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Mais encore….

Étiquette : Droite extrème

Discours en hommage à Jean Jaurès – 31 juillet 2021 par Patrick Le Hyaric

Discours en hommage à Jean Jaurès – 31 juillet 2021 par Patrick Le Hyaric

Mesdames, Messieurs les élus,

Chers amis,

Chers camarades,

Merci à chacune et chacun d’entre vous d’avoir à nouveau répondu présent à ce traditionnel hommage à Jean Jaurès, assassiné ici même il y a 117 ans.

Un hommage que nous rendons chaque été contre l’oubli et les récupérations.

Un hommage que nous rendons pour entretenir la flamme de la République sociale, laïque et démocratique.

Une célébration qui, au-delà de la mémoire de Jaurès, entretient l’héritage du mouvement ouvrier, socialiste et communiste, de ses acteurs et actrices qui arrachèrent les conquêtes sociales et démocratiques sans lesquelles la République serait un vain mot.

« Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? » demandait Jacques Brel. Cette question obsédante, lancinante, nous la posons toujours.

Pourquoi ont-ils perpétré ce crime qui laissa le mouvement ouvrier orphelin d’un de ses plus brillants représentants, et démuni face au tsunami de bombes, de gaz, de feu, de fer et de sang qui allait s’abattre sur l’Europe ?

Tuer Jaurès c’était, pour les forces nationalistes qui armèrent le bras de son assassin, remplir un double contrat : mettre à genoux le mouvement socialiste était une condition nécessaire pour engager les hostilités qui allaient, au nom des rivalités impérialistes et coloniales, détruire le vieux continent et engloutir la jeunesse paysanne et ouvrière dans d’innommables charniers. Cette jeunesse qui, reprenant le flambeau de ceux qui y restèrent, releva la tête grâce au mouvement communiste qui, comme une fleur au milieu des cendres, donna espoir et vigueur aux ouvriers et paysans de tous pays.

Célébrer Jaurès aujourd’hui, c’est aussi se souvenir de l’effort gigantesque mené par le mouvement ouvrier pour que la République sorte de l’étroit carcan dans lequel elle était maintenue par la bourgeoisie française, pour progresser et devenir indissociablement sociale et démocratique.

Quand la République devient un signifiant vidé de toute sa substance révolutionnaire, sociale et démocratique, quand elle est réduite en un « mot gourdin » que l’on assène sur la tête des classes populaires pour qu’elles se conforment à un ordre injuste, c’est le principe même de la souveraineté populaire qui tend à s’évanouir au profit de la souveraineté actionnariale et patronale.

Jaurès, déjà, observait la déchéance que provoquait la mainmise de la finance sur les affaires de l’Etat. Cette confiscation avait pour principale conséquence constatait-il, en plus de freiner les réformes sociales, de faire reculer la démocratie politique.

Lors de l’affaire de Panama qui allait éclabousser le pouvoir économique et politique au début des années 1880, le jeune député encore radical observait, je le cite, « que la puissance de l’argent avait réussi à s’emparer des organes de l’opinion et à fausser à sa source, c’est-à-dire dans l’information publique, la conscience nationale ». Il observait ainsi « qu’un Etat nouveau, l’Etat financier, a surgi dans l’Etat démocratique, avec sa puissance à lui, ses ressorts à lui, ses organes à lui ».

L’histoire ne bégayerait-elle pas ?

N’est pas ce le point où nous sommes aujourd’hui rendus ?

Celui où l’Etat se déleste de ses missions sociales et démocratiques pour n’être réduit qu’au rôle de béquille du capital ? Mieux, un Etat qui ne garantit plus l’intérêt général, mais qui se met à un point tel à disposition du capital, que ses compétences, sa force, ses lois servent chaque jour un peu plus les puissances d’argent ?

« Ce que nous défendons contre ces manœuvres louches des banquiers arrivés au pouvoir, ce n’est pas le prolétariat ouvrier seul, c’est l’ensemble des forces productrices de notre pays. J’ose dire que c’est aussi l’honneur du pays et de la France elle-même », clamait Jaurès dans sa plaidoirie devant la cour d’assises de la Seine en défense du journaliste Gérault-Richard, accusé d’outrages à Jean Casimir-Perier, ancien banquier devenu président de la République. Décidément, l’Histoire bégaye bel et bien…

Le taux vertigineux d’abstention qui s’accroit de scrutins en scrutins, indique la profondeur du malaise, le poids du divorce entre le peuple et ses représentants, entre les citoyens, leurs institutions, entre les travailleurs et la politique telle qu’elle est aujourd’hui menée. De démocratique, notre République tend à n’avoir plus que le nom.

Ce que l’on nous a vendu comme « fin de l’Histoire » ou « absence d’alternatives » ne sont, au fond, que les noces célébrées entre le capitalisme et l’Etat. Le citoyen, les travailleurs et travailleuses tantôt réduits au rang de consommateurs, tantôt à des forces de travail exploitables à merci ne l’acceptent plus et le font savoir, même en quand ils utilisent le silence des urnes. Un silence qui, du reste, n’a aucune portée révolutionnaire car il ne modifie en rien les rapports de force en leur faveur. 

« Dans une société paralysée, l’idéal social serait comme une fleur emprisonnée et stérile », prévenait Jaurès en 1911 du continent sud-américain où il donnait d’importantes conférences. Quand les institutions ne correspondent plus aux attentes populaires, quand le divorce se consume entre le peuple et ses représentants, quand l’évolution même des rapports sociaux se heurte aux privilèges, aux prébendes, aux dominations installées, c’est tout l’idéal social qui se meurt.

