Le géant chinois du numérique Huawei a annoncé ce lundi 26 mai produire dans quelques années des semi-conducteurs semblables aux plus puissants du genre, malgré la rétention technologique imposée par Washington à Pékin.
Voilà la réalité celle face à laquelle l’impérialisme n’a d’autre issue que poursuivre dans cette logique mortifère et la violence de la répression face à des peuples entiers que l’on sacrifie… Il n’y a plus que la guerre et le fascisme mais il est déjà là… et l’union pas les divisions électoralistes dans des jeux de bistrot mais le rassemblement contre cette politique de guerre économique, politique, civilisationnelle… C’est pour protéger leur propre peuple que la rencontre entre Poutine et Xi a eu lieu, le faire en tentant de préserver un monde multipolaire échappant à cette logique catastrophique dans laquelle se mêlent la guerre de l’hégémon en crise avec la transformation des forces productives, avec quelle orientation au profit de qui ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
L’OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. YB/GFJ/SN/SS/ – REUTERS – Yannis Behrakis
Dans un rapport alarmant, l’OIT estime que la guerre au Moyen-Orient pourrait détruire jusqu’à 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027, sous l’effet conjugué de la flambée du pétrole et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
La guerre au Moyen-Orient ne se limite plus à un choc géopolitique et énergétique : elle commence désormais à détruire des emplois à l’échelle mondiale. Dans un rapport publié lundi, Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur une dégradation rapide des marchés du travail, avec des pertes pouvant atteindre 38 millions d’emplois à temps plein d’ici 2027 dans un scénario de crise prolongée.
L’organisation met en garde contre un impact économique appelé à se diffuser « bien au-delà de la région ». « La hausse des coûts de l’énergie, la perturbation des routes de transport, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’affaiblissement du tourisme et les contraintes migratoires pèsent sur les économies et les marchés du travail », avertit-elle.
Pour l’OIT, le conflit agit comme un choc lent mais profond sur l’économie mondiale. « Au-delà de son coût humain, la crise au Moyen-Orient (…) est un choc lent et potentiellement durable qui transformera progressivement les marchés du travail », a déclaré Sangheon Lee, auteur du rapport. L’organisation redoute un affaiblissement durable de l’emploi de qualité. Cette crise pourrait, selon lui, « laisser des cicatrices plus profondes en affaiblissant les conditions qui rendent le travail décent, sûr et protégé ».
Chute des revenus du travail
L’OIT fonde ses projections sur un scénario « illustratif » dans lequel les prix du pétrole progresseraient d’environ 50 % par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte économique mondial déjà « marqué par une croissance faible ». Dans cette hypothèse, « les heures de travail mondiales devraient reculer de 0,5 % en 2026 et de 1,1 % en 2027 », soit l’équivalent de 14 millions puis 38 millions d’emplois à temps plein supprimés.
Le choc toucherait également directement les revenus. Les revenus réels du travail pourraient « diminuer de 1,1 % et de 3 % », soit une perte estimée à 1.100 milliards de dollars en 2026 puis 3.000 milliards en 2027. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,1 point puis de 0,5 point.
Les Etats arabes en première ligne
L’OIT estime que les conséquences seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. Les Etats arabes apparaissent comme la zone la plus exposée. Dans cette région, les heures de travail pourraient chuter de 3,7 % dans un scénario de crise prolongée et jusqu’à 10,2 % en cas d’escalade majeure. L’organisation avertit que « les travailleurs migrants devraient supporter une part disproportionnée » du choc.
« Environ 40 % des emplois dans les Etats arabes se trouvent dans des secteurs à haut risque », a expliqué Maurizio Bussi. Sont particulièrement concernés le commerce, la construction, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les transports ainsi que l’hébergement-restauration.
L’Asie-Pacifique fragilisée
L’onde de choc s’étend déjà vers l’Asie. L’OIT souligne que la dépendance de nombreux pays asiatiques aux importations d’énergie et aux migrations de travail vers les pays du Golfe « entraîne des effets de contagion ». Dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique, les heures travaillées devraient reculer de 0,7 % en 2026 puis de 1,5 % en 2027.
L’organisation s’inquiète également du ralentissement des recrutements dans les monarchies du Golfe, qui « exerce une pression sur les migrations et les envois de fonds ». Pour de nombreux ménages d’Asie du Sud et du Sud-Est, ces transferts d’argent constituent une source essentielle de revenus.
Face à ce risque social mondial, l’OIT juge les réponses des gouvernements encore trop limitées. Les mesures prises dans différents pays restent « inégales, fragmentées et souvent limitées », estime l’organisation. Elle appelle les Etats à « renforcer l’accent sur l’emploi et les revenus » afin de soutenir les secteurs les plus fragilisés et de protéger les travailleurs précaires. L’institution insiste notamment sur la nécessité d’aider les salariés de l’économie informelle, les travailleurs migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les plus vulnérables face à l’extension du choc économique provoqué par la guerre.
Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, dénonce la faiblesse des mesures annoncées par le premier ministre sur le pouvoir d’achat. Il invite à se mobiliser devant les préfectures et le siège de Total, dont il réclame la nationalisation. Il s’exprime également sur les enjeux du 40e congrès du Parti communiste.
Fabien Roussel appelle à des mobilisations contre la vie chère et réclame la nationalisation de TotalEnergies qu’il accuse de profiter de la crise au Moyen Orient.
Le PCF tiendra son congrès les 3, 4 et 5 juillet à Lille. Il sera précédé de débats dans les sections et départements. Fabien Roussel, son secrétaire national, invite à avoir un parti « uni et fort » et se dit prêt à consacrer toute son « énergie » à la bataille des élections présidentielles si les militants communistes le désignent candidat par un vote en septembre.
Déclaration du chapitre cubain du Réseau en Défense de l’Humanité. Il est facile pour nous qui sommes encore protégés (pour combien de temps) de la perversité sadique de l’impérialisme d’affirmer notre adhésion à cette déclaration, pourtant il est nécessaire plus que jamais d’éclairer l’incroyable résistance de cette île de la liberté qui s’est portée aux avants postes en défense de l’Humanité. La résistance n’est pas simple baroud d’honneur, elle est stratégie face à un impitoyable ennemi qui lui aussi planifie obsessionnellement la fin de Cuba. Mais la force de l’île c’est à la fois de ne compter que sur elle-même et dans le même temps de s’être toujours intégré à un combat, un rapport de forces collectif dans lequel elle paraît s’oublier parce que c’est la seule chance de survie, une leçon que nous devrions admettre nous Français pétrifiés, divisés, entraînés malgré nous dans un bellicisme sans issue sauf à détruire l’Humanité. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
« L’impérialisme planifie froidement ses temps forts. Chaque étape fait partie de son obsession historique de s’emparer de Cuba.
Malgré le cessez-le-feu au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, stratégique pour l’exportation d’engrais sur tous les continents, est toujours partiellement paralysé. Pertes agricoles colossales et famine guettent de nombreux pays du monde, notamment en Afrique.
Loin des élevages hors-sol où caquettent dans un indescriptible brouhaha coqs, poules ou poussins, les poulets font la une des journaux, s’incrustent dans les bulletins d’information et les magazines télévisés, nourrissent murmures, sourires en coin, commentaires et conjectures en tous genres.
Loin de la basse-cour, le populaire gallinacé qui n’a rien demandé se retrouve au cœur d’une polémique dans une belle ville jouxtant Paris : Saint-Ouen-sur-Seine. Là, des responsables politiques de gauche se lancent au visage des cuisses de poulet frit sous les goguenards et gras rires de la droite et de quelques milieux d’affaires. Ils sont si heureux qu’on détourne l’attention des enjeux fondamentaux.
J’assure les publications de ce matin, après avoir reçu un message hier soir de Danielle, qui a fait une mauvaise chute. Avec l’aide de son entourage, elle a pu aller à la pharmacie et a de nombreuses contusions. Nous lui souhaitons tous le meilleur repos et rétablissement. La candidature de Mélenchon, lancée très prématurément, alors que se prépare une crise majeure, ne permet ni la mobilisation collective, ni l’unité. Renvoyant le peuple à l’échéance électorale, qu’il proclame gagné d’avance (comme il l’avait fait en défiant Marine Le Pen à Hénin-Baumont lors de législatives, avant de se désintéresser définitivement de ce territoire ouvrier et populaire après sa défaite retentissante), Mélenchon se pose en obstacle à l’action collective. La crise et les transformations mondiales et nationales provoquées par la fermeture du Détroit d’Ormuz se poseront dès les prochaines semaines, dès la fin du moi de mai et le début de celui de juin et s’approfondiront à l’été. La construction de l’unité du peuple nécessite d’apporter une perspective de solution à la marche vers la guerre, c’est la perspective du Sud global et des BRICS, de l’ouverture de discussions avec la Russie et la Chine et au renforcement du pouvoir des monopoles de la finance qui veut faire payer cette marche à la guerre par la destruction des moyens de vie et de développement du peuple et de la nation, c’est la perspective de l’unité du peuple et de l’unité de la nation autour de son intérêt immédiat, l’intérêt collectif, la réindustrialisation et la modernisation de la France, par la planification et le pouvoir aux mains des travailleurs. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société)
Rien de plus vache qu’un trotskiste pour un autre trotskiste. Il est vrai que l’obédience de Mélenchon, les lambertistes a un lourd passé qui a pesé sur souvent injustement sur d’autres branches. Comme ici WSWS qui est incontestablement la branche avec laquelle le dialogue est le plus intéressant. Même si je ne partage pas tous les arguments il y a qui paraissent incontournables et que nous avons déjà note en fait le soutien évident à la politique impérialiste de Macron comme en a témoigné son interview à la tribune du dimanche et plus généralement toutes ses prises de position et celles de LFI qui ont visé non seulement à diviser la gauche mais à le faire sans autre perspective qu’une manoeuvre électoraliste pour la présidentielle, une véritable obsession « mitterrandienne ». (Note de Danielle Bleitrach)
Le 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 sur le plateau du journal télévisé de TF1. L’entretien qu’il a accordé à Anne-Claire Coudray a exposé non pas une perspective révolutionnaire, mais l’absence d’une telle perspective. Avec son parti La France insoumise (LFI), il agit non pas pour mobiliser les travailleurs contre l’austérité et la guerre, mais pour les étouffer par une orientation nationaliste vers les institutions capitalistes françaises. Continuer la lecture de Mélenchon 2027: une candidature présidentielle qui freine la mobilisation des travailleurs (Alexandre Lantier)
Le PDG de TotalEnergies menace les automobilistes de revenir sur le plafonnement des prix à la pompe si jamais le gouvernement cherchait à taxer les profits de guerre réalisés par la multinationale. De quoi susciter une indignation dans une partie de la classe politique.
