Fabien Roussel, le candidat qui réveille la gauche

Inconnu du grand public il y a encore six mois, le député du Nord secoue la campagne présidentielle dont il est l’une des révélations. À force de bonne humeur, de franc-parler et de propositions radicales, il fait entendre une voix différente et remet les idées communistes sur le ring. Un candidat « heureux » de l’être qui entend rallier les déçus de la gauche en portant le combat de la dignité et du «bonheur collectif».

 Nicolas Cleuet

Nicolas Cleuet

C’est une petite bête rouge qui monte, qui monte… jusqu’à devenir un candidat pleinement installé dans la campagne présidentielle. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a réussi sa percée médiatique. Certes, ce n’est pas encore le grand soir électoral, mais qui peut se targuer d’une telle dynamique à gauche ? Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Yannick Jadot ne cessent de reculer dans les sondages, quand Fabien Roussel, lui, est monté de 1,5 % des intentions de vote en septembre jusqu’au seuil des 5 %, selon certains instituts. Qui l’eût cru il y a encore quelques semaines ?

« Peut-on encore imaginer cette campagne sans lui ? »

« Au départ, tout le monde se demandait : “Roussel, qu’est-ce qu’il vient faire dans cette campagne ?” Aujourd’hui, retournons la question : “Est-ce qu’on peut encore imaginer cette campagne sans lui ?” » observe Olivier Marchais. Le fils de Georges, grande figure du PCF des années 1980, est membre de l’équipe de campagne pour 2022 et a sa petite idée sur les raisons de cette évolution. « Ce n’est pas anodin de choisir comme slogan “La France des jours heureux”. Et ce n’est pas qu’un slogan d’ailleurs, c’est une réalité. On veut que tout le monde ait droit à la justice sociale et au bonheur », ajoute Olivier Marchais, qui a rencontré Fabien Roussel… sur les bancs du lycée, avant de militer avec lui contre l’apartheid en Afrique du Sud. « C’était déjà un boute-en-train, il était heureux et dynamique, et l’est toujours ! » Continuer la lecture de Fabien Roussel, le candidat qui réveille la gauche

Balade lomagnole pour #Roussel2022 (photos)

C’est un  de ces moments que nous ne regretterons jamais! La dizaine de camarades qui a travaillé toute la journée de ce samedi pour tracter, coller, distribuer, discuter au cœur de notre Lomagne Tarn et Garonnaise se souviendront longtemps de la chaleur des rencontres, et c’est un fait nouveau! Ils se souviendront de ce repas pris ensemble chez la camarade qui nous accueillait ou nous avons refait une fois encore le monde pour le rendre plus Heureux…. Un vrai Défi!

Une balade lomagnole avec 1500 quatre pages diffusés, des programmes vendus, 200 affiches apposées sur les panneaux autorisés parfois dans des lieux improbables que nous seuls connaissons de par notre pratique de terrain.

Une balade lomagnole ou les 3 groupes constitués ont sillonné Gariès, Escazeaux, Belbese, Lamothe Cumont, Le Causé, Vigueron, Faudoas, Auterive, Goas, Marignac, Maumusson, Gimat, Esparsac, Maubec, Cumont, Sérignac, Larrazet, St Jean de Cauquessac et le marché comme les quartiers de Beaumont de Lomagne

Partout, nous avons porté les propositions pour la « France des Jours Heureux » que défend notre candidat Fabien Roussel, tout en jetant les bases de notre prochaine campagne des Législatives pour continuer à faire vivre l’Espoir avec nos candidats et surtout en commençant à dessiner le parti communiste de demain, celui qui ne renonce pas à la lutte contre le capital, celui qui fédère, rassemble dans les luttes comme dans les urnes…

Avec une adhésion en cours et la demande d’une jeune femme à rejoindre notre section, la famille communiste s’agrandit et nous accueillons toutes celles et ceux qui veulent rejoindre notre comité des Jours Heureux, pour agir sans attendre à, la transformation de notre société.

