A quoi sert une campagne présidentielle, suivez Edwy Plenel par D. Bleitracht

NDLR de MAC: à méditer!

A propos d’une saloperie contre ROUSSEL et dans le même temps une déclaration imbécile du secteur international, ces quelques mises en garde. D’abord que cherche mediapart, qui est EDWY PLENEL ?

Les élections présidentielles décuplent le pouvoir de nuisance de certains individus appartenant à un marigot mais ils sont rarement seuls pour agi … Mais pourquoi et pour qui roule-t-il en prétendant créer un halo trouble autour de Fabien Roussel ? Soyons direct, selon nous, cela fait partie de manœuvres de Mélenchon et du “vote utile”, cela n’est pas étranger aux parrainages que sous couvert de démocratie la droite et le centre donnent à certains pour être assurés que l’échiquier politique restera dans certaines limites. En ce sens, les ententes MELENCHON-PLENEL pour attaquer le candidat communiste ne sont que la pointe de l’iceberg: le contexte est celui d’une recomposition de l’échiquier politique français autant que des forces géopolitiques. Continuer la lecture de A quoi sert une campagne présidentielle, suivez Edwy Plenel par D. Bleitracht

Le mouvement ouvrier canadien uni contre l’insurrection réactionnaire des camionneurs

 

Le mouvement ouvrier canadien uni contre l’insurrection réactionnaire des camionneurs

Un résident participant à une contre-manifestation donne le pouce à un camion circulant dans un convoi en route vers la Colline du Parlement, au 17e jour d’une manifestation contre les mesures liées à la COVID-19 à Ottawa, au Canada, le dimanche 13 février 2022. | Justin Tang / La Presse canadienne via AP

WINNIPEG (Manitoba) — Les Canadiens en ont de plus en plus assez des manifestations réactionnaires des gros camionneurs de plates-formes qui bloquent les routes commerciales entre les États-Unis et le Canada et ferment les rues principales de plusieurs villes. Les usines ferment des deux côtés de la frontière, laissant des dizaines de milliers de travailleurs sans emploi.

À l’heure actuelle, il est clair que le gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau traite les insurrectionnistes avec des moufles très douces et permet aux dirigeants d’extrême droite d’enfreindre la loi et de travailler pour renverser les élections de l’automne dernier.

Jusqu’à présent, la réponse est très différente de la façon dont les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada déploient des forces contre les manifestants des droits des Autochtones et les travailleurs en grève, qui ont été confrontés à divers moments à des arrestations massives, des tireurs d’élite, des mines terrestres, des gaz lacrymogènes et des tronçonneuses. Pourtant, alors que les protestations des camionneurs continuent de s’éterniser, les gouvernements n’utilisent envers aux que les traitements les plus doux. Continuer la lecture de Le mouvement ouvrier canadien uni contre l’insurrection réactionnaire des camionneurs

Des colleuses sur le banc des accusées

Justice Ce lundi s’ouvre le procès de quatre militantes féministes violemment interpellées le soir du 14 juillet 2020, à Nantes, à proximité d’un de leurs collages. Pour avoir réagi, elles risquent deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Manifestation organisée à Nantes, le 8 septembre 2020. Estelle Ruiz/Hans Lucas

Manifestation organisée à Nantes, le 8 septembre 2020. Estelle Ruiz/Hans Lucas

Elles sont quatre. Quatre membres du collectif des Colleuses de Nantes, engagées contre les féminicides et les violences faites aux femmes. Ce lundi, s’ouvre leur procès au tribunal judiciaire de Nantes (Loire-Atlantique).

Toutes sont passibles de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour « avoir, sans arme et en réunion, opposé une résistance violente ». Mais l’une d’elles est également poursuivie pour « avoir volontairement­ commis des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’incapacité­ de travail (ITT) ». Pour cela, elle encourt trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Des griefs qu’elles rejettent en bloc. « On attend d’être relaxées. Toutes. On n’est pas coupables », répète Anelya, 25 ans. Continuer la lecture de Des colleuses sur le banc des accusées

M. Lopez, le Zemmourien!

Nous l’avons déjà dit sur ce site, M. Lopez, ci-devant maire de Moissac n’en a cure des promesses électorales et des affirmations péremptoires sur les réseaux sociaux, tantôt Dr Jeckill sur FaceBook et Mr Hyde sur Tweeter.  La succession des évènements de cette semaine nous conforte dans notre analyse du glissement vers « Z » du premier édile de la Ville des Justes.

