Détournement de fonds publics au COSEM ? Stop à la financiarisation des centres de santé

communiqué de presse

Selon la cellule investigation de Radio France, le directeur du Cosem, une chaîne comptant 17 centres de santé en France, serait visé par un signalement pour détournement de fonds publics. Si les faits étaient avérés, il s’agirait d’une nouvelle illustration des dérives accompagnant la financiarisation de la médecine de ville et du médico-social, après les affaires Dentexia et Orpéa et les plaintes de la Sécurité sociale envers des centres de santé « voyous », ophtalmologiques, et dentaires. Continuer la lecture de Détournement de fonds publics au COSEM ? Stop à la financiarisation des centres de santé

Opération Wuambushu. Un élu mahorais appelle au meurtre des Comoriens et déclenche un tollé

Communiqué du PCF: Le gouvernement doit stopper immédiatement l’opération Wuambushu

 

Les propos du vice-président (divers centre) du département de Mayotte, Salime Mdéré, tombent sous le coup de la loi et suscitent un tollé.

L'opération coloniale « Wuambushu » a pour objectif affiché de lutter contre l'immigration clandestine originaire des Comores. © Morgan Fache / AFP

L’opération coloniale « Wuambushu » a pour objectif affiché de lutter contre l’immigration clandestine originaire des Comores. © Morgan Fache / AFP

« Il faut peut-être en tuer, je pèse mes mots ». Alors que l’opération Wuambushu a débuté, le vice-président du département de Mayotte, Salime Mdéré, (divers centre) appelle au meurtre, tandis que la journaliste de Mayotte la Première qui l’interroge reste médusée. Des propos qui tombent sous le coup de la loi. La journaliste, lui, rétorque qu’elle ne peut pas le laisser dire ça, et quelques heures plus tard, la séquence est retirée du site de France Télévision.

De bout en bout, les propos de cet élu sont insupportables. «  Des gamins qu’on voit de loin, dit-il sur le plateau … enfin c’est même pas des gamins, moi je refuse d’ailleurs qu’on emploie ces termes-là : ‘‘jeunes’’ ou ‘‘gamins’’, ces délinquants, ces voyous, ces terroristes… à un moment donné, il faut peut-être en tuer, je pèse mes mot ». « Si y’en a pas un qui est tué, y’en aura toujours d’autres qui vont oser tuer des policiers », insiste-t-il encore.

La polémique est immédiate. « Un élu LREM de Mayotte et vice-président du département appelle au meurtre, en direct, de jeunes comoriens lors de l’opération Wuambushu, réagit le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Honteux. Voilà où conduit la politique de notre gouvernement. J’appelle à mettre un terme immédiat à cette opération ».

« Est-ce que les élus LREM vont condamner ces propos insupportables du vice-président LREM du conseil départemental de Mayotte ? », interroge le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard.

« Ces propos ne sont pas dignes de la République », a également dénoncé le ministre des Outre-Mers, Jean-François Carenco. Le préfet de Mayotte s’est dit lui « consterné ».

LREM prend ses distances

Une indignation générale, qui pousse le parti du président de la République, Renaissance, à réagir à son tour. D’abord, en déniant la qualité de membre de LREM comme de Renaissance à l’intéressé. « Il n’a jamais obtenu l’investiture de notre parti et n’a d’ailleurs pas accordé son parrainage au Président de la république en 2022 » explique Renaissance à Libération. « Il est membre depuis 2021 d’un exécutif départemental qui s’oppose fortement à l’action de notre majorité. Ses propos n’engagent en rien notre parti et appellent une condamnation sans ambiguïté de toutes les forces politiques ». Le chargé de mission départemental pour Les Républicains à Mayotte reconnaît en revanche qu’il est un  « sympathisant » LR, qu’il « partage les idées de la droite » .

Devant le tollé, Salime Mdéré a publié un statut Facebook selon lequel il « tempère » (sic) son propos  « excessif»  (re-sic),  « s’il a pu heurter des sensibilités  ». Une rétractation timide, donc, qui exige d’autant plus de la justice qu’elle condamne cet appel au meurtre proféré par un élu de premier plan du département de Mayotte.

Lycée professionnel. L’Élysée veut frapper vite et fort

En mettant la réforme de la voie professionnelle au rang de ses priorités, avec un projet de loi annoncé d’ici à l’été, Emmanuel Macron ravive les inquiétudes des défenseurs de la filière.

« Pour Emmanuel Macron, le lycée pro doit uniquement servir à l’insertion, afin de servir son objectif du plein-emploi à l’horizon 2027   », explique Catherine Prinz, de la CGT Éduc’action. NICOLAS MESSYASZ/SIPA

« Pour Emmanuel Macron, le lycée pro doit uniquement servir à l’insertion, afin de servir son objectif du plein-emploi à l’horizon 2027 », explique Catherine Prinz, de la CGT Éduc’action. NICOLAS MESSYASZ/SIPA
 

Si les récentes annonces de l’exécutif sur le « pacte » et la rémunération des enseignants ont été abondamment commentées, celles qui concernent l’avenir des lycées professionnels sont – c’est hélas habituel – passées presque inaperçues.

