Pas d’agriculture prospère sans ruralités vivantes #Donzac20mars

Texte collectif

 

Plus de la moitié des agriculteurs français vont prendre leur retraite dans les dix ans à venir. Face à cet effondrement générationnel, l’installation de dizaines de milliers d’agriculteurs et d’agricultrices par an devrait faire l’objet d’une grande cause nationale. La sécurisation du revenu, la gestion des risques et la régulation des marchés constituent un triptyque indispensable au renouvellement des actifs. Toutefois, cette intention est rendue complexe dans des territoires où la République est démissionnaire.

En effet, comment se projeter sur une exploitation si localement il n’y a plus de médecin, plus d’école, plus d’administrations, plus de commerces ? Au-delà du strict repli des services publics, les villages et bourgs ruraux sont aussi victimes de la concentration de l’activité économique dans les pôles urbains. Et, dans bien des communes, le tissu associatif souffre, tandis que les solidarités entre habitants sont compromises par la montée de l’individualisme et la peur de l’autre. Ainsi, pour les communistes, installation agricole et défense de la ruralité vont de pair.

Les agriculteurs n’évoluent pas dans des unités de production déconnectées de leur environnement. Au-delà de leur fonction de producteur, ce sont aussi des habitants insérés dans un monde social. Alors, comment rendre le métier attractif si le territoire ne l’est pas ?

Au sentiment de déclassement économique se rajoute ainsi une forme de déclassement territorial, avec l’impression de vivre dans des communes « où tout fout le camp ». Malgré les mouvements de protestation, le pouvoir poursuit sa trajectoire budgétaire austéritaire vis-à-vis des collectivités territoriales et des services publics, dans une logique de soutien à la concentration financière capitaliste. La colère et l’impuissance à se faire entendre amènent rapidement à la recherche de boucs émissaires qui, dans un cercle vicieux, alimentent directement les intérêts du capitalisme, se nourrissant des divisions des travailleurs – urbains contre ruraux, nous contre eux – pour imposer des régressions sociales supplémentaires.

C’est pour inverser ce processus que le PCF défend des investissements publics massifs en direction des ruralités afin de rompre avec des décennies d’abandon. Ces derniers, bien loin d’être des coûts, constituent des avancées indispensables pour maintenir des emplois agricoles et créer des richesses sur les territoires.

Signataires :

Magali Balmefrezol, Sophie Barreau, Michel Beurier, Claudine Bonhomme, Dominique Boué, Nadia Boyer, Olivier Bronès, Julien Brugerolles, Philippe Brunet, Éric Cadoré, Julien Cantegreil, Christian Darriet, Sophie Delfino, Jonathan Dubrulle, Jean-Louis Durand, Nathan Goyer, Gérard Guérin, Patrick Fanet, Jean-Claude Lajous, Stéphane Le Bot, Gérard Le Puill, Anne Manauthon, Olivier Morin, Yannick Nadesan, Pierrick Nussbaum, Stéphane Pellerin, Luc Ripoll, Mathieu Soares, Guy Soulage, Marylène Tardy, Béatrice Tariol, Pierre Thomas, Alexandra Tricottet, Nathalie Vermorel, membres de la commission agriculture, pêche, forêt du PCF.

Meilleurs revenus, accès au foncier à bas prix, prêt à taux 0… Comment la gauche veut soutenir les paysans #Donzac20mars

Au 61e Salon de l’agriculture, à Paris, les communistes ont rencontré les professionnels du secteur afin d’apporter des solutions à leurs besoins. Meilleurs salaires, transition agroécologique, apprentissage des jeunes… Un travail qu’ils ne comptent pas lâcher.

 

À la fois grand baroud agricole et foire médiatique, le Salon de l’agriculture est un rendez-vous incontournable pour toutes les personnalités politiques. Pour les différences forces du Nouveau Front populaire (NFP), le virage est un peu plus délicat à négocier, au moins sur le papier, alors qu’elles sont régulièrement accusées d’abandonner la ruralité (NDLR de MAC, sauf pour le PCF et ses élus-es). Selon une étude du Cevipof, lors des élections européennes de 2024, seuls 18 % des agriculteurs ont voté à gauche. Continuer la lecture de Meilleurs revenus, accès au foncier à bas prix, prêt à taux 0… Comment la gauche veut soutenir les paysans #Donzac20mars

« Négociée en catimini entre le gouvernement et EDF » : une nouvelle réglementation va faire flamber les factures d’électricité, dénonce l’association UFC-Que choisir

L’UFC-Que choisir a dénoncé, ce mardi, « l’impact catastrophique » de la nouvelle régulation du nucléaire, qui entrera en vigueur en janvier 2026. Celle-ci va mécaniquement entraîner une « hausse massive » des tarifs « au détriment des consommateurs ».