Voilà le but ultime et absolu des puissances d’argent : détruire dans l’œuf toute forme d’alternative au système de prédation des êtres humains et de la nature qui prévaut et nous menace désormais gravement.

C’est la raison pour laquelle la République est tant dénaturée, attaquée, vidée de ses contenus transformateurs, alors que l’issue aux actuelles impasses appelle un processus post-capitaliste, un processus communiste de transformations structurelles, sociale, démocratique, écologique. C’est Engels qui écrivait « la République démocratique est la seule forme politique dans laquelle la lutte entre la classe ouvrière et la classe capitaliste peut d’abord s’universaliser et puis arriver à son terme par la victoire décisive du prolétariat »

Fidèle au concept d’« évolution révolutionnaire » qu’il emprunte à Marx et en historien scrupuleux de la Révolution française, Jaurès avait saisi l’importance de la démocratie politique, nécessaire prélude à la démocratie sociale et à la société qu’il appelait alternativement socialiste ou communiste.

Aujourd’hui ,l’heure est à redoubler d’efforts dans les combats pour la reconquête et la conquête de nouveaux droits sociaux et démocratiques, qui impliquent de sortir de cette monarchie présidentielle, pour faire respecter un parlement élu à la proportionnelle, pour démocratiser les médias, pour que les travailleurs disposent de nouveaux pouvoirs d’intervention dans l’orientation et la gestion de leurs entreprises et services publics ; Oui , il est urgent de créer les conditions pour que le peuple puisse prendre son destin en main.

Aujourd’hui, de divers côtés, on se gargarise du mot « République ». Tout le monde se réclame d’elle, jusqu’à ses ennemis d’hier.

« Quand les hautes cimes ardentes et éclatantes s’éteignent », écrivait Jaurès en conclusion de son Histoire socialiste de la Révolution française, « quand la Révolution démocratique et populaire de 1793 et de 1794 pâlit et s’éclipse, quand la généreuse Révolution de 1848 est brutalement supprimée, on peut croire que la nuit est complète ; mais ceux qui regardent au fond des esprits, au fond des âmes, s’aperçoivent que dans la conscience ouvrière l’idéal survit secrètement, et à la moindre ouverture des évènements, la lumière jaillit de nouveau ». Il ajoutait aussitôt : « grande leçon pour tous les gouvernements de répression, quels qu’ils soient et de quelque nom qu’ils s’appellent. »

Loin de désarmer, c’est à cet espoir, assis sur l’histoire d’un peuple qui a défait les tyrannies et fait les révolutions, que nous nous raccrochons toujours. Le peuple français refuse la mise au pas capitaliste, le profilage de son pays aux normes du marché mondialisé, la dépossession de sa souveraineté.

Il le refuse confusément et ses colères ne trouvent pas encore de prolongements dans le sillon progressiste qu’il a toujours su tracer.

Les potentiels débouchés pour qu’émerge un puissant rassemblement populaire se perdent dans les méandres d’un jeu politique verrouillé, cadenassé que le pouvoir économique et politique organise autour d’une monarchie présidentielle renforcée.

Dans ses évolutions, le capitalisme menace désormais jusqu’aux conquêtes que l’on croyait les plus solidement ancrées dans le patrimoine politique de notre société. Le suffrage se fait censitaire, les peuples vivent sous le joug d’états d’urgence qui, de sécuritaires, deviennent sanitaires, pénètrent le droit commun et suspendent indéfiniment l’état de droit, aussi imparfait soit-il  ; les multinationales du numériques et les Etats collaborent pour ériger une société de surveillance qui bride les libertés individuelles et collectives, comme en témoigne le scandale Pegasus, du nom de ce logiciel espion vendu par l’Etat d’Israël aux mains de despotes et qui s’est immiscé dans le téléphone de l’une de nos journalistes reporter, Rosa Moussaoui.

C’est bien le développement actuel du capitalisme qui menace les libertés individuelles et collectives. « Le socialisme, au contraire », disait Jaurès en 1895 dans un essai saisissant titré Socialisme et Libertés, « et j’entends le socialisme collectiviste ou communiste, donnera le plus large essor à la liberté, à toutes les libertés : il en est, de plus en plus, la condition nécessaire. »

A une bourgeoise retranchée derrière ses jouissances égoïstes et sa liberté d’exploiter, il rétorquait : « Ils oublient que l’humanité n’épuise pas en une forme sociale, c’est-à-dire en une forme particulière et passagère d’action, ses ressources de désir et de bonheur. Demain, de la grande humanité communiste, monteront de nouvelles espérances et de nouveaux songes, comme des nuées aux formes inconnues montant de la vaste mer. »

Non, l’Histoire n’est pas finie. Mais, prenons garde qu’en se réveillant et guidée par les intérêts capitalistes, elle ne balaie à nouveau l’humanité d’une furie guerrière comme lors du siècle passé.

Lorsque Jaurès nous met en garde contre un capitalisme « qui porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », il pointe ces infernales contradictions qui laissent l’humanité à la porte de son histoire, dans une préhistoire faite d’inégalités, de privations, d’exploitation, de prévarications, de folles courses aux armements, de modifications climatiques et de saccages de la nature aux conséquences incalculables pour l’humanité, d’impérialismes desquels naissent les conditions de déflagrations guerrières.

« Il faut, disait-il, résoudre les contradictions d’une société qui, en «mettant le travail d’un côté, le capital de l’autre», ne peut qu’« enfanter le désordre et l’agitation». Cette contradiction ne peut être résolue que dans ce qu’il appelait « le travail souverain », juste et logique continuation d’une citoyenneté souveraine. Mais sans citoyens souverains, le travail et la production resteront, eux aussi, les esclaves de la poignée de ceux qui en disposent par d’iniques titres de propriété.

