Séisme au Maroc : le cauchemar du « petit peuple » de Marrakech + communiqué PCF

Un tremblement de terre d’une magnitude de près de 7 sur l’échelle de Richter ravage la cité historique et sa région, faisant plus de 2000 morts et des centaines de victimes parmi les personnes les plus exposées socialement, contraintes de vivre dans des habitations dépourvues du moindre équipement parasismique.

 

Les habitants de Marrakech et de ses alentours, au sud de la grande ville marocaine, ont vécu l’enfer dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 septembre. Frappé par un séisme d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter, la plus élevée, semble-t-il qu’ait jamais relevé le royaume chérifien, ils ont vu leurs logements s’effondrer en partie ou en totalité. Des proches, des amis, ont été ensevelis sous les décombres. Les portés disparus risquent de venir rapidement grossir les chiffres des victimes de la catastrophe évalué à au moins 2000 morts ce 10 septembre à 11 heures. Continuer la lecture de Séisme au Maroc : le cauchemar du « petit peuple » de Marrakech + communiqué PCF

FSU : « le gouvernement porte un projet éducatif extrêmement dangereux »

Inégalités scolaires : « le poids de l’origine sociale est massif »

Un rapport de France Stratégie souligne le poids écrasant de l’origine sociale sur les trajectoires de vie. Deux tiers des élèves des catégories supérieures font des études après le bac, contre un quart parmi les enfants de familles modestes.

Le rapport de France Stratégie révèle que seulement 25 % des enfants issus de famille modeste accèdent aux études supérieures.
© Tobias SCHWARZ / AFP

 

« Poids des héritages et parcours scolaires ». L’intitulé du rapport rendu public ce 7 septembre par France Stratégies, un organisme autonome gouvernemental, traduit bien les enseignements de cette vaste étude destinée à comprendre « comment se fabriquent les inégalités au cours des parcours scolaires ».

Les travaux menés par ses trois autrices, Johanna Barasz, Peggy Furic et Bénédicte Galtier, dressent un vaste panorama qui met en lumière, à travers une synthèse des travaux statistiques conduits depuis une quinzaine d’années, le poids écrasant de l’origine sociale, de l’ascendance migratoire et du genre sur les parcours éducatifs, démontrant que les inégalités commencent « dès les premiers pas de l’enfant ». Peggy Furic, cheffe de projet chez France Stratégie sur les questions d’inégalités et de pauvreté, éclaire ici cette démarche inédite et dévoile ses principaux constats. Continuer la lecture de Inégalités scolaires : « le poids de l’origine sociale est massif »

Restauration ou République : « Lire, écrire, compter, se comporter » ? Par C. Lelièvre in Caf. Péda.

Pauvreté : un tiers des Français peinent à faire trois repas par jour

La 17e édition du baromètre de la pauvreté et de la précarité, publiée ce mercredi 5 septembre, par le Secours populaire français, montre que la situation économique des Français ne cesse de se détériorer, particulièrement pour les plus modestes.

Les revenus des foyers ne suffisent plus pour beaucoup à finir le mois et 18 % d’entre eux vivent continuellement à découvert
© Mathieu Dréan

 

Alors que les prix n’en finissent plus d’augmenter, d’une année sur l’autre, la situation financière des Français continue d’empirer. Les chiffres le confirment amèrement. C’est ce qui ressort, une fois de plus, du baromètre de la pauvreté et de la précarité du Secours populaire français (SPF).

Dans un contexte toujours plus préoccupant, la 17e édition de cette enquête très complète, réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français de 16 ans et plus et rendue publique mercredi 6 septembre, révèle que les difficultés à assurer les dépenses courantes augmentent encore et atteignent de nouveaux records. Ainsi, 45 % des personnes interrogées avouent avoir des difficultés pour payer certains actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale. Elles étaient 39 % en 2022. Continuer la lecture de Pauvreté : un tiers des Français peinent à faire trois repas par jour

Sébastien Menesplier : « Cette convocation est vécue comme une attaque contre tous les militants CGT »

Alors que se met en place la réforme des retraites, une vague sans précédent de procédures disciplinaires, policières ou judiciaires, s’abat sur des salariés et militants syndicaux ayant pris une part active aux grèves contre le recul de l’âge légal à 64 ans. Parmi eux, Sébastien Menesplier, convoqué ce mercredi à la gendarmerie. Pour le secrétaire général de la fédération mines et énergies de la CGT, il s’agit d’attaques « politiques ».