Un samedi riche en émotion, en travail et enthousiasme!

 

Présidentielle. « Les jours heureux ? Évidemment que ça me parle ! »

Aux côtés des communistes, de nombreux sympathisants rejoignent les comités de campagne de Fabien Roussel, le candidat du PCF à l’Élysée crédité pour la première fois ce vendredi de 5 % par un sondage. À Marseille, Hélène, une jeune vendeuse et ancienne syndicaliste étudiante, et Pascal, un travailleur social et militant associatif, ont décidé de franchir le pas.

Hélène@ Nicolas Cleuet

Hélène@ Nicolas Cleuet

Peut-on encore s’intéresser à une élection présidentielle en 2022 sans être un militant de longue date ? Si les Français, selon les politologues, sont encore assez peu dans le bain de la campagne, Hélène et Pascal, eux, ont franchi le pas. Ils en sont même devenus acteurs à part entière en rejoignant le comité des Jours heureux des 9 e et 10 e arrondissements de Marseille.

Comme tous les communistes avec lesquels ils s’activent pour faire connaître leur candidat, ils se sentent encourager par les « Oh les cocos ne lâchez rien ! » entendus à la sortie d’une station de métro, trois jours avant le meeting de Fabien Roussel dans la cité phocéenne. Eux, ont choisi de ne pas adhérer mais ils mènent campagne tambour battant comme « compagnons de route ».

Elle, a 27 ans. Ancienne syndicaliste étudiante, et malgré un master 2 en physique chimie, elle travaille comme responsable d’étage dans une boutique. Lui, est mandataire judiciaire à la protection des majeurs. « C’est juste le nouveau terme pour tuteur », précise-t-il, bonnet rouge vissé sur la tête, avec un accent qui ressemble à s’y méprendre au chant des cigales. Elle a trouvé la suite de son engagement étudiant auprès des communistes. « Au-delà de leurs idées politiques, ils sont toujours aux côtés des populations. Par exemple, quand des sections organisent du soutien scolaire, ça me parle », assure Hélène. Lui ne se définit pas comme communiste. « Je laisse ça à ma femme !, s’amuse Pascal, elle a une façon de penser, de réfléchir. Devant la télévision, elle ne peut s’empêcher de tout décrypter. » Continuer la lecture de Présidentielle. « Les jours heureux ? Évidemment que ça me parle ! »

PCF, la force militante en images

Les communistes et leurs amis-es sur le territoire de Castelsarrasin, Moissac, Lomagne Valence d’Agen et Pays de Serres se sont présentés auprès des citoyens-nes sous la forme de rencontres sur les marchés, mais aussi avec des boitages dans les quartiers et les villages et du tractage devant les entreprises. Des affichages ont eu lieu avec les 4 équipes constituées qui sillonnent nos routes pour porter la candidature de Fabien Roussel.

La force militante est en mouvement n’en déplaise aux fâcheux fachos et autres pince sans rire qui semblent découvrir que le PCF est bel et bien vivant, qu’il a des propositions à faire et que le programme porté par son candidat tient la route. Mieux encore, il redonne un élan aux idées communistes, progressistes, démocratiques et écologiques dans un débat qui jusqu’alors se cantonnait à une bataille de nom et d’égo.

Les communistes savent que rien n’est gagné et même si ils se réjouissent d’une montée dans les sondages (5%), ils connaissent la valeur des convictions lors des rencontres, l’intérêt de convaincre le plus grand nombre et surtout toutes celles et ceux « laissés-es pour compte » qui s’abstiennent, se taisent depuis de trop longues années. La poussée dans les sondages ne se fait pas au détriment d’autres noms dit « de gauche » et c’est un fait nouveau.

Il reste 2 mois, et si Fabien Roussel devenait la surprise de ce 1er tour? C’est ce à quoi nous travaillons sans relâche…..

 

Album photo de la semaine…. Continuer la lecture de PCF, la force militante en images

Saint-Valentin : un sexisme ordinaire ?