« Il faut assurer à tous, disait-il, les moyens de liberté et d’action. (…) Il faut donner à tous une égale part de droit politique, de puissance politique, afin que dans la Cité aucun homme ne soit l’ombre d’un autre homme, afin que la volonté de chacun concoure à la direction de l’ensemble et que, dans les mouvements les plus vastes des sociétés, l’individu humain retrouve sa liberté. Enfin, il faut assurer à tous un droit de propriété sur les moyens de travail, afin qu’aucun homme ne dépende pour sa vie même d’un autre homme, afin que nul ne soit obligé d’aliéner, aux mains de ceux qui détiennent les forces productives, ou une parcelle de son effort ou une parcelle de sa liberté. » Écrivait-il encore en 1898.

Les libertés individuelles, démontre Jaurès, ne peuvent être assurées que par l’établissement de libertés collectives. C’est en cheminant vers la République sociale que se fortifie la République démocratique jusqu’à se fondre l’une, l’autre dans un nouveau régime. Et, a contrario, c’est en abandonnant son ambition à pénétrer dans l’arène du travail et de l’économie selon ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité que la République rebrousse chemin et trahit ses vertus démocratiques.

« La République, insistait-il devant la chambre des députés en 1904 lors des débats sur la loi de séparation des églises et de L’Etat, la République n’est pas un dogme. Je dirais presque qu’elle n’est pas une doctrine ; elle est avant tout une méthode. Elle est une méthode pour obtenir la plus haute efficacité possible de toutes les énergies humaines par la plénitude de la liberté. »

Aujourd’hui, la République se fige, se dogmatise comme un instrument non plus de liberté, mais de contraintes. Que l’extrême droite qui, il y a seulement quelques années, lui vouait sa haine, puisse aujourd’hui s’en réclamer  sans rougir et en toute tranquillité, témoigne des abandons successifs, des glissements à l’œuvre.

« Depuis que la Révolution française a fait la patrie une et indivisible, le patriotisme consiste à subordonner l’intérêt particulier à l’intérêt général. Mais lorsqu’une oligarchie puissante abuse de son pouvoir d’argent pour subordonner au contraire l’intérêt général à l’intérêt particulier (…) qu’on ne parle plus de patriotisme, qu’on ne souffle plus avec emphase dans des clairons fêlés. »

Combien sont celles et ceux qui s’époumonent aujourd’hui dans ces « clairons fêlés » en criant le mot République, baptisant pour les uns leur parti les Républicains, pour les autres la République en marche, nous rebattant les oreilles d’une conception frelatée et indigne d’une patrie vendue à la découpe au capital international.

Dans la bouche de nombre de responsables politiques, de ministres, mais aussi des agitateurs de la droite extrémisée, la République n’est plus que le carcan d’un peuple fantasmé ; une sorte de moule ethnique auquel chacun devrait se conformer, de gré ou de force. Cette propagande chauvine et xénophobe sert à détourner les regards, non sans succès, de la destruction méthodique de tous les piliers de la République sociale et démocratique.

La République « comme méthode », comme contrat social et démocratique, écologique et féministe, politique donc au sens le plus noble du terme, permettant à chacun de ses membres de se projeter dans un collectif pour inventer ensemble un destin commun, est peu à peu remplacée par un régime de coercition : contre les travailleurs, contre la jeunesse, contre nos concitoyens d’origine étrangère, contre une religion.

« L’humanité (…) n’a pas le droit de se désintéresser du nombre et de manifester son excellence seulement en quelques élus. Elle n’est pas une beauté idéale, se contemplant au miroir de quelques âmes privilégiées. Elle ne vaut pour l’individu humain que dans la mesure où il participe lui-même à la liberté, à la science et à la joie. », Écrivait-t-il toujours en 1898.

Chers amis, chers camarades,

Oui, Jaurès aura cherché sa vie durant et jusqu’à ce que son assassin ne l’empêche de poursuivre sa grande œuvre, à donner à la République française toute sa plénitude, à résoudre les contradictions qui enfermaient ses splendides principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité dans les abstractions bourgeoises.

Cette recherche incessante n’aura pas été vaine. Quelques vingt années après son assassinat, le Front populaire érigera les grandes lois sociales dont nous sommes encore tributaires, avec l’appui du peuple travailleur rassemblé. Et trente ans plus tard, le Conseil national de la Résistance formulera les grandes lignes de cette République sociale et démocratique dont Jaurès aura posé les jalons décisifs, rétablissant les libertés démocratiques en même temps qu’elle ôtait au capital une part considérable de son pouvoir.

Ce furent le système de retraites par répartition, géré par les travailleurs eux-mêmes, la nationalisation de grands moyens de production et d’échanges, la création d’une Sécurité sociale universelle et financée par les cotisations, le droit de vote enfin accordé aux femmes et l’institution des comités d’entreprises. Autant de conquêtes sociales et démocratiques aujourd’hui menacées au cœur d’une crise politique inédite. Voilà qui tend, une nouvelle fois, à valider l’intuition de Jaurès : quand la République sociale se meurt, les libertés démocratiques vacillent. Leur lien est absolu et quiconque cherche à les isoler, trahit la République.