Le secrétaire général de la Fédération nationale mines-énergie CGT, Sébastien Menesplier (à droite), est convoqué le mercredi 6 septembre à la Gendarmerie de Montmorency (Val-d’Oise).© Pierrick Villette/ABACAPRESS.COM

Cinq jours seulement après l’entrée en vigueur de la réforme des retraites, Sébastien Menesplier, secrétaire général de la fédération CGT des mines et de l’énergie (FNME-CGT), membre du bureau confédéral de la CGT, est convoqué à la gendarmerie pour répondre d’une coupure de courant effectuée à Annonay (Ardèche), en mars, alors que l’exécutif imposait en force le recul de l’âge légal de départ de 62 ans à 64 ans. Cette convocation donne un ton particulier à la rentrée sociale.

En même temps que le gouvernement se presse de faire oublier le mouvement social historique du premier semestre en annonçant une conférence sociale, finalement réduite comme une peau de chagrin, sur les salaires, une vague de procédures disciplinaires assorties de convocations policières et judiciaires s’abat sur des salariés ayant participé aux grèves. Des procédures le plus souvent à l’initiative ou sous dénonciation d’entreprises publiques, notamment dans l’énergie.

Face à cette répression antisyndicale, la solidarité s’organise. Un rassemblement est prévu mercredi, dès 8 h 30, devant la gendarmerie de Montmorency (Val-d’Oise), où le représentant de la FNME-CGT doit être entendu. À Bruxelles, des syndicats européens apporteront leur soutien à leurs homologues français. L’Humanité y contribue, à sa manière, en donnant la voix, à travers Sébastien Menesplier, aux près de 1 000 militants et dirigeants syndicaux inquiétés à la suite du mouvement social du début d’année. Continuer la lecture de Sébastien Menesplier : « Cette convocation est vécue comme une attaque contre tous les militants CGT »

Sommet des BRICS : il y a urgence à agir pour un nouvel ordre du monde de paix et de coopération (PCF)

Le sommet des BRICS qui s’est tenu à Johannesburg du 22 au 24 août marque une étape majeure dans la possibilité d’une recomposition en cours du monde. Avec six nouveaux membres, dont deux producteurs majeurs d’hydrocarbures, les BRICS représenteront à partir de janvier 2024 plus du quart du PIB mondial (plus de 35% en mesurant les PIB en parité de pouvoir d’achat) et près de 50% de la population de la planète.

C’est donc un élément important dans la remise en cause de l’hégémonie états-unienne et occidentale et dans la contestation de ses outils que sont principalement le dollar et l’Otan. Le grand nombre de pays ayant le statut d’observateurs montre la volonté de peser dans la recomposition des rapports de force. Cela ouvre également au sein du groupe de nouvelles contradictions : fractures accrues du monde ou nouvelle unification pour un monde commun et un nouvel ordre économique mondial ?
Le monde est à la croisée des chemins et de nouvelles perspectives s’ouvrent renforçant le refus de l’engrenage des confrontations militaires, économiques, commerciales et énergétiques, de l’égoïsme climatique et appelant à l’action pour un monde de sécurité commune et de coopérations dans le respect de la souveraineté des peuples.

Nous appuyons l’exigence des BRICS de paix, de partage et de co-développement. Nous appuyons et appuierons leur exigence d’une réforme profonde du FMI : le droit de veto, de fait, des États-Unis au FMI doit être supprimé et les droits de vote doivent tenir compte du poids démographique des pays. Nous appuyons leur exigence d’une alternative au dollar des Etats-Unis.

Il est urgent d’agir pour un nouvel ordre du monde régi par la paix, la sécurité commune et par des rapports internationaux équitables, rompant avec la logique de blocs qui est celle que cherchent à imposer les États-Unis et à laquelle l’Union Européenne emboîte le pas, contre l’intérêt même de l’Europe et de ses peuples. Cela implique d’agir pour une véritable monnaie commune mondiale alternative au dollar à partir des droits de tirage du FMI panier de monnaies qui doit être réformé et élargi à d’autres monnaies. Le rôle du dollar doit reculer dans les échanges commerciaux comme dans les réserves mondiales ou le crédit. Contrairement au « pacte financier » conservateur et paternaliste proposé par E. Macron, il est urgent d’émettre massivement des financements mondiaux à taux très bas pour répondre aux besoins de développement de tous les peuples : affectés à la protection sociale, aux services publics, aux investissements écologiques et créateurs d’emploi.

L’essor et le juste partage des biens communs universels doivent être les forces motrices de la mise en place de ces coopérations internationales émancipatrices d’un nouveau type. Le PCF s’y emploiera et considère que c’est une responsabilité de l’ensemble des forces progressistes et communistes pour un monde et une humanité commune. La France et l’Union européenne ont une responsabilité majeure en ce sens, contre la montée des fractures dans le monde et contre la domination impériale du dollar et de sa logique de guerre et de divisions.


