Lycée professionnel. L’Élysée veut frapper vite et fort

En mettant la réforme de la voie professionnelle au rang de ses priorités, avec un projet de loi annoncé d’ici à l’été, Emmanuel Macron ravive les inquiétudes des défenseurs de la filière.

« Pour Emmanuel Macron, le lycée pro doit uniquement servir à l’insertion, afin de servir son objectif du plein-emploi à l’horizon 2027   », explique Catherine Prinz, de la CGT Éduc’action. NICOLAS MESSYASZ/SIPA

« Pour Emmanuel Macron, le lycée pro doit uniquement servir à l’insertion, afin de servir son objectif du plein-emploi à l’horizon 2027 », explique Catherine Prinz, de la CGT Éduc’action. NICOLAS MESSYASZ/SIPA
 

Si les récentes annonces de l’exécutif sur le « pacte » et la rémunération des enseignants ont été abondamment commentées, celles qui concernent l’avenir des lycées professionnels sont – c’est hélas habituel – passées presque inaperçues.

Pourtant, alors que la « voie pro » compte pour environ un tiers des lycéens français, leur portée n’est pas moindre, au contraire. D’autant que, à en croire les syndicats, vent debout depuis la prise de parole du président de la République le 17 avril, c’est peut-être l’existence même de la filière qui pourrait se voir mise en cause. Continuer la lecture de Lycée professionnel. L’Élysée veut frapper vite et fort

Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

Depuis un an, l’augmentation des marges des entreprises explique pour moitié l’envolée des prix de production. Les géants du secteur en jouissent à plein.

Oui, Emmanuel Besnier a bien entendu le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, souhaiter que l’agro-­alimentaire répercute la baisse des cours des matières premières, de l’énergie et du fret maritime dans ses prix, afin de rendre du pouvoir d’achat aux Français.

La valse des étiquettes des produits alimentaires (+ 15,6 % sur un an) n’est-elle pas devenue le principal moteur de l’inflation (+ 5,7 %) ? Mais le patron et actionnaire familial de Lactalis n’en a cure. Continuer la lecture de Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

La mixité sociale à l’école est une urgence

Maintes fois annoncé par le ministre, le plan en faveur de la mixité scolaire se fait attendre. Il y a pourtant urgence à rebattre les cartes pour enrayer la ségrégation à l’école. Fuite vers le privé, ghettoïsation de l’enseignement public… la mixité sociale est en danger. Face aux logiques de marché, l’état doit imposer un cadre et mobiliser les moyens, maintenant.

Dans les quartiers populaires, des parents se battent pour que des moyens soient donnés aux écoles et collèges de secteur. Ici, à Villejuif (94). © Pierrick Villette

Dans les quartiers populaires, des parents se battent pour que des moyens soient donnés aux écoles et collèges de secteur. Ici, à Villejuif (94). © Pierrick Villette

On dirait le dernier gadget éducatif à la mode, surtout depuis que, fin février sur France Culture, Pap Ndiaye a prévenu qu’il allait bientôt faire des annonces « pour favoriser la mixité scolaire ». Un thème présenté comme prioritaire. Mais depuis, ces annonces ont été sans cesse repoussées, et sans doute reportées pour de bon, leur avenir suspendu – comme, peut-être, celui du ministre lui-même – à l’issue de la crise sociale et démocratique provoquée par la réforme des retraites.

Pourtant la mixité scolaire, c’est tout sauf un gadget. C’est même le cœur du problème dans une France où l’école républicaine peine à tenir ses promesses d’égalité, où un véritable séparatisme social s’exprime dans la fréquentation des établissements, et où l’origine sociale demeure un facteur déterminant de la réussite scolaire. Continuer la lecture de La mixité sociale à l’école est une urgence

DÉCLARATION SOLENNELLE. La Libre Pensée s’adresse au mouvement laïque, démocratique, syndical et humaniste

 

Après la Ligue des Droits de l’Homme menacée par Darmanin, la Fédération nationale de la Libre Pensée est en butte aux attaques et agression de l’extrême-droite, des ultras catholiques et de la Réaction

Chacun le sait, la Libre Pensée agit de manière conséquente pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. C’est pourquoi, elle agit sur tous les terrains, notamment juridique, pour faire respecter l’Article 28 de cette loi qui prohibe d’ériger tout symbole religieux sur un emplacement public, après le 1er Janvier 1906.

Loin de vouloir éradiquer les symboles religieux, la Libre Pensée demande que les Vierges, Statues, crèches catholiques soient désormais à leur juste place : dans le domaine privé et/ou religieux, au nom du principe de Victor Hugo : « L’Église chez elle et l’État chez lui ! ». Ceux qui ont été érigés avant le 1er janvier 1906 ne sont pas visés par cette prohibition, la Libre Pensée n’a aucune remarque à faire sur leur existence et emplacement.

Il a fallu trois condamnations de Justice administrative, conclues par celle du Conseil d‘État, la plus haute juridiction administrative de ce pays, pour dire le Droit à un Maire qui confond ses opinions privées et religieuses avec la mission de défendre l’Intérêt général, aux Sables d’Olonne en Vendée à propos d’une statue de « saint-Michel » (1). Continuer la lecture de DÉCLARATION SOLENNELLE. La Libre Pensée s’adresse au mouvement laïque, démocratique, syndical et humaniste

Tarn et garonne – La CNL lance un appel à la mobilisation générale des habitants

Tarn et garonne - La CNL lance un appel à la mobilisation générale des habitants

Par CNL Tarn et Garonne, le 18 Avril 2023

Les élections des représentants des locataires HLM pour siéger dans les conseils d’administration des offices publics ont eu lieu en décembre dernier.