Relations sexuelles sociétalement programmées : la Saint-Valentin c’est 20 % de signalements supplémentaires pour violences, d’après une étude menée par l’université de Calgary ; sans parler des kilomètres d’avion que vont faire vos fleurs rouges pour atterrir en France. Derrière cette fête devenue essentiellement un événement commercial : sexisme et bilan carbone !

Pour sensibiliser à la question du consentement, l’association française En avant toutes avait mis en place des ateliers en ligne, invitant les 15-30 ans à s’interroger sur cette notion. Parmi les situations relatées, celle d’un homme qui « ne comprend pas  » pourquoi sa compagne refuse d’avoir des relations sexuelles avec lui, le jour de la Saint-Valentin. Selon Maïra Martin, directrice d’une association contre les violences faites aux femmes au Canada, un homme violent peut décider d’utiliser une date comme celle du 14 février, pour justifier de son comportement.

La Saint-Valentin donne l’occasion à des hommes violents de présenter la se Continuer la lecture de Saint-Valentin : un sexisme ordinaire ?

Appel des enseignants-tes à voter pour Fabien Roussel

La crise sanitaire a révélé et accéléré la crise de notre système éducatif malade des politiques libérales menées depuis tant d’années. Le ministre a amplifié l’individualisation des parcours scolaires, la concurrence entre élèves et entre établissements, la réduction de la dépense de l’Etat en matière d’éducation tout en livrant au secteur marchand des pans entiers de notre système éducatif.

Nous ne voulons pas voir le service public d’éducation devenir un service minimal, réservé aux familles qui n’ont pas d’autres choix. Notre société a besoin de former sa jeunesse, pour que les citoyennes et les citoyens de demain aient les moyens de comprendre le monde et d’agir pour le transformer. Face à la crise que nous traversons, écologique, économique, démocratique, nous voulons renforcer le service public d’éducation, pour qu’il puisse donner à tous les jeunes les moyens d’inventer des réponses nouvelles aux défis de l’avenir.

APPEL à VOTER

Nous voulons mettre l’éducation au cœur de la campagne présidentielle : construire un projet politique pour une école émancipatrice, avec toutes celles et ceux voulant y œuvrer, s’inscrivant dans un projet de transformation de la société.

Dans cette perspective, nous voulons engager sans attendre des transformations de l’école. Oui, dans un monde plus complexe où la connaissance qui s’enrichit tous les jours de nouvelles découvertes se voit concurrencée par des manipulations et des mensonges médiatiques, nous avons besoin de former davantage et mieux la future génération. Il faut plus d’école, et mieux d’école, pour relever les défis de notre siècle.  Oui, l’école doit être en capacité de permettre la réussite scolaire de tous les enfants quelle que soit leur origine sociale. Il faut en finir avec le dogme de la concurrence et le tri social. Oui, pour réaliser ces ambitions, nous avons besoin d’un service public, garantissant l’égalité de toutes et tous, sur tout le territoire.

C’est pourquoi, sans attendre :

Le temps de classe doit être allongé et l’école doit se faire à l’école. Comment lutter contre les inégalités, élever le niveau de formation, quand le temps de classe diminue depuis des années ? Fabien Roussel est le seul candidat qui a le courage de rompre avec cette logique de réduction du service public, en proposant de revenir à la semaine de 27h en primaire, de rétablir une semaine de 32h en moyenne au collège et de renforcer les horaires disciplinaires au lycée, sans augmenter le temps de travail des enseignant-es. Pour que ce temps supplémentaire soit utile à tous les jeunes, pour que ce qui se passe en classe ait du sens, les contenus et les pratiques doivent évoluer.

Nous, enseignantes et enseignants, personnels de l’éducation, nous n’avons pas besoin qu’on nous dicte des « bonnes pratiques »! Nous avons besoin qu’on nous donne les moyens de faire réussir tous les élèves en réduisant les effectifs, en rétablissant des groupes classe cohérents au lycée, en développant la formation initiale et continue, en nous plaçant au coeur de l’élaboration des programmes scolaires.