Il a beau s’en défendre à force d’interviews dans la presse, les médias plus que jamais complaisants envers lui, les faits sont têtus: Un dir’com responsable de « reconquête en 82 », un directeur de cabinet (ancien conseiller régional) qui vient de basculer aussi et cerise sur le gâteau l’adjointe à …. la culture qui prend parti pour le négationniste pétainiste.

Pôvre maire qui doit se sentir esseulé dans sa tour d’ivoire et qui n’attend qu’une occasion pour déclarer sa flamme à « Z » quand le conseil constitutionnel attend de valider son parrainage pour? Continuer la lecture de M. Lopez, le Zemmourien!

Rentrée 2022 : coupes claires dans les collèges et lycées

Les dotations horaires annoncent des fermetures de classes et de dispositifs pédagogiques utiles aux élèves les plus fragilisés par la crise sanitaire.

En septembre, 440 postes d’enseignants du secondaire doivent être supprimés.

En septembre, 440 postes d’enseignants du secondaire doivent être supprimés.

Pas très convaincant, Jean-Michel Blanquer, quand il veut jouer les prestidigitateurs. En décembre 2021, le ministère de l’Éducation nationale sortait triomphalement de son chapeau 1 615  « équivalents temps plein supplémentaires » dans l’enseignement secondaire pour la rentrée de septembre 2022. Un lapin blanc franchement miteux apparu grâce à une réforme de la formation initiale des enseignants qui envoie une partie des stagiaires à temps plein devant les classes. Au fond du chapeau : 440 suppressions de postes bien réelles. Depuis fin janvier, l’arrivée des dotations horaires globales (DHG) dans les collèges et lycées ne fait que confirmer cette crainte et suscite la colère. Continuer la lecture de Rentrée 2022 : coupes claires dans les collèges et lycées

Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

Oubliés le « bruit » et la « fureur » ! Désormais, Jean-Luc Mélenchon brandit avec fierté un brevet de respectabilité décerné par le président du MEDEF : « vous êtes prêt à gouverner », lui a confié Geoffroy Roux de Bézieux devant deux millions de téléspectateurs.

Gouverner, mais pour quoi faire ? Le programme du leader des « Insoumis » contient un grand nombre de propositions sociales et écologiques mais – à la différence du programme La France des jours heureux de Fabien Roussel qui consacre un chapitre entier aux moyens financiers d’atteindre six grands objectifs sociaux, écologiques et féministes – il est fort peu explicite sur les moyens de les réaliser.

Faute d’indiquer comment seront produits plusieurs centaines de milliards de richesses supplémentaires, la lecture de L’avenir en commun laisse le sentiment que ce programme n’est pas financé, qu’il s’agisse des dépenses publiques, de celles de la Sécurité sociale mais aussi de celles des entreprises. Pour y voir plus clair, on a consulté un document publié le 7 février sur le site melenchon2022.fr et intitulé Comment nous allons atteindre le plein emploi, qui a nourri le discours sur les questions économiques prononcé par le candidat en meeting à Montpellier le 13 février. Continuer la lecture de Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

AG du comité de défense de l’Hopital intercommunal Castelsarrasin-Moissac: A l’offensive!


Vendredi 11 février 2022 à 18h salle de Gandalou à Castelsarrasin

Une cinquantaine de présents dont M. Durrens Serge et Lannes Serge représentant M.Bésiers excusé, Mme Hemmami élue moissagaise d’opposition et plus de 20 excusés ayant donné pouvoir.