Cet héritage de Jaurès, ce furent également les ordonnances garantissant, selon le programme du Conseil national de la Résistance, « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ». Ces ordonnances traduites en une loi, la loi Bichet votée à l’initiative du député communiste Fernand Grenier, qui garantissait l’égalité des éditeurs face à la distribution et la solidarité entre éditeurs et coopérateurs, afin d’empêcher la mainmise des capitalistes sur le sésame de l’information.

La création du puissant outil d’information, du moyen d’éducation et de l’arme de combat qu’il nous lègue, l’Humanité fondée au printemps 1904, répondait déjà de cette exigence à libérer l’information des intérêts capitalistes et oligarchiques.  Un legs que nous avons le devoir de défendre et de développer.

En 1912, alors que la Bande à Bonnot multiplie ses méfaits, il écrit dans l’Humanité : « Je ne sais rien de plus ignominieux que l’exploitation journalistique et politique qui a été faite des crimes des bandits (…). Mais quelle abjection dans cette propagande de la peur ! Toute la presse a donné dans cette campagne de délire et de bassesse. Elle a donné aux bandits, dans des millions de cerveaux, des proportions formidables. » N’y a-t-il pas, pour aujourd’hui, quelques échos avec cette information continue et continuellement orientée pour maintenir le citoyen dans la tétanie, au moment où nous venons de célébrer, il y a deux jours, le 140ème anniversaire de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

La concentration de la presse dans les mains de l’oligarchie financière accouchait, selon ses mots, d’un « régime d’avilissement universel » qui « [empoissonne] toutes les sources de l’information publique ».

Face à une presse transformée en « organe des hommes d’argent » en « instrument payé des émissions menteuses », Jaurès redoutait qu’un journal pleinement indépendant ne devienne, toujours selon ses mots, « un des grands luxes de la pensée humaine ». Faut-il aujourd’hui le redouter à nouveau, 117 ans plus tard et alors qu’en haut lieu l’on a cherché à ôter l’Humanité à ses lecteurs et au courant révolutionnaire et communiste dont elle est l’héritière ?

La création de l’Humanité est bel et bien un legs politique de toute première importance qui participe aujourd’hui, comme il participait hier, du combat général pour l’édification d’une République indissociablement sociale et démocratique, pour la conquête de la souveraineté des travailleurs et des travailleuses sur leurs outils de production, et des citoyens sur le travail, pour la grande paix universelle pour laquelle Jaurès aura laissé sa vie.

Les moyens nous manquent pour faire chaque jour, chaque semaine le journal que nous souhaiterions offrir à nos lectrices et lecteurs.

Mais l’Humanité comme l’Humanité Dimanche restent des outils de débat, d’éducation et de combat à nul autre pareil l’émancipation humaine. Evoquant l’indispensable autonomie de la classe ouvrière, Jaurès écrivait en 1906, deux ans après la création de l’Humanité : « cette autonomie ils doivent l’exercer aussi dans l’ordre de la pensée en soumettant à leur libre critique, toutes les théories, toutes les tactiques, toutes les formes d’émancipation qui leurs sont proposés par des esprits libres ». C’est en ce sens qu’à la mi-novembre, nous allons considérablement rénover nos journaux, les relancer avec vous toutes et tous, avec la Société des lectrices et lecteurs, celle des Amis de l’Humanité et les comités de diffusion.

Une presse libre, le journalisme et la presse libre doivent former l’un des piliers de la nouvelle République que nous avons le devoir, avec les générations futures, de faire advenir.

Je vous remercie de votre attention.

Publié le 2 août 2021Auteur DémocriteCatégories Calendrier pour AGIR, Culture, Demain reste à construire, Education, En Macronie, Le monde et nous, Le PCF, Luttes et communiqués, Mots d'Humeur, Photos de Campagne, Polémiques, Presse et Médias, Réflexions et Propositions, Sur nos territoires, Utile & pratiqueMots-clés actualité, Culture, Democratie, Droit social, Droite extrème, Ecologie, Economie, Education, Egalité, Féminisme, FN/RN, Justice, Laicité, Mémoire, monde, PCF, rassemblement, République, Services Publics, Travail, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Discours en hommage à Jean Jaurès – 31 juillet 2021 par Patrick Le Hyaric
3e samedi de mobilisation : le mouvement anti-passe prend de l’ampleur

3e samedi de mobilisation : le mouvement anti-passe prend de l’ampleur

Une foule nombreuse et hétéroclite a défilé le 31 juillet contre la « dictature sanitaire ».
Cyprien Caddeo

Plus de 200 000 personnes ont manifesté le 31 juillet. L’hétérogénéité et l’atmosphère parfois confusionniste de la mobilisation risquent de profiter à l’extrême droite.

Pour son troisième samedi consécutif, la mobilisation contre le passe sanitaire n’a pas faibli, témoignant de l’enracinement de cette nouvelle colère dans le paysage sociopolitique français. Ils étaient, selon le ministère de l’Intérieur, 205 000 dans toute la France – dont 15 000 à Paris – à défiler contre le projet de loi samedi 31 juillet, contre 160 000 le samedi d’avant. Ce qui confirme que l’opposition prend de l’ampleur.