Lire aussi: L’élargissement des Brics l’aube d’un monde nouveau in Histoire & Société

 

Valence d’Agen. L’expression démocratique doit être préservée ! (PCF)

En date du 14 février 2023, le maire de Valence d’Agen et président de la communauté de communes des Deux Rives a pris un arrêté municipal visant à interdire la distribution de tracts sur le marché de plein vent au prétexte de possibles troubles à l’ordre public.

Cette décision vient à la suite de la suppression des panneaux d’affichage d’expression libre sur la commune et sur quasiment toute l’intercommunalité. Ces faits ressemblent à un verrouillage politique de la part de M. Baylet qui supporte mal la contradiction et l’émergence d’opinions divergentes de la sienne. Dans un courrier en date du 5 juin 2023, nous demandions la possibilité d’installer une table, moyennant finances bien sûr et nous n’avons pas eu de réponses. Les communistes protestent contre ses dispositions qui empêchent une expression responsable, libre et citoyenne.

A l’heure, ou des forces obscurantistes comme le RN porteuses de discriminations, d’intolérances et de rejets des autres affichent leurs ambitions anti-républicaines, il est urgent de favoriser le débat pour l’émergence des idées progressistes. Présents sur les marchés, dans les quartiers et les villages depuis toujours, les communistes dénoncent ici une atteinte à la liberté d’expression et demandent :

  1. Le retrait de cet arrêté municipal
  2. La mise en œuvre d’un règlement de publicité intercommunal avec la pose d’espace d’affichages conformes à la réglementation en vigueur

Par ailleurs, les communistes sollicitent le soutien des forces syndicales, démocratiques et républicaines afin d’agir contre cette situation intolérable.

Maximilien Reynes Dupleix

Secrétaire de section


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À la veille de la rentrée scolaire, au moins 2000 enfants sont sans abri

Au moins 2 000 enfants vivent dans la rue, un chiffre en hausse de 20 % sur un an, selon un rapport publié le 30 août par l’Unicef et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). Alors que le gouvernement s’était engagé à éradiquer ce fléau, les associations dénoncent une politique court-termiste et une « gestion à l’urgence ».

Au moins 2 000 enfants vivent dans la rue, soit 20 % de plus qu'en 2022.

Au moins 2 000 enfants vivent dans la rue, soit 20 % de plus qu’en 2022.
AFP

À l’heure où les familles s’affairent à préparer les dernières fournitures scolaires en cette veille de rentrée, d’autres se demandent où elles passeront la nuit. Cette situation concernerait près de 2000 enfants, livrés à la rue, selon un baromètre publié le mercredi 30 août par l’Unicef et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). Un chiffre en hausse de 20 % en une année.

Lire aussi: 1 990 enfants dorment dans la rue (Unicef)

Ce décompte, réalisé sur la base des appels au 115 des familles n’ayant pas obtenu de solutions d’hébergement, est « un minimum » ne tenant pas compte de celles qui, découragées ou mal informées, renoncent à appeler.  « C’est un échec collectif », déplore Pascal Brice, le président de la FAS, interrogé par franceinfo. Continuer la lecture de À la veille de la rentrée scolaire, au moins 2000 enfants sont sans abri

Élèves handicapés, le mirage de l’école inclusive

Plus des trois quarts des élèves handicapés n’ont pas accès à une scolarité normale, voire sont déscolarisés, selon une enquête publiée le 28 août par l’Unapei, un réseau d’associations, qui dénonce le non-respect par l’État français de ses obligations envers les enfants porteurs de handicap.

Une classe de primaire à l'école publique de l'Île-d'Arz, dans le golfe du Morbihan, le 2 septembre 2019.

Une classe de primaire à l’école publique de l’Île-d’Arz, dans le golfe du Morbihan, le 2 septembre 2019.
AFP

Caroline Boudet partage depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux le quotidien de sa fille Louise, 8 ans, qui a une trisomie 21. À chaque rentrée scolaire ressurgissent les mêmes incertitudes et les mêmes angoisses. Louise, scolarisée en classe Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire), aura-t-elle une AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) pour l’aider ? Le nombre d’heures d’accompagnement accordé par la MDPH (Maison des personnes handicapées) pourra-t-il suffire pour donner à sa fille des chances d’avancer à son rythme ? Comment contrer les demandes répétées de sortir Louise de l’école ordinaire pour l’envoyer dans un Institut médico-éducatif (IME), dont les délais d’attente se comptent en années ? Continuer la lecture de Élèves handicapés, le mirage de l’école inclusive