APPEL à VOTER

Le lycée professionnel ne doit plus être un choix par défaut : il forme à des métiers essentiels, dont notre société a besoin. Avec Fabien Roussel, nous faisons le choix de développer la formation professionnelle publique sous statut scolaire, en ouvrant des formations nouvelles, en permettant aux élèves qui en ont besoin de passer le bac pro en 4 ans au lieu de 3 par l’ouverture de CAP pour toutes les filières, et en indemnisant les lycéens de la voie professionnelle. L’État ne peut pas continuer à se défausser sur les entreprises, l’apprentissage et l’enseignement privé ! C’est à l’éducation nationale de former les citoyens de demain.

Il faut un plan de titularisation des personnels sous contrat, enseignants, AESH, personnels non enseignants, pour en finir avec la précarisation des métiers de l’éducation. Un recrutement massif d’enseignants doit être engagé pour leur redonner le temps nécessaire pour penser leur métier, leurs pratiques, pour repenser l’école. Mais comment trouver aujourd’hui les enseignants qualifiés dont nous avons besoin, alors que le métier est en crise? Sans réponse à ce problème, toutes les promesses resteront lettre morte. Fabien Roussel propose non seulement un rattrapage des salaires, mais aussi la mise en place d’un pré-recrutement sous statut de la fonction publique : c’est le seul moyen de renforcer durablement le service public.

Nous ne voulons plus de l’école du stress, de l’évaluation permanente et de la concurrence. Nous voulons reconstruire du commun. Parcoursup doit être abrogé. Mais pas pour le remplacer par un nouvel outil de sélection ! Le bac doit redevenir un diplôme national garantissant l’accès à une formation choisie dans le supérieur, et pour que cela soit effectif, il faut créer des places à l’université. Fabien Roussel propose l’ouverture de 4 nouvelles universités et le recrutement de 10 000 enseignants-chercheurs: c’est le seul moyen d’élever le niveau de formation et de qualification de toute la jeunesse.

APPEL à VOTER

Pour ouvrir une perspective de transformation de l’école, émancipatrice, nous votons et appelons à voter pour Fabien Roussel lors de l’élection présidentielle d’avril prochain.

Transformons l’école et relevons le défi des Jours Heureux

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Zemmour/Le Pen : « Il n’y a pas de place pour deux partis à l’extrême droite », analyse l’historien Nicolas Lebourg + Lopez en difficulté

NDLR de MAC: avant de laisser la parole à l’historien, petit retour sur le drame vécu par le sieur Lopez en sa bonne ville de Moissac. Comme en atteste son compte tweeter, il est en train de se faire « lyncher » par ses amis Lepénistes qui lui reprochent l’ambiguïté de ses propos sur Zemmour. Nous connaissons le cynisme de M. Lopez qui côté face sur son compte Facebook est propre sur lui pendant que sur son compte tweeter, depuis  longtemps, il étale son antisémitisme soralien et sa haine des migrations. L’heure des comptes semble arrivée et la présence de son directeur de communication « Zemmourien » à ses côtés sans qu’il ne le rappelle à l’ordre Lepéniste fait tache jusque dans les rangs de la majorité municipale de Moissac. L’extrême droitisation de Lopez n’est pas un long fleuve tranquille….

Faisons fi de leurs querelles et construisons ensemble les #joursheureux avec #roussel2022

 

 


Marine Le Pen à Reims et Éric Zemmour à Lille ce samedi : jamais sous la Ve République, deux candidats d’extrême droite n’auront tenu un meeting le même jour, tout en étant crédité chacun entre 14 % et 18 % des voix par les sondages. Mais si la lutte fait rage, les deux camps nationalistes ne sont pas irréconciliables, comme l’explique l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.
Photos Joël Saget et Christophe Archambault/AFP.

En quoi la situation actuelle est-elle inédite à l’extrême droite ?