Icon VideoEn vidéo Les témoignages que nous avons recueillis dans le principal cortège parisien

Trois cortèges différents à Paris Continuer la lecture de 3e samedi de mobilisation : le mouvement anti-passe prend de l’ampleur

Publié le 2 août 2021Auteur DémocriteCatégories Combattre le RN/FN, Dérapages, En Macronie, Le monde et nous, Mots d'Humeur, Photos de Campagne, Polémiques, Presse et Médias, Réflexions et Propositions, Sante, Sur nos territoiresMots-clés actualité, Citoyen-ne, Conso'acteur, Democratie, Derapages, Droit social, Droite extrème, Education, Egalité, FN/RN, Justice, Laicité, Mémoire, PCF, République, Services Publics, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur 3e samedi de mobilisation : le mouvement anti-passe prend de l’ampleur
Décryptage : Pegasus, le virus qui avale tout sur les smartphones qu’il cible

Décryptage : Pegasus, le virus qui avale tout sur les smartphones qu’il cible

Pegasus avale tous les contenus des smartphones qu’il vise : comment fonctionne ce virus espion ? La démocratie est-elle en danger ? On vous explique tout, avec les journalistes de l’Humanité : Rosa Moussaoui, grand reporter, cible de cet espionnage pour le compte du Maroc, et Pierric Marissal, spécialiste du numérique.

#espionnage #pegasus #maroc #Israel #pegasusproject

Publié le 21 juillet 2021Auteur DémocriteCatégories Demain reste à construire, Dérapages, En Macronie, Mots d'Humeur, Photos de Campagne, Polémiques, Presse et Médias, Réflexions et Propositions, Sur nos territoires, Utile & pratiqueMots-clés actualité, Citoyen-ne, Democratie, Derapages, Droite extrème, Egalité, Fascisme, Justice, Mémoire, République, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Décryptage : Pegasus, le virus qui avale tout sur les smartphones qu’il cible
Cuba : Le PCF exige la levée du blocus #stopblocus #Cubasansblocus

Cuba : Le PCF exige la levée du blocus #stopblocus #Cubasansblocus

Face à l’ingérence des États-Unis à Cuba, le PCF exige la levée du blocus et affirme sa solidarité avec le peuple cubain

Prenant pour prétexte des manifestations dans plusieurs villes cubaines, les États-Unis se livrent aujourd’hui à une nouvelle ingérence à Cuba.

Le PCF ne saurait accepter cette provocation. C’est à la nation cubaine et à son peuple de déterminer souverainement leur destin. Pas à l’impérialisme américain qui s’efforce depuis des décennies d’étrangler la révolution qui a débarrassé Cuba d’une dictature sanglante et qui l’a protégée des prédations des multinationales et des institutions financières mondiales. 

Les officines étatsuniennes, dotées de millions de dollars, s’emploient à exploiter les dures épreuves imposées au peuple cubain en pariant sur un rejet du gouvernement. Elles viennent de passer à une vitesse supérieure avec une nouvelle tentative de déstabilisation du pays.

Nous sommes résolument aux côtés du peuple cubain.

Les administrations nord-américaines, hier celle de Trump, aujourd’hui celle de Biden, portent pourtant l’écrasante responsabilité d’une situation économique dévastatrice. Le blocus est la principale source des difficultés du pays en interdisant à Cuba de commercer, d’échanger, de recevoir les matières premières, notamment pour les vaccins contre le Covid-19, et en visant ainsi à asphyxier l’économie cubaine et à attaquer sa souveraineté. Cuba n’a pas besoin de tutelle ou de « corridor humanitaire ». Avec les Présidents mexicain et argentin, avec l’ancienne Présidente brésilienne Dilma Rousseff, le PCF demande, en reprenant leurs propos : « Si vous vous intéressez réellement à Cuba, mettez fin au blocus. »

Le PCF demande au Président de la République, à son gouvernement, à l’Union européenne :

• D’agir en faveur de la stricte application des résolutions de l’ONU exigeant la levée totale et immédiate du blocus contre Cuba

• De faire entendre la voix de la France pour exiger de M. Biden l’arrêt des ingérences et le respect de la souveraineté de Cuba.

• De développer nos échanges économiques, culturels, politiques avec Cuba.

Les communistes français sont résolument aux côtés du peuple cubain. Ils prendront dans les prochaines semaines toutes les initiatives de solidarité nécessaires.

Parti communiste français,

Publié le 18 juillet 2021Auteur DémocriteCatégories Demain reste à construire, ici on signe, on tracte, on soutient, Le monde et nous, Le PCF, Luttes et communiqués, Photos de Campagne, Réflexions et Propositions, Sur nos territoires, Utile & pratiqueMots-clés actualité, Democratie, Droite extrème, Histoire, monde, PCF, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Cuba : Le PCF exige la levée du blocus #stopblocus #Cubasansblocus
Perpignan année 1 Par M.P. Vieu-Martin in Regards.fr

Perpignan année 1 Par M.P. Vieu-Martin in Regards.fr

Louis Aliot vient d’accueillir dans sa ville le congrès du Rassemblement national, un an jour pour jour après avoir été élu maire de Perpignan. Dans les rues, plus de 2000 personnes battaient le pavé contre l’extrême droite. Une occasion donnée à Regards de faire l’état des lieux et des résistances à la gestion frontiste de la cité catalane.

