“On tranchera à la rentrée” : la polémique sur Pierre‑Édouard Stérin fait vaciller le label “Les Plus Belles Fêtes de France”

NDLR de MAC: même au cœur de l’été, il faut être vigilant et ne pas laisser le RN s’approprier l’histoire locale ou nationale à son profit avec révisionnisme et propagande. Pas de compromission avec le milliardaire STERIN et ses affidés, avec les maires RN/UDR/Zemouristes. La bataille idéologique contre l’extrême droite ne se réduit pas à des combats électoraux. Il est multiforme et les communistes le dénoncent comme pour ces affiches douteuses stigmatisant les éleveurs qui sont l’émanation d’un groupe d’extrême droite!

En cet été 2025, plusieurs fêtes historiques quittent « Les Plus Belles Fêtes de France » après les révélations sur ses liens avec Pierre‑Édouard Stérin. Des événements phares de l’ancienne région Midi‑Pyrénées comme la fête de l’ail rose de Lautrec (Tarn), les Médiévales du Pays Toy (Hautes-Pyrénées) ou l’omelette géante de Bessières (Haute-Garonne) sont liés à ce label.

Dans le Sud-Ouest, il n’y a pas que les thermomètres qui montent en température pendant cette période de canicule. Les fêtes de villages connaissent actuellement une certaine surchauffe. Depuis une semaine, plusieurs manifestations locales ont annoncé quitter le label « Les Plus Belles Fêtes de France » ou renoncer à y adhérer, lui reprochant ses liens avec le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin. Continuer la lecture de “On tranchera à la rentrée” : la polémique sur Pierre‑Édouard Stérin fait vaciller le label “Les Plus Belles Fêtes de France”

Pour le droit à manger sain et bon

Dans la ville de Pierre Perret, chacun a pu voir apparaître des affiches au gout douteux stigmatisant les agriculteurs et les éleveurs, les transformant en criminels, voire pire en « zoophiles ».

Il s’agit de l’œuvre d’un groupuscule Végan, antispéciste et animaliste qui a agit de nuit, dénonçant avec des photos sanguinolentes l’élevage et l’abattage des animaux pour se nourrir. Ces photos ornent nos murs comme si manger de manière diversifiée, avec de la qualité était réservé à une minorité bien-pensante et surtout assez riche. Ces activistes ne sont pas dans le besoin vu le prix de telles affiches et en pointant du doigt les agriculteurs/éleveurs ils détournent le regard de nos concitoyens-nes des réalités d’une profession qui peine à vivre dignement. Chez nous pas de méga usine d’élevages pour une exportation massive, mais un tissu d’éleveurs qui œuvrent pour le meilleur, pour nourrir tout le monde avec des produits de la ferme à la boucherie du coin.

Les communistes de Castelsarrasin s’insurgent contre cette vision délétère de l’agriculture et proposent des solutions pour sortir le monde rural des griffes de l’agrochimie et des rendements qui appauvrissent nos terres au nom du capitalisme. Ils soutiennent les circuits courts producteurs/consommateurs et souhaitent la réinstallation d’un demi-million de paysans/paysannes sur toutes ces terres aujourd’hui en friche avec un accompagnement pour garantir des prix rémunérateurs, et non des marges pour la grande distribution.

Plutôt que de s’en prendre aux éleveurs, pour mieux se nourrir, nous soutenons nos agriculteurs-trices et nous nous l’affichons clairement !

Le 12 Aout 2025

Maximilien Reynès-Dupleix, Secrétaire de la section Castelsarrasin, Valence & Lomagne

Loi Duplomb. Le Conseil constitutionnel censure la possibilité de déroger à l’interdiction d’utiliser des néonicotinoïdes

C’est une victoire. Une victoire partielle certes contre la loi Duplomb. Au regard des exigences de la Charte de l’environnement adossée à la Constitution, le Conseil constitutionnel « censure les dispositions de l’article 2 de la loi qui permettaient de déroger par décret à l’interdiction d’utiliser des produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes ou autres substances assimilées, ainsi que des semences traitées avec ces produits », en particulier l’acétamipride dont la nocivité pour la santé est largement documentée et dénoncée. Continuer la lecture de Loi Duplomb. Le Conseil constitutionnel censure la possibilité de déroger à l’interdiction d’utiliser des néonicotinoïdes

Terrorisme masculiniste: une menace sous-estimée que les autorités refusent de voir

À la faveur des discours de haine diffusés en masse sur les réseaux sociaux, le risque d’attaque contre les femmes prend de l’ampleur en France. La saisine du parquet national antiterroriste dans l’attentat « incel » déjoué début juillet signe un début de prise de conscience des autorités.