Nicolas Lebourg, historien au Cepel à l’université de MontpellierNicolas Lebourg

historien au Cepel à l’université de Montpellier

Ce qui est inédit, c’est d’avoir deux candidats d’extrême droite visant le second tour. Pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, Jean-Marie Le Pen s’était investi en amont pour que sa famille politique ait un candidat unique. Ce dernier, Tixier-Vignancour, mena campagne en cherchant à rassembler le centre droit et l’extrême droite contre de Gaulle. Cette union des droites fut un échec et 60 % des électeurs d’extrême droite votèrent pour de Gaulle au premier tour pour faire barrage au communisme. En 2002, la candidature de Bruno Mégret visait à prendre date pour la succession de Jean-Marie Le Pen, il était donné à moins de 2 %. Mais aujourd’hui, il y a deux candidats d’extrême droite qui s’assument et se partagent un tiers des intentions de vote.

Quelles différences de stratégie et de discours peut-on observer chez Marine Le Pen et Eric Zemmour ?

Les deux ont d’abord ciblé les secteurs traditionnellement difficiles pour Marine Le Pen, tels que les retraités ou les cadres et les professions intellectuelles. En 2017, ils avaient préféré François Fillon en considérant que le programme économique et européen de Marine Le Pen était inquiétant. Résultat, les deux ont mis beaucoup d’eau dans leur vin europhobe. La candidate RN conserve néanmoins une dimension à la fois plus populaire et colbertiste et est plus opposée à la société multiculturelle quand Éric Zemmour s’affiche contre la société multiethnique.

Plusieurs élus et cadres du RN ont annoncé leur volonté de rejoindre Éric Zemmour. Ces défections augurent-elles d’une recomposition ?

Durant des mois, le storytelling d’Éric Zemmour était sur sa possible candidature, pas sur le fait qu’il fonde un parti. Le niveau de l’extrême droite aux européennes et à la présidentielle ne peut faire oublier que le RN n’a des élus que dans 0,8 % des communes et qu’une pincée de députés : il n’y a pas de place pour deux partis. Le management de Marine Le Pen a nourri les départs : dans le livre qu’il a publié cet automne pour la soutenir, Robert Ménard se désolait du clanisme et de la brutalité humaine de sa candidate. Manque de débouchés et conflits interpersonnels : vous avez les ingrédients pour une lutte des places.

De nombreuses voix à l’extrême droite plaident pour un rapprochement des deux candidats, à l’instar de Marion Maréchal, qui dit ne pas vouloir choisir. Ce danger est-il réel ?

Jusqu’à la scission de Bruno Mégret, le FN était managé sur la règle du « compromis nationaliste ». Le principe étant que toutes les tendances ont leur place : nationaux-catholiques ou néopaïens, libéraux et dirigistes, partisans d’un nationalisme basé sur l’ethnie ou sur la nation, etc. Après la scission, le FN puis le RN ont abandonné le compromis nationaliste pour la soumission à la présidence. Aujourd’hui, le compromis nationaliste est autour d’Éric Zemmour mais avec deux points doctrinaux clivants : un nationalisme ethniciste, un État illibéral refusant les limites des contre-pouvoirs. Ça complique sévèrement le rapprochement entre les deux partis car ce sont deux vraies lignes de démarcation idéologique et stratégique. Mais celui qui ira au second tour de la présidentielle, si l’un d’eux y va, aura forcément le soutien de l’autre.

Cyril Hanouna, le bouffon au service de l’extrême droite + « rejoindre le comité des jours heureux »

Qu’on le veuille ou non, la présidentielle passe aussi par les plateaux de l’animateur star de C8. Claire Sécail étudie les contenus politiques de Touche pas à mon poste depuis la rentrée. Verdict : l’extrême droite y est comme à la maison.