 

En 2023, le cap du million de foyers confrontés à des coupures ou à des limitations de courant en raison d’impayés a été dépassé. Une situation désolante que le nouveau mode de calcul des tarifs d’électricité prévu pour 2026, et fondé uniquement sur l’évolution des prix du marché, risque d’aggraver. Continuer la lecture de « Négociée en catimini entre le gouvernement et EDF » : une nouvelle réglementation va faire flamber les factures d’électricité, dénonce l’association UFC-Que choisir

Eric Cadoré : L’eau un bien commun #Donzac20mars

Éric Cadoré, président de la commission eau de la région Occitanie, revient sur les enjeux de l’eau, et notamment liés à l’agriculture. Il sera présent le 20 mars à Donzac pour la réunion publique avec les agriculteurs.

La ruralité mérite débats et propositions pour ne pas se transformer en désert!


Je souhaite venir le 20 Mars à 19h00 à Donzac et être contacté

Industrie du futur : « Ce sera la machine au service de l’humain et l’humain qui contrôle et donne le tempo »

Une polémique absurde et même indigne s’est installée autour du livre de Fabien Roussel sur le travail. Pourtant ce livre et ce sujet devrait permettre d’ouvrir la discussion non seulement sur les exigences populaires mais sur le sens de l’industrialisation nécessaire de la France. J’espère que dans son livre Fabien Roussel consacre une réflexion à la planification. S’il est une leçon à tirer de la Chine c’est à quel point le développement actuel de l’industrie a besoin d’une planification pour en intégrer les différentes étapes dans un continuum. L’industrie du futur, celle de la révolution numérique ne saurait se passer d’aciéries et d’autres fondamentaux, pour avoir les formations nécessaires et pour concevoir ces formations dans un développement des individus qui exige une politique du logement, de l’éducation, de la recherche, et concevoir que tout cela ne peut exister sans une réflexion sur les salaires et sur les coût des services. L’humain d’abord cela ne se fera pas sans l’entreprise et ses salariés mais pas sans intégrer ce collectif dans la planification nationale et ses priorités qu’il faudra bien imposer à la logique de rentabilité de l’entreprise même améliorée par de nouveaux critères de gestion. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Lire aussi: L’industrie : un combat pour le pays et pour le parti


Par Laura Lamassourre • Publié le 13 février 2025 à 12h02 • Sponsorisé par Siemens France

Deux experts de Siemens nous éclairent sur l’industrie d’aujourd’hui et de demain.

Industrie du futur : « Ce sera la machine au service de l'humain et l’humain qui contrôle et donne le tempo »
Dans ses plus de 120 usines à travers le monde, Siemens éprouve de nombreuses technologies. © Siemens

La politique de réindustrialisation tricolore est un axe stratégique pour la France. Dans l’hexagone, l’industrie représente plus de 7,6 millions d’emplois directs ou indirects, selon les chiffres clés 2024 de France Industrie. Un secteur dynamique qui tente de mener, de concert, sa transition écologique et sociétale. Pour Stéphanie Lakkis, General Manager Factory Automation chez Siemens Digital Industries France et Yohann Mesmin, Responsable Business Development chez Siemens Digital Industries Software, la clé de ce succès sera numérique. Continuer la lecture de Industrie du futur : « Ce sera la machine au service de l’humain et l’humain qui contrôle et donne le tempo »

Jean-Philippe Martin, historien : « Historiquement, les agricultrices ne sont pas reconnues »

Travail morcelé, pas de statut juridique, des droits sociaux inexistants… L’histoire des paysannes a été marquée par des décennies de combats, notamment syndicaux, pour l’égalité et la reconnaissance, nous explique l’historien Jean-Philippe Martin.

 

Le combat féministe pour l’installation des femmes paysannes et leur représentation dans les instances syndicales ne date pas d’hier. Dans son ouvrage Paysannes, histoire de la cause des femmes dans le monde agricole (Éditions de l’Atelier, 2025), l’historien Jean-Philippe Martin détaille les longues luttes menées par les agricultrices depuis l’après-guerre pour parvenir à s’émanciper des logiques de domination.