Le président Gilles Neupont ouvre la séance en rappelant le principal problème qui a mobilisé la population à savoir la fermeture des urgences la nuit. De ce côté-là, rien de neuf, après une date de réouverture prévue le 1er février2022 l’échéance a été repoussée au mois d’avril, en fait la réouverture des urgences n’est plus d’actualité d’autant que le recrutement des médecins n’avance pas et pire, 3 médecins urgentistes hospitaliers démissionnent ! La mobilisation de la population a été importante et, si le nouveau CA en décide, le comité de défense organisera de nouvelles actions au mois de mars.

En tant que membres de la Fédération Nationale des comités de défense, nous recevons des informations qui montrent que cette situation se retrouve dans de nombreux hôpitaux en France.

La préfète ne souhaite pas nous recevoir, elle préfère poser pour des selfies sur des ronds-points ! Les députées sont intervenues à l’Assemblée Nationale sans obtenir d’engagement précis.

Nous refusons de supporter les conséquences de la politique de santé conduite depuis longtemps.

L’association est apolitique mais cela ne signifie pas qu’on n’a pas de sens politique et nous appelons les citoyens à voter pour sanctionner ceux qui nous ont amené à cette situation.

Devant le refus du directeur de l’hôpital et de l’ARS de mettre à disposition les documents de gestion, nous avons sollicité la CADA par le biais du tribunal administratif. Nous avons obtenu gain de cause, nous attendons que le directeur de l’hôpital s’exécute.

La réunion s’est poursuivie avec appel à candidature et vote pour le renouvellement d’un tiers des membres du CA adopté à l’unanimité

Remerciements pour Claude et Michel Beugin toujours membres de l’association et qui ont quitté la région.

Bilan financier ; 1700€ disponibles, dépenses en 2021 : 700€ et projet de dépenses pour l’acquisition de matériel sono, adhésion à la coordination nationale des comités de dépense,   Adopté

Réunion du prochain CA vendredi 18 février à 18h pour élire le prochain bureau qui travaillera en équipe.

S’engage ensuite un échange avec la salle

Une personne est très satisfaite des comptes rendus et informations qu’elle reçoit et en particulier de la coordination nationale mais elle a été contactée par certaines personnes qui ne viennent pas aux manifestations locales à cause du drapeau de la CGT.

Que chacun affiche ses engagements n’est pas un problème ! Le président a répondu en rappelant l’indépendance de l’association mais il arrive un moment où chacun doit faire ses choix. Le comité de défense comporte 3 composantes les élus, les personnels et leurs représentants et la population. Plusieurs intervenants rappellent la légitimité des syndicats qui défendent les personnels mais aussi, dans les faits, les conditions de l’accès aux soins pour les usagers. En conclusion le président rappelle que l’objectif est la défense de l’accès au soin pour tous, ce qui devrait être mobilisateur en dehors de toute autre considération, si d’aucuns ont des critiques à formuler, qu’ils rejoignent le Comité de défense pour débattre !!!

Quelqu’un rapporte qu’une clinique privée du 31 serait sanctionnée et de ce fait son personnel pourrait venir à Moissac, mais ce n’est qu’un bruit. A été aussi évoquée la localisation du futur hôpital de Montauban, la population et à fortiori les élus ne peuvent pas être tenus à l’écart de ce débat.  Beaucoup d’argent sur la table pour quel bénéfice ???

La séance est levée à 19h30

Gilbert TARDIN

Présidentielle. « Les jours heureux ? Évidemment que ça me parle ! »

Aux côtés des communistes, de nombreux sympathisants rejoignent les comités de campagne de Fabien Roussel, le candidat du PCF à l’Élysée crédité pour la première fois ce vendredi de 5 % par un sondage. À Marseille, Hélène, une jeune vendeuse et ancienne syndicaliste étudiante, et Pascal, un travailleur social et militant associatif, ont décidé de franchir le pas.

Hélène@ Nicolas Cleuet

Hélène@ Nicolas Cleuet

Peut-on encore s’intéresser à une élection présidentielle en 2022 sans être un militant de longue date ? Si les Français, selon les politologues, sont encore assez peu dans le bain de la campagne, Hélène et Pascal, eux, ont franchi le pas. Ils en sont même devenus acteurs à part entière en rejoignant le comité des Jours heureux des 9 e et 10 e arrondissements de Marseille.