53% du temps d'antenne politique de l'émission est consacré à l'extrême droite. © Philippe Mazzoni/C8

53% du temps d’antenne politique de l’émission est consacré à l’extrême droite. © Philippe Mazzoni/C8
© C8/Philippe Mazzoni

De son propre aveu, il s’est « fait manœuvrer ». Jean-Luc Mélenchon et ses équipes ont en travers de la gorge le passage du candidat FI chez Cyril Hanouna dans Face à Baba, le 27 janvier. Ils crient au traquenard, à cause entre autres d’un face-à-face avec Éric Zemmour taillé pour le polémiste, qui a duré une heure dix au lieu des vingt minutes prévues.

Surprenant, sur la chaîne de Vincent Bolloré ? Pas vraiment, répond Claire Sécail. La chercheuse au CNRS scrute et répertorie les contenus des émissions de Cyril Hanouna depuis le mois d’août, et notamment le temps d’antenne consacré aux questions politiques (17 % en moyenne).

Icon VideoA voir Notre série de décryptage vidéo « Zemmour contre l’histoire » :

  • Episode 1 avec l’historienne Mathilde Larrère.
  • Episode 2 avec l’historien Nicolas Offenstadt.  

Avec environ 1,5 million de téléspectateurs quotidiens, Touche pas à mon poste (TPMP) a bien grandi depuis sa création en 2010, où il occupait une obscure case horaire sur France 4. Douze ans plus tard, TPMP est devenu un espace fréquenté de la bataille culturelle, qui se décline avec les autres shows de Cyril Hanouna : l’hebdo Balance ton post et le plus événementiel Face à Baba. Continuer la lecture de Cyril Hanouna, le bouffon au service de l’extrême droite + « rejoindre le comité des jours heureux »

VIDÉO. Fonctionnaires, salariés du privé, retraités, tous exigent de meilleurs salaires

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce jeudi 27 janvier pour revendiquer une hausse des salaires, à l’occasion d’une journée de mobilisation interprofessionnelle. L’Humanité était aux côtés des manifestants, au sein du cortège parisien.

Vidéo par Franck Cartelet 

Les Français en ont ras-le-bol d’être sous-payés. Employés du secteur privé, fonctionnaires, retraités, étudiants et lycéens…Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en France ce jeudi 27 janvier, à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires et de plusieurs organisations de jeunesse, pour cette journée d’action interprofessionnelle pour les salaires.

Au cœur des revendications figurent, notamment, l’augmentation du Smic et du point d’indice de tous les salaires, allocations et pensions de retraite, alors que l’inflation pèse de plus en plus lourd sur les dépenses quotidiennes (près de 2,8% supplémentaires entre décembre 2020 et décembre 2021). L’Humanité était aux côtés des manifestants, au sein du cortège parisien, qui a vu défiler près de 20.000 participants selon la CGT. Continuer la lecture de VIDÉO. Fonctionnaires, salariés du privé, retraités, tous exigent de meilleurs salaires

Fabien #Roussel2022 décrète la gastronomie sociale : merci, camarade !