Vous décrivez les femmes agricultrices comme victimes de dominations à partir de l’après-guerre. De quel ordre sont-elles ? Continuer la lecture de Jean-Philippe Martin, historien : « Historiquement, les agricultrices ne sont pas reconnues »

Pas d’agriculture prospère sans ruralités vivantes + invitation 20 mars

Tribune

Par un collectif de membres de la Commission Agriculture Pêche Forêt du PCF.

Plus de la moitié des agriculteurs français vont prendre leur retraite dans les dix ans à venir. Face à cet effondrement générationnel, l’installation de dizaines de milliers d’agriculteurs et d’agricultrices par an devrait faire l’objet d’une grande cause nationale. La sécurisation du revenu, la gestion des risques et la régulation des marchés constituent un triptyque indispensable au renouvellement des actifs. Toutefois, cette intention est rendue complexe dans des territoires où la République est démissionnaire. Continuer la lecture de Pas d’agriculture prospère sans ruralités vivantes + invitation 20 mars

Donzac (82) : les communistes du Tarn-et-Garonne mobilisés avec les agriculteurs + analyse du projet de loi

Tarn et garonne - Donzac : les communistes du Tarn-et-Garonne mobilisés avec les agriculteurs

Jean Marc Dellac et Maximilien Reynès-Dupleix en visite dans un élevage laitier. (source rédaction)

Par PCF Castelsarrasin, Valence et Lomagne, le 17 Février 2025

Face à la crise qui secoue le monde agricole, la section du Parti communiste français (PCF) de Castelsarrasin, Valence et Lomagne, accompagnée par les fédérations voisines du Gers et du Lot et Garonne, organise une rencontre publique le jeudi 20 mars 2025 à 19h à la salle « La Clé des Sources » de Donzac, dans le Tarn-et-Garonne. L’objectif sera d’échanger avec les agriculteurs, les citoyens et les élus pour trouver des solutions concrètes à une situation de plus en plus préoccupante.

Une agriculture en danger Continuer la lecture de Donzac (82) : les communistes du Tarn-et-Garonne mobilisés avec les agriculteurs + analyse du projet de loi

Fulgurante transformation du monde et conscience de classe par Jean Paul Legrand

Illustration : fiction d’une salle de commandes de machines productrices des marchandises et services satisfaisant les besoins de l’humanité.
Les transformations du monde et la question de la démocratie: vers une nouvelle conscience politique du prolétariat ?
Le monde est en pleine mutation sous l’effet de dynamiques économiques, géopolitiques et technologiques qui redessinent les rapports de force internationaux et internes aux sociétés.
Plusieurs événements récents témoignent de cette recomposition et doivent être analysés dans une perspective critique afin d’en comprendre les implications pour la démocratie et la lutte des classes. Continuer la lecture de Fulgurante transformation du monde et conscience de classe par Jean Paul Legrand

Pour éviter d’autres inondations, ces habitants réclament des haies et des arbres (Pas de Calais)

Échaudé par les terribles inondations de l’hiver dernier, un collectif d’habitants du marais audomarois (Pas-de-Calais) milite pour renaturer les sols détruits par l’agriculture intensive. Le but : retenir l’eau en amont.

« Il y a une peur panique dès qu’il pleut », soupire Michel Dewalle, 82 ans. « Je n’ai pas peur, enfin… Je dis que je n’ai pas peur, mais je regarde Vigicrue à dix jours », sourit Jacques Flandrin, 70 ans.

L’humain, croyait-on, avait réussi à dompter les eaux, grâce aux canaux, aux wateringues (des fossés) et plus récemment aux pompes, situées dans le marais et à l’embouchure du fleuve Aa, du côté de Dunkerque. Mais en novembre 2023 et janvier 2024, ce fut la catastrophe : le marais a connu les pires inondations de son histoire moderne. Juste devant chez Jacques et Michel, les stigmates de la catastrophe sont encore palpables : un bateau retourné — on ne sait pas comment il est arrivé là — une maison abandonnée, un bout de ruban de signalisation accroché à un poteau… Continuer la lecture de Pour éviter d’autres inondations, ces habitants réclament des haies et des arbres (Pas de Calais)