Pourtant, alors que la « voie pro » compte pour environ un tiers des lycéens français, leur portée n’est pas moindre, au contraire. D’autant que, à en croire les syndicats, vent debout depuis la prise de parole du président de la République le 17 avril, c’est peut-être l’existence même de la filière qui pourrait se voir mise en cause. Continuer la lecture de Lycée professionnel. L’Élysée veut frapper vite et fort

Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

Depuis un an, l’augmentation des marges des entreprises explique pour moitié l’envolée des prix de production. Les géants du secteur en jouissent à plein.

Oui, Emmanuel Besnier a bien entendu le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, souhaiter que l’agro-­alimentaire répercute la baisse des cours des matières premières, de l’énergie et du fret maritime dans ses prix, afin de rendre du pouvoir d’achat aux Français.

La valse des étiquettes des produits alimentaires (+ 15,6 % sur un an) n’est-elle pas devenue le principal moteur de l’inflation (+ 5,7 %) ? Mais le patron et actionnaire familial de Lactalis n’en a cure. Continuer la lecture de Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

La mixité sociale à l’école est une urgence

Maintes fois annoncé par le ministre, le plan en faveur de la mixité scolaire se fait attendre. Il y a pourtant urgence à rebattre les cartes pour enrayer la ségrégation à l’école. Fuite vers le privé, ghettoïsation de l’enseignement public… la mixité sociale est en danger. Face aux logiques de marché, l’état doit imposer un cadre et mobiliser les moyens, maintenant.

Dans les quartiers populaires, des parents se battent pour que des moyens soient donnés aux écoles et collèges de secteur. Ici, à Villejuif (94). © Pierrick Villette

Dans les quartiers populaires, des parents se battent pour que des moyens soient donnés aux écoles et collèges de secteur. Ici, à Villejuif (94). © Pierrick Villette

On dirait le dernier gadget éducatif à la mode, surtout depuis que, fin février sur France Culture, Pap Ndiaye a prévenu qu’il allait bientôt faire des annonces « pour favoriser la mixité scolaire ». Un thème présenté comme prioritaire. Mais depuis, ces annonces ont été sans cesse repoussées, et sans doute reportées pour de bon, leur avenir suspendu – comme, peut-être, celui du ministre lui-même – à l’issue de la crise sociale et démocratique provoquée par la réforme des retraites.

Pourtant la mixité scolaire, c’est tout sauf un gadget. C’est même le cœur du problème dans une France où l’école républicaine peine à tenir ses promesses d’égalité, où un véritable séparatisme social s’exprime dans la fréquentation des établissements, et où l’origine sociale demeure un facteur déterminant de la réussite scolaire. Continuer la lecture de La mixité sociale à l’école est une urgence

DÉCLARATION SOLENNELLE. La Libre Pensée s’adresse au mouvement laïque, démocratique, syndical et humaniste

 

Après la Ligue des Droits de l’Homme menacée par Darmanin, la Fédération nationale de la Libre Pensée est en butte aux attaques et agression de l’extrême-droite, des ultras catholiques et de la Réaction

Chacun le sait, la Libre Pensée agit de manière conséquente pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. C’est pourquoi, elle agit sur tous les terrains, notamment juridique, pour faire respecter l’Article 28 de cette loi qui prohibe d’ériger tout symbole religieux sur un emplacement public, après le 1er Janvier 1906.

Loin de vouloir éradiquer les symboles religieux, la Libre Pensée demande que les Vierges, Statues, crèches catholiques soient désormais à leur juste place : dans le domaine privé et/ou religieux, au nom du principe de Victor Hugo : « L’Église chez elle et l’État chez lui ! ». Ceux qui ont été érigés avant le 1er janvier 1906 ne sont pas visés par cette prohibition, la Libre Pensée n’a aucune remarque à faire sur leur existence et emplacement.

Il a fallu trois condamnations de Justice administrative, conclues par celle du Conseil d‘État, la plus haute juridiction administrative de ce pays, pour dire le Droit à un Maire qui confond ses opinions privées et religieuses avec la mission de défendre l’Intérêt général, aux Sables d’Olonne en Vendée à propos d’une statue de « saint-Michel » (1). Continuer la lecture de DÉCLARATION SOLENNELLE. La Libre Pensée s’adresse au mouvement laïque, démocratique, syndical et humaniste

Les promesses de Macron, une provocation pour les enseignants

En déplacement dans l’Hérault, le chef de l’État a annoncé des augmentations de salaire pour les professeurs, conditionnées ou pas à des contreparties. Déçus, les syndicats refusent le « pacte » du gouvernement.