II y a au moins deux manières de prendre l’incroyable histoire dans laquelle le candidat communiste s’est quasiment retrouvé accusé d’être un fasciste, un ennemi de l’environnement.
La première c’est d’être stupéfait devant la “légèreté” française,- devant les gadgets olfactifs entre autres- et pire encore être si anti-nation et si pro-européen que l’on mène la campagne électorale avec le candidat président qui se garde bien de se déclarer, au Parlement européen comme en ce jour 19 JANVIER 2022. A propos du monarque et de ses “opposants”, il ne saurait rêver mieux. on a envie de parodier Engels écrivant à Marx le 12 février 1951 à propos de “l’opposant” officiel, “quant à Louis Blanc, ce nabot sublime et cet esprit supérieur, sa stupide vanité prend des proportions qui font de lui un vrai fou” ; il ajoute “c’est une véritable school of scandal and of meaness (école de ragots et de bassesse) dans laquelle le dernier des ânes se mue en sauveur de la patrie”. Quand on compare les défis auxquels sont confrontés les peuples non seulement des travailleurs le 15 du mois ayant le réfrigérateur vide, alors que les bruits de guerre se font de plus en plus alarmants on se dit que ces chenapans toujours prêts à faire le buzz vous laissent atterrés. On se dit que les bellicistes de l’UE ont tout intérêt à entretenir pareils ânes.
Une gauche de ce type laisse totalement le champ libre aux “aventuriers” à la Macron, qui œuvreront pour construire dieu sait quoi et la cinquième semaine flanqueront par terre de la façon la plus idiote tout l’échafaudage en jetant en pâture un ministre aussi irresponsable que les autres; Alors même si ceux qui n’ont pas la chance d’être français sont étonnés de notre propension à nous enflammer pour des stupidités, il y a dans la dénonciation de cette stupide vanité à vouloir gouverner les mœurs quelque chose de sain.
Donc, il ne faut pas négliger ce qui ancre la France dans un bon sens populaire, depuis la poule au pot du bon roi HENRI IV, en passant par la tête de veau de Chirac: “manger moins et manger mieux”, la culture part de la vie quotidienne et s’indigne de ces “ânes” qui prétendent leur faire la leçon, la clarté gauloise dirait Politzer et peut-être qu’à partir de là on va aboutir non seulement à de meilleurs salaires mais aussi au coût de l’armement et des expéditions néo-coloniales… Mais quel détour, en tous les cas le chroniqueur de Marianne est convaincu sur des bases irréprochables. Marianne Dunlop me signale qu’une des bases du regret de l’URSS c’est la “bouffe” : “on avait deux ou trois saucisses, mais c’était de la nourriture, maintenant on a cinquante et toutes plus dégueulasses les unes que les autres. (note de danielle BLEITRACH pour histoireetsociete)

La France de Périco

Par Périco Légasse

En déclarant que les pauvres ont le droit d’accéder à une alimentation qui a du goût, le secrétaire national du Parti communiste sauve l’honneur d’une gauche à la dérive en replaçant un réel enjeu de société au cœur du débat.

Des damnés de la terre aux tarés de la haine. Pour avoir affirmé : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage, c’est la gastronomie française. Le meilleur moyen de la défendre est de permettre aux Français d’y avoir accès », Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a été l’objet d’attaques d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux.

Pour une fois qu’une voix authentiquement de gauche s’émancipe des leurres sociétaux pour de vrais enjeux sociaux, car la cause alimentaire est aujourd’hui au cœur du débat économique et social, tout ce que le gauchisme nauséabond peut compter de furies et de fous furieux a déversé son fiel morbide sur le député du Nord. Les masques sont tombés, faisant apparaître le vrai visage d’esprits frustrés dont le pseudo-engagement politique n’est mu en réalité que par la détestation de ce qui révèle l’inanité de leurs destins abscons.

PATRIMOINE ALIMENTAIRE

Mais qui sont ces gens ? Quelle dépravation idéologique a bien pu frapper cette nation pour qu’elle engendre de telles horreurs ? On peut reprocher à Fabien Roussel bien des choses en somme, mais aller lui chercher querelle sur ce terrain-là fait éclater au grand jour l’état de ruine morale d’une gauche décrédibilisée par ses outrances wokistes. Ils en sont vraiment là ?

Rappelons simplement que le vin, la viande et le fromage sont des produits emblématiques de l’agriculture française. Et que, sans les paysannes et les paysans de France, cette nation ne disposerait pas d’un patrimoine alimentaire aussi précieux. Des femmes et des hommes qui travaillent la terre pour nourrir leurs compatriotes, ne comptent pas leurs heures pour accomplir cette mission et participent, par leurs efforts, leur sueur, leur souffrance, au maintien d’une biodiversité essentielle à la pérennité de nos campagnes. Le néolibéralisme financier a certes dévoyé l’agriculture française avec la complicité de l’État et du syndicalisme officiel, transformant les fermes en usine, empoisonnant les sols, paupérisant les producteurs pour augmenter les profits du lobby agrochimique et agro-industriel et permettre à la grande distribution de faire main basse sur le marché, mais il est encore assez de ferveur et d’espoir chez ceux qui ont su résister à ce rouleau compresseur pour redresser la tête.