Deux couteaux en poche, Timoty G. s’approche du lycée de Saint-Étienne (Loire) où il est interne en classe préparatoire. Le jeune homme de 18 ans a un objectif : s’en prendre à des femmes. In extremis, il est interpellé avant d’atteindre le bâtiment par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), mis en examen et placé en détention provisoire. Continuer la lecture de Terrorisme masculiniste: une menace sous-estimée que les autorités refusent de voir

L’évangile du fusil à Gaza

NDLR de MAC: Un texte d’enquête qui enrichit notre compréhension des enjeux en Palestine, et bien au delà! Ou l’on comprend, combien le religieux est prégnant au détriment de l’humanité!

 

Cet article qui décrit dans le détail ce que nous désignons comme l’instrumentalisation des religions dans le texte que nous consacrons à l’échange entre la Chine, l’Islam et le communisme dans le monde multipolaire dit assez que l’on ne peut pas malheureusement rester dans la vision du but de la réconciliation humaine, du mouvement historique vers ce but et la nécessité du socialisme, du combat concret matériel, économique, politique, diplomatique contre cette violence destructrice qui ne produit que haine et avidité décrite ici dans la stupéfiante organisation dans laquelle est espéré imposer une vision de croisade. Notons que les « évangélistes » présentés ici sont également ceux qui ont produit le récit complètement propagandiste du « génocide  » ouïghour alors même qu’ils en font un en Israël Palestine, détruisant des peuples qui sont unis si au contraire on suit les routes civilisatrices du Moyen Orient, de l’Asie centrale,. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

I. Le retour de la croisade

À l’été 2025, l’aide à Gaza ne ressemble plus à de l’aide. Sur les principaux sites de distribution gérés par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), des entrepreneurs américains armés d’UG Solutions se tiennent derrière des barrières fortifiées, brandissant des fusils M4, des grenades assourdissantes et des grenades lacrymogènes. Des foules de Palestiniens désespérés se précipitent, des enfants s’effondrent de déshydratation au milieu du chaos, et l’UNICEF a signalé que plus de 200 mineurs souffrant de malnutrition ont été séparés dans la mêlée. Et avant chaque service, des groupes d’anciens militaires de la Fondation Sentinelle s’agenouillent en formation, invoquant des prières de « guerre spirituelle » pour la victoire sur le « chaos démoniaque ». C’est un combat spirituel, et Gaza est le champ de bataille. Continuer la lecture de L’évangile du fusil à Gaza

Les 11 principes de la Charte de Marseille sur la couverture médiatique des migrations, dont « l’Humanité » est signataire

Les Assises méditerranéennes du journalisme ont dévoilé, mardi 29 avril, une « charte pour une couverture médiatique des migrations, dans le respect de l’éthique et de la déontologie journalistique », dite « charte de Marseille ». Cet outil de déontologie, dont l’Humanité est signataire, doit guider les professionnels de l’information vers une couverture plus « éthique, précise et respectueuse des questions migratoires ».

La rédaction

 

Cette Charte, élaborée par des professionnels de l’information et des universitaires spécialistes des migrations, est un outil destiné aux journalistes et aux professionnels des médias. Tout en réaffirmant la liberté éditoriale dont dispose chaque rédaction, cette Charte souhaite répondre aux défis journalistiques liés aux migrations, un enjeu politique et social majeur du monde contemporain. Elle vise à soutenir les journalistes et les professionnels des médias dans leur souhait de proposer une couverture de qualité, précise, complète et éthique des questions migratoires, en intégrant notamment les recommandations issues de textes déontologiques de référence. Continuer la lecture de Les 11 principes de la Charte de Marseille sur la couverture médiatique des migrations, dont « l’Humanité » est signataire

Un événement politique de haute portée

À l’initiative d’Éléonore Pattery, 23 ans, actuellement étudiante en Master QSE et RSE (Qualité, Sécurité, Environnement / Responsabilité Sociétale des Entreprises), la pétition contre ce qui est communément appelée « Loi Duplomb » est en train de devenir un événement politique de haute portée. À l’heure où ces lignes sont écrites, nous marchons vers les 2 millions de signatures.

Non à la loi Duplomb 

C’est en tant que future professionnelle de la santé environnementale et de la responsabilité collective, qu’Éléonore Pattery a initié cette campagne de signatures sur le site de l’Assemblée nationale quand cette loi n’a été adoptée que par l’entremise de manigances d’arrière-salles au Parlement. L’Assemblée nationale n’a pas eu à en débattre véritablement. Les amendements déposés par l’opposition de gauche et des écologistes ayant été rejetés sans débat.

En plus d’être une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire, cette loi devient le symbole de la démocratie parlementaire foulée au pied par les intérêts de l’agrochimie et de l’agrobusiness. Et maintenant, la Présidente de l’Assemblée nationale, bien contrainte de la remettre à l’ordre du jour des débats, ne veut surtout pas de nouveau vote.

Or, il peut devenir impossible de nier cette vague citoyenne qui montre le rejet massif d’une loi qui menace notre santé, notre biodiversité et l’avenir de notre agriculture en réintroduisant des pesticides néonicotinoïdes, comme l’acétamipride, ou en facilitant l’appropriation de la ressource en eau au profit de quelques gros agri-manager et l’agrandissement de fermes-usines.