Sur la place de Catalogne, les drapeaux s’entremêlent et à la buvette des stands, les discussions vont bon train. Il est quasiment 14h et les militants convergent, heureux de se retrouver. Le cortège naissant a « de la gueule ». Tant mieux, même si chacun a compris qu’il en faudra bien plus pour faire reculer la régression brune…

 

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« Un duel Macron-Le Pen en 2022 n’est pas inévitable »

 

Un notable élu sans étiquette politique

À quelques kilomètres, le congrès du RN a débuté. En place des festivités escomptées on sert de la soupe à la grimace. Avec une perte de plus de la moitié de ses conseillers départementaux ( 26 contre 62 en 2015) et de 30% de ses conseillers régionaux (252 contre 358 en 2015) le mouvement a connu des jours meilleurs. Pour l’hôte des lieux, la peine est double : battu aux départementales et contesté dans son entreprise de normalisation du Parti. Continuer la lecture de Perpignan année 1 Par M.P. Vieu-Martin in Regards.fr

Publié le 9 juillet 20219 juillet 2021Auteur DémocriteCatégories Calendrier pour AGIR, Départementales et régionales 2028, Education, Le monde et nous, Polémiques, Presse et Médias, Réflexions et Propositions, Sur nos territoiresMots-clés actualité, Citoyen-ne, Democratie, Derapages, Droite extrème, Fachosphère, Fascisme, FN/RN, Histoire, Justice, Mémoire, rassemblement, République, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Perpignan année 1 Par M.P. Vieu-Martin in Regards.fr
M. Lopez/DDM: l’insoutenable légèreté des collusions (+vidéo)

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Nous venons de traverser une séquence électorale d’une intense richesse ou le mélange des genres et la transgression de bien des barrières a fini par jeter dans l’abstentionnisme bon nombre de nos concitoyens. Entre les professions de foi des municipales, ou celles des départementales qui refusaient d’indiquer les appartenances politiques et les appels de ci de là à soutenir des candidatures par un Rassemblement National avançant masqué, tout a été fait pour détourner les électeurs des urnes.

Mieux, le puissant journal local, en l’occurrence la Dépêche du Midi a occulté tous débats possibles avec une ligne éditoriale axée sur le sensationnalisme au lieu de promouvoir la bataille des idées. La rubrique « anonyme » des « indiscrétions » de l’édition du dimanche permettait même à quelques plumitifs en manque d’inspiration de décocher des flèches venimeuses à souhait (j’en fait souvent les frais!) pratiquant ainsi un journalisme de caniveau digne d’un populisme nous renvoyant des décennies en arrière avec des titres de presse d’alors peu reluisants. Continuer la lecture de M. Lopez/DDM: l’insoutenable légèreté des collusions (+vidéo)

Publié le 4 juillet 20215 juillet 2021Auteur DémocriteCatégories Archives, Castelsarrasin/Moissac/Valence 2026, CLEF/CODEX82, Combattre le RN/FN, Demain reste à construire, Départementales et régionales 2028, Dérapages, Elus(es) en direct, ici on signe, on tracte, on soutient, Le monde et nous, Le PCF, Luttes et communiqués, Mots d'Humeur, Polémiques, Presse et Médias, Réflexions et Propositions, Sur nos territoiresMots-clés actualité, Castelsarrasin, Citoyen-ne, Commune, Culture, Democratie, Derapages, Droite extrème, Education, Egalité, Fachosphère, Fascisme, FN/RN, Histoire, Justice, Mémoire, Moissac, PCF, rassemblement, République, Utile et PratiqueUn commentaire sur M. Lopez/DDM: l’insoutenable légèreté des collusions (+vidéo)
Extrême droite. Ces jeunes qui votent Rassemblement national

Extrême droite. Ces jeunes qui votent Rassemblement national

Des militants du RN, avec à gauche, Marie-Caroline Le Pen, le 20 juin. Thierry Stefanopoulos/réa

Des militants du RN, avec à gauche, Marie-Caroline Le Pen, le 20 juin. Thierry Stefanopoulos/réa

Benjamin König

Même si son véritable poids électoral est à relativiser, le parti de Marine Le Pen séduit de plus en plus de jeunes. Décryptage des raisons qui poussent ces militants ou simples sympathisants vers le RN.

C’était le 5 avril, un titre comme une sirène d’alarme : « Le Rassemblement national, premier parti des 25-34 ans. » Un titre repris en boucle par tout un pan de la presse française. Quand le journal le Monde publie ces deux études (Ifop et Ipsos), Marine Le Pen est alors donnée au coude-à-coude au second tour de l’élection présidentielle de 2022 avec Emmanuel Macron et les 18-34 ans la placent en tête du premier tour avec 26 % des intentions de vote. Continuer la lecture de Extrême droite. Ces jeunes qui votent Rassemblement national

Publié le 2 juillet 2021Auteur DémocriteCatégories CLEF/CODEX82, Combattre le RN/FN, Demain reste à construire, Dérapages, En Macronie, Mots d'Humeur, Photos de Campagne, Polémiques, Réflexions et Propositions, Sur nos territoiresMots-clés actualité, Castelsarrasin, Citoyen-ne, Commune, Democratie, Derapages, Droite extrème, Elections, Fachosphère, Fascisme, FN/RN, Justice, Moissac, PCF, rassemblement, République, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Extrême droite. Ces jeunes qui votent Rassemblement national
À Lyon, les fachos attaquent les supporters des Bleus

À Lyon, les fachos attaquent les supporters des Bleus

 
Naïm Sakhi

Pendant le match France-Suisse, des groupes d’extrême droite s’en sont pris à des personnes qu’ils ont traitées de « singes ».

Tous derrière les bleus ? Pas si sûr… Mardi 28 juin, en pleine prolongation du 8e de finale du championnat d’Europe de foot entre la France et la Suisse, une rixe a éclaté rue Mercière, dans le 2e arrondissement de Lyon. Une attaque revendiquée par des groupes d’extrême droite. Le nom de l’opération « Lyon hooligans vs monkeys » (les hooligans lyonnais contre les singes) ne laisse que peu de doutes sur l’objectif de ces groupuscules.

Cette fois, l’extrême droite a frappé sur la presqu’île de Lyon, à deux pas de la place Bellecour. D’ordinaire, concentrés dans le Vieux Lyon au pied de la colline de Fourvière, ces groupuscules violents ne s’aventurent en dehors que pour vandaliser des lieux emblématiques de la gauche, tels que le local du PCF à la Croix-Rousse ou la librairie anarchiste la Plume noire.

