Journées de Larrazet (22 et 23 novembre)

Les nouvelles Journées de Larrazet avancent à grande vitesse.

Le mieux est d’aller sur le site internet.

En débat: La France est-elle un pays raciste ?

Racisme systémique, discriminations, antiracisme autant de concepts qui méritent d’être clarifiés pour décrypter la réalité du racisme en France et comment mieux le combattre. C’était le sujet du débat à l’Agora de la Fête de l’Humanité.

« Dans la France de 2025, il n’y a pas de normes expressément racistes. En revanche, il existe des dispositifs, comme les circulaires qui ont motivé la loi dite séparatisme, visant des personnes en raison de leur confession musulmane », répond Arié Alimi.  © Lahcène ABIB.

 

La question du débat « La France est-elle raciste ? » peut paraître provocatrice. D’aucuns y répondront non, préférant ne pas généraliser et plutôt désigner une frange de la population. Mais il y a lieu d’interroger et d’approfondir les notions de « racisme systémique » ou structurel et de « racisme d’État » et de mesurer les effets de la banalisation d’une parole raciste qui se libère jusqu’à conduire au crime.

À l’Agora de la Fête de l’Humanité, vendredi 12 septembre, les intervenants sont allés bien au-delà des constats et des analyses, ils ont échangé sur la façon de mener le plus efficacement le combat antiraciste.

Peut-on affirmer qu’il existe, aujourd’hui en France, un « racisme d’État » ?

Arié Alimi, Avocat, vice-président de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et auteur de “Juif, Français, de gauche… dans le désordre”

Arié Alimi Sur le titre même de ce débat, j’aurais tendance à dire que tous les pays colonisateurs ont développé un dispositif à caractère raciste. À savoir une doctrine et une pratique qui considèrent qu’il y a des races et qu’il y a une hiérarchie entre ces races. Cette vision a même été au cœur d’une théorie humaniste au XIXe siècle selon laquelle on pouvait apporter la bonne parole à des peuples sauvages. Cela a nourri l’impérialisme et la colonisation. Continuer la lecture de En débat: La France est-elle un pays raciste ?

Les fantômes des pesticides hantent nos environnements pour longtemps

 

Par Gaspard Conseil, Docteur en écotoxicologie, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Lorraine (UL, ENSAIA, L2A), Université de Lorraine et Damien Banas, Professeur en Agronomie/Hydrobiologie, Université de Lorraine

De l’autre côté du miroir d’eau paisible des étangs, on rencontre en réalité de véritables « fantômes moléculaires » laissés par les pesticides utilisés pour l’agriculture. Même lorsque la substance originelle a été depuis interdite, ses produits de transformation – parfois plus toxiques – peuvent persister longtemps. Et si l’on envisageait les étangs différemment ? Les considérer comme des archives biochimiques des pollutions passées pourrait nous aider à améliorer la surveillance sanitaire et à prendre de meilleurs décisions réglementaires aujourd’hui. Continuer la lecture de Les fantômes des pesticides hantent nos environnements pour longtemps

Budget 2026 : la FSGT alerte face aux coupes budgétaires massives qui étranglent le sport populaire et la vie associative

Face aux économies voulues par le gouvernement, la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) s’inquiète des conséquences graves du projet de loi de finances 2026 sur le sport, la jeunesse et la vie associative.

Le budget 2026 réduit drastiquement les crédits pour le sport populaire et la vie associative ce qui prive de nombreuses structures de moyens financiers.
© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

 

À quelques jours du début de l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2026 par le Parlement, l’inquiétude grandit au sein du mouvement sportif. Avec un budget du programme sport, jeunesse et vie associative qui baisse encore à 554 millions d’euros (- 6,53 %) en crédits de paiement, par rapport aux 593 millions de 2025, et chute à 568 millions (- 18,24 %) en autorisations d’engagement (financement des projets sur plusieurs années), contre 695 millions en 2025, la régression budgétaire se poursuit. Une situation dénoncée par la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), qui alerte sur les conséquences graves sur le sport pour toutes et tous. Continuer la lecture de Budget 2026 : la FSGT alerte face aux coupes budgétaires massives qui étranglent le sport populaire et la vie associative

Algérie/France : A une voix près, ou quand la démagogie prend le pas sur le débat politique de la Nation + video Huma

Cyprien Caddeo

Emilio Meslet

Avec le soutien des députés LR et Horizons, l’extrême droite a, pour la première fois, fait adopter un texte dans le cadre de sa niche parlementaire ce jeudi 30 octobre. Une résolution pour « dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968 » aux forts relents xénophobes. Explications avec Cyprien Caddeo et Emilio Meslet, journalistes politique à l’Humanité.