La rencontre a eu lieu dehors sur des chaises installées à la hâte, la CGT énergie ayant coupé l’électricité de l’établissement. © ReutersLa rencontre a eu lieu dehors sur des chaises installées à la hâte, la CGT énergie ayant coupé l’électricité de l’établissement. © Reuters

L’accueil a une fois de plus été très mouvementé, avec des centaines de manifestants chantant « on est là » et scandant « Macron démission » devant la mairie de Ganges, petite commune de 4 000 habitants au nord de Montpellier (Hérault). Ce jeudi 20 avril, Emmanuel Macron, accompagné du ministre de l’Éducation Pap Ndiaye, était attendu au collège Louise-Michel afin de s’entretenir avec des professeurs, élèves et parents d’élèves. C’est finalement dehors – sur des chaises installées à la hâte – que cette rencontre a eu lieu, la CGT énergie ayant coupé l’électricité de l’établissement.

Le lundi 17 avril, lors de son allocution télévisée, le président de la République avait annoncé la couleur, promettant que l’école allait changer « à vue d’œil » dès septembre avec des enseignants « mieux rémunérés » et des élèves « davantage accompagnés ». Continuer la lecture de Les promesses de Macron, une provocation pour les enseignants

Dans l’Hérault, Macron accueilli par un nouveau concert de contestation

Malgré l’interdiction de « dispositifs sonores portatifs », les manifestants se sont fait entendre à Ganges où le président de la République a poursuivi ce jeudi son opération de com pour tenter de tourner la page des retraites.

Des manifestants manifestent avant l’arrivée d’Emmanuel Macron, le 20 avril 2023, à Ganges (Gard). © Sylvain Thomas / AP

Des manifestants manifestent avant l’arrivée d’Emmanuel Macron, le 20 avril 2023, à Ganges (Gard). © Sylvain Thomas / AP

Comme la veille en Alsace, un comité d’accueil attendait Emmanuel Macron à son arrivée à Ganges dans l’Hérault, où le président s’est rendu pour continuer son opération diversion, cette fois sur le thème de l’éducation. Après la sortie du chef de l’Etat la veille sur les casseroles qui ne feront pas « avancer la France », les gendarmes ont tout de même empêché leur entrée dans le village. Les « dispositifs sonores portatifs » ont été interdits par un arrêté préfectoral, et les manifestants ont été fouillés à leur arrivée.

« Cet arrêté préfectoral est totalement illégal. Un périmètre de protection de l’article L226-1 CSI n’a que pour seule fonction que de prévenir le risque terroriste et non protéger le président des hués de ses citoyens », a réagi le professeur de droit public, Serge Slama. Continuer la lecture de Dans l’Hérault, Macron accueilli par un nouveau concert de contestation

Tarn et garonne – La CNL lance un appel à la mobilisation générale des habitants

Tarn et garonne - La CNL lance un appel à la mobilisation générale des habitants

Par CNL Tarn et Garonne, le 18 Avril 2023

Les élections des représentants des locataires HLM pour siéger dans les conseils d’administration des offices publics ont eu lieu en décembre dernier.

Première organisation de défense des locataires et de l’habitat public, la Confédération Nationale du Logement (CNL) a obtenu deux sièges au conseil d’administration de Tarn et Garonne Habitat, principal bailleur social du département qui gère quelques 4926 logements. Julien Sueres et Oumar Gueye y représentent la CNL et ont participé à la séance de mardi dernier qui s’est tenue dans les locaux du conseil départemental à Montauban.

« Nous sommes plus que jamais mobilisés pour défendre les intérêts des locataires dans un contexte économique et social très préoccupant. Baisse du pouvoir d’achat, augmentation des prix de l’énergie, du carburant et même des loyers, la situation devient critique pour un grand nombre de ménages dans le département », insiste Julien Sueres, dénonçant une crise du pouvoir d’achat qui se superpose à celle du logement.

« L’Etat n’a eu de cesse depuis 6 ans de diminuer son soutien à la construction de logements publics. Les aides à la pierre ont été réduites drastiquement, et une ponction des offices publics a été mise en place, plus de 1,6 Millions d’euros par an pour Tarn et Garonne Habitat. La construction d’habitat public est en berne alors que nous n’avons jamais eu autant de demandes en attente. En 2022, pour plus de 5000 demandes de logement, seulement 530 se sont vu attribuer un logement », détaille le castelsarrasinois, appelant à la mobilisation du plus grand nombre pour défendre le droit au logement pour tous.

La CNL 82 lance un appel à la mobilisation générale des habitants pour exiger du gouvernement des mesures fortes en faveur du pouvoir d’achat et contre la destruction orchestrée du logement social. Pour rejoindre la CNL, vous pouvez contacter la fédération Tarn et Garonne directement au 05 63 92 11 32 ou par mail à cnl-82@orange.fr.

Une permanence est assurée tous les mardis de 14h à 17h à la maison des associations, 65 Avenue Marceau Hamecher à Montauban.

Laïcité : Ferry, Buisson, Combes, des déviants notoires ? in Caf. Péda.