À lire sur le sujet : Extrême droite. Notre enquête à Lyon, au cœur du laboratoire de la violence fasciste

Un nouveau cap a donc été franchi à l’occasion de ce match de l’équipe de France. Rien d’étonnant après la série de polémiques plus réacs les unes que les autres alimentées par l’extrême droite, avant même le début de la compétition. Du retour de Karim Benzema chez les Bleus à la chanson de Youssoupha annonçant la sélection française, le RN, Cnews et autres ont cherché à diviser les Français et à les éloigner des Bleus. Une pression qui a poussé les joueurs de l’équipe de France à ne pas poser un genou au sol en hommage à toutes les victimes du racisme. Comble de l’ironie, quand, interrogée sur la loi contre les LGBT en Hongrie et la polémique qu’elle a suscitée durant cet Euro, Marine Le Pen répond : « Laisser le sport en dehors de la politique. »

En tout cas, les victimes de ce raid, qui doivent en plus digérer l’élimination des Bleus, pourront se consoler avec la performance de Karim Benzema. Avec un intervalle de 106 secondes entre ses deux buts, le natif de Lyon a inscrit le doublé le plus rapide de l’histoire de l’Euro, pour le plus grand malheur de l’extrême droite.

Lire aussi : Euro 2021. Quand les Bleus perdent la recette de la victoire
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Publié le 30 juin 202130 juin 2021Auteur DémocriteCatégories CLEF/CODEX82, Combattre le RN/FN, Dérapages, ici on signe, on tracte, on soutient, Le monde et nous, Polémiques, Presse et MédiasMots-clés actualité, Citoyen-ne, Democratie, Derapages, Droite extrème, Fachosphère, Fascisme, FN/RN, Jeunesse, Justice, Mémoire, PCFLaisser un commentaire sur À Lyon, les fachos attaquent les supporters des Bleus
Second tour des élections départementales et régionales Déclaration nationale du PCF

Second tour des élections départementales et régionales Déclaration nationale du PCF

Les résultats du second tour des élections régionales et départementales restent marqués par une abstention historique, confirmant ainsi la profondeur de la crise de représentation et des institutions qui asphyxie la démocratie dans notre pays.

 

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Les électrices et électeurs ont ainsi de nouveau exprimé massivement qu’ils ne sentaient pas prises en compte leurs préoccupations et leurs aspirations et qu’ils pensaient que le vote à ces scrutins ne changerait rien à leur vie quotidienne.

Cet effondrement démocratique mobilise les communistes pour résister à la soumission du pouvoir exécutif au capital et pour placer au cœur du débat politique les réponses aux besoins fondamentaux de nos concitoyennes et concitoyens. Il est urgent de promouvoir une nouvelle démocratie, avec de nouveaux pouvoirs et de nouvelles institutions, afin que les citoyen·ne·s et les salarié·e·s puissent se faire entendre.

L’échec de la République en marche est encore amplifié par rapport au premier tour. La politique du pouvoir exécutif est clairement sanctionnée.

Le pouvoir doit entendre le message des Français·es et renoncer à ses réformes de régression sociale. Continuer la lecture de Second tour des élections départementales et régionales Déclaration nationale du PCF

Publié le 29 juin 2021Auteur DémocriteCatégories Calendrier pour AGIR, Combattre le RN/FN, Demain reste à construire, Départementales et régionales 2028, Elections, En Macronie, ici on signe, on tracte, on soutient, Le monde et nous, Le PCF, Luttes et communiqués, Réflexions et Propositions, Sur nos territoiresMots-clés actualité, Citoyen-ne, Democratie, Droite extrème, Economie, Education, Egalité, Elections, Fachosphère, Fascisme, Féminisme, FN/RN, Histoire, Jeunesse, Justice, PCF, rassemblement, République, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Second tour des élections départementales et régionales Déclaration nationale du PCF

Elections: Une démocratie malade?

A entendre les cris d’orfraies des commentateurs politiques des matinales au lendemain de ce 2ème tour, nous pourrions légitimement nous interroger sur l’unanimité de leurs propos qu nous  pourrions ainsi résumer:

  • les électeurs boudent les urnes car ce n’est pas une élection nationale (comprendre le duel Macron-Lepen aura bien lieu)
  • le RN s’effondre mais nous ne saurons jamais combien d’élus ils perdent (comprendre le duel Macron-Lepen aura bien lieu)
  • La REM n’arrive pas à s’implanter localement (comprendre le duel Macron-Lepen aura bien lieu)
  • La FI a perdu, mais on ne parle des communistes que pour citer la perte du Val de Marne (comprendre le duel Macron-Lepen aura bien lieu)
  • La droite a trop de prétendants (comprendre le duel Macron-Lepen aura bien lieu)

Et derrière cette langue de bois politique, rien sur le basculement de La Réunion qui sera dirigée par une ancienne députée communiste, rien sur le nombre important de cantons conquis par les communistes associés ou non avec d’autres forces de gauche, rien sur le quasi-doublement du nombre de conseillers régionaux communistes, rien…

La surdité et l’aveuglement des médias, y compris locaux, sur les réalités de ce scrutin laissent pantois et leurs servants plumitifs en sont des détracteurs zélés. Nous vous invitons cependant à y regarder de plus près.