Un débat doit avoir lieu, avec un droit d’amendement et un vote. Le président de la République a le pouvoir de ne pas promulguer cette loi qui ne « protège » pas le travail paysan, mais protège les firmes de l’agro-industrie. 

Non à la loi Duplomb 

Et, l’Anses

Mieux encore, alors que la loi ne traite pas avec précision les missions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), un décret publié le 8 juillet prévoit deux dispositions particulièrement préoccupantes. L’une permet au ministre de l’Agriculture de décider, par arrêté, d’une liste de pesticides qu’il souhaite voir examiner de manière prioritaire et contraint l’Anses à prendre en considération cette liste dans la définition de son calendrier d’autorisation de mise sur le marché.

Il s’agit d’une pression directe sur l’agence veillant à la qualité alimentaire et à l’environnement, -l’Anses-, qui devra désormais d’abord examiner les demandes de pesticides choisis par le ministre.

La seconde disposition, complémentaire de celle-ci, introduit dans les critères de mise sur le marché, celui dit « de condition agronomique ». Ceci cache en fait  la volonté de permettre l’utilisation de produits dont la nocivité est avérée, mais jugée par certains indispensable à la production.

L’affaire est grave. Laisser seul le ministère de l’Agriculture prendre de telles décisions est contraire à notre droit puisque l’Anses est sous la triple tutelle des trois ministères.

Les principes de précaution et de prévention, qui, tous deux, figurent dans la Constitution, sont allègrement violés, tout comme le principe de non-régression. L’indépendance de l’Anses est mise en cause, ainsi que la possibilité de faire prévaloir les critères de santé et environnementaux sur les enjeux d’augmentation de la productivité – afin de ne pas traiter ceux de la rémunération du travail paysan.

Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État devraient être saisis immédiatement. 

Amplifions le grand mouvement citoyen en cours. 


Image by jette55 from Pixabay.

L’inéligibilité de Brigitte Barèges en débat CFM radio

le Conseil constitutionnel a invalidé le mandat de députée de Brigitte Barèges.
Un an d’inéligibilité, démission d’office immédiate, et tout espoir d’une candidature aux municipales de 2026 qui s’évanouit pour une des figures historiques de la politique locale.

Invité(s) :

Thierry Deville, Adjoint à l’économie de la ville de Montauban, Pemier vice-président du Grand Montauban, Conseiller régional d’Occitanie (LR)
Rodolphe Portoles (PCF) Conseiller régional d’Occitanie Conseiller municipal Montauban Conseiller Communautaire Grand Montauban
Jean-Jacques Boyer, président du parti Renaissance en Tarn et Garonne
Alain Baute, Directeur général délégué du Groupe Midi Libre, Président de l’association « Nouveau Montauban ».

Présenté par Kader Youb,
CFM montauban

18 Juillet 2025

Pinard, saucisson et Michel Sardou : comment Pierre-Édouard Stérin veut faire main basse sur les fêtes « traditionnelles »

Des centaines d’événements labellisés, des dizaines d’autres sous franchise, des banquets franchouillards au pinard-saucisson… Avec ses billes dans Studio 496 et le Canon français, le financier du plan Périclès visant à faire gagner les droites extrêmes entend souffler la naphtaline sur les émotions collectives.

 

Pierre-Édouard Stérin a, au moins, une qualité : il sait repérer les marchés porteurs, et c’est à ce flair – combiné à son exil fiscal en Belgique – que le propriétaire des coffrets-cadeaux Smartbox doit sa fortune. Mais quand le milliardaire articule ses investissements avec les objectifs idéologiques, politiques et électoraux décrits dans son plan Périclès, ce petit talent individuel tourne au grand danger public. Continuer la lecture de Pinard, saucisson et Michel Sardou : comment Pierre-Édouard Stérin veut faire main basse sur les fêtes « traditionnelles »

Néofascistes, identitaires, traditionalistes… Le RN se fournit toujours chez l’ultradroite

Les chantres de la « dédiabolisation » l’assurent : le Rassemblement national aurait coupé les ponts avec les groupes dits d’ultradroite. Mais, à rebours du discours officiel, le parti de Marine Le Pen continue de maintenir des liens avec eux et va même jusqu’à puiser dans ce vivier de militants pour trouver des collaborateurs à ses députés.

 

C’est une surveillance classique qui va réserver quelques surprises. Le 14 décembre 2023, des agents de la direction nationale du renseignement territorial (DNRT) procèdent à une opération « d’identification de participants au rassemblement à l’initiative d’Auctorum en hommage à Thomas » à Versailles (Yvelines), selon une note que l’Humanité s’est procurée. Continuer la lecture de Néofascistes, identitaires, traditionalistes… Le RN se fournit toujours chez l’ultradroite