Comme tous les communistes avec lesquels ils s’activent pour faire connaître leur candidat, ils se sentent encourager par les « Oh les cocos ne lâchez rien ! » entendus à la sortie d’une station de métro, trois jours avant le meeting de Fabien Roussel dans la cité phocéenne. Eux, ont choisi de ne pas adhérer mais ils mènent campagne tambour battant comme « compagnons de route ».

Elle, a 27 ans. Ancienne syndicaliste étudiante, et malgré un master 2 en physique chimie, elle travaille comme responsable d’étage dans une boutique. Lui, est mandataire judiciaire à la protection des majeurs. « C’est juste le nouveau terme pour tuteur », précise-t-il, bonnet rouge vissé sur la tête, avec un accent qui ressemble à s’y méprendre au chant des cigales. Elle a trouvé la suite de son engagement étudiant auprès des communistes. « Au-delà de leurs idées politiques, ils sont toujours aux côtés des populations. Par exemple, quand des sections organisent du soutien scolaire, ça me parle », assure Hélène. Lui ne se définit pas comme communiste. « Je laisse ça à ma femme !, s’amuse Pascal, elle a une façon de penser, de réfléchir. Devant la télévision, elle ne peut s’empêcher de tout décrypter. » Continuer la lecture de Présidentielle. « Les jours heureux ? Évidemment que ça me parle ! »

Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux …

PRÉSIDENTIELLE Plutôt que le ruissellement cher à Emmanuel Macron, le candidat communiste a proposé, dimanche, le « “roussellement” pour lutter contre la vie chère ». À commencer par l’augmentation des salaires, qu’il a défendue devant plus de 4000 participants à son meeting.

Nicolas Cleuet

Le meeting du candidat communiste à la présidentielle n’a pas encore commencé que l’ambiance est déjà survoltée ce dimanche au parc Chanot, à Marseille. L’enthousiasme parmi les plus de 3 500 participants fait écho à la progression de Fabien Roussel, avec un premier sondage OpinionWay vendredi qui le crédite de 4 % d’intentions de vote. Il y figure à égalité avec Christiane Taubira et l’écologiste Yannick Jadot, devant la socialiste Anne Hidalgo (3 %), mais derrière l’insoumis Jean-Luc Mélenchon (10 %). « Oui, il y a du souffle, ça bouge, nous le sentons tous et nous voyons déjà comment, en quelques semaines, nous avons bousculé le débat », assure, dès son arrivée à la tribune, Fabien Roussel, dont le discours est retransmis en direct sur quatre chaînes télé. Dans l’équipe du candidat communiste, on se réjouit aussi de ce début de dynamique, tout en gardant les pieds sur terre. « On a encore une marge de progression très importante, mais la mayonnaise commence à prendre et c’est évidemment satisfaisant », souligne Ian Brossat, son directeur de campagne. Désormais, l’objectif est clair : « élargir, élargir, élargir ». Continuer la lecture de Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux …

Zemmour/Le Pen : « Il n’y a pas de place pour deux partis à l’extrême droite », analyse l’historien Nicolas Lebourg + Lopez en difficulté

NDLR de MAC: avant de laisser la parole à l’historien, petit retour sur le drame vécu par le sieur Lopez en sa bonne ville de Moissac. Comme en atteste son compte tweeter, il est en train de se faire « lyncher » par ses amis Lepénistes qui lui reprochent l’ambiguïté de ses propos sur Zemmour. Nous connaissons le cynisme de M. Lopez qui côté face sur son compte Facebook est propre sur lui pendant que sur son compte tweeter, depuis  longtemps, il étale son antisémitisme soralien et sa haine des migrations. L’heure des comptes semble arrivée et la présence de son directeur de communication « Zemmourien » à ses côtés sans qu’il ne le rappelle à l’ordre Lepéniste fait tache jusque dans les rangs de la majorité municipale de Moissac. L’extrême droitisation de Lopez n’est pas un long fleuve tranquille….