L’analyse de Histoire et Société

Rarement on aura vu démonstration plus éclatante de l’incurie de la représentation nationale. Entendons nous bien, ce n’est pas seulement parce qu’il y a eu ce jour historique où pour la première fois, la droite se rallie au RN. Ni même parce que ce vote n’a aucune portée juridique et est un simple camouflet imbécile infligé à l’Algérie par des politiciens clientélistes. Mais parce que tout cela relève du commentaire de Brecht: « Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise. » quand le grand capital est incapable d’obtenir l’assentiment à sa politique par les voies ordinaires… Il est, nous le verrons à l’origine de l’accord de 1968 et face à la crise il est incapable de trouver une issue autre que la poursuite et l’amplification de celle qui a généré la crise… Son personnel est perdu… Les députés maroniens, leurs alliés et Macron lui-même avaient été élus en se présentant comme dépassant « les clivages » pour mieux être un rempart face à l’extrême- droite « On voit ce qu’il en est . Alors que Gabriel Attal lui-même avait déclaré en janvier qu’il fallait « poser des limites et assumer le rapport de force » avec l’Algérie, ni lui, ni la majorité présidentielle n’ont pris part au vote. Sur 92 députés du groupe Ensemble, 30 ont voté contre. Les autres se sont abstenus ou ont déserté l’hémicycle. mais voyons plutôt le détail de cet exploit de la classe politique française prise entre électorat et nécessité de protéger les intérêts de leurs bailleurs de fond. Continuer la lecture de Algérie/France : A une voix près, ou quand la démagogie prend le pas sur le débat politique de la Nation + video Huma

Mobilisation: 18e Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité (communiqué ADMD82)

Dimanche 2 novembre 2025

Si le Sénat se tait, en 2026 le peuple doit parler !

L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) se mobilise partout en France, autour de ce dimanche 2 novembre 2025, à l’occasion de la 18e Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité.

Une année 2025 marquée par des avancées… et de nouveaux blocages.

L’année 2025 a été marquée par une étape majeure : l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir et de la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs.

Pourtant, malgré la demande des Français et des médecins, majoritairement favorables à une loi de liberté en fin de vie (74% des médecins la disent souhaitable – Ifop avril 2025 – et 92% la demandent – Ifop mai 2024), la navette parlementaire a été stoppée. Initialement prévu en octobre, l’examen des deux textes par le Sénat a été reporté (on parle aujourd’hui du 12 janvier 2026, sans certitude en raison du chaos politique), laissant sans solution les Français en situation d’impasse thérapeutique ainsi que tous ceux qui sont attachés à une loi de liberté en fin de vie.

Face à l’immobilisme, Jonathan Denis interpelle Emmanuel Macron. 

Face au risque d’enlisement, Jonathan Denis, président de l’ADMD, rappelle la promesse faite par Emmanuel Macron le 13 mai 2025 d’un référendum (1er alinéa de l’article 11 de la Constitution) en cas de blocage. Il demande aujourd’hui au président de la République de tenir cet engagement et de consulter les Français si les débats devaient ne pas être confirmés à l’ordre du jour du Sénat au 31 décembre 2025.

La délégation pour le TARN-ET-GARONNE et ses plus de 300 adhérents se mobilise.

À MONTAUBAN, le 1er novembre de 10h30 à 12h30, Olivier FOURNET et Béatrice OUIN, délégué départemental et déléguée départementale adjointe pour le Tarn-et-Garonne  seront sur le marché pour rappeler que depuis 45 ans, l’ADMD et les Français attendent une véritable loi du libre choix en fin de vie, pour échanger et faire signer notre pétition.

Contact : Olivier FOURNET ADMD 82 – 0687988339 – admd82@admd.org

« La nation ne se fonde pas sur des mythes racistes » : qui était Abraham Serfaty, militant de la paix communiste, arabe, juif et antisioniste

Abraham Serfaty a milité toute sa vie pour un Maroc démocratique et une Palestine libre. Enfermé dans les geôles d’Hassan II, condamné à l’exil, le révolutionnaire marocain a payé cher ses engagements contre l’oppression et le colonialisme. Retour sur le parcours et les idées d’une figure majeure du mouvement arabe d’émancipation, décédé le 18 novembre 2010.