À LIRE AUSSI : Amine El Khatmi : “Soutenir Fabien Roussel face aux attaques, c’est soutenir une certaine idée de la gauche”

Il n’y a donc meilleure façon de les soutenir, et de promouvoir un monde agricole à visage humain, qu’en consommant les fruits vertueux et durables de leur travail. Encore faut-il que les revenus les plus modestes en aient les moyens. Qu’un responsable politique de gauche, qui plus est d’un parti aussi emblématique que le PCF, pose le problème en ces termes est en soi une révolution. Cela fait un quart de siècle que nous nous battons à Marianne pour que cette question ait la place qu’elle mérite dans les grands projets visant à réformer la société française, nous ne pouvons donc que nous réjouir d’une telle prise de position.

REVENDICATION URGENTE

Le vin, la viande et le fromage ne sont pas ici des références identitaires ou les symboles de privilèges de classes, mais des bienfaits de la terre porteurs de valeurs culturelles et sociales. Et c’est être sincèrement de gauche que de considérer que ces références doivent être accessibles à tous, indépendamment d’autres formes de nutrition ou de cultures alimentaires. Couscous, cassoulet, kebab, poulet-frites, pizza, quiche lorraine, choucroute et paella, même combat, dès lors qu’ils sont élaborés à partir de denrées saines et savoureuses, issues d’un circuit court respectueux de la saison. Fabien Roussel pose les fondements de la gastronomie sociale en instituant une réflexion légitime sur les droits du citoyen à préserver et à partager ce bien commun. Il y a quatre siècles, lorsque Henri IV exprima le souhait que les Français puissent mettre la poule au pot tous les dimanches, il n’y eut bien que les salauds de l’époque pour s’indigner d’un souhait qui risquait de corrompre le peuple en lui donnant de mauvaises habitudes. Aujourd’hui, il est de bon ton de cracher sur des propositions marquées au sceau de l’humanisme.

Les mots de Fabien Roussel sont l’honneur du Parti communiste français et appellent à une prise de conscience quant aux enjeux alimentaires et à un sursaut de la France d’en bas. Soutenir que les pauvres aussi ont le droit d’accéder à des produits de qualité, qui ont du goût et donnent du sens à l’instant de table, est la plus géniale et courageuse déclaration prononcée par un leader de gauche depuis longtemps. Ce sont là des paroles pertinentes car la gastronomie n’est ni le monopole des riches ni celui des puissants ou des conservateurs, mais bien un patrimoine collectif du peuple français. Il n’est pas besoin de consommer des mets de luxe pour se nourrir dignement, une simple omelette aux champignons, une soupe aux légumes du potager ou une blanquette de veau relèvent également du repas gastronomique.

Fabien Roussel a parlé d’un bon vin, d’une bonne viande et d’un bon fromage, et il élève le débat en exigeant que le progrès social passe aussi par le contenu de l’assiette. Manger est un acte politique impliquant l’avenir de la planète. Il devient urgent d’éduquer les futurs consommateurs pour leur permettre de veiller au contenu de cette assiette. Leur donner les moyens d’y parvenir est la plus urgente des revendications. Les classes défavorisées sont les premières victimes d’une malbouffe qui enrichit d’abord les tenants d’une agriculture globalisée tout en ruinant nos paysans.

Le secrétaire national du Parti communiste est donc parfaitement dans son rôle en rappelant que les femmes et les hommes de ce pays naissent libres et égaux en droit à une alimentation bonne, propre et juste. « Ouvriers, paysans, nous sommes/ Le grand parti des travailleurs./ La terre n’appartient qu’aux hommes,/ L’oisif ira loger ailleurs », proclame le dernier couplet de l’Internationale. Gastronomes de tous les pays, unissez-vous !

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Par Périco Légasse