Première organisation de défense des locataires et de l’habitat public, la Confédération Nationale du Logement (CNL) a obtenu deux sièges au conseil d’administration de Tarn et Garonne Habitat, principal bailleur social du département qui gère quelques 4926 logements. Julien Sueres et Oumar Gueye y représentent la CNL et ont participé à la séance de mardi dernier qui s’est tenue dans les locaux du conseil départemental à Montauban.

« Nous sommes plus que jamais mobilisés pour défendre les intérêts des locataires dans un contexte économique et social très préoccupant. Baisse du pouvoir d’achat, augmentation des prix de l’énergie, du carburant et même des loyers, la situation devient critique pour un grand nombre de ménages dans le département », insiste Julien Sueres, dénonçant une crise du pouvoir d’achat qui se superpose à celle du logement.

« L’Etat n’a eu de cesse depuis 6 ans de diminuer son soutien à la construction de logements publics. Les aides à la pierre ont été réduites drastiquement, et une ponction des offices publics a été mise en place, plus de 1,6 Millions d’euros par an pour Tarn et Garonne Habitat. La construction d’habitat public est en berne alors que nous n’avons jamais eu autant de demandes en attente. En 2022, pour plus de 5000 demandes de logement, seulement 530 se sont vu attribuer un logement », détaille le castelsarrasinois, appelant à la mobilisation du plus grand nombre pour défendre le droit au logement pour tous.

La CNL 82 lance un appel à la mobilisation générale des habitants pour exiger du gouvernement des mesures fortes en faveur du pouvoir d’achat et contre la destruction orchestrée du logement social. Pour rejoindre la CNL, vous pouvez contacter la fédération Tarn et Garonne directement au 05 63 92 11 32 ou par mail à cnl-82@orange.fr.

Une permanence est assurée tous les mardis de 14h à 17h à la maison des associations, 65 Avenue Marceau Hamecher à Montauban.

Laïcité : Ferry, Buisson, Combes, des déviants notoires ? in Caf. Péda.

Castelsarrasin. Les communistes soutiennent la caisse de grève

 

La section des communistes de Castelsarrasin a remis une somme de 450 euros aux représentants de l’Union Locale de la CGT ouest du 82 pour abonder la caisse de grève et soutenir les salariés-es mobilisés-es contre la réforme des retraites.

« Cela fait plus de trois mois que de nombreux salariés se mobilisent dans divers secteurs, que ce soit l’énergie, les transports, les services publics et les entreprises privées, il nous a paru essentiel de faire jouer la solidarité entre travailleurs », détaille Geneviève Bertrand, trésorière de la section locale du PCF.

« Certains camarades ont déjà perdu de nombreuses journées de salaires, les fins de mois sont d’autant plus difficiles. Et même si tout le monde reste persuadé que la grève reste un outil de lutte efficace, la mobilisation solidaire de nos concitoyens pour abonder les caisses de grève participe grandement à renforcer le mouvement », a expliqué de son côté Georges Ramet, représentant de la CGT.

Si vous souhaitez apporter votre soutien financier aux salariés engagés dans la grève reconductible, une cagnotte Leetchi est accessible en ligne via le lien suivant : https://www.leetchi.com/c/solidarite-cgt-mobilisation ou alors déposez vos dons auprès des syndicats de l’intersyndicale en Tarn et Garonne

Le droit et la société de classe, par Mathieu J. Laîné, intro de F. Marsal

 

NDLR de MAC: texte un peu long mais un décryptage marxiste qui en vaut la lecture… Temps estimé de lecture 28 minutes.

Publié initialement sur https://www.erudit.org/fr/revues/cd1/2020-v61-n3-cd05489/1071385ar/

Macron a spécialement mis en scène la validation par l’institution appelée “Conseil Constitutionnel” de sa loi de report de l’âge légal de la retraite. Sitôt la validation réalisée, il s’est empressé de la promulguer, de toute urgence, à 4h du matin, au lendemain de cette décision.

Il fallait s’attendre à ce que la juridiction, dite “suprême”, valide le projet politique et trouve pour se faire des arguments juridiques. On trouve toujours des arguments juridiques. De fait, les manifestants et grévistes s’y attendaient et les mobilisations se poursuivent dans tous le pays.

La précipitation de Macron est un aveu de faiblesse. L’insistance à confondre la forme du processus avec sa légitimité n’entame en rien la réalité de la contestation très majoritaire du projet sur le fond, de la manière dont il a été adopté. Au contraire, en prétendant valider sa politique par la seule légitimité des règles constitutionnelles, Macron pose lui même la question de la légitimité de ces règles, et du cadre juridique de de ce que l’on appelle “la démocratie”.

C’est à ce questionnement que les travailleurs et leurs organisations doivent désormais porter leur attention et leur critique. Continuer la lecture de Le droit et la société de classe, par Mathieu J. Laîné, intro de F. Marsal

Macron accélère ses réformes scolaires

L’avenir nous appartient, par Franck Marsal

Encore faut-il « voir la réalité en face » et bien mesurer le rapport des forces, nous dit Franck Marsal, en commentaire au texte d’hier La machine de guerre continue de tourner et en réaction au vote inique du Conseil constitutionnel (note de Marianne Dunlop pour Histoire et Société)

Nous ne pouvons pas penser que des “changements comme il ne s’en est pas passé depuis cent ans” ne nous concerneront pas, ne nous bousculeront pas ou pourront simplement se dérouler à l’extérieur, se régler entre la Russie, la Chine et les USA. Non, nous aussi nous allons vivre, d’abord subir des changements et nous aussi nous devrons en être acteurs, les imposer. Surtout si l’on se veut communistes. Continuer la lecture de L’avenir nous appartient, par Franck Marsal