Un manifestant brandit le portrait d’Abraham Serfaty, alors exilé en France, lors d’une manifestation à Rabat. © ABDELHAK SENNA / AFP

 

Il était de celles et ceux qui ne se taisaient pas. Ni les années de prison, d’isolement, de clandestinité, de torture ou d’exil n’auront réussi à le briser ou à lui enlever son amour indéfectible pour la justice et la liberté. Abraham Serfaty a consacré sa vie à œuvrer pour ces valeurs fondamentales. En premier lieu, au Maroc, qu’il a essayé d’accompagner, avec nombre de ses camarades, du protectorat à l’indépendance, de la monarchie à la démocratie. Continuer la lecture de « La nation ne se fonde pas sur des mythes racistes » : qui était Abraham Serfaty, militant de la paix communiste, arabe, juif et antisioniste

« Le Désert de nous-mêmes » d’Éric Sadin : un guide d’exigences et d’actions face aux IA

Avec son ouvrage « le Désert de nous-mêmes », le philosophe Éric Sadin, spécialiste des usages numériques, décrypte le tournant intellectuel et créatif pris par l’intelligence artificielle et son impact social. Il en dégage une série de sept exigences à faire respecter et sept actions à mener. Nous publions ici un large extrait de sa conclusion.

 

Trois ans après le lancement de ChatGPT, l’ambiance n’est plus la même. Si les premiers temps furent à l’enthousiasme, au fil des mois l’impression générale s’est modifiée par sauts successifs. Un air d’opposition – jusque de fronde – se met à planer. Continuer la lecture de « Le Désert de nous-mêmes » d’Éric Sadin : un guide d’exigences et d’actions face aux IA

Islamophobie, accusation de cancel culture… Comment l’extrême droite utilise la projection annulée de « Sacré Cœur » à Marseille

L’annulation de la projection du film Sacré Cœur, son règne n’a pas de fin au château de la Buzine, par la mairie de Marseille, a déchaîné la fureur de la droite et de l’extrême droite. Des plateaux de CNews au Rassemblement national, en passant par « Frontières » et « le Figaro », le maire Benoît Payan est accusé de censurer le catholicisme, après avoir suivi la loi de 1905, sur la laïcité dans les lieux publics.

Docu-fiction, le long-métrage est une ode à la foi chrétienne et à la figure du Christ. Quatre séances étaient prévues dans la salle, entre mercredi 22 et samedi 25 octobre. Affiche du film

La droite et l’extrême droite ont trouvé leur nouvelle cible favorite : le maire de Marseille. Le nom de Benoît Payan est vilipendé depuis mercredi 22 octobre, tant dans les cercles réactionnaires de X que par l’animateur multicondamné Jean-Marc Morandini ou dans le Figaro. En cause : l’annulation, une heure avant, de la projection du film Sacré Cœur, son règne n’a pas de fin, prévue au château de la Buzine, célèbre édifice du XIe arrondissement de Marseille. Continuer la lecture de Islamophobie, accusation de cancel culture… Comment l’extrême droite utilise la projection annulée de « Sacré Cœur » à Marseille

Gabriel Zucman: « 2 %, c’est vraiment le minimum syndical » (Video + pétition)

L’économiste Gabriel Zucman, inventeur d’une taxe qui fait trembler les grandes fortunes, explique comment mettre ces dernières à contribution. Et faire ainsi reculer l’oligarchie.

Plus de 80 % des recettes de cet impôt plancher proviendraient des milliardaires.

Il est accusé de « vouloir mettre à terre l’économie française » parce qu’il souhaite imposer à hauteur de 2 % les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, un impératif « démocratique », selon lui. L’économiste Gabriel Zucman (1) répond à ses détracteurs dans les colonnes de l’Humanité.

85 % des Français soutiennent votre taxe, selon un sondage que nous avons publié il y a un mois : vous attendiez-vous à gagner aussi facilement la bataille de l’opinion ? Continuer la lecture de Gabriel Zucman: « 2 %, c’est vraiment le minimum syndical » (Video + pétition)