Le choix des communistes de porter la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle s’est accompagné de la désignation partout en France de candidatures communistes aux Départementales et aux Régionales avec la conviction que le PCF ne devait plus s’effacer. Pari gagné et avec cette abstention record, nous pouvions craindre que l’électorat populaire ou traditionnellement le notre ne serait pas aux rendez-vous.

Ce ne fut pas le cas si l’on en croit le nombre de voix enregistrées dés le 1er tour et les augmentations sensibles en voix pour le 2nd.

En effet, chaque fois qu’un binôme communiste a été en situation de ballotage favorable ou pas, son score a progressé et même il est sorti vainqueur à bien des reprises, surtout face à la droite et au RN (quand ils n’étaient pas ensemble). En l’absence de leur présence au 2nd tour, les électeurs qui avaient choisi les communistes au 1er ont participé à faire battre la droite et le RN et pour autant nous ne pourrions parler de discipline républicaine. C’est bien le retour d’un électorat conscient, ancré dans des valeurs de gauche qui avec des candidats identifiés et identifiables sans ambiguïtés ni manœuvres politiciennes, a porté le vote communiste comme se fut le cas à Castelsarrasin (la progression du candidat fasse au LR/RN est quasi identique au nombre de voix du binome PCF du 1er tour) et dans bon nombre de cantons en Tarn et Garonne. Les portes à portes, les tractages, les contacts avec des militants déterminés ont conforté les choix de beaucoup, parfois mieux qu’au travers des réseaux sociaux (qui restent incontournables).

Mieux, dans nos villages et dans certains quartiers, cela signifie le retour de cet électorat vers des valeurs de gauche chèrement défendues.

Mieux, le combat mené par les communistes contre le RN, partout est reconnu et validé par ce vote, amplifié par le fait que les communistes sont en première ligne et ce ne sont pas les résultats de Moissac qui diront le contraire ou là, plus qu’ailleurs, l’absence d’une opposition unie et claire, débarrassée des cuisines internes aurait permis de battre Lopez et sa clique. Autant fallait-il en, avoir la volonté. Le glissement vers le centre et la droite a laissé là, une grande partie de l’électorat de gauche démuni et sans possibilité de s’exprimer dans les isoloirs.

Le temps des responsabilités est venu, le temps d’une nouvelle construction aussi!

A l’analyse plus fine des résultats, on détecte une vraie corrélation entre le vote aux départementales et aux régionales. C’est le cas pour la ville sous préfecture ou l’appel des communistes à battre la droite et l’extrême droite trouve écho dans les presque 500 voix de plus obtenues par la liste Delga. Car ce ne sont pas les 2 apparitions furtives de l’équipe de Campagne qui n’a eu de cesse d’éviter les militants communistes locaux qui peuvent expliquer ce score sans appel, mais bien la conviction et le travail de la section PCF pour garantir l’élection d’un conseiller régional sous nos couleurs: Rodolphe Portolés.

Enfin, comment ne pas s’interroger une fois de plus sur une abstention massive qui dessert la démocratie et fragilise les indispensables processus électoraux. Absence de visibilité, incompréhension du type de scrutin, doute sur le rôle de ces élus et des conséquences sur le quotidien.. Il y a beaucoup de cela et il y a aussi des confusions savamment entretenues dans les professions de foi diffusées a chacun: mettre du sécuritaire, parler de sévérité pour le RSA, confondre nécessaire santé pour tous et annonce d’embauche de médecins, parler MDPH et ne pas défendre l’APAH à l’assemblée nationale…. Bref, une absence de clarté préjudiciable et peu porteuse d’une envie de s’exprimer avec un bulletin de vote.Et un vote des jeunes très timoré, cela est inquiétant pour l’avenir.

Il est  temps de refonder notre constitution!

Il est grand temps en effet de revoir nos institutions, notre modèle électoral centré sur les présidentielles qui éloigne les électeurs des sujets de fond. Le capitalisme se satisfait à n’en pas douter de cette situation car il n’a pas intérêt à une large expression du peuple et des travailleurs sur leur devenir. Le jeu entre Macron et Le Pen sert les intérêts de la finance et remettre à plat notre constitution serait pour le coup un outil anticapitaliste. Une 6ème constitution intégrant la proportionnelle à tous les niveaux, la validation d’un vote blanc (voire d’une obligation de vote), la non présidentialisation du pouvoir avec renforcement des chambres représentatives, voilà une solution pour répondre à cette crise démocratique. L’expression populaire ne doit pas être l’absence de vote, le refus d’aller voter. Notre démocratie est malade, soignons la!

Pour y remédier, continuons à faire le lien entre les luttes et les batailles que nous menons au quotidien pour les salaires, contre la casse des services publics, pour de meilleures retraites, pour des conditions de travail dignes, pour le respect des hommes et des femmes et de leur environnement… Pour plus de social, plus de solidarité et plus d’écologie!

Désormais dans le Tarn et Garonne, nous aurons à nos côtés un conseiller régional PCF pour nous y aider au quotidien.

Maximilien Reynès-Dupleix


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Publié le 28 juin 2021Auteur DémocriteCatégories Calendrier pour AGIR, Combattre le RN/FN, Demain reste à construire, Départementales et régionales 2028, Elections, En Macronie, ici on signe, on tracte, on soutient, Photos de Campagne, Polémiques, Réflexions et Propositions, Sur nos territoiresMots-clés actualité, Castelsarrasin, Citoyen-ne, Democratie, Derapages, Droite extrème, Ecologie, Education, Egalité, Elections, Fachosphère, FN/RN, Jeunesse, Justice, Moissac, PCF, rassemblement, Utile et PratiqueLaisser un commentaire sur Elections: Une démocratie malade?

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