Oubliez le profiteur de crise, dont l’entreprise engrange des milliards de dollars depuis le début de la guerre en Iran : en réalité, le patron de TotalEnergies est un bienfaiteur de l’humanité, dont le sens du dévouement n’a d’égal que l’attachement à notre souveraineté. C’est (à peine caricaturé) l’improbable récit opposé par le PDG du pétrolier à ceux qui voudraient lui demander des comptes.
« L’enjeu est de renforcer la démocratisation d’accès aux pratiques physiques, sportives et artistiques. Cela passe par une politique volontariste et le vote d’un budget qui répond aux besoins des jeunes dans leur diversité : milieu social, lieu de vie, genre… L’augmentation du temps d’éducation physique et sportive à l’école doit aussi s’accompagner de programmes à visée émancipatrice fondés sur l’acquisition d’une culture commune ». Fabrice Allain et Coralie Benech co-secrétaires du SNEP-FSU depuis le mois dernier, évoquent pour le Café pédagogique les principales orientations et priorités de leur mandat. Pour eux, la « définition sociale de l’École est bien différente des injonctions aux parcours personnels ou de la réduction de la discipline à la seule santé physique. Le SNEP-FSU promeut une santé « transformatrice », soit un pouvoir d’agir de l’individu dans son contexte social ». Continuer la lecture de Sport à l’école : le SNEP-FSU défend une vision sociale et émancipatrice
Ne vous faites aucune illusion : Macron et ses pareils ont fait leur choix c’est celui de la guerre, partout qu’il s’agisse du Moyen Orient à l’Ukraine, il suffit d’écouter les plateformes comme BMTV ou LCI, il y a l’adhésion à la pseudo toute puissance de l’armada US et l’incapacité à adopter ne serait-ce que la position limitée de L’Espagne et du refus qui grandit dans l’UE comme dans le reste du monde. Que l’on ne se fasse pas d’illusion ce n’est pas en jouant la politique de l’autruche et en feignant d’ignorer le contexte de cette adhésion que l’on obtiendra la paix. Il y aura la guerre à moins que… mais en ce moment hélas je ne vois aucune force politique française en état de participer à ce combat pourtant vital… La situation est pire que celle de l’étrange défaite et ce n’est pas l’électoralisme autour des primaires présidentielles qui obnubile les formations qu’elles soient de droite ou de gauche, avec ou sans populisme « radicalisé » pour mieux aller à la soupe qui aidera à prendre conscience du danger… (note et traduction de danielle Bleitrach)
L’ALLIANCE ENTRE L’ALLEMAGNE ET L’UKRAINE, NOYAU DE L’ARMÉE EUROPÉENNE
pour Miguel Candel
Il n’est pas aisé de penser stratégiquement dans un monde en proie aux conflits. La clé : discerner les tendances sous-jacentes. La réaction négative contre l’axe Netanyahu-Trump est si compréhensible que l’on oublie parfois que les politiques qu’ils mettent en œuvre s’inscrivent dans des précédents clairs et précis, profondément ancrés dans les pratiques politiques américaines. L’arrivée d’une nouvelle administration démocrate n’entraînerait pas de changements substantiels, notamment parce que de puissants lobbies israéliens continueraient d’exercer un droit de veto sur la politique d’un pays qui lutte désespérément pour maintenir son hégémonie. Il s’agit de puissance mondiale et de la manière de la conserver. Sur ce point, les divergences sont minimes entre les classes dirigeantes des États-Unis. Continuer la lecture de Il y aura la guerre, à moins que …