Faisons fi de leurs querelles et construisons ensemble les #joursheureux avec #roussel2022

 

 


Marine Le Pen à Reims et Éric Zemmour à Lille ce samedi : jamais sous la Ve République, deux candidats d’extrême droite n’auront tenu un meeting le même jour, tout en étant crédité chacun entre 14 % et 18 % des voix par les sondages. Mais si la lutte fait rage, les deux camps nationalistes ne sont pas irréconciliables, comme l’explique l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.
Photos Joël Saget et Christophe Archambault/AFP.

En quoi la situation actuelle est-elle inédite à l’extrême droite ?

Nicolas Lebourg, historien au Cepel à l’université de MontpellierNicolas Lebourg

historien au Cepel à l’université de Montpellier

Ce qui est inédit, c’est d’avoir deux candidats d’extrême droite visant le second tour. Pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, Jean-Marie Le Pen s’était investi en amont pour que sa famille politique ait un candidat unique. Ce dernier, Tixier-Vignancour, mena campagne en cherchant à rassembler le centre droit et l’extrême droite contre de Gaulle. Cette union des droites fut un échec et 60 % des électeurs d’extrême droite votèrent pour de Gaulle au premier tour pour faire barrage au communisme. En 2002, la candidature de Bruno Mégret visait à prendre date pour la succession de Jean-Marie Le Pen, il était donné à moins de 2 %. Mais aujourd’hui, il y a deux candidats d’extrême droite qui s’assument et se partagent un tiers des intentions de vote.

Quelles différences de stratégie et de discours peut-on observer chez Marine Le Pen et Eric Zemmour ?

Les deux ont d’abord ciblé les secteurs traditionnellement difficiles pour Marine Le Pen, tels que les retraités ou les cadres et les professions intellectuelles. En 2017, ils avaient préféré François Fillon en considérant que le programme économique et européen de Marine Le Pen était inquiétant. Résultat, les deux ont mis beaucoup d’eau dans leur vin europhobe. La candidate RN conserve néanmoins une dimension à la fois plus populaire et colbertiste et est plus opposée à la société multiculturelle quand Éric Zemmour s’affiche contre la société multiethnique.

Plusieurs élus et cadres du RN ont annoncé leur volonté de rejoindre Éric Zemmour. Ces défections augurent-elles d’une recomposition ?

Durant des mois, le storytelling d’Éric Zemmour était sur sa possible candidature, pas sur le fait qu’il fonde un parti. Le niveau de l’extrême droite aux européennes et à la présidentielle ne peut faire oublier que le RN n’a des élus que dans 0,8 % des communes et qu’une pincée de députés : il n’y a pas de place pour deux partis. Le management de Marine Le Pen a nourri les départs : dans le livre qu’il a publié cet automne pour la soutenir, Robert Ménard se désolait du clanisme et de la brutalité humaine de sa candidate. Manque de débouchés et conflits interpersonnels : vous avez les ingrédients pour une lutte des places.

De nombreuses voix à l’extrême droite plaident pour un rapprochement des deux candidats, à l’instar de Marion Maréchal, qui dit ne pas vouloir choisir. Ce danger est-il réel ?

Jusqu’à la scission de Bruno Mégret, le FN était managé sur la règle du « compromis nationaliste ». Le principe étant que toutes les tendances ont leur place : nationaux-catholiques ou néopaïens, libéraux et dirigistes, partisans d’un nationalisme basé sur l’ethnie ou sur la nation, etc. Après la scission, le FN puis le RN ont abandonné le compromis nationaliste pour la soumission à la présidence. Aujourd’hui, le compromis nationaliste est autour d’Éric Zemmour mais avec deux points doctrinaux clivants : un nationalisme ethniciste, un État illibéral refusant les limites des contre-pouvoirs. Ça complique sévèrement le rapprochement entre les deux partis car ce sont deux vraies lignes de démarcation idéologique et stratégique. Mais celui qui ira au second tour de la présidentielle, si l’un d’eux y va, aura forcément le soutien de l’autre.