraine. Une telle paix doit respecter la souveraineté de l’Ukraine et se fonder sur la Charte des Nations unies et les principes de sécurité collective en Europe tels qu’ils ont été définis dans l’acte final de la Conférence d’Helsinki. Cette initiative doit se faire en toute indépendance de l’OTAN et il appartient à la France d’en préparer la sortie. Cette alliance belliciste, qui consacre l’inféodation de notre continent aux vues impérialistes des États-Unis a vocation à être dissoute dans le cadre de la refondation de l’architecture européenne de sécurité collective.
Le Parti communiste français demande l’organisation en urgence d’un débat au Parlement sur les objectifs de la politique française et la sécurité de l’Europe.
Quand on en est arrivé à avoir des dirigeants comme ceux qui donnent le spectacle nauséeux du dévoiement de la démocratie à un point tel qu’un fasciste puisse venir leur donner une leçon de démocratie, on doit pourtant plus que jamais se garder de prendre le fascisme pour autre chose que ce qu’il est. Ce communiqué de presse du groupe communiste de Paris est exactement ce qu’il convient ! Il faut savoir garder l’espace qui est celui des communistes et qui devrait être celui de la gauche. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Illustration : fiction d’une salle de commandes de machines productrices des marchandises et services satisfaisant les besoins de l’humanité.
Les transformations du monde et la question de la démocratie: vers une nouvelle conscience politique du prolétariat ?
Le monde est en pleine mutation sous l’effet de dynamiques économiques, géopolitiques et technologiques qui redessinent les rapports de force internationaux et internes aux sociétés.
Professeur à Sorbonne Université, spécialiste du nazisme, Johann Chapoutot vient de publier un ouvrage qui détaille l’accession d’Hitler à la tête de l’Allemagne entre 1930 et 1933. Un véritable réquisitoire contre « l’extrême centre » d’hier et d’aujourd’hui.
Des libéraux autoritaires qui imposent leurs politiques d’austérité et de casse sociale et s’accrochent au pouvoir malgré les déconvenues électorales, des classes dominantes qui refusent de partager les richesses, une extrême droite dont les thèmes sont imposés dans l’espace public par un magnat des médias…
Tels sont les ingrédients de l’accession au pouvoir des nazis en 1933. Dans un livre très bien documenté et intitulé les Irresponsables, l’historien Johann Chapoutot détaille cette période occultée. Les analogies avec le présent sont inévitables.
Quatre policiers municipaux de Perpignan, accusés d’agression sexuelle sur un jeune homme de 23 ans, ont été entendus par le parquet, jeudi 13 février. Alors qu’un examen médical a confirmé des traces d’agression sexuelle, le maire RN Louis Aliot, la direction de la police municipale et des membres du syndicat Force ouvrière ont multiplié les actions pour décrédibiliser le témoignage de la victime présumée, qualifiée de « dealer » et de « délinquant ».
La victime présumée a beau avoir réalisé un examen médical, qui a confirmé la présence de traces d’agression sexuelle, et avoir saisi la justice, le corporatisme policier importe plus aux yeux des premiers concernés. Quatre policiers municipaux de Perpignan ont été placés en garde à vue, jeudi 13 février, a rapporté le bureau local d’Ici (ex-France Bleu). En cause : ils sont accusés d’avoir agressé sexuellement un jeune homme, âgé de 23 ans, suite à une interpellation datant du mardi précédent. Les quatre agents réalisaient une « opération antidrogue » dans le quartier Saint-Mathieu.
Par moment je me demande si le communiste français qui croit encore qu’il existe une issue politique dans l’état où se trouve le peuple français ne mènent pas un combat desespéré. Les communistes, les moins pires, ceux qui demeurent bienveillants, attentifs à la souffrance réelle des êtres humains, aux frigo vides autant qu’à l’humiliation des gens stigmatisés, sont si loin de mesurer la férocité de l’adversaire, Ils sont si impuissants, on a détruit leur organisation, leur formation, ils n’ont plus de presse crédible… Mais il n’y a rien d’autre qui ne soit pas lutte des places, clientélisme y compris raciste, antisémite, division gratuite… Les seuls qui effectivement ont l’amour du savoir, du développement scientifique et technique et agissent pour qu’il soit mis au service de l’humanité. Ceux qui se sont toujours battu pour le droit à la santé mais aussi pour l’énérgie nucléaire civile, pour les salaires décents et pour les technologies qui soulagent la peine du travail… Encore un effort camarades pour être moins naif, redevenir aussi durs que quand vous combattiez les fascisme sous toutes ses formes parce que ceux que vous prétendez défendre ne se font eux plus d’illusion et la moindre caissière d’un supermarché ne croit pas en l’allégement de sa peine et de son temps de travail par l’IA. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
COMMUNIQUE DE PRESSE
Sommet sur l’IA : Placer l’IA au service de l’humanité nécessite d’autres choix ! (PCF)
Le sommet organisé les 10 et 11 février par Emmanuel Macron sur l’intelligence artificielle (IA) s’inscrit davantage dans une logique de communication pour séduire les investisseurs privés qu’il ne permettra à la France et à l’Europe de construire une stratégie visant le développement d’une IA éthique au service de l’humanité. Continuer la lecture de PCF : Placer l’IA au service de l’humanité nécessite d’autres choix !
Comment le gouvernement bafoue les principes républicains et propulse le RN en s’attaquant au droit du sol
Tandis que François Bayrou souhaite engager un débat public sur ce qu’est « être français », son ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, en a donné une vision basée sur la religion et la couleur de peau. Une rupture profonde avec les principes républicains.
Le pire est sans doute que cela ne choque plus. Qu’un ministre classe des êtres humains en fonction de leur apparence ou de leur culte ne suscite en 2025 aucun appel massif à la démission, à peine une indignation. C’est pourtant bien ce qu’a développé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, jeudi sur LCI, pour justifier sa volonté de restreindre le droit du sol sur tout le territoire français : « Là (à Mayotte –NDLR), vous avez un exemple, sur un petit territoire, d’une société totalement déséquilibrée par les flux migratoires. Or, ce sont des musulmans, ils sont noirs… Voilà. C’est simplement qu’aucune société, quelle que soit la culture, ne peut supporter une proportion où il y a, comme disait le premier ministre, une submersion. » Continuer la lecture de « Même le régime de Vichy n’a pas osé le discuter »
Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme, nous dit Jean paul Legrand. Il y a dans cette terrible période des gens entre qui s’est construit une confiance (c’est comme les allumettes ça ne sert qu’une fois) parce qu’ils sont simplement prêts à agir au-delà de leur nombril, de leurs médiocres intérêts. Ils tiennent bon au-delà de toute raison et là où ils sont font ce qu’ils peuvent. Ils sont isolés encore mais partout en France présents, ce sont les communistes. Merci Jean Paul, merci à tous ceux qui tiennent bon et refusent l’autodestruction. Comparez ce discours avec celui de ceux qui vous vantent l’oportunité boursière de la mise à sac de l’industrie française, de quel côté ave-vous envie de vous battre ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ?
Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme.